École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 3 (S3)

  • Planification des projets 1

    Planifier un projet, c’est déterminer à l’avance quoi faire, dans quel ordre, avec quelles ressources, en combien de temps et pour quel coût. Ce cours du semestre 3 traite les deux premières étapes de la planification : l’identification des tâches et opérations du projet, puis leur ordonnancement. Il part de la structure de découpage du projet (WBS), passe par l’estimation des durées et des liens d’antériorité, et aboutit au calcul du chemin critique par les méthodes PERT et MPM. Le semestre 4 prolongera ce travail avec le diagramme de Gantt, les ressources et le suivi. Les cas pratiques portent sur des projets nigériens : périmètre maraîcher à Maradi, école à Dosso, forages à Tillabéri.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le rôle de la planification et ses liens avec le coût, les ressources et les délais.
    • Construire une WBS respectant la règle des 100 % et rédiger un dictionnaire des lots de travail.
    • Estimer une durée (analogie, méthode paramétrique, estimation à trois points) et une charge de travail.
    • Établir un tableau des antériorités et classer les tâches par niveaux.
    • Calculer les dates au plus tôt et au plus tard, les marges et le chemin critique d’un réseau.

    Prérequis

    Notions de cycle de projet et de cadre logique ; calcul arithmétique de base.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements de la planification de projet
    2. Leçon 2 — Identifier les tâches : la structure de découpage du projet (WBS)
    3. Leçon 3 — Estimer les durées et établir les antériorités
    4. Leçon 4 — Ordonnancer les tâches : réseau PERT/MPM et chemin critique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE (2 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz, exercices de réseau en TD, WBS d’un projet réel — 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK), PMI.
    • Project Management Institute, Practice Standard for Work Breakdown Structures, PMI.
    • Corbel J.-C., Management de projet : fondamentaux, méthodes, outils, Eyrolles, 2005.
    • Gray C. F. et Larson E. W., Management de projet, Chenelière McGraw-Hill, Montréal.
    • Buttrick R., Gestion de projets (trad. de The Project Workout), Village Mondial.
  • Comptabilité analytique 1

    La comptabilité analytique (ou comptabilité de gestion) est l’outil interne qui permet à une entreprise de connaître ce que lui coûte chaque produit, chaque activité ou chaque fonction, et donc de savoir où elle gagne et où elle perd de l’argent. Pour un futur chargé de clientèle entreprises ou un analyste crédit, c’est une compétence clé : on ne peut apprécier la solidité d’une PME de Niamey qui sollicite un crédit (boulangerie, savonnerie, unité de transformation du lait, menuiserie) sans comprendre la formation de ses coûts et de ses marges. Ce premier cours (semestre 3) pose les bases de la méthode des coûts complets : du traitement des charges de la comptabilité générale (SYSCOHADA révisé) jusqu’au coût de production. Le cours du semestre 4 prolongera l’étude vers le coût de revient, le résultat analytique, les coûts partiels et le seuil de rentabilité.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer la logique, les objectifs et l’organisation de la comptabilité analytique par rapport à la comptabilité générale.
    • Distinguer charges incorporables, non incorporables et éléments supplétifs, puis charges directes et indirectes.
    • Construire un tableau de répartition des charges indirectes (répartition primaire, secondaire, prestations réciproques, unités d’œuvre).
    • Calculer un coût d’achat et tenir une fiche de stock en inventaire permanent (CMUP, FIFO) ; traiter les différences d’inventaire.
    • Calculer un coût de production, y compris avec en-cours, produits intermédiaires et produits résiduels.
    • Apprécier l’utilité et les limites de la méthode des coûts complets.

