École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 6 (S6)

  • Tâches Administratives – Niveau Avancé

    Ce cours de dernier semestre prépare l’assistant(e) de direction à gérer des situations administratives complexes, telles qu’on les rencontre dans une direction générale, un ministère, une agence du système des Nations unies ou une grande ONG à Niamey : agendas partagés de plusieurs dirigeants, déplacements et visioconférences multi-fuseaux, conférences internationales avec interprétation et protocole, encadrement d’une petite équipe de secrétariat, tableaux de suivi et automatisation des tâches répétitives. Il s’appuie sur les acquis de Tâches Administratives 3 et vise l’autonomie : l’étudiant doit être capable de concevoir une organisation, de la chiffrer, de la piloter avec des indicateurs et de l’outiller avec la suite Microsoft 365 ou des outils équivalents.

    Objectifs d’apprentissage

    • Gérer des agendas et plannings complexes (multi-dirigeants, priorités, fuseaux horaires, marges de sécurité).
    • Concevoir, budgétiser et piloter un séminaire ou une conférence de grande envergure à l’aide d’un rétroplanning.
    • Organiser et superviser le travail d’une équipe de secrétariat (répartition des charges, matrice RACI, contrôle qualité).
    • Suivre l’activité administrative par des indicateurs de performance.
    • Utiliser des outils de gestion de projet (Planner, Trello, Gantt) et d’automatisation (publipostage, règles Outlook, formulaires, flux automatisés).

    Prérequis

    Tâches Administratives 3 ; bureautique (Word, Excel, Outlook) ; techniques de communication professionnelle.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Gestion avancée des agendas et des plannings
    2. Leçon 2 — Organisation de conférences et de séminaires complexes
    3. Leçon 3 — Supervision des tâches administratives en équipe
    4. Leçon 4 — Outils de gestion de projet et d’automatisation administrative

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (dossier d’organisation d’un événement réalisé en groupe, exercices de TD sur poste, quiz) pour 40 % et examen terminal (étude de cas écrite) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Allen, D. — S’organiser pour réussir (Getting Things Done), Leduc.
    • Covey, S. R. — Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent, J’ai lu.
    • Project Management Institute — Guide du corpus des connaissances en management de projet (PMBOK), PMI.
  • Micropaléontologie

    La micropaléontologie étudie les fossiles de petite taille, dont l’observation exige une loupe binoculaire ou un microscope. Parce qu’ils sont abondants, résistent au broyage par le trépan et se récupèrent dans les déblais de forage, les microfossiles sont l’outil de datation le plus utilisé en exploration pétrolière : ils permettent de placer un puits dans l’échelle stratigraphique en temps quasi réel, de corréler les puits d’un même bassin et de reconstituer la profondeur d’eau, la salinité et l’oxygénation des milieux de dépôt, informations indispensables pour localiser roches mères, réservoirs et couvertures. Le cours s’appuie sur l’exemple du rift de Termit–Agadem, où alternent des séries marines du Crétacé supérieur et des séries continentales et lacustres du Paléogène.

    Objectifs d’apprentissage

    • Reconnaître les grands groupes de microfossiles (foraminifères, ostracodes, nannofossiles, radiolaires, diatomées, palynomorphes, conodontes) et leur composition.
    • Décrire la chaîne d’analyse : échantillonnage, préparation, tri, identification, comptage.
    • Utiliser les biozones et les marqueurs (apparitions, disparitions) pour dater et corréler des puits.
    • Calculer des indicateurs quantitatifs : abondance, rapport planctoniques/benthiques, paléobathymétrie, taux de sédimentation, diversité.
    • Reconstituer un paléoenvironnement et en tirer des conséquences pour le système pétrolier.

    Prérequis

    Géologie générale (S1), roches et bassins sédimentaires (S2), stratigraphie et géologie des bassins (S4).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les microfossiles : définition, composition et grands groupes
    2. Leçon 2 — Méthodes d’analyse micropaléontologique
    3. Leçon 3 — Biostratigraphie et corrélations stratigraphiques
    4. Leçon 4 — Paléoenvironnements et applications à l’exploration pétrolière

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD (identification sur planches et photographies, exercices de corrélation), 0 h de TP, 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, fiches d’identification, quiz) 40 % et examen terminal 60 %.

