École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 3

  • Dactylographie 3

    Dernier niveau du cycle de dactylographie, ce cours vise la maîtrise professionnelle de la saisie : vitesse et précision mesurées selon des critères objectifs, mise en page avancée de tableaux et de graphiques, production de documents longs et structurés (rapports d’activité, procès-verbaux de conseil ou d’assemblée) et exploitation systématique des raccourcis clavier et des automatismes du traitement de texte. Les exercices se font sur clavier AZERTY avec Microsoft Word et Excel (les procédures sont transposables à LibreOffice Writer). Les documents supports sont tirés de la vie des organisations nigériennes : rapport annuel d’une ONG, procès-verbal de conseil municipal, tableau de suivi budgétaire d’un projet à Niamey. À l’issue du cours, l’assistant(e) de direction doit pouvoir produire rapidement un document long sans faute de frappe ni défaut de présentation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Atteindre une vitesse nette d’au moins 50 à 60 mots par minute avec une précision supérieure à 98 % (objectif indicatif de fin de licence) ;
    • Mesurer sa vitesse brute, sa vitesse nette et son taux de précision, et conduire un plan d’entraînement ;
    • Concevoir des tableaux complexes (fusion, en-têtes répétés, tabulations décimales, calculs) et intégrer des graphiques légendés ;
    • Produire un rapport structuré (styles, numérotation, table des matières, sections, notes) et un procès-verbal conforme aux usages ;
    • Utiliser les principaux raccourcis de Windows, Word, Excel et Outlook ainsi que les insertions automatiques.

    Prérequis

    Dactylographie 2 (doigté complet, saisie à l’aveugle, lettres et documents courants), bases de Word et d’Excel.

    Plan du cours

    1. Techniques de saisie rapide et précise
    2. Mise en page avancée : tableaux et graphiques
    3. Saisie et mise en forme de documents complexes : rapports et procès-verbaux
    4. Raccourcis clavier et automatismes pour une productivité maximale

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (tests chronométrés réguliers, dossiers de mise en page remis) pour 40 % et examen terminal pratique sur poste (test de vitesse de 10 minutes et production d’un document complexe dans un temps limité) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Imprimerie nationale, Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale, Paris, Imprimerie nationale, dernière édition.
    • Ramat, A., Le Ramat de la typographie, Montréal, édition la plus récente.
    • Microsoft, documentation en ligne de Word et d’Excel (support.microsoft.com), rubriques « Raccourcis clavier », « Tableaux », « Table des matières ».
    • Microsoft, référentiel de l’examen Microsoft Office Specialist (MOS) Word Associate, rubriques « Tableaux », « Références », « Gestion des documents ».
  • Connaissance du milieu pétrolier et gazier à l’échelle internationale

    Ce cours donne aux futurs techniciens supérieurs de l’amont et de l’aval pétroliers une vision d’ensemble de l’industrie du pétrole et du gaz à l’échelle mondiale : comment se forment les prix, qui sont les acteurs qui produisent, transportent, raffinent et négocient les hydrocarbures, quels rapports de force géopolitiques structurent les flux d’énergie et comment les compagnies pétrolières construisent leurs stratégies. Le Niger, devenu exportateur de brut depuis la mise en service du pipeline Niger–Bénin (WAPCO), est placé au cœur de ces mécanismes : ses recettes dépendent du prix du Brent, de la décote de son brut, des tarifs de transport et des termes des contrats pétroliers conclus avec la CNPC et les autres opérateurs.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire l’organisation des marchés physiques et financiers du pétrole et du gaz (bruts de référence, contrats à terme, GNL).
    • Calculer la valeur d’une cargaison, une marge de raffinage (crack spread), un netback et le résultat d’une couverture.
    • Identifier les principaux acteurs internationaux : OPEP/OPEP+, AIE, compagnies nationales et internationales, négociants, sociétés de services.
    • Analyser les enjeux géopolitiques : détroits stratégiques, pipelines, sanctions, rente pétrolière, transition énergétique.
    • Expliquer les stratégies des compagnies (intégration, portefeuille, fusions-acquisitions, contrats de partage de production, contenu local).
    • Situer le Niger et le bassin d’Agadem dans ce contexte international.

