École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Filière : Master Professionnel en Transport Logistique (MTL)

  • Conception de tableau de bord logistique niveau 3

    Ce cours de niveau 3 prolonge le niveau 2 (KPI, fiches indicateurs, conception et outils) et vise la maîtrise des tableaux de bord avancés au service du pilotage stratégique et opérationnel. Il aborde l’architecture décisionnelle et la déclinaison des indicateurs en arbres et en cascades multi-niveaux, les techniques avancées de design et de visualisation (principes de Stephen Few, cartes de contrôle statistique, Pareto), l’intégration de données en temps réel issues de la télématique et du Big Data, puis l’usage du tableau de bord pour piloter la performance (Balanced Scorecard logistique, prévision, animation). Les études de cas portent sur des flottes du corridor Cotonou–Niamey, la logistique minière et la logistique humanitaire au Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Concevoir une architecture décisionnelle (entrepôt de données, modèle en étoile, granularité) pour la logistique.
    • Construire des arbres de KPI et des cascades d’objectifs multi-dimensionnels et multi-niveaux.
    • Appliquer les techniques avancées de visualisation et de maîtrise statistique à un tableau de bord.
    • Intégrer des flux de données en temps réel (GPS, IoT) et évaluer leur qualité et leur volumétrie.
    • Utiliser le tableau de bord pour le pilotage stratégique : Balanced Scorecard, prévision, plan d’actions.
    • Évaluer la valeur d’un projet de tableau de bord et en conduire l’animation.

    Prérequis

    Conception de tableau de bord logistique niveau 2 (KPI, fiches indicateurs, seuils, tableur et outil de BI), statistiques descriptives, notions de contrôle de gestion.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Architecture décisionnelle, arbres de KPI et cascade multi-niveaux
    2. Leçon 2 — Design avancé et visualisation analytique des données logistiques
    3. Leçon 3 — Intégration de données en temps réel et Big Data logistique
    4. Leçon 4 — Pilotage stratégique et opérationnel par les tableaux de bord : études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 40 h de cours magistral (CM), 20 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 60 h de travail personnel (TPE) ; 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, TD, projet de tableau de bord en binôme avec soutenance courte) et examen terminal écrit (60 %) sous forme d’étude de cas intégrée.

    Bibliographie

    • Few, S., Information Dashboard Design: Displaying Data for At-a-Glance Monitoring, Analytics Press, 2013.
    • Eckerson, W. W., Performance Dashboards: Measuring, Monitoring, and Managing Your Business, Wiley.
    • Kaplan, R. S. et Norton, D. P., Strategy Maps, Harvard Business School Press, 2004.
    • Kimball, R. et Ross, M., The Data Warehouse Toolkit, Wiley.
    • Montgomery, D. C., Introduction to Statistical Quality Control, Wiley.
  • Logistique humanitaire

    La logistique représente une part majeure des dépenses des opérations humanitaires : acheminer des vivres, de l’eau, des abris, des médicaments et du matériel vers des populations affectées, souvent dans des zones difficiles d’accès et peu sûres, dans des délais très courts et avec des ressources limitées. Le Niger est un terrain majeur de l’action humanitaire : crises alimentaires et nutritionnelles récurrentes, inondations (Niamey et vallée du fleuve en 2020, inondations étendues en 2024), déplacements de populations dans les régions de Tillabéri, Tahoua, Diffa et Maradi, accueil de réfugiés. Les acteurs sont nombreux : Gouvernement (Ministère en charge de l’action humanitaire et de la gestion des catastrophes, dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires, OPVN), agences des Nations unies (PAM, UNICEF, HCR, OCHA), Croix-Rouge nigérienne et Mouvement international, ONG nationales et internationales, transporteurs et fournisseurs privés.

