École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 1

  • Gestion des ressources humaines

    La gestion des ressources humaines (GRH) regroupe l’ensemble des activités qui permettent à une organisation de disposer, au bon moment et au meilleur coût, des personnes compétentes et motivées dont elle a besoin, dans le respect du droit et du dialogue social. Après les fondements de la GRH étudiés au semestre 1, ce cours approfondit quatre processus clés : le recrutement et la sélection, la formation et le développement des compétences, la gestion de la performance, et les relations de travail encadrées par le droit social nigérien (Code du travail issu de la loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012, textes d’application, Convention collective interprofessionnelle, conventions de l’OIT ratifiées). Les exemples concernent des PME de Niamey, des ONG, des administrations et des sociétés industrielles ou minières. Les seuils, durées et taux légaux cités sont indicatifs : ils doivent toujours être vérifiés dans les textes en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Conduire un processus de recrutement complet, de l’analyse du besoin à l’intégration.
    • Élaborer, budgéter et évaluer un plan de formation.
    • Mettre en place des objectifs, un entretien annuel d’évaluation et des indicateurs de performance RH.
    • Identifier les règles essentielles du droit du travail nigérien et les institutions des relations professionnelles.
    • Calculer les principaux indicateurs et montants RH (coût de recrutement, taux d’absentéisme, turnover, prime variable, heures supplémentaires).

    Prérequis

    Fondements de la GRH (S1) : fonctions de la GRH, notions de poste, de compétence et de rémunération.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Recrutement et sélection
    2. Leçon 2 — Formation et développement des compétences
    3. Leçon 3 — Gestion de la performance
    4. Leçon 4 — Droit social et relations de travail

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (cas pratiques en TD, simulation d’entretien de recrutement ou d’évaluation) et examen terminal écrit (questions de cours, calculs et cas pratique).

    Bibliographie

    • Legge, K., Human Resource Management: Rhetorics and Realities, Palgrave Macmillan.
    • Torrington, D., Hall, L., Taylor, S., Atkinson, C., Human Resource Management, Pearson.
    • Peretti, J.-M., Gestion des ressources humaines, Vuibert.
    • Cadin, L., Guérin, F., Pigeyre, F., Pralong, J., Gestion des ressources humaines, Dunod.
    • République du Niger, Loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012 portant Code du travail et textes d’application.
  • Anthropologie urbaine

    L’Anthropologie urbaine (UE1 — Science fondamentale, semestre 2) étudie la ville à hauteur d’habitant : comment les sociétés produisent, habitent, s’approprient et transforment leur espace bâti, et comment cet espace, en retour, façonne les pratiques, les relations sociales et les identités. Pour un futur professionnel de l’architecture, c’est une discipline d’observation et d’écoute : elle apprend à comprendre les usages réels avant de dessiner, à respecter les logiques culturelles d’un quartier et à éviter les projets « hors sol ».

    Le cours présente les concepts et méthodes de la discipline (terrain, observation, entretien), puis les applique à des villes historiques (Agadez, Zinder, Tombouctou, Kano) et à des villes modernes (Niamey, villes nouvelles modernistes), avant d’examiner l’impact de la culture sur l’urbanisme et la manière d’intégrer ces connaissances dans la planification. Des TP guidés d’enquête de terrain sont réalisés à Niamey ou à Maradi.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir les concepts fondamentaux de l’anthropologie urbaine (espace, lieu, territoire, appropriation, droit à la ville).
    • Mettre en œuvre les méthodes de terrain : observation, entretien, relevé habité, cartographie des usages.
    • Analyser le lien entre culture et forme urbaine dans des villes historiques et modernes.
    • Identifier l’impact des pratiques culturelles sur la structure et le fonctionnement des villes nigériennes.
    • Traduire une enquête anthropologique en recommandations de programme et de conception.

    Prérequis

    Aucun prérequis spécifique ; une curiosité pour la ville et une bonne maîtrise de l’expression écrite sont attendues.

