École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Master S2

  • Achat et relations B to B

    Dans une entreprise de transport, de distribution ou d’industrie, les achats représentent souvent 50 à 70 % du chiffre d’affaires : carburant, pneumatiques, pièces détachées, véhicules, prestations de transit, de manutention et de transport sous-traité. Ce cours traite de l’achat en contexte B to B (entre entreprises et organisations) : processus, stratégies par famille, sélection et pilotage des fournisseurs, négociation et contrats, gestion des risques et de la qualité, outils numériques. Les cas s’appuient sur des situations nigériennes : flotte de camions sur le corridor Cotonou–Niamey, sociétés minières, distributeurs, ONG, marchés d’entreprises publiques.

    Objectifs d’apprentissage

    • Caractériser l’achat B to B (centre d’achat, situations d’achat, processus) et raisonner en coût total de possession (TCO).
    • Élaborer une stratégie d’achat par famille à l’aide de la matrice de Kraljic.
    • Sélectionner, évaluer et développer les fournisseurs (grilles multicritères, SRM).
    • Préparer et conduire une négociation B to B, rédiger les clauses clés d’un contrat (prix, révision, pénalités, Incoterms, paiement).
    • Identifier et traiter les risques fournisseurs et piloter la qualité achetée.
    • Utiliser les outils numériques d’achat (e-sourcing, enchères inversées, P2P).

    Prérequis

    Notions de gestion des achats et des stocks, bases de négociation commerciale et de droit des contrats (OHADA), tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Spécificités de l’achat B to B et coût total de possession
    2. Leçon 2 — Stratégies d’achat et gestion des fournisseurs
    3. Leçon 3 — Négociation et contrats en B to B
    4. Leçon 4 — Risques, qualité, technologies et études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 20 h de TD, 10 h de TP (deux TP guidés sur tableur et simulation d’e-sourcing) et 40 h de TPE, pour 4 crédits. Évaluation : contrôle continu 40 % (TD, jeu de rôle de négociation, comptes rendus de TP) et examen terminal 60 % (cas intégré d’achat).

    Bibliographie

    • Van Weele, A. J. Purchasing and Supply Chain Management. Cengage Learning.
    • Monczka, R. M., Handfield, R. B., Giunipero, L. C. & Patterson, J. L. Purchasing and Supply Chain Management. Cengage Learning.
    • Kraljic, P. (1983). « Purchasing Must Become Supply Management ». Harvard Business Review, 61(5).
    • Fisher, R., Ury, W. & Patton, B. Getting to Yes: Negotiating Agreement Without Giving In. Penguin (trad. fr. Comment réussir une négociation).
    • OHADA, Acte uniforme portant sur le droit commercial général (livre sur la vente commerciale) ; norme ISO 20400:2017 Achats responsables.
  • Segmentation de la chaîne logistique

    Une chaîne logistique unique, conçue « pour tous », sert mal la plupart des clients. Elle est trop coûteuse pour les produits de grande consommation à demande stable et trop lente pour les produits urgents, saisonniers ou incertains. Ce cours de Master montre comment segmenter la chaîne logistique : définir plusieurs chaînes « alignées » (lean, agile, hybride, projet, humanitaire), chacune adaptée à un couple produit/client/marché. Le contexte nigérien sert de fil rouge : distribution de produits alimentaires importés via le corridor Cotonou–Niamey, approvisionnement de sites miniers, logistique humanitaire du PAM et des ONG, distribution pharmaceutique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les concepts de segmentation (Fisher, Christopher, Gattorna) et les limites de la chaîne « taille unique ».
    • Choisir et combiner les critères de segmentation : clients, produits (ABC, XYZ, cycle de vie), marchés et canaux.
    • Concevoir une stratégie de gestion par segment : point de découplage, politique de stock, niveau de service, mode de transport.
    • Calculer le coût de service (cost-to-serve) et les stocks de sécurité différenciés par segment.
    • Identifier les technologies qui rendent la segmentation opérationnelle (ERP, WMS, TMS, APS, BI).
    • Évaluer l’impact de la segmentation sur la performance (OTIF, rotation des stocks, BFR, marge par client).