    Ce cours donne aux futurs cadres les méthodes pour planifier et gérer une chaîne d’approvisionnement humanitaire : évaluation des besoins, calcul des rations et des tonnages, plan de transport, gestion d’entrepôts temporaires, traçabilité, coordination et mesure de la performance. Il comprend trois TP guidés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les spécificités de la logistique humanitaire et le cycle de gestion des catastrophes.
    • Traduire une évaluation des besoins en quantités, tonnages et moyens de transport.
    • Organiser un entrepôt humanitaire temporaire et tenir les documents de traçabilité.
    • Coordonner les interventions avec les acteurs humanitaires, étatiques et locaux (système des clusters).
    • Évaluer la performance et l’impact d’une opération logistique humanitaire à l’aide d’indicateurs.

    Prérequis

    Connaissances en logistique et gestion des opérations (stocks, transport, entreposage), maîtrise du tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Spécificités, acteurs et cadre de la logistique humanitaire
    2. Leçon 2 — Évaluation des besoins et planification des interventions d’urgence
    3. Leçon 3 — Gestion des stocks, des entrepôts et des flux en situation de crise
    4. Leçon 4 — Coordination, évaluation des performances et études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 15 h de TD, 15 h de TP et 50 h de TPE ; 5 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, comptes rendus des TP guidés, simulation de crise en groupe) et examen terminal (60 %) sous forme d’étude de cas intégrée.

    Bibliographie

    • Projet Sphère — Le manuel Sphère : La Charte humanitaire et les standards minimums de l’intervention humanitaire, édition 2018.
    • Tomasini, R., Van Wassenhove, L. N. — Humanitarian Logistics, Palgrave Macmillan, 2009.
    • Christopher, M., Tatham, P. (dir.) — Humanitarian Logistics: Meeting the Challenge of Preparing for and Responding to Disasters, Kogan Page.
    • Van Wassenhove, L. N. — « Humanitarian aid logistics: supply chain management in high gear », Journal of the Operational Research Society, 2006.
    • Logistics Cluster (PAM) — Logistics Operational Guide (LOG), ressource en ligne.
  • Supply Chain Management

    Le Supply Chain Management (SCM) est la coordination, entre plusieurs entreprises, des flux physiques, d’information et financiers qui vont du fournisseur du fournisseur jusqu’au client du client. Pour un pays enclavé comme le Niger, dont les importations parcourent 1 000 à 1 700 km depuis les ports de Cotonou, Lomé ou Abidjan, la performance de la chaîne dépend moins de chaque maillon que de leur synchronisation : un bon de commande tardif, un stock de sécurité mal dimensionné ou une frontière fermée se répercutent sur toute la chaîne. Ce cours de niveau Master donne les concepts et les outils quantitatifs pour concevoir, planifier et piloter une chaîne d’approvisionnement efficiente et résiliente. Il comprend des TP guidés sur tableur (solveur, simulation de politique de stock, cartographie des risques).

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les flux, les acteurs et les processus de la chaîne (modèle SCOR) et mesurer sa performance financière (cycle cash-to-cash).
    • Aligner la stratégie de la chaîne sur les produits (efficience / réactivité) et expliquer l’effet coup de fouet.
    • Concevoir un réseau logistique par une méthode multicritère et un modèle de localisation-affectation résolu au solveur.
    • Paramétrer des politiques de réapprovisionnement et évaluer l’apport des systèmes ERP, WMS et TMS.
    • Identifier, évaluer et traiter les risques de la chaîne (matrice des risques, TTR/TTS, double sourcing).