    Plan du cours

    1. Introduction à l’anthropologie urbaine : concepts et méthodes
    2. Villes historiques : études de cas sahéliennes et africaines
    3. Villes modernes et contemporaines : planification et pratiques habitantes
    4. Impact culturel sur l’urbanisme et application au projet

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 5 h de TD, 5 h de TP (enquêtes de terrain) et 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (rapport d’enquête de terrain et fiches d’étude de cas, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Low, S. M. (dir.). Theorizing the City: The New Urban Anthropology Reader. Rutgers University Press, 1999.
    • Harvey, D. Rebel Cities: From the Right to the City to the Urban Revolution. Verso, 2012.
    • Lefebvre, H. Le Droit à la ville. Anthropos, 1968.
    • Hannerz, U. Explorer la ville : éléments d’anthropologie urbaine. Minuit, 1983.
    • Rapoport, A. Pour une anthropologie de la maison. Dunod, 1972 (éd. orig. House Form and Culture, 1969).
  • Sténographie 2

    Le cours de Sténographie 2 prolonge l’apprentissage engagé en Sténographie 1. Après l’acquisition de l’alphabet sténographique, des voyelles et des premières abréviations, l’étudiant travaille désormais la vitesse, la sûreté du tracé et surtout la fidélité de la transcription. L’objectif est professionnel : un(e) assistant(e) de direction à Niamey doit pouvoir noter une dictée du directeur, suivre un conseil d’administration, une réunion de coordination d’ONG ou une conférence, puis restituer rapidement un texte exact, correctement présenté et confidentiel. Le cours combine des apports théoriques (règles avancées d’abréviation, sigles, phraséogrammes, méthode de transcription), des séances de dictées chronométrées et des mises en situation réelles.

    Objectifs d’apprentissage

    • Appliquer les règles avancées d’abréviation : mots-signes, préfixes et terminaisons, sigles, phraséogrammes et abréviations professionnelles.
    • Mesurer et améliorer sa vitesse d’écriture (mots par minute) et son taux d’exactitude selon une progression planifiée.
    • Transcrire rapidement et fidèlement des notes sténographiques sur traitement de texte, en respectant les normes de présentation.
    • Prendre des notes efficaces en réunion, en conférence et au téléphone, et en tirer un compte rendu ou un procès-verbal.
    • Adopter une posture professionnelle : ergonomie, discrétion et confidentialité des informations notées.

    Prérequis

    Sténographie 1 (alphabet et signes de base de la méthode enseignée, voyelles, premières abréviations, dictées lentes de 40 à 60 mots par minute) ; bonne maîtrise de l’orthographe française et de la dactylographie.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Règles avancées de sténographie : abréger sans perdre le sens
    2. Leçon 2 — Vitesse et entraînement : dictées chronométrées et progression
    3. Leçon 3 — Transcription rapide et précise
    4. Leçon 4 — Applications professionnelles : réunions, conférences et téléphone

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 10 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 10 h de travaux pratiques (TP) et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (dictées chronométrées notées, fiches de TP, transcriptions) et examen terminal comportant une dictée à vitesse imposée suivie d’une transcription sur ordinateur, notée sur la vitesse, l’exactitude et la présentation.

    Bibliographie

    • Meyer, P. (2019). Manuel de sténographie avancée. Paris : Gallimard (référence indiquée dans la description officielle).
    • Méthode de sténographie Prévost-Delaunay : manuels d’apprentissage et recueils de dictées graduées (diverses éditions).
    • Méthode de sténographie Duployé : cours complet et exercices de vitesse (diverses éditions).
  • Systèmes d’information géologique

    Un système d’information géographique (SIG) est un ensemble organisé de matériels, de logiciels, de données et de méthodes qui permet de saisir, stocker, gérer, analyser et représenter des informations localisées. Appliqué aux géosciences, il devient un véritable système d’information géologique : il rassemble dans un même référentiel les cartes géologiques, les affleurements, les puits, les profils sismiques, les images satellites, les permis pétroliers, les infrastructures (pistes, pipeline, bases vie) et les contraintes environnementales. Pour un technicien pétrolier travaillant sur le bassin d’Agadem ou le long du pipeline Niger–Bénin, le SIG est l’outil quotidien de préparation des campagnes, de suivi des opérations et de communication. Ce cours (semestre 2, UE5 — Systèmes d’information géologique) présente les principes des SIG, la gestion des données spatiales, l’analyse des couches d’information et la cartographie thématique, avec des travaux pratiques sous QGIS (logiciel libre).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les composantes d’un SIG et les modèles vecteur et raster.
    • Maîtriser les systèmes de coordonnées utilisés au Niger (WGS84, UTM fuseaux 31 à 33 N) et les conversions d’échelle.
    • Créer, structurer et interroger une base de données géologique (tables attributaires, requêtes, jointures, métadonnées).
    • Réaliser des analyses spatiales : requêtes, zones tampons, superpositions, algèbre de cartes, interpolation, analyse multicritère.
    • Produire une carte thématique ou géologique conforme aux règles de la sémiologie graphique.

