École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Filière : Licence Professionnelle en Banque Finance (BF)

  • Soutenance du rapport de stage

    Ce module de fin de cycle accompagne l’étudiant de Licence professionnelle en Banque Finance pendant son stage professionnel en entreprise (au moins 8 semaines) jusqu’à la soutenance publique de son rapport. Il vise à immerger l’étudiant dans la pratique professionnelle d’une banque commerciale, d’un système financier décentralisé (microfinance), d’une compagnie d’assurances, d’une société de gestion et d’intermédiation (SGI) ou d’un service financier public ou privé, et à allier la formation théorique reçue à EPI-NIGER aux réalités du terrain. Complémentaire du cours de méthodologie de rédaction (MRS3661), qui traite de la construction du rapport, ce module couvre la recherche et l’organisation du stage, la conduite du stage et le journal de bord, la finalisation et le dépôt du rapport, puis la préparation et la présentation de la soutenance devant le jury.

    Objectifs d’apprentissage

    • Rechercher et obtenir un stage adapté à son projet professionnel (CV, lettre de motivation, convention de stage).
    • Adopter un comportement professionnel conforme à la déontologie bancaire : secret professionnel, conformité, lutte contre le blanchiment.
    • Conduire le stage de façon organisée : missions, journal de bord, fiches d’activité, collecte de données.
    • Finaliser un rapport conforme et le déposer dans les délais avec les pièces requises.
    • Concevoir un diaporama et présenter oralement son travail en temps limité.
    • Répondre avec pertinence aux questions du jury et intégrer ses corrections.

    Prérequis

    Avoir validé les enseignements de L1-L2 et des semestres 5 et 6 en Banque Finance ; suivre en parallèle le cours de méthodologie de rédaction du rapport de stage (MRS3661).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Préparer et obtenir son stage professionnel
    2. Leçon 2 — Conduire le stage : missions, journal de bord et collecte
    3. Leçon 3 — Finaliser et déposer le rapport de stage
    4. Leçon 4 — Préparer et réussir la soutenance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 0 h de CM, 0 h de TD, 0 h de TP et 200 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), correspondant au stage en entreprise et à la rédaction, pour 10 crédits. Conformément à la nature du module, il n’y a pas d’examen écrit : l’évaluation repose sur le rapport écrit, la soutenance orale devant un jury et l’appréciation de la structure d’accueil (fiche du maître de stage). Une pondération indicative est présentée en leçon 3 ; le règlement des études d’EPI-NIGER fait foi.

    Bibliographie

    • Beaud, M. — L’art de la thèse, La Découverte, Paris.
    • Fragnière, J.-P. — Comment réussir un mémoire, Dunod, Paris.
    • Quivy, R. et Van Campenhoudt, L. — Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod, Paris.
    • BCEAO — textes réglementaires sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme dans l’UMOA et rapports annuels de la Commission bancaire de l’UMOA, disponibles sur www.bceao.int.
  • Méthodologie de rédaction du rapport de stage

    Ce cours de sixième semestre prépare l’étudiant de Licence professionnelle en Banque Finance à concevoir, organiser et rédiger son rapport de stage de fin de cycle selon les exigences d’un travail académique. Le rapport de stage n’est pas un simple récit des activités réalisées dans une banque, une institution de microfinance, une compagnie d’assurances ou une société de gestion et d’intermédiation : c’est un document structuré, qui part d’une question précise, s’appuie sur des données collectées avec méthode et débouche sur une analyse et des recommandations utiles à la structure d’accueil. Le cours présente successivement les généralités sur le travail de recherche, l’élaboration du projet de rapport (thème, problématique, objectifs, hypothèses, plan), l’organisation des données (collecte, dépouillement, traitement, présentation) et la rédaction proprement dite, avec une attention particulière à la maîtrise de la langue française et aux normes de présentation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer le rapport de stage parmi les travaux de recherche et appliquer les étapes de la démarche scientifique.
    • Formuler un thème, une problématique, des objectifs et des hypothèses pertinents pour un stage en banque ou en microfinance.
    • Élaborer un projet de rapport complet : plan provisoire, méthodologie et chronogramme.
    • Collecter, dépouiller et présenter des données (tableaux, indicateurs, pourcentages) de façon rigoureuse.
    • Rédiger un rapport conforme au plan type et aux normes de présentation, dans une langue correcte et claire.
    • Citer ses sources et rédiger une bibliographie selon une norme reconnue, en respectant l’éthique et la confidentialité.