    Prérequis

    Connaissances en logistique de base (stocks, transport, entreposage), statistique descriptive et loi normale, utilisation d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Concepts, flux et stratégie de la chaîne d’approvisionnement
    2. Conception et gestion des réseaux logistiques
    3. Approvisionnements, stocks et systèmes d’information (ERP, WMS, TMS)
    4. Risques, résilience et optimisation de la chaîne : études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 15 h de TD, 15 h de TP et 50 h de TPE ; 5 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, comptes rendus des trois TP guidés, étude de cas en groupe) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Chopra, S., Meindl, P. — Supply Chain Management: Strategy, Planning, and Operation, Pearson.
    • Simchi-Levi, D., Kaminsky, P., Simchi-Levi, E. — Designing and Managing the Supply Chain, McGraw-Hill.
    • Christopher, M. — Logistics and Supply Chain Management, Pearson / FT Publishing.
    • Sheffi, Y. — The Resilient Enterprise, MIT Press, 2005.
    • Fisher, M. L. — « What Is the Right Supply Chain for Your Product? », Harvard Business Review, 1997 ; modèle SCOR (ASCM / APICS).
  • Distribution physique et marketing

    La distribution physique regroupe l’ensemble des opérations qui mettent le produit fini à la disposition du client : stockage, préparation, transport, livraison, information et service après-vente. Le marketing, de son côté, décide de la cible, de l’offre, du prix, de la communication et de la place (canaux). Les deux fonctions sont indissociables : une promotion réussie qui provoque des ruptures en rayon détruit de la valeur, et un réseau logistique performant mais mal aligné sur les attentes des clients coûte trop cher. Ce cours, au cœur de l’UE « Marketing logistique », montre comment concevoir une distribution physique au service de la stratégie commerciale, dans le contexte du Niger : marché intérieur vaste et dispersé (Niamey, Maradi, Zinder, Tahoua, Agadez), approvisionnement par les corridors portuaires, poids des marchés de gros (Katako, grand marché de Maradi) et du commerce informel.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la distribution physique, ses composantes et son rôle dans le marketing-mix.
    • Raisonner en coût total et arbitrer entre coût logistique et niveau de service.
    • Choisir une structure de canal et localiser un dépôt (méthode du centre de gravité, loi de la racine carrée).
    • Dimensionner stocks et entrepôts en cohérence avec une segmentation marketing du service.
    • Organiser la logistique inversée (retours, emballages consignés, rappels) et évaluer sa rentabilité.

    Prérequis

    Connaissances de base en logistique (flux, stocks, transport) et en marketing (4P, segmentation), maîtrise du tableur.

    Plan du cours

    1. Distribution physique et marketing : concepts, niveau de service et coût total
    2. Chaîne d’approvisionnement, canaux et réseaux de distribution physique
    3. Stratégies intégrées de distribution, gestion des entrepôts et des stocks
    4. Logistique inversée, gestion des retours et études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 26 h de CM, 14 h de TD, 0 h de TP et 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, études de cas en TD, dossier de groupe sur le réseau de distribution d’un produit de grande consommation au Niger) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Ballou, R. H. — Business Logistics/Supply Chain Management, Pearson Prentice Hall.
    • Christopher, M. — Logistics and Supply Chain Management, Pearson / FT Publishing.
    • Bowersox, D. J., Closs, D. J., Cooper, M. B. — Supply Chain Logistics Management, McGraw-Hill.
    • Kotler, P., Keller, K. L. — Marketing Management, Pearson.
    • Rogers, D. S., Tibben-Lembke, R. S. — Going Backwards: Reverse Logistics Trends and Practices, Reverse Logistics Executive Council, 1999.
  • Management de la qualité

    Ce cours de Master professionnel prépare les futurs cadres de la logistique et du transport à concevoir, déployer et piloter un système de management de la qualité (SMQ). Dans une chaîne logistique enclavée comme celle du Niger, où un conteneur transite par Cotonou ou Lomé, passe plusieurs postes de contrôle, une frontière et un bureau de douane avant d’atteindre Niamey, chaque erreur (document incomplet, avarie, retard, erreur de livraison) se paie en jours d’immobilisation, en pénalités et en perte de clients. Le management de la qualité fournit une méthode pour prévenir ces défaillances, les mesurer et les réduire durablement.

