École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 2

  • Construction métallique I

    Le cours de Construction métallique I (UE5 — Environnement génie civil, semestre 3) initie le futur assistant en architecture à l’emploi de l’acier dans le bâtiment : charpentes de hangars, marchés couverts, auvents, mezzanines, passerelles et ossatures d’équipements publics. Au Niger, l’acier est omniprésent dans les toitures en tôle, les halls de stockage, les stations-service ou les préaux d’écoles, souvent associé à la maçonnerie de parpaings, de BTC ou de banco. L’architecte n’a pas à dimensionner seul une structure métallique, mais il doit en comprendre la logique : choisir un système porteur cohérent, prévoir les contreventements, estimer les sections et le tonnage, dialoguer avec le bureau d’études et contrôler les plans d’exécution.

    Le cours part des propriétés du matériau, présente le cadre normatif (Eurocodes 0, 1 et 3, normes de produits), puis étudie le comportement des éléments (tirants, poutres, poteaux) et termine par la conception d’ensemble et les assemblages. Chaque leçon comprend un exemple résolu et des exercices corrigés ; un TP guidé accompagne la dernière leçon.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les propriétés mécaniques et physiques des aciers de construction et les produits disponibles (IPE, HEA, UPN, cornières, tubes, tôles).
    • Situer les normes et standards de la construction métallique (EN 1990, EN 1991, EN 1993, EN 10025, EN 1090) et appliquer les combinaisons ELU/ELS de base.
    • Analyser le comportement d’un tirant, d’une poutre fléchie et d’un poteau comprimé (flambement) et effectuer des vérifications simples.
    • Concevoir le schéma porteur d’un bâtiment métallique simple (portiques, pannes, contreventements) adapté au climat sahélien.
    • Reconnaître et prédimensionner des assemblages boulonnés et soudés courants et lire un plan de charpente.

    Prérequis

    Matériaux de construction (S1), Résistance des matériaux (S1), Théorie des structures (S2) : notions de contrainte, moment fléchissant, effort tranchant, moment d’inertie et flèche.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les aciers de construction : propriétés, produits et applications
    2. Leçon 2 — Normes, actions et principes de justification (Eurocodes)
    3. Leçon 3 — Comportement des éléments : traction, flexion et flambement
    4. Leçon 4 — Conception des structures métalliques, assemblages et TP guidé

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 15 h de CM, 10 h de TD, 5 h de TP et 10 h de travail personnel (TPE), 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, compte rendu de TP, quiz en ligne) et examen terminal écrit portant sur des vérifications simples et une question de conception.

    Bibliographie

    • Salmon, C. G., Johnson, J. E., Malhas, F. A. Steel Structures: Design and Behavior, Pearson, 5e éd., 2008.
    • Timoshenko, S. P., Gere, J. M. Theory of Elastic Stability, McGraw-Hill / Dover, 2009.
    • Morel, J. Calcul des structures métalliques selon l’Eurocode 3, Eyrolles.
    • Hirt, M. A., Bez, R., Nussbaumer, A. Construction métallique — Notions fondamentales et méthodes de dimensionnement (Traité de génie civil, vol. 10), PPUR.
    • NF EN 1993-1-1 (Eurocode 3 : Calcul des structures en acier — Règles générales), AFNOR/CEN.
  • Gestion des opérations et de la chaîne d’approvisionnement

    Ce cours de l’UE4 « Gestion de la production et de la logistique » (semestre 4) présente les méthodes qui permettent à une organisation de faire circuler efficacement les produits, de la source d’approvisionnement jusqu’au client final. Au Niger, pays enclavé dont les importations transitent par les ports de Cotonou, Lomé ou Abidjan sur plus de 1 000 km, la maîtrise des flux logistiques, des stocks et de la planification est un facteur direct de compétitivité pour les industriels, les distributeurs, les pharmacies, les ONG humanitaires et les services publics. Le cours couvre la gestion des flux, la gestion des stocks (modèle de Wilson, stock de sécurité, méthode ABC), la planification et l’ordonnancement de la production (PDP, MRP, règles de priorité, algorithme de Johnson) et l’optimisation globale de la chaîne d’approvisionnement.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les flux physiques, d’information et financiers d’une chaîne logistique et en évaluer les coûts.
    • Dimensionner les stocks : quantité économique, stock de sécurité, point de commande, classement ABC.
    • Établir un plan de production et calculer des besoins nets (MRP).
    • Ordonnancer des travaux avec des règles de priorité et l’algorithme de Johnson.
    • Proposer des actions d’optimisation de la chaîne (choix de fournisseurs, localisation, collaboration).

