École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 3

  • Gestion des achats

    Les achats représentent souvent entre 40 % et 70 % du chiffre d’affaires d’une entreprise industrielle ou commerciale, et une part majeure du budget des projets et des ONG. Un franc économisé à l’achat se retrouve directement dans la marge. Au Niger, pays enclavé dont une grande partie des biens importés transite par les ports de Cotonou, Lomé ou Abidjan, la fonction achats doit en outre maîtriser les délais, les coûts logistiques, les droits et taxes et le risque fournisseur. Ce cours présente la fonction achats moderne : définition des stratégies et du sourcing, négociation et contractualisation, mesure de la performance, et gestion des relations avec les fournisseurs. Il intègre les spécificités des achats publics régis par le Code des marchés publics.

    Objectifs d’apprentissage

    • Segmenter un portefeuille d’achats (matrice de Kraljic) et définir une stratégie par famille.
    • Comparer des offres par le coût total de possession (TCO) et analyser une décision « faire ou acheter ».
    • Préparer et conduire une négociation, rédiger un cahier des charges et les clauses essentielles d’un contrat d’achat.
    • Construire un tableau de bord achats et calculer les gains et indicateurs de performance.
    • Évaluer, sélectionner et développer les fournisseurs en maîtrisant le risque de dépendance.

    Prérequis

    Gestion de la chaîne d’approvisionnement (S4) ; notions de comptabilité analytique (coûts fixes et variables) et de mathématiques financières.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Stratégies d’achat et sourcing
    2. Leçon 2 — Négociation et contractualisation avec les fournisseurs
    3. Leçon 3 — Suivi des performances des achats
    4. Leçon 4 — Gestion des relations fournisseurs

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, exercices chiffrés, jeu de rôle de négociation en TD) et examen terminal écrit (60 % : cas d’achat complet).

    Bibliographie

    • Van Weele A. J., Purchasing and Supply Chain Management, Cengage.
    • Baily P., Farmer D., Crocker B., Jessop D., Jones D., Procurement Principles and Management, Pearson.
    • Kraljic P., « Purchasing must become supply management », Harvard Business Review, 1983.
    • Fisher R., Ury W., Patton B., Getting to Yes : Negotiating Agreement Without Giving In, Penguin.
    • Chambre de commerce internationale, Incoterms® 2020.
  • Gestion des Documents Numériques

    Les organisations nigériennes, publiques comme privées, produisent et reçoivent chaque jour des documents sous forme numérique : courriels, fichiers bureautiques, courriers numérisés, factures électroniques, actes signés électroniquement. Sans méthode, ces documents se perdent dans des dossiers mal nommés, des clés USB et des boîtes de messagerie. Ce cours forme l’assistant(e) de direction à organiser, sécuriser, archiver et faire circuler les documents numériques grâce à la gestion électronique des documents (GED), en articulation avec l’organisation administrative vue en OMA 2.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la GED, décrire le cycle de vie du document et ses étapes (capture, indexation, stockage, diffusion, archivage).
    • Concevoir un plan de classement, des règles de nommage et un jeu de métadonnées.
    • Appliquer les mesures de sécurité et de confidentialité (classification, droits d’accès, mots de passe, chiffrement, sauvegardes).
    • Mettre en œuvre un archivage électronique fiable (durées d’utilité administrative, formats pérennes, empreintes, SAE).
    • Modéliser et piloter un flux documentaire numérique (circuit du courrier, validation, indicateurs).

    Prérequis

    Organisation et Méthodes Administratives 2 (classement, archivage papier, circuit du courrier) ; bureautique courante.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la gestion électronique des documents (GED)
    2. Leçon 2 — Sécurité et confidentialité des documents numériques
    3. Leçon 3 — Techniques d’archivage électronique
    4. Leçon 4 — Gestion des flux documentaires numériques dans les entreprises

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (plan de classement et tableau de gestion réalisés en TD, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit (étude de cas) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Couture, C. et al., Les fonctions de l’archivistique contemporaine, Presses de l’Université du Québec.
    • Association des archivistes français, Abrégé d’archivistique, AAF.
    • Prax, J.-Y. et Larcher, S., La gestion électronique d’information et de documents existants, Dunod.
    • Normes ISO 15489 (records management), ISO 14721 (OAIS) et ISO 14641 (archivage électronique).
    • ANSSI, Guide d’hygiène informatique (en ligne).
  • Forages et puits

    Ce cours approfondit les techniques de forage vues en S3 et S4 pour préparer le technicien supérieur aux réalités des chantiers de forage et d’exploitation, comme ceux des champs du bassin d’Agadem opérés par la CNPC et ses sous-traitants. Il couvre l’appareil de forage et la garniture, le forage directionnel et horizontal (profils, outils, calculs de trajectoire), l’hydraulique et le contrôle du puits dans des environnements difficiles (désert, températures élevées, formations instables, HPHT, offshore), puis la vie du puits après sa mise en production : maintenance, interventions légères et lourdes (wireline, coiled tubing, workover), stimulation et abandon. Volume : 20 h de CM, 10 h de TD, 30 h de travail personnel (3 crédits).