    Le cours part des fondements (définitions, gourous de la qualité, coûts de la qualité), présente les référentiels (ISO 9001:2015, Six Sigma, ISO 19011), outille l’étudiant (Pareto, Ishikawa, AMDEC, maîtrise statistique des procédés), puis traite le management par les processus, le TQM et l’amélioration continue (PDCA, Kaizen, DMAIC), avant de terminer par l’audit et le traitement des non-conformités.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les principes du management de la qualité et chiffrer le coût d’obtention de la qualité d’une entreprise logistique.
    • Interpréter les exigences de la norme ISO 9001:2015 et décrire un processus de certification.
    • Utiliser les outils d’analyse de la qualité (Pareto, Ishikawa, 5 pourquoi, AMDEC, capabilité, DPMO) pour résoudre un problème réel.
    • Cartographier des processus logistiques et piloter une démarche d’amélioration continue (PDCA, Kaizen, DMAIC).
    • Préparer et conduire un audit interne, rédiger des constats et traiter des non-conformités (actions correctives, méthode 8D).

    Prérequis

    Connaissances de base en gestion des opérations et des processus, notions de statistique descriptive (moyenne, écart-type, loi normale) et pratique courante d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements du management de la qualité, normes et certifications
    2. Leçon 2 — Outils et techniques d’assurance qualité
    3. Leçon 3 — Management des processus, qualité totale (TQM) et amélioration continue
    4. Leçon 4 — Audits qualité, gestion des non-conformités et études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistraux (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, études de cas en TD, mini-projet d’amélioration d’un processus logistique réel) et examen terminal écrit (60 %) portant sur une étude de cas intégrée.

    Bibliographie

    • ISO 9000:2015 (Principes essentiels et vocabulaire), ISO 9001:2015 (Exigences) et ISO 19011:2018 (Lignes directrices pour l’audit des systèmes de management), Organisation internationale de normalisation.
    • Oakland, J. S. — Total Quality Management and Operational Excellence: Text with Cases, Routledge.
    • Montgomery, D. C. — Introduction to Statistical Quality Control, Wiley.
    • Ishikawa, K. — Guide to Quality Control, Asian Productivity Organization.
    • Imai, M. — Kaizen: The Key to Japan’s Competitive Success, McGraw-Hill, 1986.
  • Management stratégique

    Le management stratégique est la démarche par laquelle une organisation définit sa direction à long terme, choisit où et comment elle va créer de la valeur, et aligne ses ressources, sa structure et ses systèmes de pilotage sur ces choix. Pour un futur dirigeant logistique au Niger, les questions stratégiques sont concrètes : faut-il se spécialiser dans la logistique minière ou rester généraliste ? Investir dans une flotte ou devenir commissionnaire sans actifs ? S’allier à un groupe international de transit ? Se positionner sur la chaîne du froid ou sur la logistique humanitaire ? Ce cours donne les concepts et outils du diagnostic (externe et interne), de la formulation (niveaux corporate, business, fonctionnel), de la mise en œuvre et du contrôle stratégique, appliqués à des cas africains et nigériens.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les fondements du management stratégique (mission, vision, valeurs, écoles de pensée).
    • Réaliser un diagnostic externe (PESTEL, cinq forces de Porter, groupes stratégiques, facteurs clés de succès).
    • Réaliser un diagnostic interne (ressources et compétences, VRIO, chaîne de valeur, BCG) et une synthèse SWOT.
    • Formuler des stratégies aux niveaux corporate, business et fonctionnel et évaluer les options (acceptabilité, faisabilité, cohérence, VAN).
    • Piloter la mise en œuvre (7S, structure, conduite du changement) et le contrôle (tableau de bord prospectif).

