École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 2

  • Informatique industrielle

    Des têtes de puits d’Agadem jusqu’au terminal d’exportation, en passant par la raffinerie SORAZ et les stations de pompage du pipeline Niger–Bénin, les installations pétrolières sont pilotées par des systèmes informatiques industriels : automates programmables (API), systèmes numériques de contrôle-commande, réseaux de terrain, systèmes de supervision SCADA et interfaces homme-machine (IHM). Le technicien supérieur doit savoir lire et modifier un programme d’automate simple, diagnostiquer une entrée/sortie, comprendre comment une donnée remonte du capteur à l’écran de la salle de contrôle et exploiter correctement une IHM et ses alarmes. Ce cours à dominante pratique (14 h de TP) combine des apports théoriques et quatre TP guidés sur simulateur ou maquette : commande d’une pompe, séquence de remplissage d’un bac, communication Modbus avec une supervision et conception d’un synoptique IHM.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire l’architecture d’un système automatisé et le fonctionnement cyclique d’un automate programmable.
    • Programmer des fonctions logiques, temporisations, compteurs et séquences selon la norme IEC 61131-3.
    • Mettre à l’échelle des signaux analogiques et manipuler les représentations binaire et hexadécimale.
    • Expliquer l’architecture d’un système SCADA et configurer une communication Modbus.
    • Concevoir une vue IHM lisible et une gestion d’alarmes conforme aux bonnes pratiques (ISA-101, ISA-18.2).
    • Appliquer les règles de sécurité électrique et de cybersécurité industrielle.

    Prérequis

    Connaissances de base en informatique (systèmes d’exploitation, notion d’algorithme), logique booléenne, électricité de base.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Architecture de l’automatisation et automates programmables
    2. Leçon 2 — Programmation des automates selon l’IEC 61131-3
    3. Leçon 3 — Réseaux industriels et systèmes SCADA
    4. Leçon 4 — Interfaces homme-machine et gestion des alarmes

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 6 h de CM, 0 h de TD, 14 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu fondé sur les comptes rendus et la démonstration des TP guidés (50 %), quiz en ligne, et examen terminal (50 %) comprenant un exercice de programmation et une étude de cas de supervision.

    Bibliographie

    • Bolton W., Programmable Logic Controllers, Newnes/Elsevier.
    • John K.-H., Tiegelkamp M., IEC 61131-3: Programming Industrial Automation Systems, Springer.
    • Bailey D., Wright E., Practical SCADA for Industry, Newnes.
    • Hollifield B. et al., The High Performance HMI Handbook, PAS.
    • Normes ANSI/ISA-101.01 (IHM), ANSI/ISA-18.2 (gestion des alarmes), IEC 62443 (cybersécurité des systèmes industriels).
  • Stratégies de développement et de croissance

    Après le diagnostic (cours d’Analyse stratégique), l’organisation doit choisir ses voies de développement : croître sur ses marchés actuels, lancer de nouveaux produits, s’intégrer en amont ou en aval, se diversifier, s’internationaliser, acquérir des concurrents ou nouer des alliances. Ce cours présente ces options, leurs motivations, leurs modalités, leurs risques et les outils simples permettant de les évaluer (taux de croissance, croissance soutenable, synergies, seuil entre exportation et implantation, valorisation et parité d’échange). Les illustrations portent sur des entreprises du Niger et de l’espace UEMOA — agro-industries, commerce, banques et assurances, télécommunications, transport —, dans un contexte de marchés intérieurs étroits, de forte croissance démographique, d’intégration régionale (UEMOA, ZLECAf) et de recomposition des relations régionales (Alliance des États du Sahel).

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer croissance interne, externe et contractuelle et mesurer la croissance (TCAM, croissance soutenable).
    • Analyser les stratégies d’intégration verticale, de spécialisation, de diversification et de recentrage.
    • Choisir un mode d’entrée sur un marché étranger en fonction des risques et des ressources.
    • Décrire les opérations de fusion, d’acquisition et d’alliance, et réaliser des calculs de base (valeur, écart d’acquisition, parité d’échange, synergies).
    • Évaluer une option de croissance selon sa pertinence, son acceptabilité et sa faisabilité.

