École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 6 (S6)

  • Droit du travail

    L’hôtellerie, la restauration et le tourisme sont des secteurs de main-d’œuvre : horaires décalés, travail de nuit, week-ends et jours fériés, pics d’activité liés aux conférences et aux fêtes, recours aux extras pour les banquets. Le futur cadre intermédiaire (chef de réception, gouvernante, maître d’hôtel, chef de cuisine, responsable d’agence) organise le travail d’une équipe : il doit connaître les règles du droit du travail pour établir des plannings conformes, gérer les contrats, calculer les heures supplémentaires et les congés, prévenir les risques et éviter les litiges. Le cours s’appuie principalement sur le Code du travail du Niger (loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012) et son décret d’application (décret n° 2017-682 du 10 août 2017), ainsi que sur la convention collective interprofessionnelle et les conventions de l’OIT. Les chiffres cités (taux, durées, montants) sont donnés à titre indicatif : ils doivent toujours être vérifiés dans les textes en vigueur, qui peuvent être modifiés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les sources du droit du travail et les institutions compétentes au Niger.
    • Distinguer les différents contrats de travail et en maîtriser la conclusion, l’exécution, la suspension et la rupture.
    • Appliquer les règles relatives à la durée du travail, aux heures supplémentaires, au repos, aux jours fériés et aux congés.
    • Calculer la rémunération des heures supplémentaires et les droits à congé d’un salarié.
    • Connaître les obligations de santé, de sécurité et d’hygiène au travail et la procédure en cas d’accident du travail.

    Prérequis

    Bases en droit civil (contrat, obligations, responsabilité) ; notions d’organisation des services hôteliers.

    Plan du cours

    1. Sources du droit du travail
    2. Contrats et conditions de travail
    3. Règlementation des horaires et congés
    4. Santé, sécurité et hygiène au travail

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (cas pratiques en TD : analyse d’un contrat, calcul d’heures supplémentaires) et examen terminal écrit (questions de cours et cas pratique).

    Bibliographie

    • République du Niger, Loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012 portant Code du travail, et Décret n° 2017-682/PRN/MET/PS du 10 août 2017 portant partie réglementaire du Code du travail.
    • Convention collective interprofessionnelle applicable au Niger.
    • Organisation internationale du travail, Normes internationales du travail et Convention n° 172 sur les conditions de travail dans les hôtels et restaurants (1991).
    • Pélissier J., Auzero G., Dockès E., Droit du travail, Dalloz (pour les notions générales du droit du travail francophone).
    • Issa-Sayegh J. (dir.), travaux sur le droit du travail en Afrique francophone (OHADA et droits nationaux).
  • Secourisme

    Un client qui s’effondre dans le hall, un enfant qui s’étouffe au buffet, un commis brûlé par l’huile de friture, un touriste victime d’un coup de chaleur pendant une excursion à Kouré : dans l’hôtellerie, la restauration et le tourisme, le personnel est souvent le premier témoin d’une urgence. Les premières minutes, avant l’arrivée des secours spécialisés, sont décisives. Ce cours forme aux gestes de premiers secours inspirés du référentiel « Prévention et secours civiques de niveau 1 » (PSC1) et des recommandations internationales de réanimation, et à la prévention des accidents en milieu professionnel. Il ne remplace pas une formation pratique certifiante encadrée par un moniteur agréé (Croix-Rouge nigérienne, sapeurs-pompiers ou organisme habilité), vivement recommandée à chaque étudiant.

    Objectifs d’apprentissage

    • Protéger, examiner une victime et transmettre une alerte complète aux secours.
    • Reconnaître les détresses vitales : obstruction des voies aériennes, perte de connaissance, arrêt cardiaque, hémorragie, malaise.
    • Décrire et réaliser les gestes de survie : désobstruction, position latérale de sécurité (PLS), réanimation cardio-pulmonaire (RCP) avec défibrillateur.
    • Prendre en charge une hémorragie externe et une brûlure, et évaluer leur gravité.
    • Identifier les risques professionnels de l’hôtellerie-restauration, calculer les indicateurs d’accidents du travail et proposer des mesures de prévention.

    Prérequis

    Aucun.