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les systèmes d’un appareil de forage et les éléments de la garniture ; calculer poids en boue et poids disponible sur l’outil.
    • Décrire les profils de puits déviés et les outils de déviation ; calculer une trajectoire (rayon de courbure, déplacement, cote verticale, courbure minimale).
    • Calculer pressions hydrostatiques, densité de boue de neutralisation et marges ; décrire les procédures de contrôle d’une venue.
    • Identifier les contraintes des environnements difficiles et les parades techniques et HSE.
    • Choisir et dimensionner une intervention sur puits (wireline, coiled tubing, workover, acidification) et en calculer les volumes.

    Prérequis

    Techniques de forage de base (S3), mécanique des fluides, trigonométrie, unités de champ (ft, psi, ppg, bbl).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Outils et équipements de forage
    2. Leçon 2 — Techniques de forage directionnel
    3. Leçon 3 — Hydraulique, contrôle du puits et forage en environnement difficile
    4. Leçon 4 — Entretien et intervention sur les puits

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 20 h, TD 10 h, TP 0 h, TPE 30 h (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz, TD de calculs de trajectoire et de contrôle de puits, étude de cas) 40 % et examen terminal écrit 60 %.

    Bibliographie

    • H. Rabia, Well Engineering & Construction, Entrac Consulting.
    • A. T. Bourgoyne, K. K. Millheim, M. E. Chenevert, F. S. Young, Applied Drilling Engineering, SPE Textbook Series.
    • ENSPM Formation Industrie – IFP Training, Le forage (collection Cours de l’ENSPM), Éditions Technip.
    • IADC, Drilling Manual, International Association of Drilling Contractors.
    • API RP 53, Blowout Prevention Equipment Systems for Drilling Wells.
  • Responsabilité sociale des entreprises (RSE)

    La responsabilité sociale (ou sociétale) des entreprises désigne l’intégration volontaire, par les organisations, de préoccupations sociales, environnementales et éthiques dans leurs activités et dans leurs relations avec leurs parties prenantes. Au Niger, la question se pose avec acuité : exploitation de l’uranium et du pétrole, pression sur les ressources en eau et en bois, conditions de travail dans le secteur informel, attentes des communautés riveraines des grands projets, exigences des bailleurs de fonds et des clients internationaux. Ce cours présente les fondements de la RSE et du développement durable, les pratiques éthiques en entreprise, plusieurs études de cas, puis les mécanismes de gouvernance éthique. Il vise à former des cadres capables d’intégrer la RSE dans la stratégie et la gestion quotidienne d’une organisation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la RSE, le développement durable et les principaux référentiels (ISO 26000, Pacte mondial, ODD, GRI).
    • Identifier les parties prenantes d’une organisation et analyser leurs attentes.
    • Reconnaître et traiter les dilemmes éthiques (corruption, conflits d’intérêts, cadeaux, discrimination).
    • Analyser des cas de responsabilité sociale et proposer des plans d’action mesurables.
    • Concevoir des dispositifs de gouvernance éthique : code de conduite, comité, alerte, reporting.

    Prérequis

    Introduction à la gestion des organisations ; notions de base en droit du travail et en management.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la RSE et au développement durable
    2. Leçon 2 — Pratiques éthiques en entreprise
    3. Leçon 3 — Études de cas de responsabilité sociale d’entreprises
    4. Leçon 4 — Gouvernance éthique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, études de cas en TD, exposé de groupe sur la démarche RSE d’une organisation nigérienne) et examen terminal écrit (60 % : questions de cours et cas pratique).

    Bibliographie

    • Carroll A. B., Brown J. A., Buchholtz A. K., Business and Society : Ethics, Sustainability and Stakeholder Management, Cengage.
    • Crane A., Matten D., Business Ethics, Oxford University Press.
    • ISO, ISO 26000:2010 — Lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale.
    • Capron M., Quairel-Lanoizelée F., La responsabilité sociale d’entreprise, La Découverte, coll. Repères.
    • Freeman R. E., Strategic Management : A Stakeholder Approach, Pitman, 1984.
  • Informatique Avancée

    Ce cours approfondit les compétences informatiques de l’assistant(e) de direction au-delà de la bureautique courante. Il porte sur quatre domaines devenus indispensables dans les entreprises, administrations et ONG de Niamey : les bases de données relationnelles et le langage SQL, les outils de Business Intelligence (tableaux croisés dynamiques, Power Query, Power BI) pour produire des tableaux de bord, les systèmes d’information de gestion (ERP, CRM, GED, sécurité), et l’automatisation des tâches répétitives par les macros VBA et les formules avancées. Le cours est fortement pratique : 20 heures de TP guidés sur poste.