    Prérequis

    Aucun prérequis formel. Des notions d’économie de l’entreprise (S3), de droit des ressources naturelles (S5) et des unités pétrolières (baril, densité API) facilitent le suivi.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Organisation des marchés pétroliers et gaziers
    2. Leçon 2 — Les acteurs de l’industrie à l’échelle internationale
    3. Leçon 3 — Géopolitique de l’énergie
    4. Leçon 4 — Stratégies des compagnies pétrolières internationales

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, exposé de revue de presse énergétique, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Yergin D., The Prize: The Epic Quest for Oil, Money & Power, Simon & Schuster.
    • Yergin D., The New Map: Energy, Climate, and the Clash of Nations, Penguin Press.
    • Chevalier J.-M., Les grandes batailles de l’énergie, Gallimard (Folio).
    • Favennec J.-P. (dir.), Géopolitique de l’énergie, Éditions Technip.
    • Agence internationale de l’énergie, World Energy Outlook et Oil Market Report (éditions annuelles et mensuelles).
  • Systèmes de gestion de la qualité (ISO, Lean Six Sigma)

    La qualité n’est plus seulement une affaire de contrôle des produits en fin de chaîne : elle est devenue un système de management qui organise toute l’entreprise autour de la satisfaction du client et de l’amélioration continue. Les exportateurs nigériens (oignon, sésame, bétail, cuirs), les industries agroalimentaires, les banques, les hôpitaux, les administrations et les ONG sont de plus en plus confrontés aux exigences de certification de leurs clients et bailleurs. Ce cours présente les trois grandes approches complémentaires : la norme internationale ISO 9001 (système de management de la qualité), les outils Lean Six Sigma (réduction des gaspillages et de la variabilité, démarche DMAIC) et la gestion de la qualité totale (TQM) avec ses pionniers (Deming, Juran, Crosby, Ishikawa). Il se termine par la démarche de certification ISO et la conduite des audits qualité selon ISO 19011. Des exercices chiffrés (DPMO, niveau sigma, capabilité, Pareto, coûts de la qualité) et des cas d’organisations nigériennes accompagnent chaque leçon.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer la structure et les exigences essentielles de la norme ISO 9001 et ses sept principes de management de la qualité.
    • Utiliser les outils Lean Six Sigma : DMAIC, Pareto, Ishikawa, 5S, calcul du DPMO, du niveau sigma et des indices de capabilité.
    • Situer la TQM, ses auteurs de référence et mesurer les coûts de la qualité.
    • Préparer une certification ISO 9001 et planifier, conduire et restituer un audit qualité interne.
    • Concevoir les grandes lignes d’un système de management de la qualité dans une organisation nigérienne.

    Prérequis

    Gestion des opérations (S4) ; statistiques descriptives (moyenne, écart-type, loi normale).

    Plan du cours

    1. Introduction aux normes ISO (ISO 9001)
    2. Outils Lean Six Sigma pour l’amélioration continue
    3. Gestion de la qualité totale (TQM)
    4. Certification ISO et audits qualité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h CM, 10 h TD, 0 h TP, 30 h TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, exercices chiffrés en TD, mini-audit d’un processus en groupe, ≈ 40 %) et examen terminal écrit (≈ 60 %).