    Bibliographie

    • Bignot G., Introduction à la micropaléontologie, Gordon & Breach / Éditions scientifiques.
    • Armstrong H. A., Brasier M. D., Microfossils, Blackwell Publishing.
    • Jones R. W., Applied Palaeontology, Cambridge University Press.
    • Haq B. U., Boersma A. (dir.), Introduction to Marine Micropaleontology, Elsevier.
    • Gradstein F. M. et al., The Geologic Time Scale, Elsevier (édition la plus récente).
  • Contrôle qualité

    Le cours de Contrôle qualité prépare le futur cadre de gestion à mettre en œuvre, dans une entreprise de production ou de services, les dispositifs qui garantissent la conformité des produits et la satisfaction des clients. Au Niger, les unités de production d’eau en sachets, les huileries, les boulangeries industrielles, les laiteries ou les ateliers de confection sont soumis à des exigences croissantes : normes nationales, contrôles de l’administration, exigences des distributeurs et des bailleurs. Le cours présente les outils classiques de la qualité (diagramme de Pareto, diagramme d’Ishikawa), la maîtrise statistique des procédés (SPC), le traitement des non-conformités et l’audit qualité interne, puis les mobilise sur des cas d’études nigériens.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les notions de qualité, de conformité, de contrôle et de maîtrise des procédés.
    • Construire et interpréter un diagramme de Pareto et un diagramme d’Ishikawa (5M).
    • Établir et lire une carte de contrôle (X̄-R, p) et calculer les indices de capabilité Cp et Cpk.
    • Identifier, enregistrer, analyser et corriger une non-conformité (5 Pourquoi, AMDEC, actions correctives, PDCA).
    • Préparer et conduire un audit qualité interne selon les principes de l’ISO 19011.
    • Chiffrer les coûts de non-qualité et proposer un plan d’amélioration.

    Prérequis

    Gestion de la production (S4) ; notions de statistique descriptive (moyenne, écart-type, pourcentages) ; bases de management des organisations.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements du contrôle qualité et outils de base (Pareto, Ishikawa)
    2. Leçon 2 — Maîtrise statistique des procédés (SPC) : cartes de contrôle et capabilité
    3. Leçon 3 — Analyse et traitement des non-conformités
    4. Leçon 4 — Audits qualité internes, contrôle de réception et cas d’études

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits ECTS. L’évaluation combine un contrôle continu (40 %) — quiz en ligne, exercices et cas de TD rendus — et un examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Oakland, J. S., Statistical Process Control, Routledge (plusieurs éditions).
    • Feigenbaum, A. V., Total Quality Control, McGraw-Hill.
    • Montgomery, D. C., Introduction to Statistical Quality Control, Wiley.
    • Ishikawa, K., La gestion de la qualité : outils et applications pratiques, Dunod.
    • Norme ISO 9001:2015 (Systèmes de management de la qualité — Exigences) et ISO 19011:2018 (Lignes directrices pour l’audit).
  • Dactylographie 3

    Dernier niveau du cycle de dactylographie, ce cours vise la maîtrise professionnelle de la saisie : vitesse et précision mesurées selon des critères objectifs, mise en page avancée de tableaux et de graphiques, production de documents longs et structurés (rapports d’activité, procès-verbaux de conseil ou d’assemblée) et exploitation systématique des raccourcis clavier et des automatismes du traitement de texte. Les exercices se font sur clavier AZERTY avec Microsoft Word et Excel (les procédures sont transposables à LibreOffice Writer). Les documents supports sont tirés de la vie des organisations nigériennes : rapport annuel d’une ONG, procès-verbal de conseil municipal, tableau de suivi budgétaire d’un projet à Niamey. À l’issue du cours, l’assistant(e) de direction doit pouvoir produire rapidement un document long sans faute de frappe ni défaut de présentation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Atteindre une vitesse nette d’au moins 50 à 60 mots par minute avec une précision supérieure à 98 % (objectif indicatif de fin de licence) ;
    • Mesurer sa vitesse brute, sa vitesse nette et son taux de précision, et conduire un plan d’entraînement ;
    • Concevoir des tableaux complexes (fusion, en-têtes répétés, tabulations décimales, calculs) et intégrer des graphiques légendés ;
    • Produire un rapport structuré (styles, numérotation, table des matières, sections, notes) et un procès-verbal conforme aux usages ;
    • Utiliser les principaux raccourcis de Windows, Word, Excel et Outlook ainsi que les insertions automatiques.