    Objectifs d’apprentissage

    • Concevoir une petite base de données relationnelle normalisée et l’interroger en SQL (sélection, tri, regroupement, jointure).
    • Construire un tableau croisé dynamique et un tableau de bord d’indicateurs à partir de données administratives et financières.
    • Expliquer le rôle et les composants d’un système d’information de gestion, comparer des solutions (ERP sur site ou en SaaS).
    • Appliquer les règles de sécurité et de protection des données dans l’usage des outils numériques.
    • Automatiser une tâche répétitive par une macro enregistrée puis modifiée en VBA.

    Prérequis

    Informatique 2 : maîtrise de Windows, de Word et d’Excel (formules de base, mise en forme, graphiques) ; utilisation de la messagerie.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Analyse et gestion des bases de données avancées
    2. Leçon 2 — Business Intelligence et tableaux de bord
    3. Leçon 3 — Systèmes d’information et gestion d’entreprise
    4. Leçon 4 — Automatisation des processus avec macros et scripts

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de cours magistral (CM), 0 h de TD, 20 h de travaux pratiques (TP) et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus des TP guidés, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal pratique sur machine (base de données, tableau de bord, macro) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Laudon, K. C. et Laudon, J. P., Management des systèmes d’information, Pearson.
    • Reix, R., Fallery, B., Kalika, M., Rowe, F., Systèmes d’information et management des organisations, Vuibert.
    • Gardarin, G., Bases de données, Eyrolles.
    • Walkenbach, J., Excel VBA Programming For Dummies, Wiley.
    • Documentation officielle Microsoft Learn : Excel, Access, Power Query et Power BI.
  • Traitement et exploitation des gisements

    Le cours Traitement et exploitation des gisements (UE4 « Gestion des gisements et techniques de forage », semestre 5) explique comment un gisement découvert est développé puis exploité pour en extraire le maximum d’hydrocarbures dans des conditions économiques, sûres et respectueuses de l’environnement. Il présente les mécanismes naturels de drainage (récupération primaire), le maintien de pression par injection d’eau ou de gaz (récupération secondaire), les méthodes de récupération assistée (tertiaire ou EOR), puis les techniques de stimulation des puits, d’optimisation de la production et de traitement des effluents en surface. Le fil conducteur est le développement des champs du bassin d’Agadem (CNPC), où les huiles paléogènes sont traitées dans une installation centrale avant d’alimenter la raffinerie SORAZ de Zinder et le pipeline d’exportation vers le Bénin. Référence principale : Dake, Fundamentals of Reservoir Engineering.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les mécanismes de drainage naturel d’un gisement et leurs taux de récupération typiques.
    • Calculer l’indice de productivité et construire une courbe IPR (linéaire et Vogel).
    • Dimensionner un maintien de pression et analyser un balayage par l’eau (rapport de mobilité, écoulement fractionnaire, efficacités).
    • Sélectionner une méthode de récupération assistée selon les caractéristiques du réservoir.
    • Quantifier l’effet d’un skin et l’intérêt d’une stimulation (acidification, fracturation).
    • Décrire la chaîne de traitement de surface et les leviers d’optimisation de la production.

    Prérequis

    Géologie des réservoirs, propriétés des roches (porosité, perméabilité, saturations) et des fluides (Bo, viscosité), mécanique des fluides (loi de Darcy), mathématiques de base.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Développement d’un gisement et récupération primaire
    2. Leçon 2 — Récupération secondaire : injection d’eau et de gaz
    3. Leçon 3 — Récupération tertiaire (EOR)
    4. Leçon 4 — Stimulation des puits, optimisation de la production et traitement de surface

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD de calcul, quiz, étude de cas d’un plan de développement : 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Dake L. P., Fundamentals of Reservoir Engineering, Elsevier.
    • Ahmed T., Reservoir Engineering Handbook, Gulf Professional Publishing.
    • Green D. W. & Willhite G. P., Enhanced Oil Recovery, SPE Textbook Series.
    • Economides M. J., Hill A. D. & Ehlig-Economides C., Petroleum Production Systems, Prentice Hall.
    • Cossé R., Le gisement, Technip (collection IFP).
  • Gestion des risques financiers et opérationnels