    Prérequis

    Analyse stratégique (S4), notions de comptabilité générale et d’analyse financière (bilan, résultat, capitaux propres), mathématiques financières élémentaires (actualisation).

    Plan du cours

    1. Croissance interne et croissance externe
    2. Stratégies d’intégration et de diversification
    3. Stratégies de développement international
    4. Fusions, acquisitions et alliances stratégiques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : cas pratiques et exposé sur la stratégie de croissance d’une entreprise de la sous-région) et examen terminal (60 % : étude de cas avec calculs).

    Bibliographie

    • Ansoff, H. I. — Corporate Strategy, McGraw-Hill, 1965 (trad. Stratégie du développement de l’entreprise).
    • Grant, R. M. — Contemporary Strategy Analysis, Wiley.
    • Garrette, B., Dussauge, P., Durand, R. et al. — Strategor, Dunod.
    • Johnson, G., Whittington, R., Scholes, K. et al. — Stratégique, Pearson.
    • Meier, O., Schier, G. — Fusions, acquisitions : stratégie, finance, management, Dunod.
  • Comptabilité Analytique 1

    La comptabilité analytique (ou comptabilité de gestion) complète la comptabilité générale en répondant à une question simple mais essentielle : combien coûte ce que nous produisons ou vendons, et où gagnons-nous ou perdons-nous de l’argent ? Là où la comptabilité générale retrace les flux avec l’extérieur selon le SYSCOHADA et produit un résultat global, la comptabilité analytique découpe les charges par produit, par activité, par service ou par client. Pour l’assistant(e) de direction, elle est un outil quotidien : préparation des tableaux de coûts, suivi budgétaire d’un service, calcul du coût d’un séminaire ou d’une prestation, dossiers d’aide à la décision soumis à la direction générale.

    Ce cours présente les principes de la comptabilité analytique, la méthode des coûts complets (centres d’analyse), les coûts partiels (coût variable, seuil de rentabilité) et l’utilisation des coûts pour décider, à partir d’exemples chiffrés en FCFA tirés d’entreprises nigériennes.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer comptabilité générale et comptabilité analytique et passer de l’une à l’autre (charges incorporables, non incorporables, supplétives).
    • Calculer un coût d’achat, un coût de production, un coût de revient et un résultat analytique.
    • Construire un tableau de répartition des charges indirectes et calculer le coût des unités d’œuvre.
    • Séparer charges variables et charges fixes et calculer marge sur coût variable, seuil de rentabilité, point mort et levier opérationnel.
    • Utiliser les coûts pertinents pour éclairer une décision (commande spéciale, fabriquer ou acheter, abandon d’un produit).

    Prérequis

    Comptabilité Générale 3 : maîtrise du plan de comptes SYSCOHADA, des charges par nature (classe 6) et des produits (classe 7), des stocks et des amortissements ; aisance avec les pourcentages et la règle de trois.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la comptabilité analytique : objectifs, charges et coûts
    2. Leçon 2 — La méthode des coûts complets : centres d’analyse et coût de revient
    3. Leçon 3 — Charges variables, charges fixes et seuil de rentabilité
    4. Leçon 4 — Utiliser les coûts pour la prise de décision

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, interrogations écrites et quiz en ligne, environ 40 %) et examen terminal écrit sur cas chiffré (environ 60 %). La calculatrice est autorisée ; la présentation des tableaux et la justification des calculs sont notées.

    Bibliographie

    • Horngren C., Datar S., Rajan M., Contrôle de gestion et gestion budgétaire, Pearson.
    • Bouquin H., Comptabilité de gestion, Economica / Dunod.
    • Burlaud A., Simon C., Comptabilité de gestion : coûts, contrôle, Vuibert.
    • Dubrulle L., Jourdain D., Comptabilité analytique de gestion, Dunod.
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA (SYSCOHADA révisé), 2017.
  • Mathématiques III

    Le cours de Mathématiques III (UE2 — Science fondamentale, semestre 3) introduit les outils mathématiques qui se cachent derrière le calcul des structures et la physique du bâtiment : les équations aux dérivées partielles (EDP), qui décrivent la diffusion de la chaleur dans un mur, la vibration d’une poutre ou l’équilibre d’une membrane, et le calcul des variations, qui explique pourquoi une chaînette donne la forme idéale d’un arc ou d’une voûte nubienne et fonde les méthodes énergétiques utilisées par les logiciels de calcul.