    Bibliographie

    • Juran, J. M. et Gryna, F. M., Quality Planning and Analysis, McGraw-Hill.
    • George, M. L., Lean Six Sigma for Service, McGraw-Hill.
    • ISO, ISO 9001:2015 — Systèmes de management de la qualité — Exigences ; ISO 9000:2015 — Principes essentiels et vocabulaire ; ISO 19011:2018 — Lignes directrices pour l’audit des systèmes de management.
    • Deming, W. E., Out of the Crisis, MIT Press.
    • Womack, J. P. et Jones, D. T., Lean Thinking, Simon & Schuster.
  • Comptabilité Approfondie 1

    Ce cours approfondit la comptabilité générale sur les opérations d’inventaire et de fin d’exercice qui conditionnent la fiabilité des états financiers : évaluation et amortissement des immobilisations, dépréciations et provisions, analyse approfondie des comptes (soldes intermédiaires de gestion, capacité d’autofinancement, équilibre financier) et traitement comptable de la fiscalité (TVA, impôt sur les bénéfices, passage du résultat comptable au résultat fiscal). Il s’appuie sur le Système comptable OHADA révisé (SYSCOHADA) et sur le contexte fiscal du Niger. L’assistant(e) de direction qui prépare les dossiers de clôture, suit les échéances fiscales ou présente des tableaux de bord à la direction y trouve les outils pour comprendre et vérifier les chiffres. Les taux et seuils fiscaux cités sont donnés à titre indicatif et doivent être vérifiés dans le Code général des impôts du Niger et la loi de finances de l’année.

    Objectifs d’apprentissage

    • Déterminer le coût d’entrée d’une immobilisation et établir des plans d’amortissement linéaire et dégressif ;
    • Comptabiliser la cession d’une immobilisation et calculer le résultat de cession ;
    • Évaluer et comptabiliser les dépréciations (créances, stocks) et les provisions pour risques et charges ;
    • Calculer les soldes intermédiaires de gestion, la capacité d’autofinancement, le fonds de roulement, le besoin en fonds de roulement et la trésorerie nette ;
    • Passer du résultat comptable au résultat fiscal, calculer et comptabiliser l’impôt sur les bénéfices et la TVA.

    Prérequis

    Comptabilité Générale 3 (travaux d’inventaire de base, états financiers) et Comptabilité Analytique 2 (coûts, marges).

    Plan du cours

    1. Immobilisations et amortissements
    2. Provisions et dépréciations
    3. Analyse approfondie des états financiers
    4. Fiscalité des entreprises et impacts comptables

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, devoir sur table) pour 40 % et examen terminal écrit (cas de synthèse de fin d’exercice) pour 60 %. Le quiz en ligne sert d’auto-évaluation.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA révisé (plan de comptes, guide d’application), 2017.
    • République du Niger, Code général des impôts (version en vigueur) et loi de finances de l’année.
    • Grandguillot, B. et F., Comptabilité générale, Gualino (Lextenso), édition la plus récente.
    • Cohen, E., Analyse financière, Economica, 6e édition.
    • Vernimmen, P., Quiry, P., Le Fur, Y., Finance d’entreprise, Dalloz, édition la plus récente.
  • Diagraphie instantanée

    La diagraphie instantanée regroupe les mesures acquises pendant le forage ou l’exploitation, par opposition à la diagraphie différée (wireline) réalisée après l’arrêt du forage. Elle comprend le contrôle géologique et les paramètres de forage enregistrés en surface par l’unité de mud logging (cabine de géologie), les mesures de fond transmises en temps réel par les outils MWD/LWD (Measurement/Logging While Drilling) et, en phase de production, les mesures de surveillance des puits (diagraphies de production, capteurs permanents). Ces données permettent d’évaluer les réservoirs en temps réel, de détecter les venues et les zones de surpression, de piloter la trajectoire du puits et d’optimiser la production. Dans les champs du bassin d’Agadem, où de nombreux puits de développement sont forés rapidement, le suivi en temps réel est un levier majeur de sécurité et de coût. Ce cours donne au futur technicien supérieur les méthodes de base pour acquérir, contrôler, traiter et interpréter ces données.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire la chaîne d’acquisition en temps réel : capteurs de surface, cabine de mud logging, outils MWD/LWD, transmission et bases de données (WITSML).
    • Calculer le temps de remontée (lag time), la vitesse d’avancement et caler les déblais en profondeur.
    • Interpréter les gaz de forage (gaz total, chromatographie, rapports de Haworth) et décrire les déblais.
    • Utiliser l’exposant d corrigé et les diagraphies LWD (gamma ray, résistivité, densité) pour détecter les surpressions et évaluer un réservoir.
    • Interpréter une diagraphie de production (débitmètre, gradiomanomètre, température) pour répartir la production entre zones.