    Toute organisation est exposée à des événements incertains susceptibles de compromettre ses objectifs : retard de paiement d’un grand client, hausse des taux d’emprunt, variation du dollar pour un importateur, panne d’une chaîne de production, fraude, incendie d’un entrepôt, rupture d’approvisionnement sur le corridor Cotonou–Niamey. Ce cours apprend à identifier, évaluer, traiter et suivre ces risques de manière structurée. Il couvre les risques financiers (liquidité, taux, crédit, change, marché) et les risques opérationnels (processus, personnes, systèmes, événements externes, qualité), puis les stratégies de couverture et de mitigation. Les exemples sont tirés du contexte des PME, banques, microfinances, ONG et administrations du Niger et de l’UEMOA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir le risque et situer la démarche de gestion des risques (ISO 31000, COSO ERM) dans le pilotage de l’organisation.
    • Construire une cartographie des risques et calculer une criticité ou une perte espérée.
    • Mesurer les risques de liquidité, de taux, de crédit et de marché (ratios, perte attendue, VaR).
    • Analyser les risques opérationnels et de qualité (AMDEC, contrôle interne, plan de continuité).
    • Choisir et chiffrer une stratégie de traitement : évitement, réduction, transfert (assurance, contrats de couverture), acceptation.

    Prérequis

    Gestion financière (bilan fonctionnel, trésorerie, coût du crédit), notions de statistiques (moyenne, écart-type, loi normale) et de mathématiques financières (intérêts, actualisation).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la gestion des risques
    2. Leçon 2 — Identification et évaluation des risques financiers
    3. Leçon 3 — Gestion des risques opérationnels
    4. Leçon 4 — Stratégies de couverture et de mitigation des risques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, exercices de TD, cartographie des risques réalisée en groupe sur une organisation nigérienne) et examen terminal écrit (60 % : exercices chiffrés et étude de cas).

    Bibliographie

    • Hull J. C., Risk Management and Financial Institutions, Wiley.
    • Jorion P., Value at Risk : The New Benchmark for Managing Financial Risk, McGraw-Hill.
    • ISO, ISO 31000:2018 — Management du risque : lignes directrices.
    • COSO, Enterprise Risk Management — Integrating with Strategy and Performance, 2017.
    • Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, Saines pratiques pour la gestion du risque opérationnel.
  • Management des Organisations 2

    Ce cours prolonge Management des Organisations 1 et fait passer l’étudiant de la connaissance des fonctions du management à leur mise en œuvre stratégique et opérationnelle. L’assistant(e) de direction est au cœur des décisions : il prépare les dossiers d’analyse, organise les comités de direction, suit les tableaux de bord et accompagne les réorganisations. Le cours s’appuie sur des situations tirées d’entreprises, d’administrations et d’ONG de Niamey et des régions (Maradi, Zinder, Dosso, Tahoua).

    Objectifs d’apprentissage

    • Réaliser un diagnostic stratégique (PESTEL, cinq forces, SWOT, matrice BCG) d’une organisation nigérienne.
    • Distinguer les niveaux de décision et appliquer les critères de décision en avenir incertain et risqué.
    • Construire une grille de décision multicritère pondérée et en interpréter le résultat.
    • Cartographier un processus administratif, en mesurer la performance et proposer des améliorations (Lean, PDCA, Pareto).
    • Conduire et accompagner un changement organisationnel (Lewin, Kotter, gestion des résistances).

    Prérequis

    Management des Organisations 1 (fonctions du management, structures, théories des organisations) ; notions de pourcentage et de moyenne.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Analyse stratégique des organisations
    2. Leçon 2 — Prise de décision en management
    3. Leçon 3 — Optimisation des processus organisationnels
    4. Leçon 4 — Gestion des changements organisationnels

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (études de cas en TD, quiz en ligne, exposé de groupe) pour 40 % et examen terminal écrit (étude de cas) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Mintzberg, H., Structure et dynamique des organisations, Éditions d’Organisation.
    • Johnson, G., Whittington, R., Scholes, K. et al., Stratégique, Pearson.
    • Porter, M. E., L’avantage concurrentiel, Dunod.
    • Drucker, P. F., The Practice of Management, Harper Business.
    • Kotter, J. P., Conduire le changement, Pearson Village Mondial.
  • Évaluation principale des diagraphies différées