    Prérequis

    Comptabilité générale de L1 (plan de comptes SYSCOHADA, classes 6 et 7, stocks, amortissements) et maîtrise du calcul de pourcentages et de proportions.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Généralités et organisation de la comptabilité analytique
    2. Leçon 2 — Analyse des charges et répartition des charges indirectes
    3. Leçon 3 — Coûts d’achat, stocks et inventaire permanent
    4. Leçon 4 — Coûts de production et problèmes particuliers

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 2 crédits ; CM 14 h, TD 6 h, TP 0 h, travail personnel de l’étudiant (TPE) 20 h. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, quiz en ligne, devoir surveillé) comptant pour 40 % et examen terminal écrit (cas chiffré de synthèse) comptant pour 60 %.

    Bibliographie

    • Louis Dubrulle et Didier Jourdain, Comptabilité analytique de gestion, Dunod.
    • Henri Bouquin, Comptabilité de gestion, Economica.
    • Charles Horngren, Srikant Datar, George Foster, Alnoor Bhimani et Georges Langlois, Contrôle de gestion et gestion budgétaire, Pearson Education.
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA (SYSCOHADA révisé), 2017.
  • Fiscalité générale

    La fiscalité est au cœur de la vie de l’entreprise et du travail quotidien du gestionnaire des ressources humaines : chaque mois, l’employeur calcule, retient et reverse l’impôt sur les traitements et salaires de son personnel, et il doit connaître les principaux impôts qui pèsent sur l’entreprise. Ce cours présente d’abord les notions générales du droit fiscal (sources, définition, caractéristiques et fonctions de l’impôt, classifications, étapes du prélèvement), puis le système fiscal nigérien et l’organisation de la Direction générale des impôts, et enfin la pratique de deux impôts majeurs : l’Impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS) et la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Les exemples sont tirés d’entreprises de Niamey, Maradi et Zinder.

    Avertissement : les taux, barèmes, seuils et numéros d’articles cités dans ce cours sont indicatifs et à visée pédagogique ; ils doivent être vérifiés dans le Code général des impôts (CGI) du Niger et la loi de finances de l’année en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir l’impôt, ses caractéristiques et ses fonctions, et identifier les sources du droit fiscal.
    • Utiliser les principales classifications des impôts (directs/indirects, réels/personnels, proportionnels/progressifs…).
    • Décrire les étapes du prélèvement fiscal : assiette, liquidation, recouvrement.
    • Présenter les grandes catégories d’impôts du système fiscal nigérien et l’organisation de l’administration fiscale.
    • Calculer l’IUTS d’un salarié et identifier les obligations déclaratives de l’employeur.
    • Déterminer la TVA due par une entreprise (TVA collectée, TVA déductible, crédit de TVA).

    Prérequis

    Économie générale de L1 ; notions de comptabilité générale (compte de résultat) ; calcul de pourcentages.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Droit fiscal : sources, définition et fonctions de l’impôt
    2. Leçon 2 — Classification des impôts et étapes du prélèvement fiscal
    3. Leçon 3 — Le système fiscal nigérien et l’administration fiscale
    4. Leçon 4 — Pratique fiscale : l’IUTS et la TVA

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (TD de calcul d’IUTS et de TVA, quiz en ligne) : 40 % ; examen terminal écrit (questions de cours et cas pratiques chiffrés) : 60 %.

    Bibliographie

    • République du Niger, Direction générale des impôts, Code général des impôts et lois de finances annuelles (www.impots.gouv.ne).
    • UEMOA, Directive n° 02/2009/CM/UEMOA portant modification de la directive n° 02/98/CM/UEMOA portant harmonisation des législations des États membres en matière de TVA.
    • Maurice Cozian et Florence Deboissy, Précis de fiscalité des entreprises, LexisNexis.
    • Jean-Jacques Bienvenu et Thierry Lambert, Droit fiscal, Presses universitaires de France (PUF).
  • Analyse technique des projets 1