    Prérequis

    Connaissances de base en gestion, en théorie des organisations et en mathématiques financières (actualisation).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements du management stratégique et analyse de l’environnement externe
    2. Leçon 2 — Analyse de l’environnement interne : ressources, compétences et portefeuille
    3. Leçon 3 — Formulation des stratégies : niveaux corporate, business et fonctionnel
    4. Leçon 4 — Mise en œuvre, évaluation et contrôle des stratégies ; études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE, pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu 40 % (diagnostic stratégique d’une entreprise réelle en groupe, présenté oralement) et examen terminal 60 % (étude de cas intégrée).

    Bibliographie

    • Johnson, G., Whittington, R., Scholes, K., Angwin, D. & Regnér, P. Exploring Strategy. Pearson (éd. française : Stratégique, Pearson).
    • Porter, M. E. Competitive Strategy: Techniques for Analyzing Industries and Competitors. Free Press.
    • Porter, M. E. Competitive Advantage: Creating and Sustaining Superior Performance. Free Press.
    • Kaplan, R. S. & Norton, D. P. The Balanced Scorecard: Translating Strategy into Action. Harvard Business School Press.
    • Kim, W. C. & Mauborgne, R. Blue Ocean Strategy. Harvard Business School Press.
  • Introduction à la GRH

    Dans les entreprises de transport et de logistique, la performance dépend directement des personnes : chauffeurs routiers sur le corridor Cotonou–Niamey, caristes et préparateurs d’entrepôt, agents de transit, mécaniciens, exploitants et cadres supply chain. La rotation du personnel, la sécurité routière, les compétences rares (exploitants, déclarants, techniciens de maintenance) et le climat social sont des enjeux majeurs. Ce cours introduit les concepts et les pratiques de la gestion des ressources humaines (GRH) à l’usage des futurs managers logistiques : organisation de la fonction RH, recrutement, formation, gestion de la performance et des carrières, relations de travail, cadre légal et éthique au Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les rôles et responsabilités de la fonction RH et des managers opérationnels ; utiliser les indicateurs RH de base.
    • Conduire un processus de recrutement et de sélection structuré, du besoin à l’intégration.
    • Concevoir un plan de formation et en évaluer l’efficacité (modèle de Kirkpatrick, retour sur investissement).
    • Mettre en place une gestion de la performance et des carrières (objectifs, entretiens, mobilité).
    • Gérer les relations de travail, le dialogue social et les obligations légales ; calculer une masse salariale chargée.
    • Appréhender les enjeux éthiques : non-discrimination, santé-sécurité, RSE.

    Prérequis

    Aucune connaissance préalable spécifique ; notions générales de management des organisations.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Concepts, évolutions et organisation de la fonction RH
    2. Leçon 2 — Recrutement et sélection des talents
    3. Leçon 3 — Formation, performance et gestion des carrières
    4. Leçon 4 — Relations de travail, négociation collective, enjeux légaux et éthiques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 40 h de TPE, pour 4 crédits. Évaluation : contrôle continu 40 % (cas pratiques, simulation d’entretien de recrutement, exposé) et examen terminal 60 % (cas intégré de GRH dans une entreprise logistique).

    Bibliographie

    • Dessler, G. Human Resource Management. Pearson.
    • Armstrong, M. & Taylor, S. Armstrong’s Handbook of Human Resource Management Practice. Kogan Page.
    • Peretti, J.-M. Ressources humaines. Vuibert.
    • Kirkpatrick, D. L. & Kirkpatrick, J. D. Evaluating Training Programs: The Four Levels. Berrett-Koehler.
    • République du Niger, Loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012 portant Code du travail ; Organisation internationale du travail (OIT), conventions fondamentales.
  • Techniques douanières approfondies