    Prérequis

    Aucun prérequis formel ; des bases de calcul (racine carrée, pourcentages) et de comptabilité des stocks facilitent l’apprentissage.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Gestion des flux logistiques
    2. Leçon 2 — Gestion des stocks
    3. Leçon 3 — Planification et ordonnancement de la production
    4. Leçon 4 — Optimisation de la chaîne d’approvisionnement

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices chiffrés de TD, quiz, étude de la chaîne logistique d’un produit consommé au Niger) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Chopra S. et Meindl P., Supply Chain Management: Strategy, Planning, and Operation, Pearson.
    • Jacobs F. R. et Chase R. B., Operations and Supply Chain Management, McGraw-Hill.
    • Christopher M., Logistics and Supply Chain Management, Pearson.
    • Baglin G., Bruel O., Kerbache L., Nehzati J. et Garreau A., Management industriel et logistique, Economica.
    • Dornier P.-P. et Fender M., La logistique globale et le Supply Chain Management, Eyrolles.
  • Exploitation pétrolière

    Le cours d’Exploitation pétrolière (UE4 « Géologie et exploitation pétrolière », semestre 4) présente les techniques qui permettent d’extraire le pétrole d’un réservoir de la façon la plus complète et la plus économique possible. Il suit la vie d’un champ : production naturelle grâce à l’énergie du gisement (récupération primaire), maintien de pression par injection d’eau ou de gaz (récupération secondaire), méthodes de récupération assistée (EOR, récupération tertiaire), traitement des puits dont la productivité baisse (stimulation : acidification, fracturation hydraulique), puis gestion d’ensemble du réservoir (surveillance, courbes de déclin, activation des puits). Les exemples s’appuient sur les champs du bassin d’Agadem exploités par la CNPC, qui produisent un brut léger paraffinique, et sur la référence classique de Craft & Hawkins.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les mécanismes de drainage naturel et leurs facteurs de récupération typiques.
    • Calculer les volumes en place et une récupération primaire par expansion.
    • Expliquer l’injection d’eau (mobilité, écoulement fractionnaire, efficacités de balayage) et calculer un rapport de mobilité.
    • Décrire les méthodes EOR (thermiques, chimiques, gaz) et leurs critères de sélection.
    • Quantifier l’effet du skin et d’une stimulation sur l’indice de productivité d’un puits.
    • Analyser un déclin de production et proposer des actions d’optimisation.

    Prérequis

    Forage (architecture d’un puits, tubages, complétion), géologie de réservoir (porosité, perméabilité, saturations), notions de mécanique des fluides et d’hydraulique.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Mécanismes de drainage et récupération primaire
    2. Leçon 2 — Récupération secondaire : injection d’eau et maintien de pression
    3. Leçon 3 — Récupération assistée (EOR) et stimulation des puits
    4. Leçon 4 — Gestion des réservoirs et optimisation de la production

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz, étude de cas : 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Craft B. C. & Hawkins M. F. (rév. Terry R. E.), Applied Petroleum Reservoir Engineering, Prentice Hall.
    • Ahmed T., Reservoir Engineering Handbook, Gulf Professional Publishing.
    • Green D. W. & Willhite G. P., Enhanced Oil Recovery, SPE Textbook Series.
    • Economides M. J., Hill A. D. & Ehlig-Economides C., Petroleum Production Systems, Prentice Hall.
    • Cossé R., Le gisement, Éditions Technip (IFP).
  • Sténographie 3