    Plan du cours

    1. Évaluation de l’état de la victime
    2. Gestes de survie (PLS, RCP)
    3. Gestion des hémorragies et brûlures
    4. Prévention et sécurité au travail

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD (mises en situation et démonstrations sur mannequin lorsque le matériel est disponible), 0 h de TP, 20 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (mise en situation évaluée : bilan, alerte, geste adapté) et examen terminal écrit (questions et cas).

    Bibliographie

    • Croix-Rouge française, Manuel de secourisme / Premiers secours, Croix-Rouge française.
    • Ministère de l’Intérieur (France), Référentiel national Prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC1).
    • European Resuscitation Council, Guidelines for Resuscitation (dernière édition).
    • Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Lignes directrices internationales de premiers secours.
    • Organisation internationale du travail, Sécurité et santé au travail dans l’hôtellerie et la restauration (documents de référence).
  • Management de la Qualité

    Dans l’hôtellerie et la restauration, la qualité n’est pas un supplément : c’est la promesse même faite au client, et dans le domaine alimentaire, une exigence de sécurité sanitaire. Un séjour gâché par une climatisation en panne ou une intoxication lors d’un banquet de mariage ont des conséquences commerciales, financières et parfois pénales. Ce cours présente les principes du management de la qualité, les normes de référence (ISO 9001 pour le système de management de la qualité, ISO 22000 et HACCP pour la sécurité des denrées alimentaires), les outils d’amélioration continue et la conduite des audits. Il s’appuie sur des situations concrètes d’hôtels, de restaurants et de traiteurs de Niamey, dans un contexte de forte chaleur où la maîtrise de la chaîne du froid est critique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la qualité, la qualité de service et les principes du management de la qualité (Deming, Juran, ISO 9000).
    • Évaluer les coûts de la qualité et de la non-qualité d’un établissement.
    • Expliquer les exigences et la démarche de certification ISO 9001 et ISO 22000, ainsi que les principes HACCP.
    • Utiliser les outils d’amélioration continue : PDCA, Kaizen, 5S, Pareto, Ishikawa, 5 pourquoi.
    • Préparer, conduire et exploiter un audit qualité interne selon les lignes directrices de l’ISO 19011.

    Prérequis

    Connaissances en organisation d’entreprise ; notions d’hygiène alimentaire et de fonctionnement des services hébergement et restauration.

    Plan du cours

    1. Principes et enjeux de la qualité
    2. Normes et certifications (ISO 9001, ISO 22000)
    3. Outils d’amélioration continue (PDCA, Kaizen)
    4. Gestion des audits qualité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (analyse de Pareto sur des réclamations réelles, préparation d’une grille d’audit en TD) et examen terminal écrit (questions de cours, cas pratique).

    Bibliographie

    • Juran J. M., De Feo J. A., Juran’s Quality Handbook, McGraw-Hill.
    • Deming W. E., Hors de la crise, Economica.
    • ISO 9000:2015, ISO 9001:2015, ISO 22000:2018, ISO 19011:2018, Organisation internationale de normalisation.
    • Codex Alimentarius, Principes généraux d’hygiène alimentaire (CXC 1-1969, révision 2020).
    • Zeithaml V., Parasuraman A., Berry L., Delivering Quality Service, Free Press.
  • Management Stratégique

    Le management stratégique est la discipline qui permet à une entreprise de définir où elle veut aller à moyen et long terme, de choisir les moyens d’y parvenir et de piloter ce chemin dans un environnement incertain. Dans l’hôtellerie et le tourisme, secteur à forte intensité capitalistique, à capacité fixe et à production périssable (une chambre non vendue ce soir est perdue), les erreurs stratégiques coûtent cher : mauvais positionnement, surcapacité, dépendance à un seul segment de clientèle. Ce cours de sixième semestre donne au futur cadre intermédiaire les outils pour participer au diagnostic, à la formulation et à la mise en œuvre de la stratégie d’un hôtel, d’un restaurant ou d’une agence de voyages au Niger et en Afrique de l’Ouest.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les fondements du management stratégique : vision, mission, objectifs, niveaux de stratégie.
    • Conduire un diagnostic externe (PESTEL, cinq forces de Porter) et interne (ressources, chaîne de valeur) puis le synthétiser dans une matrice SWOT.
    • Formuler des options stratégiques à l’aide des stratégies génériques, de la matrice d’Ansoff et de la matrice BCG.
    • Comparer les modes de développement propres à l’hôtellerie (intégration, franchise, contrat de gestion, alliance).
    • Traduire une stratégie en plan d’action, en budget et en tableau de bord (TO, prix moyen, RevPAR, GOPPAR).