    Prérequis

    Niveau L2 en Banque Finance validé ; bonne maîtrise du français écrit ; connaissances de base en techniques bancaires, comptabilité et statistique descriptive ; usage courant d’un traitement de texte et d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Généralités sur le travail de recherche
    2. Leçon 2 — Le projet de rapport de stage
    3. Leçon 3 — L’organisation des données
    4. Leçon 4 — La rédaction du rapport de stage

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 %), comprenant la remise d’un projet de rapport (fiche projet, problématique, plan provisoire et chronogramme) et des exercices de TD, et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Beaud, M. — L’art de la thèse, La Découverte, Paris.
    • Fragnière, J.-P. — Comment réussir un mémoire, Dunod, Paris.
    • Quivy, R. et Van Campenhoudt, L. — Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod, Paris.
    • Blanchet, A., Ghiglione, R., Massonnat, J. et Trognon, A. — Les techniques d’enquête en sciences sociales, Dunod, Paris, 1987.
    • Norme ISO 690 — Information et documentation : principes directeurs pour la rédaction des références bibliographiques et des citations des ressources d’information.
  • Introduction à la GRH

    Les femmes et les hommes sont la première ressource d’une banque, d’un SFD ou d’une PME : la qualité de l’accueil, de l’analyse d’un dossier de crédit ou du recouvrement dépend de leurs compétences et de leur motivation. La gestion des ressources humaines (GRH) regroupe l’ensemble des activités qui permettent à une organisation de disposer, au bon moment et au meilleur coût, des personnes compétentes et motivées dont elle a besoin, dans le respect du droit du travail. Ce cours d’introduction (semestre 6, UE5 « Entrepreneuriat ») présente la fonction RH et son cadre juridique au Niger, puis ses grands processus : recrutement et gestion prévisionnelle, rémunération et masse salariale, formation, évaluation et relations sociales. Il prépare le futur créateur d’entreprise à embaucher et gérer ses premiers salariés, et le futur cadre bancaire à encadrer une équipe. Les taux sociaux et montants cités sont indicatifs ; la référence reste le Code du travail du Niger et les textes de la CNSS en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les missions, l’évolution et l’organisation de la fonction RH, ainsi que le cadre juridique du travail au Niger.
    • Calculer et interpréter les principaux indicateurs sociaux (effectifs, rotation, absentéisme).
    • Conduire un processus de recrutement et d’intégration, et raisonner en gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
    • Établir un bulletin de paie simplifié, calculer le coût d’un salarié et analyser l’évolution de la masse salariale.
    • Élaborer un plan de formation, conduire un entretien d’évaluation et comprendre les mécanismes des relations sociales.

    Prérequis

    Économie et organisation des entreprises, notions de droit, gestion des conflits et gestion du changement (semestre 5).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La fonction ressources humaines : missions, organisation et cadre juridique
    2. Leçon 2 — Recrutement, intégration et gestion prévisionnelle des emplois et des compétences
    3. Leçon 3 — La rémunération et la gestion de la masse salariale
    4. Leçon 4 — Formation, évaluation et relations sociales

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours magistral, 6 h de travaux dirigés, 0 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, cas pratiques, jeu de rôle d’entretien de recrutement) et examen terminal écrit de 2 heures (60 %).