    Prérequis

    Notions de gestion de la chaîne d’approvisionnement et de gestion des stocks (point de commande, stock de sécurité), statistiques descriptives (moyenne, écart-type), usage courant d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements de la segmentation de la chaîne logistique
    2. Leçon 2 — Critères de segmentation : clients, produits, marchés
    3. Leçon 3 — Stratégies de gestion des segments logistiques
    4. Leçon 4 — Technologies, impact sur la performance et études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 20 h de TD, 10 h de TP (deux TP guidés sur tableur) et 40 h de travail personnel (TPE), soit 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, étude de cas en groupe) pour 40 % et examen terminal écrit (étude de cas de segmentation avec calculs) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Christopher, M. Logistics & Supply Chain Management. Pearson / FT Publishing.
    • Gattorna, J. Dynamic Supply Chains: Delivering Value Through People. FT Press / Pearson.
    • Fisher, M. L. (1997). « What Is the Right Supply Chain for Your Product? ». Harvard Business Review, 75(2).
    • Chopra, S. & Meindl, P. Supply Chain Management: Strategy, Planning, and Operation. Pearson.
    • APICS / ASCM. Référentiel SCOR (Supply Chain Operations Reference model).
  • Passation des marchés publics

    Les marchés publics représentent une part considérable de l’activité des entreprises de transport, de transit et de logistique au Niger : acquisition de véhicules et de carburant, transport de vivres et d’intrants pour l’État et les partenaires, gestion d’entrepôts, prestations de transit, services de maintenance. Ce cours présente les principes et le cadre juridique de la commande publique (directives de l’UEMOA, Code des marchés publics et des délégations de service public du Niger, organes de passation, de contrôle et de régulation), puis l’ensemble du processus de passation : planification, choix de la procédure, élaboration du dossier d’appel à la concurrence, ouverture et évaluation des offres, attribution, exécution et gestion des contrats, conformité et règlement des litiges. Il adopte le double point de vue de l’autorité contractante et du soumissionnaire.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les principes fondamentaux et le cadre juridique et institutionnel des marchés publics au Niger et dans l’UEMOA.
    • Planifier la passation et choisir la procédure adaptée à un besoin.
    • Élaborer un dossier d’appel d’offres et définir des critères de qualification et d’évaluation pertinents.
    • Évaluer des offres (conformité, corrections, prix évalué, méthode qualité-coût) et proposer une attribution.
    • Gérer l’exécution d’un marché (garanties, avances, décomptes, pénalités, révision des prix) et les litiges.

    Prérequis

    Connaissances en droit des affaires (contrats, obligations) et en gestion (budget, calcul de coûts).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes et cadre juridique et institutionnel des marchés publics
    2. Leçon 2 — Processus de passation : planification, procédures et dossier d’appel d’offres
    3. Leçon 3 — Analyse, évaluation des offres et attribution des marchés
    4. Leçon 4 — Exécution des marchés, conformité et gestion des litiges

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 20 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 40 h de travail personnel (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, TD d’évaluation d’offres, simulation de commission d’évaluation) et examen terminal écrit (60 %) comportant un cas pratique complet de passation.

    Bibliographie

    • UEMOA, Directive n° 04/2005/CM/UEMOA portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service public, et Directive n° 05/2005/CM/UEMOA portant contrôle et régulation.
    • République du Niger, Code des marchés publics et des délégations de service public (Décret n° 2016-641/PRN/PM du 1er décembre 2016) et textes d’application ; documents types de l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP).
    • Arrowsmith, S., The Law of Public and Utilities Procurement, Sweet & Maxwell.
    • Banque mondiale, Règlement de passation des marchés pour les emprunteurs sollicitant le financement de projets d’investissement (FPI).
    • OCDE, Recommandation du Conseil sur les marchés publics (2015).
  • Réglementations et fonctionnement des modes de transports

    Ce cours présente le cadre réglementaire et le fonctionnement des modes de transport de marchandises — routier, maritime, aérien et ferroviaire — du point de vue d’un pays enclavé comme le Niger, dont l’approvisionnement dépend des corridors Cotonou–Niamey, Lomé–Niamey, Abidjan–Ouagadougou–Niamey ou Tema–Niamey. Il analyse les sources internationales, communautaires (CEDEAO, UEMOA, OHADA) et nationales, les documents de transport, les régimes de responsabilité et les limites d’indemnisation, les normes de sécurité et de sûreté, puis la gestion de la conformité et des risques dans les opérations quotidiennes. Les exemples chiffrés utilisent le FCFA et le droit de tirage spécial (DTS) du FMI.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les principales réglementations nationales, communautaires et internationales régissant les transports.
    • Analyser le fonctionnement, les acteurs et les documents de chaque mode de transport.
    • Appliquer les régimes de responsabilité du transporteur et calculer les limites d’indemnisation.
    • Maîtriser les obligations de sécurité, de sûreté et de conformité (charge à l’essieu, matières dangereuses, ISO 28000).
    • Construire une démarche de gestion des risques réglementaires dans une entreprise de transport ou de transit.