    Prérequis

    Dactylographie 2 (doigté complet, saisie à l’aveugle, lettres et documents courants), bases de Word et d’Excel.

    Plan du cours

    1. Techniques de saisie rapide et précise
    2. Mise en page avancée : tableaux et graphiques
    3. Saisie et mise en forme de documents complexes : rapports et procès-verbaux
    4. Raccourcis clavier et automatismes pour une productivité maximale

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (tests chronométrés réguliers, dossiers de mise en page remis) pour 40 % et examen terminal pratique sur poste (test de vitesse de 10 minutes et production d’un document complexe dans un temps limité) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Imprimerie nationale, Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale, Paris, Imprimerie nationale, dernière édition.
    • Ramat, A., Le Ramat de la typographie, Montréal, édition la plus récente.
    • Microsoft, documentation en ligne de Word et d’Excel (support.microsoft.com), rubriques « Raccourcis clavier », « Tableaux », « Table des matières ».
    • Microsoft, référentiel de l’examen Microsoft Office Specialist (MOS) Word Associate, rubriques « Tableaux », « Références », « Gestion des documents ».
  • Connaissance du milieu pétrolier et gazier à l’échelle internationale

    Ce cours donne aux futurs techniciens supérieurs de l’amont et de l’aval pétroliers une vision d’ensemble de l’industrie du pétrole et du gaz à l’échelle mondiale : comment se forment les prix, qui sont les acteurs qui produisent, transportent, raffinent et négocient les hydrocarbures, quels rapports de force géopolitiques structurent les flux d’énergie et comment les compagnies pétrolières construisent leurs stratégies. Le Niger, devenu exportateur de brut depuis la mise en service du pipeline Niger–Bénin (WAPCO), est placé au cœur de ces mécanismes : ses recettes dépendent du prix du Brent, de la décote de son brut, des tarifs de transport et des termes des contrats pétroliers conclus avec la CNPC et les autres opérateurs.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire l’organisation des marchés physiques et financiers du pétrole et du gaz (bruts de référence, contrats à terme, GNL).
    • Calculer la valeur d’une cargaison, une marge de raffinage (crack spread), un netback et le résultat d’une couverture.
    • Identifier les principaux acteurs internationaux : OPEP/OPEP+, AIE, compagnies nationales et internationales, négociants, sociétés de services.
    • Analyser les enjeux géopolitiques : détroits stratégiques, pipelines, sanctions, rente pétrolière, transition énergétique.
    • Expliquer les stratégies des compagnies (intégration, portefeuille, fusions-acquisitions, contrats de partage de production, contenu local).
    • Situer le Niger et le bassin d’Agadem dans ce contexte international.

    Prérequis

    Aucun prérequis formel. Des notions d’économie de l’entreprise (S3), de droit des ressources naturelles (S5) et des unités pétrolières (baril, densité API) facilitent le suivi.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Organisation des marchés pétroliers et gaziers
    2. Leçon 2 — Les acteurs de l’industrie à l’échelle internationale
    3. Leçon 3 — Géopolitique de l’énergie
    4. Leçon 4 — Stratégies des compagnies pétrolières internationales

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, exposé de revue de presse énergétique, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Yergin D., The Prize: The Epic Quest for Oil, Money & Power, Simon & Schuster.
    • Yergin D., The New Map: Energy, Climate, and the Clash of Nations, Penguin Press.
    • Chevalier J.-M., Les grandes batailles de l’énergie, Gallimard (Folio).
    • Favennec J.-P. (dir.), Géopolitique de l’énergie, Éditions Technip.
    • Agence internationale de l’énergie, World Energy Outlook et Oil Market Report (éditions annuelles et mensuelles).
  • Systèmes de gestion de la qualité (ISO, Lean Six Sigma)