    Sténographie 3 clôt le cycle de sténographie de la licence. Les deux premiers niveaux ont permis d’acquérir les signes de base et les règles de la méthode enseignée à EPI-Niger (méthode phonétique de type Prévost-Delaunay, la plus répandue dans l’enseignement francophone du secrétariat). Ce troisième niveau vise l’usage professionnel : prendre en notes un discours ou une réunion à un rythme soutenu, puis restituer rapidement un texte fidèle et bien présenté (compte rendu, procès-verbal, discours, interview). Le cours insiste sur les techniques d’abréviation avancées, l’entraînement méthodique à la vitesse, la transcription en temps limité et l’organisation de la prise de notes lors des réunions, conseils d’administration, ateliers et conférences à Niamey. Les signes eux-mêmes étant graphiques, ils sont travaillés sur papier en séance avec l’enseignant ; ce support en ligne fournit la méthode, les règles, les exercices de transcription et d’abréviation et les critères d’évaluation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Utiliser les abréviations avancées : terminaisons, préfixes, sigles, phraséogrammes, lexique professionnel personnel ;
    • Progresser méthodiquement en vitesse de prise de notes (objectif indicatif : 100 à 120 mots par minute sur texte courant) ;
    • Transcrire fidèlement et rapidement, en respectant un taux d’erreur maximal ;
    • Organiser la prise de notes d’une réunion ou d’une conférence et produire le compte rendu adapté ;
    • Connaître les techniques de transcription en temps réel (sténotypie, reconnaissance vocale) et leurs limites.

    Prérequis

    Sténographie 2 (maîtrise de l’ensemble des signes et règles de base, vitesse d’environ 60 à 80 mots par minute) ; bonne orthographe ; dactylographie courante (au moins 30 à 40 mots par minute).

    Plan du cours

    1. Techniques avancées de sténographie
    2. Exercices de transcription en temps réel
    3. Application pratique en contexte professionnel
    4. Prise de notes en sténographie lors de réunions

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 5 h de CM, 5 h de TD, 20 h de TP, 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (dictées chronométrées à vitesse croissante, transcriptions notées sur le taux d’erreur et la présentation, quiz en ligne) et examen terminal pratique (dictée à vitesse imposée suivie d’une transcription dactylographiée en temps limité, et compte rendu d’une réunion simulée).

    Bibliographie

    • Manuels de la méthode Prévost-Delaunay (sténographie française), diverses éditions scolaires et professionnelles — édition à préciser par l’enseignant.
    • Simonet R., Simonet J., La prise de notes intelligente, Paris, Éditions d’Organisation (référence indicative).
    • Guide pratique des comptes rendus et procès-verbaux (ouvrages de techniques de secrétariat, éditions Foucher / Nathan Technique), références indicatives.
  • Éléments structuraux

    Ce cours de la Licence Professionnelle en Architecture (S3, UE5 « Environnement génie civil ») étudie les éléments structuraux fondamentaux d’un bâtiment — poutres, poteaux (colonnes) et dalles — et leur comportement sous les charges. L’objectif n’est pas de faire de l’architecte un ingénieur structure, mais de lui donner les outils pour dialoguer avec le bureau d’études, pré-dimensionner un ossature dès l’esquisse et concevoir des espaces dont la structure est cohérente, économique et adaptée au contexte nigérien (béton armé, maçonnerie de parpaings ou de BTC, charpente métallique ou bois).

    Le cours s’appuie sur les bases de la statique et de la théorie des structures. Les calculs présentés suivent la logique des états limites (Eurocodes, BAEL 91 pour le béton armé encore très utilisé en Afrique de l’Ouest) ; les valeurs numériques données sont des valeurs de pré-dimensionnement, à confirmer par une note de calcul d’ingénieur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier et quantifier les actions permanentes (G) et d’exploitation (Q) et effectuer une descente de charges simple.
    • Calculer réactions, efforts tranchants et moments fléchissants d’une poutre isostatique courante.
    • Calculer contraintes normales (σ = N/A, σ = M/W), déformations et flèches, et les comparer à des valeurs admissibles.
    • Vérifier un poteau vis-à-vis de la compression et du flambement (élancement, charge critique d’Euler, méthode forfaitaire BAEL).
    • Choisir un type de dalle et pré-dimensionner poutres, dalles et poteaux à partir de ratios de portée.
    • Intégrer la trame structurelle dans la conception architecturale.