    Prérequis

    Connaissances de base en logistique et transport (modes, acteurs, Incoterms), notions de droit des contrats.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadre général des réglementations des transports et fonctionnement des modes
    2. Leçon 2 — Réglementation et fonctionnement du transport routier
    3. Leçon 3 — Réglementation du transport maritime, aérien et ferroviaire
    4. Leçon 4 — Sécurité, normes, conformité légale et gestion des risques : études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, cas pratiques de TD) et examen terminal écrit (60 %) comportant un cas intégré de litige transport et de conformité.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif aux contrats de transport de marchandises par route (AUCTMR), 2003.
    • Convention relative au contrat de transport international de marchandises par route (CMR), Genève, 1956 ; Convention des Nations unies sur le transport de marchandises par mer (Règles de Hambourg), 1978 ; Convention de Montréal, 1999.
    • UEMOA, Règlement n° 14/2005/CM/UEMOA relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises.
    • Rodrigue, J.-P., The Geography of Transport Systems, Routledge.
    • Commission économique des Nations unies pour l’Europe, Accord relatif au transport international des marchandises dangereuses par route (ADR).
  • Droit du travail

    Ce cours de droit du travail donne aux futurs cadres de la logistique et du transport les connaissances juridiques nécessaires pour gérer les relations avec les salariés : chauffeurs, magasiniers, caristes, agents de transit, personnel d’exploitation. Il présente les sources du droit du travail applicables au Niger (Constitution, conventions de l’Organisation internationale du travail, Code du travail de 2012 et sa partie réglementaire, convention collective interprofessionnelle, règlement intérieur), la formation et l’exécution du contrat de travail, les conditions de travail (durée, rémunération, santé et sécurité), puis la gestion des conflits, les procédures disciplinaires, le licenciement et les nouvelles tendances. Le cours s’appuie sur des cas pratiques nigériens propres au secteur du transport et de la logistique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier et hiérarchiser les sources du droit du travail applicables au Niger.
    • Qualifier une relation de travail et choisir le contrat adapté (CDI, CDD, travail temporaire, sous-traitance).
    • Appliquer les règles relatives à la durée du travail, à la rémunération et aux heures supplémentaires.
    • Mettre en œuvre les obligations de santé et sécurité au travail dans une entreprise logistique.
    • Conduire une procédure disciplinaire et un licenciement dans le respect du droit, et gérer un litige.

    Prérequis

    Connaissances de base en droit des affaires (notions d’obligation, de contrat, d’organisation judiciaire) et en gestion des ressources humaines.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Sources et principes généraux du droit du travail
    2. Leçon 2 — Le contrat de travail : formation, types et obligations des parties
    3. Leçon 3 — Conditions de travail : durée, rémunération, santé et sécurité
    4. Leçon 4 — Conflits, procédures disciplinaires, licenciement et nouvelles tendances

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, cas pratiques en TD) et examen terminal écrit (60 %) comportant un cas pratique de droit du travail appliqué à une entreprise de transport.

    Bibliographie

    • République du Niger, Loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012 portant Code du travail, et Décret n° 2017-682/PRN/MET/PS du 10 août 2017 portant partie réglementaire du Code du travail.
    • Convention collective interprofessionnelle applicable au Niger et textes de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
    • Organisation internationale du travail, Déclaration relative aux principes et droits fondamentaux au travail et conventions fondamentales (base NATLEX pour la législation nationale).
    • Auzero, G., Baugard, D. et Dockès, E., Droit du travail, Dalloz, coll. Précis (pour les notions générales et le droit comparé).
  • Administration des services d’un réseau d’entreprise

    Ce cours de découverte donne aux futurs ingénieurs logiciel les compétences nécessaires pour comprendre, déployer et administrer les services d’infrastructure sur lesquels reposent leurs applications : attribution d’adresses (DHCP), résolution de noms (DNS), annuaire et authentification centralisée (LDAP, Active Directory), messagerie, serveur web et proxy inverse, partage de fichiers, pare-feu, VPN, sauvegarde et haute disponibilité. Un développeur qui livre une application à une banque, à un opérateur télécom ou à une administration nigérienne doit dialoguer avec les administrateurs systèmes, rédiger des prérequis techniques et diagnostiquer une panne « réseau » ou « DNS ». Le cours alterne apports théoriques, travaux dirigés (plans d’adressage, calculs de disponibilité, dimensionnement des sauvegardes) et TP guidés sur machines virtuelles Linux (Debian/Ubuntu).