    L’analyse technique est l’étape de l’étude de faisabilité qui vérifie qu’un projet peut réellement être réalisé et produire ce qu’il promet : quel processus de production adopter, selon quels critères choisir la technologie et la taille, de quels moyens (main-d’œuvre, matières, énergie, machines) disposer, et quels équipements acquérir. Ce premier volet (S3) fournit les bases ; il sera prolongé en S4 par la localisation et l’analyse des risques. Les exemples portent sur des projets nigériens : huilerie d’arachide à Maradi, forages à Tillabéri, école à Dosso, moulins à mil à Zinder. Les résultats de l’analyse technique alimentent directement l’analyse financière (coût d’investissement, charges d’exploitation) et la planification.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire le processus de production d’un projet sous forme de diagramme de flux et de bilan matière.
    • Identifier le goulot d’étranglement d’une chaîne de production et en déduire la capacité du projet.
    • Choisir une technologie et une taille à l’aide de critères techniques, économiques, sociaux et environnementaux (analyse multicritère, coût global).
    • Calculer la capacité effective, le nombre de machines, les besoins en main-d’œuvre et en énergie.
    • Établir la liste chiffrée des équipements, leur coût d’acquisition rendu site et leur plan de renouvellement.

    Prérequis

    Notions de base de gestion de projet (cycle du projet, étude de faisabilité), calcul de pourcentages et de moyennes pondérées, lecture de tableaux.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le processus de production du projet
    2. Leçon 2 — Les critères de choix technique à retenir
    3. Leçon 3 — Les caractéristiques des moyens de production
    4. Leçon 4 — Les équipements du projet

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE), soit 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, exercices de TD, étude technique d’un mini-projet — 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Behrens W. et Hawranek P. M., Manuel de préparation des études de faisabilité industrielle, ONUDI, Vienne.
    • Genest B.-A. et Nguyen T. H., Principes et techniques de la gestion de projets, Éditions Sigma Delta, Laval.
    • Gray C. F. et Larson E. W., Management de projet, Chenelière McGraw-Hill, Montréal.
    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK), PMI, Newtown Square.
    • Code des investissements et Code des marchés publics de la République du Niger (textes en vigueur).
  • Techniques des opérations bancaires 3

    Ce cours de deuxième année approfondit les techniques bancaires en deux volets. Le premier porte sur les techniques de paiement : régime juridique des instruments de paiement dans l’UEMOA (chèque, effets de commerce, virement, prélèvement) et paiements à distance (monétique, banque en ligne, monnaie électronique). Le second traite des techniques interbancaires : la compensation et les systèmes de paiement de la BCEAO (STAR-UEMOA, SICA-UEMOA), puis le refinancement des banques sur le marché interbancaire et auprès de la BCEAO. Il prépare aux métiers des opérations bancaires (back-office, moyens de paiement, trésorerie).

    Objectifs d’apprentissage

    • Appliquer le régime juridique du chèque et des effets de commerce, traiter un incident de paiement.
    • Décrire le fonctionnement d’une transaction par carte et de la monnaie électronique, et en calculer les commissions.
    • Calculer des positions de compensation bilatérales et multilatérales et choisir le système de règlement adapté.
    • Expliquer les mécanismes de refinancement et calculer une capacité et un coût de refinancement.
    • Vérifier la constitution des réserves obligatoires.

    Prérequis

    Cours de techniques des opérations bancaires de première année (comptes, moyens de paiement, escompte, trésorerie bancaire).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les instruments de paiement et leur régime juridique
    2. Leçon 2 — Les paiements à distance : monétique, banque à distance et monnaie électronique
    3. Leçon 3 — La compensation interbancaire et les systèmes de paiement de l’UEMOA
    4. Leçon 4 — Le refinancement des banques : marché interbancaire et guichets de la BCEAO

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz en ligne) et examen terminal écrit (cas pratiques).