    Prérequis

    Théorie des structures et statique : équilibre d’un solide, réactions d’appui, notions de moment d’une force et de centre de gravité ; mathématiques de base (équations, puissances, unités SI).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Actions sur les structures et descente de charges
    2. Leçon 2 — Les poutres : flexion, contraintes et flèches
    3. Leçon 3 — Les poteaux : compression et flambement
    4. Leçon 4 — Les dalles et l’intégration des éléments structuraux dans le projet

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 10 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, interrogations écrites, quiz en ligne) comptant pour 40 % et examen terminal écrit (exercices de calcul, calculatrice autorisée) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Hibbeler, R. C. (2017). Structural Analysis. Pearson.
    • Megson, T. H. G. (2014). Structural and Stress Analysis. Butterworth-Heinemann.
    • Perchat, J. & Roux, J. (2002). Pratique du BAEL 91. Eyrolles.
    • Salvadori, M. (2005). Comment ça tient ? Parenthèses.
    • Ching, F. D. K., Onouye, B. & Zuberbuhler, D. (2014). Building Structures Illustrated. Wiley.
  • Sécurité sociale 2

    Ce cours de l’UE3 « Gestion des activités et sécurité sociale » (semestre 4) approfondit le cours de Sécurité sociale 1. Il place l’étudiant dans la position du gestionnaire administratif ou du responsable des ressources humaines d’une entreprise, d’une ONG ou d’un établissement public au Niger, chargé de respecter les obligations sociales de l’employeur : immatriculation, déclaration des salariés, calcul et versement des cotisations, constitution des dossiers de prestations (maternité, allocations familiales, retraite, accidents du travail). Il présente l’organisation de la protection sociale au Niger (CNSS, CARENI, mutuelles, assurances privées) dans le cadre régional de la CIPRES, et relie en permanence la sécurité sociale au droit du travail.

    Avertissement : les taux, plafonds, délais et conditions cités dans ce cours sont donnés à titre indicatif, d’après la réglementation nigérienne telle que connue à la date de rédaction (Code de sécurité sociale, loi n° 2003-34 du 18 août 2003 ; Code du travail, loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012 et textes d’application). Ils doivent être vérifiés auprès de la CNSS et dans les textes en vigueur avant toute application professionnelle.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les régimes de sécurité sociale applicables au Niger et les prestations servies par branche.
    • Calculer les cotisations sociales patronales et salariales, en tenant compte du plafond.
    • Connaître les obligations légales de l’employeur et les sanctions en cas de manquement.
    • Constituer et suivre les dossiers d’assurance sociale et de retraite ; estimer une pension.
    • Gérer un accident du travail : déclaration, prise en charge, calcul d’indemnités et de rente, prévention.

    Prérequis

    Sécurité sociale 1 (S2) : notions de risque social, d’assurance et d’assistance, histoire de la protection sociale ; bases de la paie.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Régimes de cotisations et prestations
    2. Leçon 2 — Droit du travail et sécurité sociale : les obligations de l’employeur
    3. Leçon 3 — Gestion des assurances sociales et des retraites
    4. Leçon 4 — Risques professionnels et protection sociale

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (calculs de cotisations, constitution d’un dossier social simulé, quiz) et examen terminal écrit (cas pratique).

    Bibliographie

    • Blanpain R., European Labour Law, Kluwer Law International.
    • Dupeyroux J.-J., Borgetto M. et Lafore R., Droit de la sécurité sociale, Dalloz.
    • République du Niger, Code du travail (loi n° 2012-45) et Code de sécurité sociale (loi n° 2003-34).
    • Bureau international du Travail, Convention n° 102 concernant la sécurité sociale (norme minimum), 1952.
  • Hydrologie et hydraulique

    Le cours d’Hydrologie et hydraulique (UE3 « Géologie des bassins et roches sédimentaires », semestre 4) donne au technicien pétrolier les outils pour quantifier l’eau sur un site : pluie et ruissellement sur un bassin versant, débits de crue des koris qui menacent pistes, plateformes de forage et pipelines, écoulements dans les conduites (eau industrielle, eau d’injection, brut dans un oléoduc) et dans les canaux de drainage, et écoulements souterrains vers les forages d’eau. L’hydrologie décrit et mesure le cycle de l’eau ; l’hydraulique applique la mécanique des fluides au dimensionnement des ouvrages. Les exemples sont pris dans le contexte nigérien : pluies sahéliennes intenses mais courtes, bassin d’Agadem en zone désertique, pipeline d’exportation Niger–Bénin, base vie alimentée par forage.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire le cycle hydrologique et caractériser un bassin versant (surface, forme, pente, indice de compacité).
    • Calculer une pluie moyenne (moyenne arithmétique, polygones de Thiessen) et un coefficient d’écoulement.
    • Estimer un débit de crue par la méthode rationnelle et un temps de concentration.
    • Appliquer Bernoulli et Darcy-Weisbach au calcul des pertes de charge et de la puissance d’une pompe.
    • Dimensionner un canal par la formule de Manning et calculer le débit d’un puits (Dupuit).
    • Mesurer un débit et une perte de charge au laboratoire (TP).