    Prérequis

    Notions de management et d’économie d’entreprise ; indicateurs de base de la gestion hôtelière (taux d’occupation, prix moyen) ; notions de marketing.

    Plan du cours

    1. Introduction au management stratégique
    2. Diagnostic stratégique : PESTEL, Porter et SWOT
    3. Formulation des stratégies
    4. Mise en œuvre et contrôle stratégique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques, 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (étude de cas en TD, diagnostic stratégique d’un établissement réel de Niamey rédigé en groupe) et examen terminal écrit (questions de cours et cas pratique chiffré).

    Bibliographie

    • Johnson G., Whittington R., Scholes K., Angwin D., Regnér P., Stratégique (trad. de Exploring Corporate Strategy), Pearson.
    • Porter M. E., Choix stratégiques et concurrence (Competitive Strategy), Economica.
    • Strategor, Toute la stratégie d’entreprise, Dunod.
    • Olsen M. D., West J. J., Tse E. C., Strategic Management in the Hospitality Industry, Pearson.
    • Kaplan R. S., Norton D. P., Le tableau de bord prospectif, Éditions d’Organisation.
  • Projet de Fin d’Études

    Le projet de fin d’études (PFE) est l’aboutissement de la Licence professionnelle Chaudronnerie et Construction Métallique. Pendant 240 heures de travail personnel encadré, l’étudiant traite un problème réel d’entreprise ou d’atelier : conception d’un réservoir, d’une trémie ou d’un hangar, amélioration d’une gamme de fabrication, étude d’un réseau de tuyauterie, expertise d’une dégradation, qualification d’un mode opératoire de soudage, optimisation du débit de tôles, etc. Ce cours est un guide méthodologique : il décrit les étapes, les livrables, les modèles de documents et les grilles d’évaluation, depuis la définition du sujet avec l’encadrant jusqu’à la soutenance devant le jury. Il s’appuie sur les méthodes vues en Méthodologie de Recherche (MRS1641), qu’il met en pratique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir avec l’encadrant un sujet réalisable, rédiger une fiche de cadrage et un cahier des charges.
    • Conduire la recherche et la conception : état de l’art, analyse fonctionnelle, choix de solution argumenté, dimensionnement.
    • Mettre en œuvre la solution (plans, gamme, réalisation ou simulation, devis) et analyser les résultats de façon critique.
    • Gérer le projet dans le temps : planning, jalons, journal de bord, relation avec l’encadrant.
    • Rédiger un mémoire conforme et soutenir oralement devant un jury.

    Prérequis

    L’ensemble des enseignements techniques de la licence (RDM, charpente, chaudronnerie, tuyauterie, soudage, traçage, DAO, gestion) et le cours de Méthodologie de Recherche.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Définition du projet avec l’encadrant et cadrage
    2. Leçon 2 — Recherche et conception : de l’état de l’art à la solution retenue
    3. Leçon 3 — Mise en œuvre, chiffrage et analyse des résultats
    4. Leçon 4 — Rédaction du mémoire et soutenance

    Modalités d’évaluation

    Volume : 240 h de travail personnel encadré (pas de CM, TD ni TP), 12 crédits. Évaluation : suivi de l’encadrant (régularité, autonomie, respect des jalons), mémoire écrit, soutenance orale devant un jury (exposé et réponses aux questions). Le quiz en ligne vérifie la maîtrise de la méthodologie.