    Bibliographie

    • Luc Bernet-Rollande, Principes de technique bancaire, Dunod.
    • UEMOA, Règlement n° 15/2002/CM/UEMOA relatif aux systèmes de paiement dans les États membres de l’UEMOA.
    • BCEAO, documentation sur STAR-UEMOA, SICA-UEMOA, la politique monétaire et le dispositif de refinancement (www.bceao.int).
    • Sylvie de Coussergues, Gautier Bourdeaux et Thomas Péran, Gestion de la banque, Dunod.
  • Économie générale 3

    Ce cours d’Économie générale de deuxième année (partie 1) fait passer l’étudiant de la microéconomie, étudiée en première année, à la macroéconomie. Il s’agit de comprendre comment on mesure la richesse d’une nation, comment s’établit l’équilibre global entre production et dépenses, puis quel rôle joue la monnaie et comment se forment les relations de change. Pour un gestionnaire RH, ces notions permettent de lire une note de conjoncture, de comprendre l’impact de la croissance sur l’emploi et la masse salariale, et d’apprécier le lien entre la santé d’une entreprise et celle de l’économie nigérienne et sous-régionale (UEMOA, zone franc). Les exemples utilisent des données simplifiées et arrondies, inspirées de l’économie du Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir et calculer la valeur ajoutée, le PIB selon trois optiques, le PNB et le RNB.
    • Distinguer grandeurs nominales et réelles et calculer un taux de croissance.
    • Écrire et résoudre l’équilibre macroéconomique en économie fermée puis ouverte, et utiliser le multiplicateur.
    • Expliquer les fonctions et les formes de la monnaie et les mécanismes de création monétaire (BCEAO, banques, Trésor).
    • Définir le change, distinguer les types de change et de régime, et réaliser des conversions en FCFA.

    Prérequis

    Économie générale de L1 (agents économiques, circuit économique, marchés), pourcentages et résolution d’équations du premier degré.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les principaux agrégats : valeur ajoutée, PIB, PNB et RNB
    2. Leçon 2 — L’équilibre macroéconomique en économie fermée et ouverte
    3. Leçon 3 — La monnaie : fonctions, formes et création monétaire
    4. Leçon 4 — Le change : définitions, types de change et régimes

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE (2 crédits). Contrôle continu (TD notés, quiz en ligne, exposé sur un indicateur de l’économie nigérienne : 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • POULON F., Économie générale, Dunod.
    • BLANCHARD O. et COHEN D., Macroéconomie, Pearson.
    • KRUGMAN P. et WELLS R., Macroéconomie, De Boeck Supérieur.
    • MISHKIN F. S., Monnaie, banque et marchés financiers, Pearson.
    • BCEAO (Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest) : rapports annuels et bulletins statistiques ; INS Niger : comptes nationaux.
  • Analyse financière 1

    L’analyse financière est l’ensemble des méthodes qui permettent d’apprécier la situation financière, la performance et les risques d’une organisation à partir de ses états financiers. Ce cours de semestre 3 apprend à lire et retraiter les états financiers établis selon le SYSCOHADA révisé (Acte uniforme OHADA relatif au droit comptable et à l’information financière), en vigueur au Niger comme dans les autres pays de l’espace OHADA. Le futur chargé de projet en a besoin pour apprécier la solidité d’un partenaire d’exécution, d’une entreprise soumissionnaire à un marché public, d’une coopérative ou d’une PME bénéficiaire d’un fonds d’appui, et pour dialoguer avec les banques et institutions de microfinance. Le cours se poursuit au semestre 4 (équilibre financier approfondi, compte de résultat, capacité d’autofinancement, ratios de rentabilité).

    Objectifs d’apprentissage

    • Lire un bilan comptable SYSCOHADA et le transformer en bilan financier par les retraitements usuels.
    • Construire un bilan fonctionnel et calculer le fonds de roulement, le besoin de financement et la trésorerie nette.
    • Calculer et interpréter les soldes significatifs de gestion du SYSCOHADA révisé.
    • Calculer et interpréter les ratios de structure, de liquidité, de solvabilité et de rotation.
    • Établir un compte de résultat différentiel, calculer le seuil de rentabilité, le point mort et la marge de sécurité.