    Prérequis

    Mathématiques (logarithmes, puissances), physique (pression, énergie), mécanique des fluides élémentaire (masse volumique, viscosité), hydrogéologie de base.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cycle hydrologique, bassin versant et précipitations
    2. Leçon 2 — Écoulements de surface et estimation des débits de crue
    3. Leçon 3 — Hydraulique en charge : conduites, pertes de charge et pompes
    4. Leçon 4 — Écoulements à surface libre, écoulements souterrains et TP de mesure des débits

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 6 h de TD, 4 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, compte rendu de TP, quiz : 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Musy A. & Higy C., Hydrologie : une science de la nature, Presses polytechniques et universitaires romandes.
    • Réméniéras G., L’hydrologie de l’ingénieur, Eyrolles.
    • Carlier M., Hydraulique générale et appliquée, Eyrolles.
    • Chow V. T., Open-Channel Hydraulics, McGraw-Hill.
    • Rodier J. & Auvray C., Estimation des débits de crues décennales pour les bassins versants de superficie inférieure à 200 km² en Afrique occidentale, ORSTOM–CIEH.
  • Informatique Appliquée à la Gestion

    Informatique appliquée à la gestion montre comment les systèmes d’information soutiennent la gestion administrative, financière et humaine d’une organisation. Après les bases de la bureautique (Informatique 1 et 2), le cours aborde quatre outils complémentaires : les progiciels de gestion intégrés (ERP), les bases de données et le langage SQL, l’automatisation des tâches répétitives (Excel avancé, macros, publipostage, flux de validation) et les systèmes d’information des ressources humaines (SIRH). L’assistant(e) de direction est un utilisateur clé de ces outils : il/elle saisit, extrait, contrôle et met en forme les données qui alimentent les décisions. Le cours comprend 20 heures de TP guidés sur poste (Odoo en version d’essai ou de démonstration, Access ou LibreOffice Base/SQLite, Excel, Word).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le principe, les modules et les étapes de mise en place d’un ERP ;
    • Concevoir une base de données relationnelle simple et l’interroger en SQL ;
    • Automatiser des tâches administratives avec Excel (fonctions, tableaux croisés dynamiques, macros) et Word (publipostage) ;
    • Utiliser l’informatique pour la gestion du personnel : dossier individuel, congés, paie, indicateurs RH ;
    • Respecter les règles de sécurité et de protection des données personnelles.

    Prérequis

    Informatique 2 (Word et Excel intermédiaires, messagerie) ; notions de comptabilité générale et de gestion du personnel.

    Plan du cours

    1. Introduction aux progiciels de gestion intégrés (ERP)
    2. Utilisation des bases de données dans la gestion
    3. Automatisation des processus administratifs
    4. Informatique appliquée à la gestion des ressources humaines

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 5 h de CM, 5 h de TD, 20 h de TP, 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (fichiers produits en TP guidés, évalués par grille ; quiz en ligne) et examen terminal pratique sur machine (requêtes SQL, classeur Excel automatisé, questions de cours).

    Bibliographie

    • Laudon K. C., Laudon J. P., Management des systèmes d’information, Paris, Pearson.
    • Reix R., Fallery B., Kalika M., Rowe F., Systèmes d’information et management des organisations, Paris, Vuibert.
    • Gardarin G., Bases de données, Paris, Eyrolles.
    • Documentation officielle en ligne d’Odoo et de Microsoft (Excel, Access, VBA).
  • Projet d’architecture III

    Le cours Projet d’architecture III (S3, UE4 « Recherche et conception ») est l’atelier de projet du troisième semestre. Après les projets de petite échelle des semestres précédents, l’étudiant conçoit un équipement public de taille moyenne en intégrant dès l’esquisse les aspects fonctionnels, structurels, environnementaux et techniques, jusqu’aux dessins d’exécution et à la maquette de présentation finale.