    Prérequis

    Connaissances en diagraphie : principes des diagraphies différées (S5), techniques de forage, géologie du réservoir, mécanique des fluides (S2) et notions de production.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de la diagraphie instantanée et acquisition en temps réel
    2. Leçon 2 — Détection des gaz et analyse des déblais
    3. Leçon 3 — MWD/LWD : traitement et interprétation des données en temps réel
    4. Leçon 4 — Applications à la surveillance de production

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistraux, 10 h de travaux dirigés (calculs de lag, interprétation de masterlogs, de rapports de gaz et de diagraphies de production), 0 h de TP, 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz, exercice d’interprétation d’un masterlog) pour 40 % et examen terminal pour 60 %.

    Bibliographie

    • Schlumberger, Log Interpretation Principles/Applications, Schlumberger Educational Services.
    • Rider M., Kennedy M., The Geological Interpretation of Well Logs, Rider-French Consulting.
    • Whittaker A. (dir.), Mud Logging Handbook, Prentice Hall.
    • Serra O., Diagraphies différées : bases de l’interprétation, Bulletin des Centres de Recherches Elf.
    • Hill A. D., Production Logging: Theoretical and Interpretive Elements, Society of Petroleum Engineers.
  • Optimisation fiscale

    L’optimisation fiscale (ou gestion fiscale) consiste à choisir, parmi les options légales offertes par la législation, celles qui minimisent la charge fiscale globale de l’entreprise, compte tenu de ses objectifs économiques. Elle fait partie de la gestion normale : le Code général des impôts, le Code des investissements, les conventions fiscales et les normes comptables laissent au chef d’entreprise de nombreux choix (forme juridique, mode de financement, politique d’amortissement, rémunération des dirigeants, localisation des activités). Mais la frontière avec l’évasion abusive et la fraude doit être parfaitement connue : l’abus de droit, l’acte anormal de gestion et les manipulations de prix de transfert exposent à des redressements lourds, voire à des poursuites pénales, et détruisent la réputation. Le cours, qui prolonge le droit fiscal des entreprises (DF3611), présente les principales stratégies, la fiscalité internationale et le débat sur les paradis fiscaux (BEPS, impôt minimum mondial), la distinction optimisation / évasion / fraude, puis des études de cas chiffrées dans le contexte nigérien et UEMOA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les leviers légaux d’optimisation (amortissements, provisions, déficits, rémunération, financement, régimes incitatifs).
    • Chiffrer l’économie d’impôt et sa valeur actuelle pour comparer des options.
    • Comprendre les règles de la fiscalité internationale (résidence, établissement stable, conventions, prix de transfert) et le rôle des paradis fiscaux.
    • Distinguer optimisation, évasion abusive et fraude, et connaître les sanctions.
    • Construire une recommandation fiscale argumentée sur un cas d’entreprise.

    Prérequis

    Droit fiscal des entreprises (DF3611) ; comptabilité générale SYSCOHADA ; notions de mathématiques financières (actualisation).

    Plan du cours

    1. Stratégies d’optimisation fiscale
    2. Fiscalité internationale et paradis fiscaux
    3. Différence entre optimisation fiscale et fraude fiscale
    4. Études de cas pratiques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h CM, 10 h TD, 0 h TP, 30 h TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, cas pratiques en TD, ≈ 40 %) et examen terminal écrit sur un cas chiffré avec recommandation argumentée (≈ 60 %).