    Prérequis

    Comptabilité générale (plan comptable SYSCOHADA, écritures d’inventaire, amortissements) et comptabilité analytique (charges fixes et variables) ; principes fondamentaux de la finance ; culture économique.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Du bilan comptable au bilan financier
    2. Leçon 2 — Le bilan fonctionnel et l’analyse fonctionnelle
    3. Leçon 3 — Les soldes significatifs de gestion et les ratios
    4. Leçon 4 — L’analyse différentielle et le seuil de rentabilité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne et étude de cas sur les états financiers d’une entreprise, 40 %) et examen terminal écrit (60 %), calculatrice autorisée.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA (SYSCOHADA révisé), 2017.
    • Grandguillot, B. et Grandguillot, F., Analyse financière, Gualino.
    • Batsch, L., Le diagnostic financier, Economica.
    • Quiry, P. et Le Fur, Y., Pierre Vernimmen — Finance d’entreprise, Dalloz.
    • Berk, J. et DeMarzo, P., Corporate Finance, Pearson.
  • Marketing bancaire 1

    Ce cours de marketing bancaire (semestre 3, première partie) introduit la démarche marketing appliquée aux banques et aux institutions financières. Il part d’une connaissance du secteur bancaire — fonctions de la banque, acteurs du système financier nigérien et de l’UMOA, transformations liées à la concurrence, à la microfinance et au mobile money — puis définit le concept de marketing bancaire et les particularités des services financiers (intangibilité, relation durable, risque, réglementation). Il aborde enfin la connaissance du client et la démarche stratégique : diagnostic, segmentation, ciblage et positionnement. Il sera prolongé au semestre 4 par l’application opérationnelle du marketing-mix bancaire.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les fonctions, les acteurs et les évolutions du secteur bancaire au Niger et dans l’UMOA.
    • Définir le marketing bancaire, retracer son évolution et expliquer les spécificités des services financiers.
    • Analyser les besoins et le comportement des clients particuliers et professionnels et concevoir une étude de marché simple.
    • Conduire un diagnostic marketing (PESTEL, SWOT) d’une agence ou d’une banque.
    • Segmenter une clientèle, choisir des cibles et formuler un positionnement.

    Prérequis

    Notions générales de gestion et d’économie d’entreprise ; connaissance élémentaire des produits bancaires (comptes, crédits, épargne).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Notions sur le secteur bancaire : fonctions, acteurs et environnement au Niger
    2. Leçon 2 — Le concept de marketing bancaire et les spécificités des services financiers
    3. Leçon 3 — Le client bancaire : besoins, comportement et études de marché
    4. Leçon 4 — La démarche marketing de la banque : diagnostic, segmentation, ciblage et positionnement

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, études de cas en TD, mini-diagnostic d’une agence en groupe, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Badoc, Michel, Réinventer le marketing de la banque et de l’assurance, Revue Banque Édition, 2004.
    • Garsuault, Philippe et Priami, Stéphane, La banque : fonctionnement et stratégies, Economica.
    • Kotler, Philip, Keller, Kevin L. et Manceau, Delphine, Marketing Management, Pearson (édition française).
    • Lendrevie, Jacques et Lévy, Julien, Mercator : tout le marketing à l’ère digitale, Dunod.
    • Lovelock, Christopher, Wirtz, Jochen et Lapert, Denis, Marketing des services, Pearson Education.
  • Économie et organisation des entreprises 3

    Ce cours de deuxième année approfondit l’analyse de l’entreprise engagée en première année (semestres 1 et 2 : définitions, typologies, structures, fonctions commerciale, productive et personnel). On adopte ici une lecture plus globale et plus managériale : l’entreprise est étudiée comme un système piloté par l’information et la décision, qui définit une stratégie face à son environnement et qui croît selon différents modes, jusqu’à l’internationalisation. Ces notions sont indispensables au professionnel RH : la stratégie détermine les besoins en compétences, la croissance externe (fusion, acquisition) pose des questions d’harmonisation des statuts et de culture, et les multinationales implantées au Niger (mines, pétrole, télécoms, banques) sont d’importants employeurs. Les exemples sont tirés du contexte nigérien et de l’espace UEMOA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Analyser l’entreprise selon l’approche systémique (sous-systèmes, environnement, régulation) et distinguer efficacité et efficience.
    • Décrire le rôle du système d’information et les qualités d’une information utile à la décision.
    • Appliquer les critères de décision en avenir incertain et en avenir probabilisable (arbre de décision).
    • Conduire un diagnostic stratégique (SWOT, cinq forces de Porter, matrice BCG) et identifier les stratégies génériques.
    • Distinguer les facteurs et modes de croissance, calculer un taux de croissance annuel moyen et une parité d’échange, et analyser la multinationalisation.