    Le projet support est un collège d’enseignement général (CEG) de 8 classes sur une parcelle de 60 × 40 m dans un quartier en extension de Niamey. Ce programme réaliste mobilise toutes les compétences : organisation des flux, trame structurelle en béton armé ou en maçonnerie porteuse, confort thermique sans climatisation (orientation, ventilation, protections solaires, inertie), gestion de l’eau, énergie solaire, accessibilité et sécurité. Les enseignements comprennent 10 h de CM (méthode, références, corrections collectives), 30 h de TP d’atelier (corrections individuelles) et 20 h de travail personnel.

    Objectifs d’apprentissage

    • Analyser un programme et un site pour formuler un parti architectural argumenté.
    • Développer un projet complexe avec une approche intégrée (fonction, structure, environnement).
    • Pré-dimensionner la trame, les éléments porteurs et les circulations verticales.
    • Intégrer les systèmes techniques et les stratégies bioclimatiques adaptées au climat chaud et sec.
    • Produire un dossier final complet : plans, coupes, façades, détails d’exécution, maquette.
    • Présenter et défendre oralement le projet devant un jury.

    Prérequis

    Projet d’architecture II ; bases de dessin d’architecture, de DAO et de construction.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Programme, site et parti architectural d’un projet avancé
    2. Leçon 2 — Intégration structurelle : trame, pré-dimensionnement et circulations
    3. Leçon 3 — Intégration environnementale et systèmes techniques
    4. Leçon 4 — Dessins d’exécution, maquette et présentation finale

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h CM, 0 h TD, 30 h TP, 20 h TPE (3 crédits). Contrôle continu (40 %) : rendus intermédiaires (esquisse, avant-projet sommaire, avant-projet détaillé). Examen terminal (60 %) : rendu final (planches, détails, maquette) et soutenance orale devant un jury.

    Bibliographie

    • Ching, F. D. K. (2010). Design Drawing. Wiley.
    • Neufert, E. (2012). Architects’ Data. Wiley-Blackwell.
    • Ching, F. D. K. (2015). Architecture: Form, Space, and Order. Wiley.
    • Fathy, H. (1986). Natural Energy and Vernacular Architecture. University of Chicago Press.
    • Gonzalo, R., & Habermann, K. J. (2006). Energy-Efficient Architecture. Birkhäuser.
  • Gestion des activités

    Ce cours de l’UE3 « Gestion des activités et sécurité sociale » (semestre 4) apprend à organiser, planifier et contrôler les activités quotidiennes d’une organisation — atelier de production, service administratif, entreprise de services, ONG ou collectivité — en tirant le meilleur parti de ses ressources humaines, matérielles, financières et informationnelles. Il s’appuie sur les méthodes de la gestion des opérations (operations management) : calcul des capacités et des charges, planification par diagramme de Gantt et méthode PERT, indicateurs de suivi de la production (dont le TRS), cartographie et amélioration des processus. Les exemples sont tirés d’entreprises et d’administrations nigériennes : atelier de couture de Niamey, unité de transformation de Maradi, guichet d’une mairie, chantier d’un projet.

    Objectifs d’apprentissage

    • Évaluer les ressources disponibles et les comparer à la charge de travail (capacité, taux d’utilisation, productivité).
    • Planifier des activités et des projets avec le diagramme de Gantt et la méthode PERT (chemin critique, marges).
    • Suivre et contrôler la production à l’aide d’indicateurs (rendement, qualité, délais, TRS).
    • Cartographier un processus, repérer ses goulots et proposer des améliorations.
    • Améliorer la circulation de l’information entre les services.

    Prérequis

    Fonctionnement opérationnel des organisations (S2) ; notions d’organigramme, de fonctions de l’entreprise ; calculs de pourcentages.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Gestion des ressources de l’organisation
    2. Leçon 2 — Planification des activités
    3. Leçon 3 — Suivi et contrôle de la production
    4. Leçon 4 — Optimisation des processus opérationnels

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, quiz en ligne, étude d’un processus réel en petit groupe) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Meredith J. R. et Shafer S. M., Operations Management for MBAs, Wiley.
    • Heizer J., Render B. et Munson C., Principles of Operations Management, Pearson.
    • Javel G., Organisation et gestion de la production, Dunod.
    • Courtois A., Pillet M. et Martin-Bonnefous C., Gestion de production, Éditions d’Organisation.
    • Project Management Institute, PMBOK Guide, PMI.