    Pour un pays enclavé comme le Niger, la douane est un maillon décisif de la chaîne logistique : une marchandise importée franchit souvent deux administrations douanières (transit au Bénin, au Togo ou au Burkina Faso, puis importation au Niger), et chaque jour d’immobilisation coûte en magasinage, surestaries et ventes perdues. Ce cours approfondit les techniques douanières : cadre international et communautaire (OMD, OMC, UEMOA, CEDEAO), espèce tarifaire (Système harmonisé, TEC), origine, valeur en douane, liquidation des droits et taxes, procédures de dédouanement et régimes économiques, gestion des risques de conformité et du contentieux.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer les réglementations douanières internationales, communautaires et nationales et les acteurs (DGD, commissionnaires agréés, CNUT, guichet unique).
    • Classer une marchandise dans la nomenclature (SH, TEC CEDEAO) à l’aide des Règles générales interprétatives et déterminer son origine.
    • Déterminer la valeur en douane selon l’Accord de l’OMC et liquider les droits et taxes.
    • Choisir la procédure et le régime douanier les plus économiques (transit, entrepôt, admission temporaire, exonérations).
    • Prévenir et gérer les risques de conformité, les infractions et les litiges douaniers.

    Prérequis

    Commerce international, Incoterms, notions de base de procédures douanières.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadre institutionnel et réglementations douanières internationales et nationales
    2. Leçon 2 — Classification tarifaire, nomenclature et origine des marchandises
    3. Leçon 3 — Valeur en douane et liquidation des droits et taxes
    4. Leçon 4 — Procédures de dédouanement, régimes économiques, risques et contentieux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 40 h de TPE, pour 4 crédits. Évaluation : contrôle continu 40 % (exercices de classement et de liquidation, étude de dossier) et examen terminal 60 % (cas pratique complet : classement, valeur, liquidation, choix du régime).

    Bibliographie

    • Organisation mondiale des douanes (OMD). Convention internationale pour la simplification et l’harmonisation des régimes douaniers (Convention de Kyoto révisée) ; Système harmonisé et ses Notes explicatives ; Cadre de normes SAFE.
    • Organisation mondiale du commerce. Accord sur la mise en œuvre de l’article VII du GATT de 1994 (Accord sur l’évaluation en douane) ; Accord sur la facilitation des échanges.
    • UEMOA. Règlement n° 09/2001/CM/UEMOA portant adoption du Code des douanes de l’Union ; CEDEAO, Tarif extérieur commun (TEC).
    • De Wulf, L. & Sokol, J. B. (dir.). Customs Modernization Handbook. Banque mondiale.
    • Code des douanes du Niger et publications de la Direction générale des douanes.
  • Étude approfondie des termes du commerce international (INCOTERMS)

    Les Incoterms® (International Commercial Terms) de la Chambre de commerce internationale (ICC) répartissent entre vendeur et acheteur les obligations de livraison, le transfert des risques et la répartition des frais dans une vente. Pour un pays enclavé comme le Niger, dont les importations transitent par Cotonou, Lomé ou Abidjan puis par 1 000 km de route ou plus, le choix de l’Incoterm conditionne le coût rendu, l’exposition aux risques de corridor, la valeur en douane et la sécurité du paiement. Ce cours approfondi étudie les Incoterms 2020 règle par règle, apprend à choisir le bon terme et à en maîtriser les conséquences juridiques, logistiques, douanières et documentaires.

    Objectifs d’apprentissage

    • Retracer l’histoire des Incoterms et situer leur portée juridique (ce qu’ils règlent et ne règlent pas).
    • Maîtriser les 11 règles Incoterms 2020 et la structure des obligations A1-A10 / B1-B10.
    • Construire l’« échelle des prix » d’une opération (EXW → DDP) et calculer les primes d’assurance CIF/CIP.
    • Choisir l’Incoterm adapté au mode de transport, à la capacité des parties et au contexte d’un pays enclavé.
    • Articuler l’Incoterm avec les contrats de transport, d’assurance, le crédit documentaire et la valeur en douane.
    • Analyser des litiges et anticiper les évolutions (numérisation, prochaine révision).