    L’objectif n’est pas de former des mathématiciens, mais de donner au futur assistant en architecture les clés pour comprendre les modèles, interpréter les résultats des logiciels et estimer des ordres de grandeur. Les exemples sont tirés du contexte nigérien : mur en banco face à la chaleur de Niamey, poutre de plancher d’une villa R+1, profil d’une voûte en terre.

    Objectifs d’apprentissage

    • Reconnaître et classer une EDP linéaire du second ordre (elliptique, parabolique, hyperbolique) et poser des conditions aux limites.
    • Résoudre des problèmes simples par séparation des variables et séries de Fourier.
    • Appliquer l’équation de la chaleur à la conduction et à l’inertie thermique des parois.
    • Calculer les fréquences propres de cordes, câbles et poutres simples.
    • Écrire et utiliser l’équation d’Euler-Lagrange ; appliquer la méthode de Rayleigh-Ritz à une poutre.

    Prérequis

    Mathématiques I et II : dérivées, intégrales, équations différentielles ordinaires linéaires, fonctions trigonométriques et hyperboliques ; notions de statique et de résistance des matériaux.

    Plan du cours

    1. Introduction aux équations aux dérivées partielles
    2. L’équation de la chaleur : conduction et inertie thermique des parois
    3. L’équation des ondes et les vibrations des structures
    4. Calcul des variations et méthodes énergétiques appliqués aux structures

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 10 h de travail personnel (TPE), pour 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (interrogations et devoirs de TD : 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Kreyszig, E. — Advanced Engineering Mathematics, Wiley.
    • Boyce, W. E. & DiPrima, R. C. — Elementary Differential Equations and Boundary Value Problems, Wiley.
    • Timoshenko, S. & Young, D. H. — Vibration Problems in Engineering, Wiley.
    • Gelfand, I. M. & Fomin, S. V. — Calculus of Variations, Dover.
  • Comptabilité générale

    Le technicien supérieur du pétrole ne travaille pas seulement avec des pompes et des carottes : il gère un budget de chantier, valide des bons de commande, suit les coûts d’une station ou crée un jour sa propre société de services pétroliers (maintenance, transport de brut, location de matériel, restauration de base-vie). Il doit donc comprendre la langue des chiffres de l’entreprise. Ce cours présente la comptabilité générale selon le SYSCOHADA révisé, référentiel comptable obligatoire au Niger comme dans les 17 États membres de l’OHADA (Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière, entré en vigueur en 2018 pour les comptes personnels des entités). On y étudie le bilan et le compte de résultat, l’enregistrement des opérations courantes (y compris la TVA), la comptabilité d’engagement et les travaux d’inventaire, puis une introduction à la comptabilité analytique pour calculer des coûts de revient. Les exemples sont tirés de PME nigériennes prestataires de l’industrie pétrolière ; les taux fiscaux cités (TVA 19 %, impôt sur les sociétés 30 %) sont donnés à titre indicatif et doivent être vérifiés dans la loi de finances en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les principes comptables et la logique de la partie double.
    • Lire et construire un bilan et un compte de résultat au format SYSCOHADA.
    • Passer les écritures courantes au journal (achats, ventes, TVA, règlements, salaires).
    • Appliquer la comptabilité d’engagement : amortissements, charges et produits constatés d’avance, charges à payer.
    • Calculer des coûts complets par la méthode des centres d’analyse et un résultat analytique.