    Prérequis

    Informatique de base (gestion de fichiers, tableur), notions de géologie générale et de topographie (coordonnées, échelles).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes des SIG, modèles de données et systèmes de coordonnées
    2. Leçon 2 — Gestion des données spatiales et bases de données géologiques
    3. Leçon 3 — Analyse spatiale et superposition des couches d’information
    4. Leçon 4 — Cartographie thématique et production de cartes géologiques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 10 h de travaux pratiques (TP) sur ordinateur, 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, projet cartographique) pour 40 % et examen terminal (écrit et/ou pratique sur poste) pour 60 %.

    Bibliographie

    • P. A. Burrough, R. A. McDonnell, C. D. Lloyd, Principles of Geographical Information Systems, Oxford University Press.
    • P. A. Longley, M. F. Goodchild, D. J. Maguire, D. W. Rhind, Geographic Information Science and Systems, Wiley.
    • J. Bertin, Sémiologie graphique, Éditions de l’EHESS.
    • G. F. Bonham-Carter, Geographic Information Systems for Geoscientists: Modelling with GIS, Pergamon.
    • Documentation officielle de QGIS (manuel utilisateur et formation, qgis.org).
  • Marketing fondamental

    Le marketing est l’ensemble des démarches par lesquelles une organisation comprend les besoins de ses clients, crée une offre qui y répond mieux que la concurrence et la fait connaître et acheter de manière rentable. Il ne concerne pas seulement les grandes marques internationales : la boutique de quartier de Niamey, la coopérative de producteurs d’oignons de Galmi, l’opérateur de téléphonie mobile, l’institution de microfinance, l’hôpital privé ou l’ONG qui mène une campagne de sensibilisation font tous du marketing, consciemment ou non. Ce cours d’introduction présente la démarche marketing complète : analyser et segmenter le marché, choisir des cibles et un positionnement, construire le marketing mix (produit, prix, distribution, communication) et fonder la stratégie sur des études de marché fiables. Les exemples sont tirés du contexte nigérien et de l’UEMOA (marchés urbains et ruraux, secteur informel, mobile money, prix en FCFA).

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir les notions de base : besoin, demande, marché, concurrence, démarche marketing.
    • Segmenter un marché avec des critères pertinents et estimer la taille d’un marché ou d’un segment.
    • Évaluer et choisir des cibles, puis formuler un positionnement clair et crédible.
    • Construire un marketing mix cohérent (4P) et calculer un prix de vente et une élasticité.
    • Réaliser un diagnostic stratégique (SWOT, BCG, Ansoff) et concevoir une étude de marché simple.

    Prérequis

    Aucun prérequis spécifique ; des notions de pourcentages et de statistique descriptive (S1) facilitent les exercices chiffrés.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le marché et sa segmentation
    2. Leçon 2 — Ciblage et positionnement
    3. Leçon 3 — Le marketing mix : produit, prix, distribution, communication
    4. Leçon 4 — Stratégie marketing et études de marché

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD et dossier de groupe : mini-plan marketing d’un produit ou service nigérien) et examen terminal écrit (questions de cours et étude de cas).