    La qualité n’est plus seulement une affaire de contrôle des produits en fin de chaîne : elle est devenue un système de management qui organise toute l’entreprise autour de la satisfaction du client et de l’amélioration continue. Les exportateurs nigériens (oignon, sésame, bétail, cuirs), les industries agroalimentaires, les banques, les hôpitaux, les administrations et les ONG sont de plus en plus confrontés aux exigences de certification de leurs clients et bailleurs. Ce cours présente les trois grandes approches complémentaires : la norme internationale ISO 9001 (système de management de la qualité), les outils Lean Six Sigma (réduction des gaspillages et de la variabilité, démarche DMAIC) et la gestion de la qualité totale (TQM) avec ses pionniers (Deming, Juran, Crosby, Ishikawa). Il se termine par la démarche de certification ISO et la conduite des audits qualité selon ISO 19011. Des exercices chiffrés (DPMO, niveau sigma, capabilité, Pareto, coûts de la qualité) et des cas d’organisations nigériennes accompagnent chaque leçon.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer la structure et les exigences essentielles de la norme ISO 9001 et ses sept principes de management de la qualité.
    • Utiliser les outils Lean Six Sigma : DMAIC, Pareto, Ishikawa, 5S, calcul du DPMO, du niveau sigma et des indices de capabilité.
    • Situer la TQM, ses auteurs de référence et mesurer les coûts de la qualité.
    • Préparer une certification ISO 9001 et planifier, conduire et restituer un audit qualité interne.
    • Concevoir les grandes lignes d’un système de management de la qualité dans une organisation nigérienne.

    Prérequis

    Gestion des opérations (S4) ; statistiques descriptives (moyenne, écart-type, loi normale).

    Plan du cours

    1. Introduction aux normes ISO (ISO 9001)
    2. Outils Lean Six Sigma pour l’amélioration continue
    3. Gestion de la qualité totale (TQM)
    4. Certification ISO et audits qualité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h CM, 10 h TD, 0 h TP, 30 h TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, exercices chiffrés en TD, mini-audit d’un processus en groupe, ≈ 40 %) et examen terminal écrit (≈ 60 %).

    Bibliographie

    • Juran, J. M. et Gryna, F. M., Quality Planning and Analysis, McGraw-Hill.
    • George, M. L., Lean Six Sigma for Service, McGraw-Hill.
    • ISO, ISO 9001:2015 — Systèmes de management de la qualité — Exigences ; ISO 9000:2015 — Principes essentiels et vocabulaire ; ISO 19011:2018 — Lignes directrices pour l’audit des systèmes de management.
    • Deming, W. E., Out of the Crisis, MIT Press.
    • Womack, J. P. et Jones, D. T., Lean Thinking, Simon & Schuster.
  • Comptabilité Approfondie 1

    Ce cours approfondit la comptabilité générale sur les opérations d’inventaire et de fin d’exercice qui conditionnent la fiabilité des états financiers : évaluation et amortissement des immobilisations, dépréciations et provisions, analyse approfondie des comptes (soldes intermédiaires de gestion, capacité d’autofinancement, équilibre financier) et traitement comptable de la fiscalité (TVA, impôt sur les bénéfices, passage du résultat comptable au résultat fiscal). Il s’appuie sur le Système comptable OHADA révisé (SYSCOHADA) et sur le contexte fiscal du Niger. L’assistant(e) de direction qui prépare les dossiers de clôture, suit les échéances fiscales ou présente des tableaux de bord à la direction y trouve les outils pour comprendre et vérifier les chiffres. Les taux et seuils fiscaux cités sont donnés à titre indicatif et doivent être vérifiés dans le Code général des impôts du Niger et la loi de finances de l’année.

    Objectifs d’apprentissage

    • Déterminer le coût d’entrée d’une immobilisation et établir des plans d’amortissement linéaire et dégressif ;
    • Comptabiliser la cession d’une immobilisation et calculer le résultat de cession ;
    • Évaluer et comptabiliser les dépréciations (créances, stocks) et les provisions pour risques et charges ;
    • Calculer les soldes intermédiaires de gestion, la capacité d’autofinancement, le fonds de roulement, le besoin en fonds de roulement et la trésorerie nette ;
    • Passer du résultat comptable au résultat fiscal, calculer et comptabiliser l’impôt sur les bénéfices et la TVA.

    Prérequis

    Comptabilité Générale 3 (travaux d’inventaire de base, états financiers) et Comptabilité Analytique 2 (coûts, marges).