    Prérequis

    Aucun prérequis spécifique ; aisance avec les pourcentages et les tableaux de calcul.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes comptables, bilan et partie double
    2. Leçon 2 — Enregistrement des opérations courantes et TVA
    3. Leçon 3 — Comptabilité d’engagement, inventaire et compte de résultat
    4. Leçon 4 — Comptes analytiques : coûts et résultat analytique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit (60 %) : écritures au journal, travaux d’inventaire, établissement d’un compte de résultat et calcul de coûts.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA (SYSCOHADA révisé), 2017.
    • Grandguillot B. et F., L’essentiel de la comptabilité générale, Gualino.
    • Burlaud A., Simon C., Comptabilité de gestion, Vuibert.
  • Analyse stratégique

    L’analyse stratégique est la démarche par laquelle une organisation examine son environnement et ses propres capacités afin de faire des choix durables : dans quelles activités s’engager, comment y obtenir un avantage sur les concurrents, avec quelles ressources et en tenant compte de quels acteurs. Ce cours de quatrième semestre présente les concepts fondamentaux de la stratégie et les principaux outils de diagnostic : segmentation stratégique, analyse des ressources et de la chaîne de valeur, matrice BCG, PESTEL, cinq forces de Porter, SWOT, cartographie des parties prenantes. Chaque outil est appliqué à des organisations opérant au Niger et dans l’UEMOA — industries agroalimentaires, cimenterie, télécommunications, banques, coopératives, ONG, entreprises minières —, dans un environnement marqué par la taille réduite des marchés, le poids du secteur informel, les contraintes logistiques d’un pays enclavé et des évolutions politiques et régionales rapides.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la stratégie, ses niveaux et la démarche de décision stratégique.
    • Réaliser le diagnostic interne d’une organisation (ressources, compétences, chaîne de valeur, portefeuille d’activités).
    • Réaliser le diagnostic externe (PESTEL, cinq forces, facteurs clés de succès).
    • Identifier, hiérarchiser et gérer les parties prenantes.
    • Synthétiser le diagnostic dans une matrice SWOT et en déduire des options stratégiques argumentées.

    Prérequis

    Théories du management (S3) ; notions de marketing, d’analyse financière et d’économie générale.

    Plan du cours

    1. Introduction à la stratégie d’entreprise
    2. Analyse interne : ressources, compétences, forces et faiblesses
    3. Analyse externe : opportunités et menaces
    4. Analyse des parties prenantes et synthèse stratégique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE ; 3 crédits. Les TD sont consacrés à des études de cas. Évaluation : contrôle continu (40 % : cas pratiques, exposé de groupe sur le diagnostic stratégique d’une organisation nigérienne) et examen terminal (60 % : étude de cas écrite).

    Bibliographie

    • Porter, M. E. — Competitive Strategy: Techniques for Analyzing Industries and Competitors, Free Press, 1980 (trad. Choix stratégiques et concurrence, Economica).
    • Johnson, G., Whittington, R., Scholes, K., Angwin, D., Regnér, P. — Stratégique, Pearson (adaptation française de Exploring Corporate Strategy).
    • Garrette, B., Dussauge, P., Durand, R. et al. — Strategor : toute la stratégie d’entreprise, Dunod.
    • Freeman, R. E. — Strategic Management: A Stakeholder Approach, Pitman, 1984.
    • Barney, J. B., Hesterly, W. S. — Strategic Management and Competitive Advantage, Pearson.
  • Économie et Organisation des Entreprises 2

    Ce cours approfondit Économie et Organisation des Entreprises 1. Après l’étude de l’entreprise, de ses fonctions et de son environnement, il aborde la manière dont les dirigeants organisent l’entreprise (structures et mécanismes de coordination), planifient son développement (démarche et outils stratégiques), tiennent compte des facteurs économiques qui pèsent sur la performance et mobilisent les ressources humaines. Les illustrations sont tirées d’entreprises, d’administrations et d’ONG du Niger et de l’espace UEMOA. Pour l’assistant(e) de direction, ces connaissances sont indispensables pour comprendre les décisions de la direction, préparer les réunions stratégiques, rédiger des notes de synthèse et contribuer au suivi des plans d’action.

    Objectifs d’apprentissage

    • Analyser les structures d’organisation et les configurations de Mintzberg, et relier structure, stratégie et contingence.
    • Conduire une démarche de planification stratégique et utiliser les outils de diagnostic (PESTEL, Porter, SWOT, BCG).
    • Identifier et mesurer l’impact des facteurs économiques (croissance, inflation, taux, change, fiscalité) sur la performance.
    • Calculer et interpréter des indicateurs de performance (productivité, rentabilités).
    • Situer la gestion des ressources humaines dans l’organisation et calculer des indicateurs sociaux.