    Bibliographie

    • Jean-Marie Peretti, Ressources humaines, Vuibert.
    • Loïc Cadin, Francis Guérin, Frédérique Pigeyre et Jean Pralong, Gestion des ressources humaines : pratique et éléments de théorie, Dunod.
    • République du Niger, Loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012 portant Code du travail, et textes d’application.
    • Organisation internationale du Travail (OIT), conventions fondamentales et ressources sur le dialogue social — site de l’OIT.
  • Création d’entreprise

    Au Niger, où l’emploi salarié formel reste limité, créer son entreprise est une voie d’insertion majeure pour les diplômés, et les banques et SFD financent chaque jour des porteurs de projets. Ce cours de semestre 6 (UE5 « Entrepreneuriat ») poursuit un double objectif : aider l’étudiant à se situer face à l’entrepreneuriat (profil, motivations, risques) et lui donner la méthode pour transformer une idée en projet viable, jusqu’à la rédaction d’un plan d’affaires (business plan) présentable à un banquier. En tant que futur chargé de clientèle ou analyste crédit, il saura aussi lire et critiquer le plan d’affaires d’un client. Les exemples portent sur des activités réalistes à Niamey, Maradi, Zinder ou Tahoua : transformation agroalimentaire, services, commerce, numérique. Les montants sont en FCFA et les taux fiscaux ou financiers cités sont indicatifs.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir l’entrepreneur et l’entrepreneuriat, identifier ses propres motivations, compétences et contraintes.
    • Passer de l’idée à l’opportunité : sources d’idées, étude de marché, analyse de la concurrence et du modèle économique.
    • Choisir une forme juridique OHADA adaptée et connaître les formalités de création au Niger.
    • Rédiger les volets commercial, organisationnel et juridique d’un plan d’affaires.
    • Construire le volet financier (plan de financement, compte de résultat prévisionnel, seuil de rentabilité, CAF) et préparer une demande de financement.

    Prérequis

    Notions d’économie et d’organisation des entreprises, comptabilité générale, mathématiques financières, gestion financière (L1-L2).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Être ou ne pas être entrepreneur
    2. Leçon 2 — Mon projet d’entreprise : de l’idée à l’opportunité validée
    3. Leçon 3 — Le plan d’affaires : volets commercial, organisationnel et juridique
    4. Leçon 4 — Le plan d’affaires : volet financier et recherche de financement

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours magistral, 6 h de travaux dirigés, 0 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (50 % : quiz, étapes du projet, présentation orale d’un plan d’affaires en groupe) et examen terminal écrit de 2 heures (50 %).

    Bibliographie

    • Alexander Osterwalder et Yves Pigneur, Business Model Generation, Wiley, 2010 (traduction française chez Pearson).
    • Robert Papin, Stratégie pour la création d’entreprise, Dunod.
    • Eric Ries, The Lean Startup, Crown Business, 2011.
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique (révisé en 2014) et Acte uniforme relatif au droit commercial général — site de l’OHADA.
  • Audit bancaire

    La banque est une entreprise à part : elle travaille avec l’argent des déposants, prend des risques de crédit, de liquidité, de taux et opérationnels, et sa défaillance peut contaminer tout le système financier. C’est pourquoi elle est fortement réglementée et soumise à plusieurs niveaux de contrôle : contrôle interne permanent, audit interne, commissaires aux comptes, supervision de la Commission bancaire de l’UMOA. Ce cours de semestre 6 (UE4 « Audit bancaire », 5 crédits) présente d’abord les spécificités de l’activité et des comptes bancaires, puis les grands principes de la réglementation bancaire de l’UMOA (loi bancaire, dispositif prudentiel Bâle II/III, gouvernance et contrôle interne), la place de l’audit dans le dispositif de pilotage et de contrôle des banques, et enfin des applications concrètes de la démarche d’audit aux cycles crédits, trésorerie, dépôts et conformité, dans le contexte des banques de Niamey. Les ratios et seuils réglementaires sont présentés à titre indicatif ; la référence reste les textes de la BCEAO et de la Commission bancaire en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les spécificités des activités, des risques et des états financiers bancaires (PCB révisé, soldes intermédiaires de gestion).
    • Présenter l’architecture de la réglementation et de la supervision bancaires dans l’UMOA et calculer les principaux ratios prudentiels.
    • Situer l’audit interne, le contrôle permanent et l’audit externe dans le dispositif de contrôle des banques.
    • Conduire une mission d’audit selon une démarche normée : planification, évaluation du contrôle interne, tests, conclusion et rapport.
    • Appliquer la démarche aux cycles crédits, trésorerie et caisse, dépôts et conformité LBC/FT.