    Plan du cours

    1. Immobilisations et amortissements
    2. Provisions et dépréciations
    3. Analyse approfondie des états financiers
    4. Fiscalité des entreprises et impacts comptables

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, devoir sur table) pour 40 % et examen terminal écrit (cas de synthèse de fin d’exercice) pour 60 %. Le quiz en ligne sert d’auto-évaluation.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA révisé (plan de comptes, guide d’application), 2017.
    • République du Niger, Code général des impôts (version en vigueur) et loi de finances de l’année.
    • Grandguillot, B. et F., Comptabilité générale, Gualino (Lextenso), édition la plus récente.
    • Cohen, E., Analyse financière, Economica, 6e édition.
    • Vernimmen, P., Quiry, P., Le Fur, Y., Finance d’entreprise, Dalloz, édition la plus récente.
  • Diagraphie instantanée

    La diagraphie instantanée regroupe les mesures acquises pendant le forage ou l’exploitation, par opposition à la diagraphie différée (wireline) réalisée après l’arrêt du forage. Elle comprend le contrôle géologique et les paramètres de forage enregistrés en surface par l’unité de mud logging (cabine de géologie), les mesures de fond transmises en temps réel par les outils MWD/LWD (Measurement/Logging While Drilling) et, en phase de production, les mesures de surveillance des puits (diagraphies de production, capteurs permanents). Ces données permettent d’évaluer les réservoirs en temps réel, de détecter les venues et les zones de surpression, de piloter la trajectoire du puits et d’optimiser la production. Dans les champs du bassin d’Agadem, où de nombreux puits de développement sont forés rapidement, le suivi en temps réel est un levier majeur de sécurité et de coût. Ce cours donne au futur technicien supérieur les méthodes de base pour acquérir, contrôler, traiter et interpréter ces données.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire la chaîne d’acquisition en temps réel : capteurs de surface, cabine de mud logging, outils MWD/LWD, transmission et bases de données (WITSML).
    • Calculer le temps de remontée (lag time), la vitesse d’avancement et caler les déblais en profondeur.
    • Interpréter les gaz de forage (gaz total, chromatographie, rapports de Haworth) et décrire les déblais.
    • Utiliser l’exposant d corrigé et les diagraphies LWD (gamma ray, résistivité, densité) pour détecter les surpressions et évaluer un réservoir.
    • Interpréter une diagraphie de production (débitmètre, gradiomanomètre, température) pour répartir la production entre zones.

    Prérequis

    Connaissances en diagraphie : principes des diagraphies différées (S5), techniques de forage, géologie du réservoir, mécanique des fluides (S2) et notions de production.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de la diagraphie instantanée et acquisition en temps réel
    2. Leçon 2 — Détection des gaz et analyse des déblais
    3. Leçon 3 — MWD/LWD : traitement et interprétation des données en temps réel
    4. Leçon 4 — Applications à la surveillance de production

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistraux, 10 h de travaux dirigés (calculs de lag, interprétation de masterlogs, de rapports de gaz et de diagraphies de production), 0 h de TP, 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz, exercice d’interprétation d’un masterlog) pour 40 % et examen terminal pour 60 %.

    Bibliographie

    • Schlumberger, Log Interpretation Principles/Applications, Schlumberger Educational Services.
    • Rider M., Kennedy M., The Geological Interpretation of Well Logs, Rider-French Consulting.
    • Whittaker A. (dir.), Mud Logging Handbook, Prentice Hall.
    • Serra O., Diagraphies différées : bases de l’interprétation, Bulletin des Centres de Recherches Elf.
    • Hill A. D., Production Logging: Theoretical and Interpretive Elements, Society of Petroleum Engineers.
  • Optimisation fiscale

    L’optimisation fiscale (ou gestion fiscale) consiste à choisir, parmi les options légales offertes par la législation, celles qui minimisent la charge fiscale globale de l’entreprise, compte tenu de ses objectifs économiques. Elle fait partie de la gestion normale : le Code général des impôts, le Code des investissements, les conventions fiscales et les normes comptables laissent au chef d’entreprise de nombreux choix (forme juridique, mode de financement, politique d’amortissement, rémunération des dirigeants, localisation des activités). Mais la frontière avec l’évasion abusive et la fraude doit être parfaitement connue : l’abus de droit, l’acte anormal de gestion et les manipulations de prix de transfert exposent à des redressements lourds, voire à des poursuites pénales, et détruisent la réputation. Le cours, qui prolonge le droit fiscal des entreprises (DF3611), présente les principales stratégies, la fiscalité internationale et le débat sur les paradis fiscaux (BEPS, impôt minimum mondial), la distinction optimisation / évasion / fraude, puis des études de cas chiffrées dans le contexte nigérien et UEMOA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les leviers légaux d’optimisation (amortissements, provisions, déficits, rémunération, financement, régimes incitatifs).
    • Chiffrer l’économie d’impôt et sa valeur actuelle pour comparer des options.
    • Comprendre les règles de la fiscalité internationale (résidence, établissement stable, conventions, prix de transfert) et le rôle des paradis fiscaux.
    • Distinguer optimisation, évasion abusive et fraude, et connaître les sanctions.
    • Construire une recommandation fiscale argumentée sur un cas d’entreprise.