    Objectifs d’apprentissage

    • Concevoir un plan d’adressage IPv4 segmenté (VLSM) et configurer un serveur DHCP avec étendues et réservations.
    • Déployer une zone DNS faisant autorité et diagnostiquer la résolution de noms.
    • Expliquer le fonctionnement d’un annuaire LDAP et d’un domaine Active Directory, et les utiliser pour l’authentification centralisée.
    • Mettre en service une messagerie, un serveur web HTTPS et un partage de fichiers avec des droits maîtrisés.
    • Appliquer les bonnes pratiques défensives : pare-feu en liste blanche, VPN, moindre privilège, journalisation.
    • Dimensionner une politique de sauvegarde (RPO, RTO, règle 3-2-1) et calculer la disponibilité d’une architecture redondante.

    Prérequis

    Modèle TCP/IP, adressage IPv4, commandes de base Linux (shell, éditeur, gestion des paquets et des services systemd), notions de virtualisation.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Architecture des services d’entreprise, adressage IP et service DHCP
    2. Leçon 2 — Résolution de noms (DNS) et services d’annuaire (LDAP, Active Directory)
    3. Leçon 3 — Services applicatifs : messagerie, web et partage de fichiers
    4. Leçon 4 — Sécurisation, sauvegarde et haute disponibilité des services

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP, 30 h de TPE, soit 60 h pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP et TD notés, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Andrew S. Tanenbaum, David J. Wetherall, Computer Networks, 5e éd., Pearson, 2011.
    • Evi Nemeth, Garth Snyder, Trent R. Hein, Ben Whaley, Dan Mackin, UNIX and Linux System Administration Handbook, 5e éd., Addison-Wesley, 2017.
    • Cricket Liu, Paul Albitz, DNS and BIND, 5e éd., O’Reilly, 2006.
    • IETF, RFC 2131 (DHCP), RFC 1034 et 1035 (DNS), RFC 4511 (LDAP), RFC 5321 (SMTP), RFC 7208 (SPF), RFC 6376 (DKIM), RFC 7489 (DMARC).
    • ANSSI, guides de recommandations (administration sécurisée des systèmes d’information, configuration TLS), disponibles sur cyber.gouv.fr.
  • Data Warehouse

    Ce cours introduit les étudiants du Master Génie Logiciel à l’informatique décisionnelle (Business Intelligence) et à la conception d’entrepôts de données (data warehouses). Les organisations nigériennes — banques, opérateurs de télécommunications et de mobile money, administrations engagées dans l’e-gouvernement, établissements d’enseignement — accumulent des volumes croissants de données transactionnelles. Les exploiter pour piloter l’activité suppose une architecture dédiée : extraction depuis les systèmes opérationnels, intégration, historisation, modélisation dimensionnelle et restitution via des outils OLAP et des tableaux de bord. Le cours adopte un point de vue d’ingénieur logiciel : choix d’architecture, estimation de volumétrie, conception de schémas, écriture de requêtes SQL analytiques et industrialisation des traitements.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer systèmes transactionnels (OLTP) et décisionnels (OLAP) et justifier le recours à un entrepôt de données.
    • Comparer les approches d’architecture d’Inmon et de Kimball et situer entrepôt, magasins de données et lac de données.
    • Concevoir un modèle dimensionnel (schéma en étoile ou en flocon) à partir d’un besoin métier, en fixant la granularité et le traitement de l’historique (dimensions à évolution lente).
    • Spécifier et dimensionner un processus ETL, y compris le chargement incrémental et le contrôle de la qualité des données.
    • Exploiter un cube OLAP (roll-up, drill-down, slice, dice, pivot) et écrire des requêtes analytiques SQL (ROLLUP, CUBE, fonctions de fenêtrage).
    • Définir des indicateurs clés et concevoir un tableau de bord utile à la décision.