    Bibliographie

    • Kotler, P., Keller, K. L., Manceau, D., Marketing Management, Pearson.
    • Armstrong, G., Kotler, P., Principles of Marketing (trad. Principes de marketing), Pearson.
    • Lendrevie, J., Lévy, J., Mercator — Théories et nouvelles pratiques du marketing, Dunod.
    • Giannelloni, J.-L., Vernette, E., Études de marché, Vuibert.
  • Géométrie descriptive

    La Géométrie descriptive (UE1 — Science fondamentale, semestre 2) est la science qui permet de représenter exactement un objet à trois dimensions sur une feuille à deux dimensions, puis de résoudre graphiquement, sur ce dessin, les problèmes de l’espace : longueurs réelles, angles, intersections, sections, ombres. Fondée par Gaspard Monge à la fin du XVIIIe siècle, elle reste la base théorique de toutes les représentations de l’architecte : plans, coupes, élévations, épures de charpente et de toiture, tracés d’ombres, développements de surfaces. Même à l’ère de la DAO et de la maquette numérique (AutoCAD, ArchiCAD, Revit, SketchUp), comprendre la géométrie descriptive permet de lire un projet dans l’espace, de contrôler les résultats du logiciel et de dessiner juste à la main lors d’une esquisse ou sur le chantier.

    Le cours s’appuie sur des cas concrets : toitures à pans d’une villa à Niamey, coupole et voûte nubienne en terre crue, ombres portées sous le soleil sahélien, sections d’éléments de structure.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les principes de la projection orthogonale et la construction d’une épure de Monge (ligne de terre, rappels, cote, éloignement).
    • Représenter points, droites et plans dans leurs positions quelconques et particulières.
    • Déterminer une vraie grandeur par rabattement, rotation ou changement de plan de projection.
    • Construire des sections planes et des intersections de solides en résolvant correctement la visibilité.
    • Appliquer ces méthodes aux dessins d’architecture : épures de toitures, ombres, développements.

    Prérequis

    Cours de Géométrie et perspective (S1) et Bases de dessin technique : usage du matériel de tracé, constructions géométriques élémentaires, notions de trigonométrie (sinus, cosinus, tangente, théorème de Pythagore).

    Plan du cours

    1. Principes de la projection orthogonale et méthode de Monge
    2. Droites, plans et vraies grandeurs
    3. Sections planes, intersections et visibilité
    4. Applications en dessin d’architecture : toitures, ombres et développements

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 15 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 15 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (épures rendues en TD, interrogations écrites, 40 %) et examen terminal écrit sur épures (60 %). La précision du tracé, la propreté et la justification des constructions sont notées.

    Bibliographie

    • Monge, G. Géométrie descriptive. Paris, an VII (1799) ; rééd. Hachette Livre/BnF, 2015.
    • Roubaudi, C. Traité de géométrie descriptive. Masson (plusieurs éditions).
    • Ching, F. D. K. Architectural Graphics. Wiley, 6e éd., 2015.
  • Dactylographie 2

    Le cours de Dactylographie 2 consolide les acquis de Dactylographie 1 (position des doigts, clavier AZERTY, frappe à l’aveugle) et vise trois progrès : la vitesse et la précision de la frappe, la maîtrise de la mise en page avancée dans un logiciel de traitement de texte (Microsoft Word ou LibreOffice Writer) et l’application aux documents professionnels que produit quotidiennement une assistante de direction au Niger : lettres administratives et commerciales, notes de service, comptes rendus, procès-verbaux, tableaux, documents longs et courriers en nombre (publipostage). Le cours accorde une large place à la pratique : chaque leçon comporte un TP guidé sur poste informatique, avec mesure des performances et grille de contrôle.

    Objectifs d’apprentissage

    • Augmenter la vitesse nette de frappe tout en réduisant le taux d’erreurs, et savoir mesurer ses performances.
    • Appliquer les règles typographiques françaises et les normes de présentation des documents.
    • Utiliser styles, tabulations, sections, en-têtes et pieds de page, tableaux, table des matières et modèles.
    • Réaliser un publipostage à partir d’une liste Excel.
    • Produire, dans un temps limité, des documents professionnels conformes (lettre, note, compte rendu, tableau).

    Prérequis

    Dactylographie 1 : frappe à l’aveugle sur clavier AZERTY, fonctions de base du traitement de texte (saisie, enregistrement, mise en forme des caractères et des paragraphes).

    Plan du cours

    1. Perfectionnement de la frappe rapide et mesure des performances
    2. Mise en page avancée : typographie, styles, tabulations et sections
    3. Tableaux, documents longs, modèles et publipostage
    4. Applications professionnelles de la dactylographie

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP, 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (tests de vitesse réguliers, livrables des TP, quiz en ligne : 50 %) et examen terminal pratique sur poste (test de vitesse de 10 minutes et production d’un document professionnel en temps limité : 50 %).