    Bibliographie

    • M. Beaud, L’art de la thèse, La Découverte.
    • NF EN 16271, Management par la valeur — Expression fonctionnelle du besoin et cahier des charges fonctionnel, AFNOR.
    • J.-L. Fanchon, Guide des sciences et technologies industrielles, Nathan/AFNOR.
    • R. Aïm, L’essentiel de la gestion de projet, Gualino.
  • Méthodologie de Recherche

    Ce cours prépare directement le projet de fin d’études et la vie professionnelle du technicien supérieur en chaudronnerie et construction métallique. Il apprend à conduire une démarche de recherche appliquée : formuler une question technique précise (par exemple réduire la corrosion des bacs d’un dépôt, optimiser le débit de tôles d’un atelier, dimensionner une trémie), trouver et évaluer l’information (normes, articles, catalogues, retours d’expérience), rédiger un rapport technique clair et correctement référencé, et planifier son travail dans le temps. Les exemples sont tirés des ateliers de Niamey et Maradi, des chantiers de charpente et de tuyauterie et des industries du Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Formuler une problématique et une question de recherche à partir d’un besoin technique.
    • Construire une stratégie de recherche documentaire (mots-clés, opérateurs booléens, bases de données) et évaluer la fiabilité des sources.
    • Structurer et rédiger un rapport technique ou scientifique dans un style précis et objectif.
    • Citer les sources selon une norme (APA, IEEE ou ISO 690) et éviter le plagiat.
    • Présenter correctement des résultats chiffrés (tableaux, figures, incertitudes).
    • Planifier un projet : découpage, diagramme de Gantt, réseau PERT et chemin critique, gestion du temps.

    Prérequis

    Expression écrite en français, bureautique (traitement de texte, tableur), connaissances techniques des semestres précédents.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Démarche de recherche et recherche documentaire
    2. Leçon 2 — Techniques de rédaction scientifique et structure du rapport
    3. Leçon 3 — Normes de citation, intégrité et présentation des résultats
    4. Leçon 4 — Planification et gestion du temps dans un projet de recherche

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, pas de TP, 30 h de travail personnel, 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (fiche de problématique, bibliographie commentée, planning du PFE, quiz) et examen terminal (étude de cas : analyse de sources, correction d’un texte, planification).

    Bibliographie

    • M. Beaud, L’art de la thèse, La Découverte.
    • M. Greuter, Bien rédiger son mémoire ou son rapport de stage, L’Étudiant.
    • R. Quivy, L. Van Campenhoudt, Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod.
    • ISO 690:2021, Information et documentation — Principes directeurs pour la rédaction des références bibliographiques.
    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (PMBOK).
  • Traçage 2

    Traçage 2 approfondit les méthodes de traçage vues en Traçage 1 pour les pièces de chaudronnerie et de construction métallique plus complexes : trémies, transitions carré-rond, cônes et troncs de cône, piquages de tuyauterie, raccords sur fonds et sphères, pièces pliées. Le cours s’appuie sur la géométrie descriptive (recherche des vraies grandeurs), la triangulation, la recherche des intersections entre solides et le calcul des angles de pliage. Il se termine par le traçage « en l’air », directement sur des pièces déjà formées, pratique courante dans les ateliers de Niamey et sur les chantiers de tuyauterie où l’on ajuste un piquage ou une coupe sur un tube en place. Les méthodes graphiques sont systématiquement doublées d’un calcul (Pythagore, trigonométrie) que l’étudiant apprend à vérifier.

    Objectifs d’apprentissage

    • Réaliser les constructions géométriques de base et déterminer la vraie grandeur d’une droite par rotation, rabattement ou calcul.
    • Développer des surfaces composées à bases parallèles ou concourantes (troncs de cône, trémies, transitions) par rayonnement et triangulation.
    • Rechercher et développer les intersections cylindre/cylindre, cône/cylindre et cylindre/sphère.
    • Calculer et tracer un angle dièdre (angle de pliage).
    • Tracer directement sur une pièce formée (tube, virole, fond) avec gabarits et ordonnées.

    Prérequis

    Traçage 1 (développements simples de cylindres et cônes droits), dessin technique, trigonométrie, technologie de chaudronnerie (cisaillage, pliage, roulage).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Constructions géométriques et géométrie descriptive : vraies grandeurs
    2. Leçon 2 — Développement des surfaces composées à bases parallèles ou concourantes
    3. Leçon 3 — Intersections de solides et développements (cylindre/cylindre, cône/cylindre, cylindre/sphère)
    4. Leçon 4 — Angles dièdres et traçage en l’air sur pièces formées

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP et 20 h de travail personnel, 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (épures de TD, pièces tracées et réalisées en TP, quiz) et examen terminal comprenant une épure et un calcul de développement.