    Prérequis

    Bases de données relationnelles (modèle relationnel, normalisation, SQL : jointures, agrégations, sous-requêtes), notions de modélisation (Merise, UML) et de programmation.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Informatique décisionnelle et architecture d’un entrepôt de données
    2. Leçon 2 — Modélisation dimensionnelle : faits, dimensions, étoile et flocon
    3. Leçon 3 — Alimentation de l’entrepôt : le processus ETL et la qualité des données
    4. Leçon 4 — Analyse OLAP, cubes et restitution par tableaux de bord

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP, 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), soit 60 h pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, mini-projet de conception d’un entrepôt pour un cas nigérien, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Ralph Kimball, Margy Ross, The Data Warehouse Toolkit: The Definitive Guide to Dimensional Modeling, 3e éd., Wiley, 2013.
    • W. H. Inmon, Building the Data Warehouse, 4e éd., Wiley, 2005.
    • Ralph Kimball, Joe Caserta, The Data Warehouse ETL Toolkit, Wiley, 2004.
    • Jiawei Han, Micheline Kamber, Jian Pei, Data Mining: Concepts and Techniques, 3e éd., Morgan Kaufmann, 2011.
    • DAMA International, DAMA-DMBOK: Data Management Body of Knowledge, 2e éd., Technics Publications, 2017.
  • Architectures orientées services et cloud computing

    Les systèmes d’information des banques, opérateurs télécoms, administrations et start-up ne sont plus des applications isolées : ils sont composés de services interopérables, exposés sous forme d’API et de plus en plus hébergés dans le cloud. Ce cours donne à l’ingénieur génie logiciel les concepts et les savoir-faire pour concevoir, déployer et exploiter de telles architectures. Il traite d’abord l’architecture orientée services (principes, contrats, bus de services, orchestration et chorégraphie), puis les technologies de services web (SOAP/WSDL, REST, OpenAPI, gRPC) et le passage aux microservices. La seconde partie est consacrée au cloud computing selon la définition du NIST (caractéristiques, modèles IaaS/PaaS/SaaS, modèles de déploiement), à la virtualisation, aux conteneurs Docker et à l’orchestration Kubernetes, et enfin à la sécurité (responsabilité partagée), à la disponibilité, à l’évaluation des coûts (TCO, FinOps) et aux stratégies de migration, avec une attention particulière au contexte nigérien : connectivité internationale, souveraineté et protection des données personnelles.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les principes de la SOA et concevoir un portefeuille de services à partir de processus métier.
    • Concevoir, documenter (WSDL, OpenAPI) et sécuriser des services web SOAP et REST ; distinguer SOA et microservices.
    • Caractériser les modèles de service et de déploiement du cloud et choisir une offre adaptée.
    • Conteneuriser une application avec Docker et la déployer sur Kubernetes avec mise à l’échelle automatique.
    • Évaluer la sécurité, la disponibilité et le coût total de possession d’une solution cloud et planifier une migration.

    Prérequis

    Architecture logicielle, programmation (Java ou Python), réseaux TCP/IP et HTTP, bases de données, notions de Linux en ligne de commande.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de l’architecture orientée services (SOA)
    2. Leçon 2 — Services web SOAP et REST, contrats d’API et microservices
    3. Leçon 3 — Cloud computing : modèles, virtualisation, conteneurs et orchestration
    4. Leçon 4 — Sécurité, disponibilité, coûts et migration vers le cloud

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP et 30 h de TPE, pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP Docker/Kubernetes, étude de cas d’architecture : 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Thomas Erl, Service-Oriented Architecture: Concepts, Technology, and Design, Prentice Hall, 2005.
    • Sam Newman, Building Microservices, O’Reilly, 2e éd., 2021.
    • Leonard Richardson, Sam Ruby, RESTful Web Services, O’Reilly, 2007.
    • NIST, Special Publication 800-145 : The NIST Definition of Cloud Computing, 2011.
    • Documentation officielle de Docker (docs.docker.com) et de Kubernetes (kubernetes.io) ; spécification OpenAPI (openapis.org).
  • Python

    Python est devenu un langage central du génie logiciel : scripts d’automatisation et d’administration, services web et API, science des données, intelligence artificielle, prototypage. Ce cours, de niveau Master, ne se limite pas à la syntaxe : il vise la maîtrise idiomatique du langage (modèle de données, fonctions de première classe, générateurs, décorateurs), la conception orientée objet « pythonique » (dataclasses, propriétés, méthodes spéciales, MRO), la robustesse (exceptions, gestionnaires de contexte, typage statique), l’analyse de données avec NumPy et pandas, et le développement web avec Flask et Django, accompagné de tests automatisés (pytest) et de bonnes pratiques d’industrialisation (environnements virtuels, PEP 8, outils d’analyse). Les exemples sont tirés de cas nigériens : transactions mobile money, gestion des notes d’un établissement de Niamey, statistiques régionales.