    Prérequis

    Comptabilité bancaire et réglementation bancaire (L1-L2), prévention et gestion des risques bancaires (S5), comptabilité générale et analyse financière.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les spécificités des activités bancaires
    2. Leçon 2 — Les grands principes de la réglementation bancaire dans l’UMOA
    3. Leçon 3 — La place de l’audit dans le dispositif de pilotage et de contrôle des banques
    4. Leçon 4 — Exemples d’application de la démarche d’audit bancaire

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 33 h de cours magistral, 17 h de travaux dirigés, 0 h de TP et 50 h de travail personnel (TPE) ; 5 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, études de cas, mini-mission d’audit en groupe avec restitution) et examen terminal écrit de 3 heures (60 %).

    Bibliographie

    • Dov Ogien, Comptabilité et audit bancaires, Dunod.
    • Jacques Renard, Théorie et pratique de l’audit interne, Eyrolles.
    • BCEAO, Plan comptable bancaire révisé de l’UMOA et dispositif prudentiel applicable aux établissements de crédit de l’UMOA (Bâle II/III) — site de la BCEAO.
    • Commission bancaire de l’UMOA, circulaires relatives à la gouvernance, au contrôle interne et à la gestion des risques ; rapports annuels.
    • IFAC, Normes internationales d’audit (ISA) ; IIA, Cadre de référence international des pratiques professionnelles de l’audit interne.
  • Comptabilité du système financier décentralisé

    Les systèmes financiers décentralisés (SFD), ou institutions de microfinance, offrent épargne et crédit aux populations et aux micro-entreprises peu servies par les banques : commerçantes des marchés de Niamey, producteurs de Maradi, groupements féminins de Tillabéri, artisans d’Agadez. Dans l’UMOA, ils sont régis par la loi portant réglementation des SFD (loi uniforme transposée dans chaque État), par les instructions de la BCEAO et, au Niger, supervisés par le ministère des Finances à travers l’Agence de régulation du secteur de la microfinance (ARSM), la BCEAO et la Commission bancaire intervenant pour les plus grandes institutions. Ils tiennent leur comptabilité selon un référentiel comptable spécifique des SFD de l’UMOA, proche du plan comptable bancaire (PCB). Ce cours de semestre 6 (UE3 « Analyse financière ») apprend à enregistrer les opérations d’un SFD, à réaliser les travaux d’inventaire (provisions sur créances en souffrance, intérêts courus) et à analyser ses états financiers au regard des normes prudentielles et des indicateurs de performance. Les seuils et ratios cités sont indicatifs ; la référence reste les textes de la BCEAO en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Présenter le cadre juridique, institutionnel et comptable des SFD de l’UMOA et du Niger.
    • Enregistrer les opérations avec les membres : adhésions, parts sociales, dépôts, crédits, intérêts et commissions.
    • Établir un tableau d’amortissement de microcrédit et comptabiliser les échéances.
    • Classer les créances en souffrance, calculer les provisions, le portefeuille à risque et les intérêts courus.
    • Établir et analyser les états financiers d’un SFD, calculer les ratios prudentiels et les indicateurs de viabilité.

    Prérequis

    Comptabilité générale, mathématiques financières (intérêts simples et composés, annuités), notions de comptabilité bancaire et de réglementation bancaire vues en L1-L2.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le cadre des SFD et le référentiel comptable spécifique
    2. Leçon 2 — La comptabilisation des opérations avec les membres
    3. Leçon 3 — Les créances en souffrance et les travaux d’inventaire
    4. Leçon 4 — Les états financiers, les normes prudentielles et les indicateurs de performance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours (CT), 10 h de travaux dirigés, 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, exercices d’écritures, étude des états financiers d’une institution) et examen terminal écrit de 2 heures (60 %).