    Le cours Évaluation principale des diagraphies différées (UE3 « Exploration et évaluation géophysique », semestre 5) apprend à transformer les courbes enregistrées dans un puits en paramètres de réservoir exploitables : lithologie, volume d’argile, porosité, saturation en eau et en hydrocarbures, perméabilité et épaisseur utile. Les diagraphies différées (wireline logs) sont enregistrées au câble après forage d’une section, par opposition aux diagraphies instantanées (mud logging) et aux mesures en cours de forage (LWD). Le cours suit la démarche d’un pétrophysicien sur un puits du bassin d’Agadem : contrôle qualité, corrections d’environnement, interprétation zone par zone, puis synthèse en « net pay » et modèle pétrophysique. Référence principale : Asquith & Krygowski, Basic Well Log Analysis.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les outils de diagraphie différée, leurs principes physiques et leurs conditions d’acquisition.
    • Déterminer la température de formation et corriger les résistivités des fluides.
    • Calculer le volume d’argile (GR, PS) et la résistivité de l’eau de formation Rw.
    • Calculer la porosité (densité, neutron, sonique) et la saturation en eau par la loi d’Archie.
    • Estimer la perméabilité, appliquer des cut-offs et déterminer l’épaisseur utile et la hauteur d’hydrocarbures.
    • Construire un modèle pétrophysique simple et le caler sur les carottes.

    Prérequis

    Géophysique générale, géologie des réservoirs, notions de diagraphies de base (S4), physique (électricité, radioactivité, acoustique), logarithmes et puissances.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Acquisition des diagraphies différées et environnement du puits
    2. Leçon 2 — Lithologie, argilosité et résistivité de l’eau de formation
    3. Leçon 3 — Porosité et saturation en fluides
    4. Leçon 4 — Perméabilité, zones productives et modélisation des données diagraphiques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD d’interprétation sur composites de puits, quiz : 40 %) et examen terminal écrit avec interprétation d’un log (60 %).

    Bibliographie

    • Asquith G. & Krygowski D., Basic Well Log Analysis, AAPG Methods in Exploration 16.
    • Serra O., Diagraphies différées : bases de l’interprétation, Schlumberger / Technip.
    • Rider M. & Kennedy M., The Geological Interpretation of Well Logs, Rider-French Consulting.
    • Ellis D. V. & Singer J. M., Well Logging for Earth Scientists, Springer.
    • Schlumberger, Log Interpretation Charts (abaques).
  • Consolidation des comptes

    Les grandes entreprises opérant au Niger et dans l’espace UEMOA sont de plus en plus souvent organisées en groupes de sociétés : une société mère détient des participations dans des filiales (distribution, transport, agro-industrie, télécommunications, banques), parfois dans plusieurs pays de la zone. Les comptes individuels de chaque société ne donnent alors qu’une image partielle de la réalité économique. Ce cours présente les techniques permettant d’établir des comptes consolidés, c’est-à-dire les états financiers d’un groupe présenté comme s’il formait une seule entité. Il s’appuie sur l’Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF révisé, 2017) et le SYSCOHADA révisé, avec des renvois aux normes IFRS (IFRS 3, 10, 11 et IAS 28) utilisées par les groupes faisant appel public à l’épargne.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir un groupe, son périmètre de consolidation et les différents types de contrôle (exclusif, conjoint, influence notable).
    • Calculer les pourcentages de contrôle et d’intérêts dans des structures de détention directes et indirectes.
    • Appliquer l’intégration globale et l’intégration proportionnelle, y compris le calcul de l’écart d’acquisition et des intérêts minoritaires.
    • Appliquer la mise en équivalence et suivre la valeur des titres mis en équivalence.
    • Éliminer les opérations réciproques et les résultats internes au groupe.
    • Présenter le bilan, le compte de résultat consolidés et les principales notes annexes.

    Prérequis

    Comptabilité des sociétés (constitution, affectation du résultat, capitaux propres), maîtrise du bilan et du compte de résultat SYSCOHADA révisé, notions de droit des sociétés commerciales OHADA (AUSCGIE).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de la consolidation des comptes
    2. Leçon 2 — Intégration globale et intégration proportionnelle
    3. Leçon 3 — Participations et mise en équivalence
    4. Leçon 4 — Présentation des comptes consolidés

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), soit 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, quiz en ligne, devoir sur table) comptant pour 40 % et examen terminal écrit (cas de consolidation complet) comptant pour 60 %.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA révisé, 2017.
    • Hennie van Greuning, International Financial Reporting Standards : A Practical Guide, Banque mondiale.
    • Raffegeau J., Dufils P., Lopater C., Mémento Comptes consolidés, Éditions Francis Lefebvre.
    • Grandguillot B. et F., Comptabilité des groupes / Consolidation, Gualino.