    Objectifs d’apprentissage

    • Écrire du code Python idiomatique et efficace en exploitant les structures de données natives et leurs complexités.
    • Utiliser fonctions d’ordre supérieur, fermetures, décorateurs et générateurs.
    • Concevoir des classes robustes (dataclasses, propriétés, exceptions métier, gestionnaires de contexte) et organiser un projet en paquets.
    • Analyser et nettoyer des données avec NumPy et pandas, et produire des indicateurs.
    • Développer, tester et sécuriser une API web avec Flask ou Django.

    Prérequis

    Algorithmique et structures de données, programmation orientée objet (Java ou C++), notions de bases de données relationnelles et de HTTP.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Python avancé : types, structures de données, fonctions et générateurs
    2. Leçon 2 — Programmation orientée objet, exceptions, fichiers et organisation du code
    3. Leçon 3 — Calcul scientifique et analyse de données avec NumPy et pandas
    4. Leçon 4 — Développement web avec Flask et Django, tests et qualité du code

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 30 h de TPE (60 h, 3 crédits). Évaluation : contrôle continu (TP notés, mini-projet d’API avec tests : 40 %) et examen terminal (60 %) comportant lecture de code, prédiction de résultats et écriture de fonctions.

    Bibliographie

    • Luciano Ramalho, Fluent Python, O’Reilly, 2e éd., 2022.
    • Mark Lutz, Learning Python, O’Reilly.
    • Wes McKinney, Python for Data Analysis, O’Reilly, 3e éd.
    • Miguel Grinberg, Flask Web Development, O’Reilly.
    • Documentation officielle : docs.python.org (tutoriel, référence du langage, PEP 8), numpy.org, pandas.pydata.org, docs.djangoproject.com.
  • Projet de recherche ou stage en entreprise

    Ce module capitalise l’ensemble de la formation en la mettant à l’épreuve d’un projet de recherche ou d’un stage en entreprise. Il s’agit moins d’un cours théorique que d’un guide méthodologique concret : comment choisir et délimiter un sujet, formuler une problématique et des objectifs SMART, planifier le travail, collecter et analyser des données de façon valide et éthique, rédiger un mémoire de niveau Master et le soutenir devant un jury. Les mises en situation sont adaptées à la cybersécurité (SOC, réponse à incident, audit de conformité, sensibilisation) et au contexte nigérien, avec un accent constant sur la déontologie (autorisations, confidentialité, protection des données).

    Objectifs d’apprentissage

    • Choisir, délimiter un sujet et formuler une problématique et des objectifs SMART.
    • Concevoir une démarche méthodologique rigoureuse et éthique.
    • Planifier le travail (rétroplanning) et conduire la collecte et l’analyse.
    • Rédiger un mémoire structuré, clair et correctement référencé.
    • Préparer et réussir une soutenance orale.
    • Respecter la déontologie (confidentialité, citation, honnêteté des résultats).

    Prérequis

    Avoir suivi la formation théorique en cybersécurité et gestion des systèmes d’information ; notions de gestion de projet et de communication professionnelle.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Choisir, cadrer le sujet et concevoir la démarche
    2. Leçon 2 — Planifier, collecter et analyser
    3. Leçon 3 — Rédiger le mémoire : plan, style et citations
    4. Leçon 4 — Soutenance, évaluation et déontologie

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 30 h, TD 10 h, TP 0 h, TPE 40 h (4 crédits). L’évaluation combine le mémoire écrit, la soutenance orale devant un jury et, pour un stage, l’appréciation du maître de stage. Le contrôle continu porte sur les livrables intermédiaires (note de cadrage, rétroplanning, plan détaillé).

    Bibliographie

    • Saunders, M., Lewis, P. & Thornhill, A. Research Methods for Business Students, Pearson.
    • Creswell, J. W. Research Design: Qualitative, Quantitative, and Mixed Methods Approaches, Sage.
    • Quivy, R. & Van Campenhoudt, L. Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod.
    • American Psychological Association, Publication Manual (APA) — normes de citation.