    Prérequis

    Droit fiscal des entreprises (DF3611) ; comptabilité générale SYSCOHADA ; notions de mathématiques financières (actualisation).

    Plan du cours

    1. Stratégies d’optimisation fiscale
    2. Fiscalité internationale et paradis fiscaux
    3. Différence entre optimisation fiscale et fraude fiscale
    4. Études de cas pratiques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h CM, 10 h TD, 0 h TP, 30 h TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, cas pratiques en TD, ≈ 40 %) et examen terminal écrit sur un cas chiffré avec recommandation argumentée (≈ 60 %).

    Bibliographie

    • Holmes, K., International Tax Policy and Double Tax Treaties, IBFD.
    • Slemrod, J. et Bakija, J., Taxing Ourselves: A Citizen’s Guide to the Debate over Taxes, MIT Press.
    • Scholes, M., Wolfson, M. et al., Taxes and Business Strategy: A Planning Approach, Pearson.
    • OCDE, Principes applicables en matière de prix de transfert à l’intention des entreprises multinationales et des administrations fiscales.
    • Zucman, G., La richesse cachée des nations, Seuil.
  • Comptabilité des Sociétés 2

    Ce cours prolonge Comptabilité des Sociétés 1 en abordant les opérations qui transforment la structure même des entreprises : fusions, acquisitions, apports partiels d’actif, dissolutions et liquidations, puis la vie comptable des groupes de sociétés. Les sociétés implantées au Niger (banques, sociétés minières, groupes de distribution, filiales de multinationales à Niamey) sont de plus en plus organisées en groupes ; le système comptable OHADA révisé (SYSCOHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière de 2017) impose à ces ensembles la publication de comptes consolidés. L’assistant(e) de direction qui travaille auprès d’une direction générale ou financière doit comprendre ces documents, préparer les dossiers d’assemblée, suivre les tableaux de participations et dialoguer avec les commissaires aux comptes. Le cours privilégie la compréhension des mécanismes et des calculs clés, illustrés par des cas nigériens chiffrés en FCFA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Calculer une parité d’échange et l’augmentation de capital de la société absorbante lors d’une fusion ;
    • Passer les écritures essentielles d’une fusion-absorption et d’une liquidation (boni de liquidation) ;
    • Déterminer le périmètre de consolidation, les pourcentages de contrôle et d’intérêts, et choisir la méthode de consolidation ;
    • Appliquer les retraitements de base de l’intégration globale (élimination des titres, écart d’acquisition, intérêts minoritaires, opérations réciproques) ;
    • Lire et interpréter un bilan et un compte de résultat consolidés à l’aide de ratios adaptés.

    Prérequis

    Comptabilité des Sociétés 1 (constitution, affectation du résultat, variations du capital), Comptabilité Générale 1 à 3 (plan de comptes SYSCOHADA, bilan, compte de résultat).

    Plan du cours

    1. Fusions, acquisitions et dissolutions : comptabilisation des opérations complexes
    2. Groupes de sociétés et périmètre de consolidation
    3. Techniques de consolidation et gestion comptable des groupes
    4. Analyse des états financiers consolidés

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, cas de consolidation, interrogation écrite) comptant pour 40 % et examen terminal écrit (cas pratique chiffré) comptant pour 60 %. Le quiz en ligne sert d’auto-évaluation.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF) et Système comptable OHADA révisé, 2017.
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique (AUSCGIE), révisé le 30 janvier 2014.
    • Grandguillot, B. et F., Comptabilité des sociétés, Gualino (Lextenso), édition la plus récente.
    • Grandguillot, B. et F., L’essentiel des comptes consolidés, Gualino, édition la plus récente.
    • Raffegeau, J., Dufils, P., Lopater, C., Mémento Comptable, Éditions Francis Lefebvre (partie « comptes consolidés »).