    Bibliographie

    • Holmes, K., International Tax Policy and Double Tax Treaties, IBFD.
    • Slemrod, J. et Bakija, J., Taxing Ourselves: A Citizen’s Guide to the Debate over Taxes, MIT Press.
    • Scholes, M., Wolfson, M. et al., Taxes and Business Strategy: A Planning Approach, Pearson.
    • OCDE, Principes applicables en matière de prix de transfert à l’intention des entreprises multinationales et des administrations fiscales.
    • Zucman, G., La richesse cachée des nations, Seuil.
  • Comptabilité des Sociétés 2

    Ce cours prolonge Comptabilité des Sociétés 1 en abordant les opérations qui transforment la structure même des entreprises : fusions, acquisitions, apports partiels d’actif, dissolutions et liquidations, puis la vie comptable des groupes de sociétés. Les sociétés implantées au Niger (banques, sociétés minières, groupes de distribution, filiales de multinationales à Niamey) sont de plus en plus organisées en groupes ; le système comptable OHADA révisé (SYSCOHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière de 2017) impose à ces ensembles la publication de comptes consolidés. L’assistant(e) de direction qui travaille auprès d’une direction générale ou financière doit comprendre ces documents, préparer les dossiers d’assemblée, suivre les tableaux de participations et dialoguer avec les commissaires aux comptes. Le cours privilégie la compréhension des mécanismes et des calculs clés, illustrés par des cas nigériens chiffrés en FCFA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Calculer une parité d’échange et l’augmentation de capital de la société absorbante lors d’une fusion ;
    • Passer les écritures essentielles d’une fusion-absorption et d’une liquidation (boni de liquidation) ;
    • Déterminer le périmètre de consolidation, les pourcentages de contrôle et d’intérêts, et choisir la méthode de consolidation ;
    • Appliquer les retraitements de base de l’intégration globale (élimination des titres, écart d’acquisition, intérêts minoritaires, opérations réciproques) ;
    • Lire et interpréter un bilan et un compte de résultat consolidés à l’aide de ratios adaptés.

    Prérequis

    Comptabilité des Sociétés 1 (constitution, affectation du résultat, variations du capital), Comptabilité Générale 1 à 3 (plan de comptes SYSCOHADA, bilan, compte de résultat).

    Plan du cours

    1. Fusions, acquisitions et dissolutions : comptabilisation des opérations complexes
    2. Groupes de sociétés et périmètre de consolidation
    3. Techniques de consolidation et gestion comptable des groupes
    4. Analyse des états financiers consolidés

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, cas de consolidation, interrogation écrite) comptant pour 40 % et examen terminal écrit (cas pratique chiffré) comptant pour 60 %. Le quiz en ligne sert d’auto-évaluation.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF) et Système comptable OHADA révisé, 2017.
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique (AUSCGIE), révisé le 30 janvier 2014.
    • Grandguillot, B. et F., Comptabilité des sociétés, Gualino (Lextenso), édition la plus récente.
    • Grandguillot, B. et F., L’essentiel des comptes consolidés, Gualino, édition la plus récente.
    • Raffegeau, J., Dufils, P., Lopater, C., Mémento Comptable, Éditions Francis Lefebvre (partie « comptes consolidés »).
  • Méthodes géophysiques