    Bibliographie

    • A. Ricordeau, C. Corbet, Dossier de technologie de construction : chaudronnerie, Casteilla.
    • G. Monge, Géométrie descriptive (ouvrage fondateur, réédité).
    • NF EN ISO 13920, Tolérances générales pour constructions soudées.
  • Matériaux et Essais

    Ce cours présente les grandes familles de matériaux utilisés en construction métallique et en chaudronnerie, et les essais normalisés qui permettent de connaître leur comportement réel. Le technicien supérieur doit savoir lire un certificat matière (EN 10204 3.1), interpréter un procès-verbal d’essai de traction, de dureté ou de résilience, vérifier la conformité d’une tôle ou d’un profilé importé, et comprendre pourquoi une pièce rompt (surcharge, fatigue, rupture fragile, corrosion) afin de le prévenir. Les applications portent sur des ouvrages du contexte nigérien : charpentes, réservoirs, tuyauteries, pièces d’engins et d’installations agro-industrielles et minières.

    Objectifs d’apprentissage

    • Classer les matériaux (métaux, polymères, céramiques, composites) et décoder la désignation normalisée des aciers.
    • Réaliser et exploiter un essai de traction et de compression : E, Re, Rm, A %, Z %.
    • Mesurer et interpréter une dureté Brinell, Vickers ou Rockwell et une résilience Charpy.
    • Décrire le phénomène de fatigue et utiliser la courbe de Wöhler et la règle de Miner.
    • Identifier un mode de défaillance (ductile, fragile, fatigue, corrosion) et proposer des mesures de prévention.

    Prérequis

    Résistance des matériaux (contrainte, déformation, loi de Hooke), métallurgie de base (diagramme fer-carbone, traitements thermiques), notions de statistiques.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Classification et désignation des matériaux
    2. Leçon 2 — Essais de traction et de compression
    3. Leçon 3 — Essais de dureté et de résilience
    4. Leçon 4 — Fatigue, rupture et prévention des défaillances

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 20 h de travail personnel, 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus des TP de traction et de dureté, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • M. F. Ashby, D. R. H. Jones, Matériaux, tome 1 : Propriétés et applications, Dunod.
    • J.-P. Baïlon, J.-M. Dorlot, Des matériaux, Presses internationales Polytechnique.
    • W. D. Callister, Science et génie des matériaux, Dunod.
    • NF EN ISO 6892-1 (traction), NF EN ISO 6506-1 (Brinell), NF EN ISO 6507-1 (Vickers), NF EN ISO 148-1 (Charpy).
    • D. François, A. Pineau, A. Zaoui, Comportement mécanique des matériaux, Hermès.
  • Vieillissement, Dégradation et Protection des Ouvrages Métalliques

    Ce cours de sixième semestre étudie comment les ouvrages métalliques vieillissent et se dégradent en service, et comment les protéger. Au Niger, les charpentes, hangars, pylônes NIGELEC, réservoirs de gasoil, châteaux d’eau et tuyauteries sont soumis à une atmosphère poussiéreuse, à de fortes amplitudes thermiques, à des eaux parfois agressives et, dans les mines (Arlit) ou l’agro-industrie, à l’abrasion et aux produits chimiques. Le technicien supérieur doit savoir reconnaître une forme de dégradation, en estimer la vitesse, en déduire une durée de vie et proposer une mesure préventive ou curative chiffrée.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le mécanisme électrochimique de la corrosion et identifier ses principales formes sur un ouvrage.
    • Calculer une vitesse de corrosion (perte de masse, loi de Faraday) et une surépaisseur de corrosion.
    • Décrire la dégradation chimique des matériaux minéraux associés aux ouvrages (bétons de massifs, mortiers, réfractaires) et l’oxydation à haute température.
    • Analyser un problème de frottement et d’usure et estimer une usure par la loi d’Archard.
    • Choisir et dimensionner un système de protection : peinture, galvanisation, protection cathodique, conception.
    • Choisir un traitement thermique ou thermochimique adapté à une pièce en acier.