    Prérequis

    Économie et organisation des entreprises de L1 (EOE1122 et EOE1222) ; pourcentages, moyennes, puissances et racines.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’entreprise, un système ouvert finalisé
    2. Leçon 2 — Le système d’information et le système de décision
    3. Leçon 3 — La stratégie et les variables stratégiques
    4. Leçon 4 — La croissance de l’entreprise et la multinationalisation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), soit 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, cas pratiques rendus en TD, participation) comptant pour 40 % et examen terminal écrit (questions de cours et étude de cas) comptant pour 60 % (pondération indicative, à confirmer par le règlement des études d’EPI-NIGER).

    Bibliographie

    • Brennemann R., Sépari S., Économie d’entreprise, Dunod, Paris.
    • Porter M. E., Choix stratégiques et concurrence, Economica, Paris (trad. de Competitive Strategy, Free Press, 1980).
    • Johnson G., Scholes K., Whittington R., Fréry F., Stratégique, Pearson, Paris.
    • Simon H. A., Administration et processus de décision, Economica, Paris (trad. de Administrative Behavior).
    • Le Moigne J.-L., La théorie du système général, PUF, Paris.
  • Système d’information 1

    Ce cours de semestre 3 pose les bases de la compréhension des systèmes d’information (SI) d’entreprise et d’organisation. Le futur chargé de projet travaille au cœur de flux d’informations : fiches de collecte, bases de bénéficiaires, rapports de suivi-évaluation, tableaux de bord pour les bailleurs, logiciels de gestion comptable. Comprendre comment un SI est structuré, quelles fonctions il remplit, comment il sert la stratégie et comment on l’informatise lui permettra de piloter et d’accompagner des projets SI. La seconde partie initie à l’algorithmique et à la programmation (Pascal) afin de comprendre la logique des traitements automatisés. Le cours se prolonge au semestre 4 par la conception de bases de données (MCD, MLD, SQL).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer ce qu’est un système d’information d’entreprise à partir de l’analyse systémique (système de pilotage, d’information, opérant).
    • Décrire les fonctions, les rôles et les qualités d’un SI ainsi que ses dimensions technique, organisationnelle et managériale.
    • Distinguer systèmes opérationnels, décisionnels et de pilotage, et situer le SI par rapport à la stratégie (gouvernance, projets SI).
    • Écrire des algorithmes simples utilisant variables, opérateurs, structures de choix et de répétition.
    • Utiliser fonctions, procédures, tableaux et enregistrements et traduire un algorithme en Pascal.

    Prérequis

    Notions d’organisation et de gestion des entreprises ; pratique de base de l’ordinateur et du tableur.

    Plan du cours

    1. Analyse systémique de l’entreprise et notion de système d’information
    2. Dimensions, informatisation et gouvernance du système d’information
    3. Initiation à l’algorithmique : objets, traitements séquentiels, choix et répétition
    4. Fonctions, procédures, structures de données et programmation en Pascal

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, étude de cas SI d’une organisation nigérienne et exercices d’algorithmique, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Laudon, K. C. et Laudon, J. P., Management des systèmes d’information, Pearson.
    • Reix, R., Fallery, B., Kalika, M. et Rowe, F., Systèmes d’information et management des organisations, Vuibert.
    • Le Moigne, J.-L., La théorie du système général, Presses universitaires de France.
    • Wirth, N., Algorithms + Data Structures = Programs, Prentice-Hall.