    Prérequis

    Économie et Organisation des Entreprises 1 (entreprise, fonctions, environnement, notions de gestion) ; notions de comptabilité générale.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Stratégies d’organisation et structures des entreprises
    2. Leçon 2 — Planification et gestion stratégique
    3. Leçon 3 — Facteurs économiques et performance des entreprises
    4. Leçon 4 — La gestion des ressources humaines dans l’organisation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (études de cas en TD, exposé de groupe sur une entreprise nigérienne, quiz, environ 40 %) et examen terminal écrit (questions de cours et étude de cas, environ 60 %).

    Bibliographie

    • Mintzberg H., Structure et dynamique des organisations, Éditions d’Organisation / Eyrolles.
    • Drucker P., The Practice of Management, Harper & Row (trad. La pratique de la direction des entreprises).
    • Johnson G., Whittington R., Scholes K. et al., Stratégique, Pearson.
    • Porter M., L’avantage concurrentiel, Dunod.
    • Peretti J.-M., Ressources humaines, Vuibert.
  • Histoire et théorie de l’urbanisme

    Le cours d’Histoire et théorie de l’urbanisme (UE2 — Science fondamentale, semestre 3) retrace l’évolution des villes et des idées qui ont guidé leur planification, depuis les tracés en damier de l’Antiquité jusqu’aux écoquartiers et aux agendas urbains du XXIe siècle. Il met en regard les grands modèles occidentaux (Hippodamos, Haussmann, Cerdà, Howard, Le Corbusier, Jacobs) et les villes africaines, en particulier sahéliennes : Agadez et Zinder, cités caravanières en terre, puis Niamey, ville coloniale devenue capitale en croissance rapide.

    L’objectif est double : donner une culture urbaine solide et apprendre à analyser un tissu urbain (trame, îlots, espaces publics, densités) pour éclairer les projets d’aménagement contemporains. Chaque leçon comprend un exemple commenté, des exercices d’analyse corrigés et des calculs simples de densité.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer dans le temps les grandes étapes de l’histoire des villes et de l’urbanisme.
    • Expliquer les principales théories (cité-jardin, cité linéaire, Charte d’Athènes, critiques de Jacobs et Lynch, nouvel urbanisme, ville durable).
    • Analyser un tissu urbain : trame viaire, îlots, parcellaire, espaces publics, densités.
    • Comprendre la genèse de la ville sahélienne et coloniale, et l’urbanisation de Niamey.
    • Appliquer ces connaissances à des propositions d’aménagement durable adaptées au contexte nigérien.

    Prérequis

    Histoire de l’architecture ; notions de lecture de plans et d’échelles.

    Plan du cours

    1. De la ville antique à la ville préindustrielle : tracés, espaces publics et villes sahéliennes
    2. La ville industrielle et les premières théories de l’urbanisme (XIXe – début XXe siècle)
    3. Le mouvement moderne, ses réalisations et ses critiques ; l’urbanisme colonial en Afrique
    4. Urbanisme contemporain et durable : concepts, outils et enjeux pour Niamey

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 10 h de travail personnel (TPE), pour 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (analyses de tissus urbains et exposés en TD : 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Hall, P. — Cities of Tomorrow: An Intellectual History of Urban Planning and Design in the Twentieth Century, Wiley-Blackwell.
    • LeGates, R. T. & Stout, F. (dir.) — The City Reader, Routledge.
    • Choay, F. — L’Urbanisme, utopies et réalités. Une anthologie, Seuil.
    • Lynch, K. — The Image of the City, MIT Press, 1960.
    • Jacobs, J. — The Death and Life of Great American Cities, Random House, 1961.
  • Contrôle et régulation