    La géophysique d’exploration mesure en surface (ou en forage) des grandeurs physiques — temps de propagation des ondes élastiques, champ de pesanteur, champ magnétique, conductivité électrique — pour reconstituer la structure et la nature du sous-sol sans le forer. En exploration pétrolière, elle intervient à toutes les étapes : reconnaissance régionale d’un bassin par gravimétrie et magnétométrie aéroportées, délimitation des pièges par sismique réflexion 2D puis 3D, caractérisation des réservoirs et suivi de production. Au Niger, l’essentiel des découvertes du rift de Termit–Agadem a été obtenu grâce à la combinaison de levés gravimétriques régionaux, qui ont révélé l’architecture en grabens du rift, et de campagnes sismiques 2D et 3D qui ont permis d’implanter les puits sur des blocs basculés et des failles normales. Ce cours, de niveau licence professionnelle, présente les principes physiques, l’acquisition, le traitement de base et l’interprétation des principales méthodes, avec des calculs d’ordre de grandeur que tout technicien de l’exploration doit savoir mener.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer la propagation des ondes P et S et appliquer les lois de Snell–Descartes à la sismique réfraction.
    • Décrire une chaîne d’acquisition et de traitement sismique réflexion (géométrie, couverture, corrections, sommation, migration).
    • Interpréter une section sismique : pointé d’horizons et de failles, conversion temps–profondeur, impédance, résolution, indicateurs directs d’hydrocarbures.
    • Réaliser les corrections gravimétriques de base et interpréter une anomalie de Bouguer ou magnétique.
    • Connaître le principe et le domaine d’emploi des méthodes électromagnétiques (TEM, magnétotellurique, CSEM).
    • Choisir la méthode ou la combinaison de méthodes adaptée à un objectif d’exploration.

    Prérequis

    Connaissances en géophysique et en géologie : géologie générale et structurale (S1–S2), physique des ondes et acoustique (S5), exploration et évaluation géophysique (S5), notions de trigonométrie et de logarithmes.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Propagation des ondes sismiques et sismique réfraction
    2. Leçon 2 — Sismique réflexion : acquisition et traitement
    3. Leçon 3 — Interprétation sismique et prospection des hydrocarbures
    4. Leçon 4 — Gravimétrie, magnétométrie et méthodes électromagnétiques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistraux (CM), 10 h de travaux dirigés (TD : exercices de calcul, interprétation de sections et de cartes), 0 h de travaux pratiques, 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, quiz en ligne, mini-projet d’interprétation d’une ligne sismique) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Kearey P., Brooks M., Hill I., An Introduction to Geophysical Exploration, Blackwell Science.
    • Telford W. M., Geldart L. P., Sheriff R. E., Applied Geophysics, Cambridge University Press.
    • Sheriff R. E., Geldart L. P., Exploration Seismology, Cambridge University Press.
    • Yilmaz Ö., Seismic Data Analysis, Society of Exploration Geophysicists (SEG).
    • Chapellier D., Mari J.-L., Géophysique de gisement et de génie civil, Éditions Technip.
  • Droit fiscal des entreprises

    L’impôt est à la fois une ressource essentielle de l’État et des collectivités territoriales et une charge qui pèse sur la trésorerie et la rentabilité de l’entreprise. Tout cadre de gestion doit donc comprendre la logique du système fiscal, savoir calculer les principaux impôts de l’entreprise — taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et impôt sur les sociétés (IS) ou sur les bénéfices —, identifier le régime d’imposition applicable, respecter le calendrier des déclarations et se préparer à un contrôle fiscal. Le cours s’appuie sur le droit fiscal nigérien (Code général des impôts, lois de finances, Direction générale des impôts — DGI) et sur les directives d’harmonisation de l’UEMOA, en lien avec la comptabilité SYSCOHADA révisé, qui fournit la base de calcul du résultat fiscal. Les taux et seuils sont donnés à titre indicatif.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer l’impôt dans son cadre juridique (sources, principes, classifications) et identifier les impôts supportés par l’entreprise.
    • Calculer la TVA due (collectée − déductible) et gérer un crédit de TVA.
    • Déterminer le résultat fiscal à partir du résultat comptable et calculer l’IS et le minimum d’imposition.
    • Identifier le régime fiscal applicable (réel normal, réel simplifié, régime synthétique) et ses obligations.
    • Respecter les obligations déclaratives et connaître les procédures, droits et recours en matière de contrôle fiscal.