    Bibliographie

    • Imprimerie nationale. Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale. Paris : Imprimerie nationale.
    • Kannas, C. La Rédaction administrative. Paris : Foucher / Vuibert, éd. récente.
    • AFNOR. NF Z 11-001 — Lettre : présentation (norme de présentation de la correspondance).
    • Aide en ligne de Microsoft Word et documentation de LibreOffice Writer.
  • Télédétection et imagerie

    La télédétection regroupe l’ensemble des techniques qui permettent d’acquérir de l’information sur la surface de la Terre sans contact direct, à partir du rayonnement électromagnétique réfléchi ou émis et enregistré par des capteurs aéroportés ou satellitaires. Dans un pays aussi vaste que le Niger (1,27 million de km²), où de grandes zones du Ténéré et du bassin d’Agadem sont difficiles d’accès, l’imagerie satellite est un outil de première importance : cartographie géologique, repérage des structures (failles, plis, linéaments), identification des altérations minérales, préparation des campagnes sismiques, choix des tracés de pistes et de pipelines, suivi environnemental des champs pétroliers (torchères, déversements, ensablement). Ce cours (semestre 2, UE4 — Techniques de cartographie et de topographie) présente les principes physiques, les capteurs, les traitements d’images et leurs applications géologiques, avec des travaux pratiques sur des images gratuites (Landsat, Sentinel, SRTM).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les bases physiques de la télédétection (spectre électromagnétique, interactions rayonnement-matière, fenêtres atmosphériques).
    • Décrire les principaux types de capteurs (passifs, actifs) et interpréter leurs résolutions spatiale, spectrale, radiométrique et temporelle.
    • Télécharger, prétraiter et améliorer une image satellite (compositions colorées, étirement de contraste, rapports de bandes, indices).
    • Utiliser les images satellites pour l’analyse géologique : lithologie, linéaments, altérations.
    • Interpréter les résultats obtenus et les intégrer dans un SIG pour l’exploration et le suivi HSE d’un champ pétrolier.

    Prérequis

    Notions de géologie générale (roches, minéraux, structures), bases de physique (ondes, rayonnement) et de manipulation d’un ordinateur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes physiques de la télédétection et signatures spectrales
    2. Leçon 2 — Types de capteurs, plates-formes et résolutions
    3. Leçon 3 — Traitement des images satellites
    4. Leçon 4 — Applications de la télédétection en géologie et en exploration pétrolière

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 6 h de cours magistral (CM), 4 h de travaux dirigés (TD), 10 h de travaux pratiques (TP) sur ordinateur, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, exercices de TD, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • T. M. Lillesand, R. W. Kiefer, J. W. Chipman, Remote Sensing and Image Interpretation, Wiley.
    • F. F. Sabins, J. M. Ellis, Remote Sensing: Principles, Interpretation, and Applications, Waveland Press.
    • J. R. Jensen, Introductory Digital Image Processing: A Remote Sensing Perspective, Pearson.
    • M.-C. Girard, C.-M. Girard, Traitement des données de télédétection, Dunod.
  • Mathématiques II

    Le cours de Mathématiques II prolonge Mathématiques I et fournit à l’étudiant en architecture les outils de modélisation qui décrivent l’évolution d’un phénomène dans le temps ou dans l’espace : refroidissement d’un mur en terre après le coucher du soleil, séchage d’une brique de banco, vibration d’un plancher, flèche d’une poutre, variation journalière de la température à Niamey, forme optimale d’un arc ou d’une voûte. Trois grands chapitres sont traités : les équations différentielles ordinaires (premier et second ordre), les séries et la transformation de Fourier, et le calcul des variations. L’accent est mis sur la compréhension des méthodes, la résolution à la main de problèmes simples et l’interprétation physique des résultats dans un contexte de construction sahélien.