    Prérequis

    Chimie générale (oxydoréduction), métallurgie des aciers (diagramme fer-carbone), résistance des matériaux de base, technologie de soudage.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La corrosion des métaux : mécanismes, formes et vitesse
    2. Leçon 2 — Dégradation chimique des matériaux minéraux et oxydation à chaud
    3. Leçon 3 — Frottement et usure des pièces métalliques
    4. Leçon 4 — Protection des ouvrages métalliques et traitement des aciers

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE), 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et examen terminal écrit portant sur des études de cas chiffrées.

    Bibliographie

    • D. Landolt, Corrosion et chimie de surfaces des métaux, Presses polytechniques et universitaires romandes.
    • M. G. Fontana, Corrosion Engineering, McGraw-Hill.
    • C. Vargel et al., Corrosion et anticorrosion, Techniques de l’Ingénieur (dossiers COR).
    • NF EN ISO 12944 (parties 1 à 9), Anticorrosion des structures en acier par systèmes de peinture ; NF EN ISO 1461, Galvanisation à chaud.
    • J. Barralis, G. Maeder, Précis de métallurgie, AFNOR/Nathan.
  • Calcul et Dimensionnement en Chaudronnerie

    Ce cours de fin de licence apprend à passer d’un besoin (stocker du gasoil, produire de la vapeur, séparer un gaz d’un liquide, transporter de l’eau chaude) à un ouvrage chaudronné dimensionné : enveloppes, fonds, ouvertures, brides, supports et tuyauteries. Il s’appuie sur les codes de construction utilisés en Afrique de l’Ouest — NF EN 13445 et CODAP pour les appareils à pression, ASME VIII, API 650 pour les réservoirs de stockage, ASME B31.3 et NF EN 13480 pour les tuyauteries — et présente leurs formules de base à la main avant l’usage des logiciels. Les applications portent sur des ouvrages rencontrés au Niger : réservoirs de dépôts pétroliers et de la raffinerie SORAZ, chaudières et tuyauteries vapeur d’huileries, ballons d’air comprimé, châteaux d’eau.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser la terminologie des chaudières, réservoirs, séparateurs et tuyauteries.
    • Déterminer les actions (pression, poids, vent, température) et les sollicitations dans les enveloppes.
    • Calculer les épaisseurs de viroles, de fonds et de réservoirs de stockage selon les formules des codes.
    • Dimensionner les accessoires : renforcement d’ouvertures, trou d’homme, brides et boulonnerie, supports.
    • Dimensionner une tuyauterie (épaisseur, dilatation, supportage, ancrages) et son calorifuge.
    • Conduire un projet de conception d’ouvrage chaudronné avec ses accessoires.

    Prérequis

    Résistance des matériaux (contraintes, flexion, flambement), matériaux métalliques et soudage, traçage et chaudronnerie, mécanique des fluides, thermique de base.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Terminologie des ouvrages chaudronnés, actions et bases de calcul
    2. Leçon 2 — Calcul des enveloppes : viroles, fonds et réservoirs de stockage
    3. Leçon 3 — Accessoires : ouvertures, trous d’homme, brides, supports et séparateurs
    4. Leçon 4 — Tuyauteries, calorifugeage, protection et projet de conception

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, projet de conception en travail personnel, quiz) et examen terminal écrit (calculs de dimensionnement avec formulaire fourni).

    Bibliographie

    • Moss D. R., Basic M., Pressure Vessel Design Manual, Butterworth-Heinemann.
    • Megyesy E. F., Pressure Vessel Handbook, Pressure Vessel Publishing.
    • Normes NF EN 13445-3 (calcul des récipients sous pression non soumis à la flamme) et API 650 (réservoirs de stockage soudés).
    • Kannappan S., Introduction to Pipe Stress Analysis, Wiley ; ASME B31.3 Process Piping.
    • Guide CODAP (SNCT) : Code de construction des appareils à pression non soumis à l’action de la flamme.