    Bibliographie

    • BCEAO, Loi portant réglementation des systèmes financiers décentralisés et ses instructions d’application (règles prudentielles, référentiel comptable spécifique des SFD) — site de la BCEAO.
    • BCEAO, Plan comptable bancaire révisé de l’UMOA.
    • Joanna Ledgerwood, Microfinance Handbook: An Institutional and Financial Perspective, Banque mondiale, 1999.
    • Beatriz Armendáriz et Jonathan Morduch, The Economics of Microfinance, MIT Press.
  • Comptabilité des assurances

    Les compagnies d’assurance collectent des primes avant de payer des sinistres : ce cycle de production inversé fait de la comptabilité des assurances une comptabilité très différente de celle d’une entreprise commerciale. Dans les quatorze États de la zone CIMA (Conférence interafricaine des marchés d’assurances), dont le Niger, elle est régie par le Code CIMA, qui comporte un plan comptable propre aux organismes d’assurance, des règles d’évaluation des provisions techniques et des états à transmettre à l’autorité de contrôle. Ce cours de semestre 6 (UE3 « Analyse financière ») apprend à enregistrer les opérations d’assurance, à calculer les provisions techniques et à lire les états financiers d’un assureur. Il est utile aux futurs banquiers : les banques de Niamey distribuent des produits d’assurance (bancassurance), exigent des assurances en garantie des crédits et analysent la solidité des assureurs partenaires. Les taux, seuils et numéros de comptes cités sont indicatifs ; la référence reste le Code CIMA en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les spécificités économiques et réglementaires de l’activité d’assurance en zone CIMA.
    • Décomposer une prime et enregistrer l’émission, l’encaissement et l’annulation des primes et des commissions.
    • Calculer la provision pour primes non acquises et les primes acquises d’un exercice.
    • Enregistrer les sinistres, calculer la provision pour sinistres à payer et la charge de sinistres, y compris après réassurance.
    • Établir un compte de résultat technique simplifié et calculer les ratios S/P, combiné et la marge de solvabilité.

    Prérequis

    Comptabilité générale SYSCOHADA (L1-L2), comptabilité des sociétés, notions sur les activités d’assurance bancaire vues au semestre 5.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’entreprise d’assurance et son cadre comptable CIMA
    2. Leçon 2 — La comptabilisation des primes et la provision pour primes non acquises
    3. Leçon 3 — Les sinistres, les provisions techniques et la réassurance
    4. Leçon 4 — Le résultat technique, les états financiers et la solvabilité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours (CT), 10 h de travaux dirigés, 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, exercices d’écritures et de calcul de provisions) et examen terminal écrit de 2 heures (60 %).

    Bibliographie

    • Code des assurances des États membres de la CIMA (Traité de Yaoundé du 10 juillet 1992), en particulier le livre relatif à la comptabilité des organismes d’assurance — site officiel de la CIMA.
    • François Couilbault et Constant Eliashberg, Les grands principes de l’assurance, L’Argus de l’assurance.
    • Système comptable OHADA révisé (SYSCOHADA) — Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (2017).
    • Rapports annuels de la Commission régionale de contrôle des assurances (CRCA) et de la FANAF sur le marché africain de l’assurance.
  • Technique fiscale 5