    Objectifs d’apprentissage

    • Reconnaître et résoudre une équation différentielle du premier ordre (variables séparables, linéaire) avec condition initiale.
    • Résoudre une équation linéaire du second ordre à coefficients constants, homogène ou avec second membre simple.
    • Calculer les coefficients de Fourier d’un signal périodique et interpréter son spectre ; connaître la transformée de Fourier d’une impulsion.
    • Écrire et résoudre l’équation d’Euler-Lagrange d’une fonctionnelle simple ; reconnaître la chaînette et le problème isopérimétrique.
    • Traduire un problème d’ingénierie du bâtiment (thermique, vibrations, flèche, forme d’arc) en modèle mathématique et en discuter la validité.

    Prérequis

    Mathématiques I : dérivées, primitives et intégrales usuelles, fonctions exponentielle, logarithme et trigonométriques, nombres complexes (forme algébrique et exponentielle), résolution des équations du second degré.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Équations différentielles du premier ordre
    2. Leçon 2 — Équations différentielles linéaires du second ordre
    3. Leçon 3 — Séries et transformation de Fourier
    4. Leçon 4 — Calcul des variations et formes optimales

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire de la maquette : 15 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 15 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (devoirs de TD, interrogations écrites, quiz en ligne) et examen terminal écrit. Les exercices corrigés de chaque leçon constituent la base des séances de TD.

    Bibliographie

    • Boyce, W. E., & DiPrima, R. C. (2017). Elementary Differential Equations and Boundary Value Problems. Wiley.
    • Kreyszig, E. (2010). Advanced Engineering Mathematics. Wiley.
    • Gelfand, I. M., & Fomin, S. V. (2000). Calculus of Variations. Dover.
    • Tolstov, G. P. (1976). Fourier Series. Dover.
  • Analyse des coûts et gestion budgétaire

    La gestion budgétaire est le cœur du contrôle de gestion : elle traduit les objectifs stratégiques d’une organisation en programmes d’action chiffrés, répartit les moyens entre les centres de responsabilité, puis compare en cours d’année les réalisations aux prévisions pour déclencher des actions correctives. Ce cours, qui prolonge la comptabilité analytique du semestre 1, montre comment une PME de Niamey, une coopérative agricole de Maradi, une ONG ou une mairie construisent leurs budgets (ventes, production, approvisionnements, charges, trésorerie), comment choisir la méthode de budgétisation adaptée, comment organiser le suivi et comment calculer et interpréter les écarts sur chiffre d’affaires, matières, main-d’œuvre et charges indirectes. Les exemples sont chiffrés en FCFA dans le cadre du SYSCOHADA révisé et de la fiscalité nigérienne (taux présentés à titre indicatif).

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire le processus budgétaire, ses acteurs, son calendrier et l’articulation des budgets entre eux.
    • Établir un budget des ventes, de production, d’approvisionnement, de charges et de trésorerie.
    • Choisir et appliquer une méthode de prévision et de budgétisation (moindres carrés, saisonnalité, budget flexible, base zéro).
    • Organiser le suivi budgétaire : tableaux de bord, taux d’exécution, reporting.
    • Calculer, décomposer et interpréter les écarts budgétaires, puis proposer des actions correctives.

    Prérequis

    Comptabilité analytique (coûts complets, charges fixes et variables, centres d’analyse), introduction à la comptabilité générale et bases de calcul (pourcentages, moyennes).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le processus de budgétisation et l’articulation des budgets
    2. Leçon 2 — Méthodes de prévision et d’établissement des budgets
    3. Leçon 3 — Suivi et contrôle budgétaire : trésorerie, exécution et tableaux de bord
    4. Leçon 4 — Analyse des écarts budgétaires

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, devoir sur table portant sur la construction d’un budget) et examen terminal écrit (cas de synthèse : budgets + analyse des écarts).

    Bibliographie

    • Drury, C., Management and Cost Accounting, Cengage Learning.
    • Horngren, C. T., Datar, S., Rajan, M., Cost Accounting: A Managerial Emphasis, Pearson (trad. fr. Contrôle de gestion et gestion budgétaire).
    • Alazard, C., Sépari, S., Contrôle de gestion — Manuel et applications, Dunod.
    • Gervais, M., Contrôle de gestion, Economica.
    • Löning, H. et al., Le contrôle de gestion : organisation, outils et pratiques, Dunod.