    Prérequis

    Droit des affaires (S2) ; notions de comptabilité générale SYSCOHADA (compte de résultat, bilan).

    Plan du cours

    1. Introduction au droit fiscal
    2. TVA et impôt sur les sociétés
    3. Régimes fiscaux des entreprises
    4. Obligations déclaratives et contrôles fiscaux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h CM, 10 h TD, 0 h TP, 30 h TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, exercices de liquidation de TVA et d’IS en TD, ≈ 40 %) et examen terminal écrit comprenant questions de cours et cas pratique chiffré (≈ 60 %).

    Bibliographie

    • James, S. et Nobes, C., The Economics of Taxation.
    • République du Niger, Code général des impôts et lois de finances annuelles (DGI).
    • UEMOA, directives relatives à l’harmonisation de la TVA et de l’imposition des bénéfices.
    • Grosclaude, J. et Marchessou, P., Droit fiscal général, Dalloz.
  • Communication Interculturelle

    L’assistant(e) de direction est souvent le premier contact d’une organisation avec ses visiteurs, partenaires et collègues venus d’autres cultures : délégations étrangères reçues à Niamey, experts des agences de coopération, collègues d’autres régions du Niger, partenaires commerciaux du Nigeria, du Maghreb, d’Europe ou d’Asie. Ce cours donne les concepts et les outils pour comprendre les différences culturelles (modèles de Hall, Hofstede, Trompenaars, Lewis), anticiper les malentendus, gérer les conflits, négocier et faire travailler ensemble des équipes multiculturelles, y compris à distance. Chaque leçon s’appuie sur des situations professionnelles nigériennes et internationales, analysées sous forme de cas pratiques corrigés. Le cours rappelle aussi que la diversité culturelle commence à l’intérieur du Niger, pays où cohabitent de nombreuses communautés linguistiques et où le français, langue officielle, côtoie le haoussa, le zarma-songhaï, le tamasheq, le fulfulde, le kanouri et d’autres langues nationales.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la culture, la communication interculturelle et les notions d’ethnocentrisme, de stéréotype et de choc culturel ;
    • Utiliser les principales grilles d’analyse (Hall, Hofstede, Trompenaars, Lewis) pour interpréter un comportement professionnel ;
    • Identifier les sources de conflits interculturels et choisir un style de gestion adapté ;
    • Appliquer des techniques de communication et de négociation adaptées à des interlocuteurs de cultures différentes ;
    • Organiser le travail d’une équipe multiculturelle ou à distance (charte d’équipe, fuseaux horaires, outils collaboratifs).

    Prérequis

    Techniques d’Expression Écrite et Orale (TEEO) – Avancé 1 ; bases de la communication professionnelle et de l’anglais.

    Plan du cours

    1. Introduction à la communication interculturelle
    2. Différences culturelles et gestion des conflits
    3. Techniques de communication et de négociation interculturelle
    4. Gestion des équipes multiculturelles et travail collaboratif

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (analyse de cas, jeu de rôle de négociation, exposé de groupe) pour 40 % et examen terminal écrit (étude de cas interculturel) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Hofstede, G., Hofstede, G. J., Minkov, M., Cultures and Organizations: Software of the Mind, 3rd edition, McGraw-Hill, 2010.
    • Trompenaars, F., Hampden-Turner, C., Riding the Waves of Culture: Understanding Diversity in Global Business, 3rd edition, Nicholas Brealey, 2012.
    • Hall, E. T., The Silent Language, Doubleday, 1959 (trad. fr. Le Langage silencieux, Seuil) ; Hall, E. T., Beyond Culture, Anchor Books, 1976.
    • Meyer, E., The Culture Map, PublicAffairs, 2014 (trad. fr. La Carte des différences culturelles, Diateino).
    • Lewis, R. D., When Cultures Collide: Leading Across Cultures, 3rd edition, Nicholas Brealey, 2006.