    Une installation pétrolière moderne — séparateurs et stations de collecte du bassin d’Agadem, fours et colonnes de distillation de la raffinerie SORAZ, stations de pompage du pipeline Niger–Bénin — fonctionne en continu sous la surveillance de centaines de boucles de régulation. Chacune maintient automatiquement une grandeur (pression, niveau, débit, température) à sa consigne malgré les perturbations : variation de production des puits, chaleur de l’après-midi, changement de brut. Ce cours présente les principes du contrôle automatique, les capteurs et transmetteurs, les actionneurs (en particulier les vannes de régulation), puis la régulation PID et les structures de boucles utilisées dans l’industrie pétrolière. Il prépare le technicien à lire un schéma de tuyauterie et d’instrumentation (P&ID), à vérifier une chaîne de mesure 4-20 mA et à participer au réglage d’une boucle.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire une boucle de régulation (mesure, consigne, régulateur, actionneur, procédé, perturbations) et lire les repères ISA d’un P&ID.
    • Choisir et étalonner un capteur-transmetteur, convertir un signal 4-20 mA en valeur physique.
    • Choisir une vanne de régulation (type, caractéristique, position de sécurité) et estimer son coefficient Cv.
    • Expliquer les actions P, I et D et régler un PID par une méthode empirique.
    • Reconnaître les structures cascade, rapport, anticipation, split-range et sélection.

    Prérequis

    Informatique industrielle (automates, signaux), mécanique des fluides, notions de mathématiques (exponentielle, dérivée, intégrale).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes des systèmes de contrôle automatique
    2. Leçon 2 — Capteurs et transmetteurs
    3. Leçon 3 — Actionneurs et vannes de régulation
    4. Leçon 4 — Régulation PID et structures de boucles de contrôle

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit (60 %) comprenant des calculs de mise à l’échelle, de réponse de procédé et de réglage PID.

    Bibliographie

    • Ogata K., Modern Control Engineering, Pearson.
    • Smith C. A., Corripio A. B., Principles and Practice of Automatic Process Control, Wiley.
    • Liptak B. G., Instrument Engineers’ Handbook, CRC Press.
    • Borne P. et al., Régulation industrielle, Technip.
    • ISA-5.1, Instrumentation Symbols and Identification ; IEC 60534 (vannes de régulation).
  • Droit Social 1

    Le droit social regroupe le droit du travail, qui régit les relations entre employeurs et salariés, et le droit de la sécurité sociale. Au Niger, il repose principalement sur la loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012 portant Code du travail et sur sa partie réglementaire (décret n° 2017-682 du 10 août 2017), complétés par la Convention collective interprofessionnelle, les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) ratifiées et la jurisprudence. L’assistant(e) de direction manipule quotidiennement ces règles : rédaction de contrats et d’avenants, gestion des congés et absences, préparation des élections de délégués du personnel, courriers de convocation ou de notification, suivi des relations avec l’inspection du travail et la CNSS.

    Ce premier cours pose les bases : sources et institutions, contrat de travail, relations collectives et rupture du contrat avec ses contentieux. Les textes et chiffres cités sont donnés à titre indicatif et doivent être vérifiés dans leur version en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les sources du droit du travail nigérien et les institutions compétentes.
    • Qualifier un contrat de travail, en connaître les types, les clauses et les formalités.
    • Connaître les droits et obligations de l’employeur et du salarié pendant l’exécution du contrat.
    • Comprendre le rôle des syndicats, des délégués du personnel et des conventions collectives.
    • Analyser une rupture du contrat de travail et la procédure de règlement d’un litige.

    Prérequis

    Droit civil (notions de contrat, obligations, responsabilité) ; introduction au droit.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction au droit social et au droit du travail
    2. Leçon 2 — Le contrat de travail : définition, contenu et types
    3. Leçon 3 — Les relations collectives de travail
    4. Leçon 4 — Le licenciement et les contentieux du travail

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (cas pratiques de TD, quiz, exposé, environ 40 %) et examen terminal écrit comprenant questions de cours et cas pratique (environ 60 %).

    Bibliographie

    • République du Niger, Loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012 portant Code du travail et décret n° 2017-682/PRN/MET/PS portant partie réglementaire.
    • Gauriau B., Pesquié L., Droit du travail, Dalloz (Hypercours) ; et Pélissier J., Auzero G., Dockès E., Droit du travail, Dalloz (Précis).
    • Issa-Sayegh J., Droit du travail sénégalais, LGDJ / NEA (référence classique du droit du travail africain francophone).
    • OIT, Conventions fondamentales (n° 87, 98, 29, 105, 100, 111, 138, 182), ilo.org.