    Prérequis

    Bases du commerce international, des modes de transport et des procédures douanières.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Historique, nature juridique et architecture des Incoterms 2020
    2. Leçon 2 — Les onze règles Incoterms 2020 en détail et l’échelle des prix
    3. Leçon 3 — Choisir l’Incoterm : conséquences juridiques, logistiques et douanières
    4. Leçon 4 — Études de cas, gestion des risques et évolutions des Incoterms

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 40 h de TPE, pour 4 crédits. Évaluation : contrôle continu 40 % (TD de calcul et études de cas) et examen terminal 60 % (cas pratique : choix argumenté d’Incoterm, échelle des prix, analyse de litige).

    Bibliographie

    • ICC. Incoterms® 2020 : règles de l’ICC pour l’utilisation des termes commerciaux nationaux et internationaux (publication ICC n° 723).
    • Ramberg, J. ICC Guide to Incoterms. ICC Publishing.
    • Schmitthoff, C. M. Schmitthoff’s Export Trade: The Law and Practice of International Trade. Sweet & Maxwell.
    • CNUDCI. Convention des Nations unies sur les contrats de vente internationale de marchandises (Vienne, 1980) ; Loi type sur les documents transférables électroniques (2017).
    • ICC. Règles et usances uniformes relatives aux crédits documentaires (RUU 600).
  • Achat et relations B to B

    Dans une entreprise de transport, de distribution ou d’industrie, les achats représentent souvent 50 à 70 % du chiffre d’affaires : carburant, pneumatiques, pièces détachées, véhicules, prestations de transit, de manutention et de transport sous-traité. Ce cours traite de l’achat en contexte B to B (entre entreprises et organisations) : processus, stratégies par famille, sélection et pilotage des fournisseurs, négociation et contrats, gestion des risques et de la qualité, outils numériques. Les cas s’appuient sur des situations nigériennes : flotte de camions sur le corridor Cotonou–Niamey, sociétés minières, distributeurs, ONG, marchés d’entreprises publiques.

    Objectifs d’apprentissage

    • Caractériser l’achat B to B (centre d’achat, situations d’achat, processus) et raisonner en coût total de possession (TCO).
    • Élaborer une stratégie d’achat par famille à l’aide de la matrice de Kraljic.
    • Sélectionner, évaluer et développer les fournisseurs (grilles multicritères, SRM).
    • Préparer et conduire une négociation B to B, rédiger les clauses clés d’un contrat (prix, révision, pénalités, Incoterms, paiement).
    • Identifier et traiter les risques fournisseurs et piloter la qualité achetée.
    • Utiliser les outils numériques d’achat (e-sourcing, enchères inversées, P2P).

    Prérequis

    Notions de gestion des achats et des stocks, bases de négociation commerciale et de droit des contrats (OHADA), tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Spécificités de l’achat B to B et coût total de possession
    2. Leçon 2 — Stratégies d’achat et gestion des fournisseurs
    3. Leçon 3 — Négociation et contrats en B to B
    4. Leçon 4 — Risques, qualité, technologies et études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 20 h de TD, 10 h de TP (deux TP guidés sur tableur et simulation d’e-sourcing) et 40 h de TPE, pour 4 crédits. Évaluation : contrôle continu 40 % (TD, jeu de rôle de négociation, comptes rendus de TP) et examen terminal 60 % (cas intégré d’achat).

    Bibliographie

    • Van Weele, A. J. Purchasing and Supply Chain Management. Cengage Learning.
    • Monczka, R. M., Handfield, R. B., Giunipero, L. C. & Patterson, J. L. Purchasing and Supply Chain Management. Cengage Learning.
    • Kraljic, P. (1983). « Purchasing Must Become Supply Management ». Harvard Business Review, 61(5).
    • Fisher, R., Ury, W. & Patton, B. Getting to Yes: Negotiating Agreement Without Giving In. Penguin (trad. fr. Comment réussir une négociation).
    • OHADA, Acte uniforme portant sur le droit commercial général (livre sur la vente commerciale) ; norme ISO 20400:2017 Achats responsables.