    Ce cours de troisième année (semestre 6, UE « Environnement fiscal ») achève le parcours de technique fiscale de la licence. Après l’impôt sur les sociétés et l’IRVM étudiés en deuxième année, il porte sur l’impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles (BIC) — principalement celui des entreprises individuelles et des sociétés de personnes —, l’impôt sur les bénéfices des professions non commerciales (BNC) et la contribution des patentes. Ces impôts concernent directement la clientèle « professionnels et PME » des banques et des SFD : commerçants, artisans, agriculteurs et éleveurs, médecins, avocats, architectes, consultants. Savoir reconstituer un bénéfice fiscal, vérifier une quittance de patente ou estimer la charge fiscale d’un emprunteur fait partie du métier d’analyste crédit. Les taux, barèmes et tarifs signalés comme « hypothèses » ou « indicatifs » servent à maîtriser les mécanismes ; les valeurs légales sont celles du Code général des impôts du Niger en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Délimiter le champ des BIC, identifier les personnes imposables et le lieu d’imposition.
    • Déterminer le bénéfice imposable BIC au réel normal et au réel simplifié, calculer l’impôt, le minimum forfaitaire, les acomptes et le solde.
    • Déterminer le bénéfice non commercial d’une profession libérale et liquider l’impôt, en imputant les retenues à la source.
    • Calculer la contribution des patentes (droit fixe et droit proportionnel) d’une entreprise à plusieurs établissements.
    • Connaître les obligations déclaratives et les sanctions applicables à chacun de ces impôts.

    Prérequis

    L2 en Banque Finance : technique fiscale de L1 et L2 (procédure, TVA, impôts sur salaires, IS, IRVM), comptabilité générale et analyse financière SYSCOHADA.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’impôt BIC : champ d’application et bénéfice imposable
    2. Leçon 2 — L’impôt BIC : minimum forfaitaire, lieu d’imposition, calcul, paiement, obligations et sanctions
    3. Leçon 3 — L’impôt sur les bénéfices des professions non commerciales (BNC)
    4. Leçon 4 — La contribution des patentes

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE (3 crédits). Contrôle continu (quiz, cas pratiques) : 40 % ; examen terminal écrit (cas de synthèse) : 60 %.

    Bibliographie

    • République du Niger, Direction générale des impôts — Code général des impôts (édition en vigueur) et lois de finances annuelles.
    • UEMOA — Directive n° 08/2008/CM/UEMOA relative à l’harmonisation des modalités de détermination du résultat imposable.
    • Maurice Cozian, Les grands principes de la fiscalité des entreprises, Litec.
    • Maurice Cozian, Florence Deboissy et Martial Chadefaux, Précis de fiscalité des entreprises, LexisNexis.
    • OHADA — Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (SYSCOHADA révisé).
  • Contrôle de gestion

    Le contrôle de gestion est le processus par lequel les dirigeants s’assurent que les ressources sont obtenues et utilisées avec efficacité et efficience pour atteindre les objectifs de l’organisation. Ce cours de troisième année (semestre 6, UE1 « Contrôle de gestion ») prolonge la comptabilité analytique étudiée en deuxième année : il en approfondit les outils (coûts préétablis, méthode UVA, direct costing évolué) et les replace dans une logique de pilotage : prévoir (plans et budgets), mesurer (écarts), analyser et corriger (tableaux de bord). Les exemples portent sur des entreprises industrielles et commerciales de Niamey et de Maradi, mais aussi sur des agences bancaires et des SFD, car le futur chargé de clientèle ou analyste crédit doit savoir lire un budget, interpréter un écart et construire un tableau de bord. Les montants sont en FCFA ; les taux sociaux et fiscaux cités sont indicatifs.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer le contrôle de gestion dans la démarche stratégique et décrire la procédure budgétaire et le rôle du contrôleur de gestion.
    • Identifier et chiffrer les coûts de la qualité, le coût du personnel et les coûts cachés.
    • Élaborer un budget des ventes, des approvisionnements et des stocks (modèle de Wilson, point de commande, flux tendus).
    • Calculer et interpréter les écarts sur chiffre d’affaires, sur coûts directs et sur charges indirectes.
    • Appliquer la méthode UVA et le direct costing évolué pour éclairer les décisions de prix et de produits.
    • Construire un tableau de bord et un balanced scorecard adaptés à un centre de responsabilité.

    Prérequis

    Licence 2 Banque Finance validée : comptabilité générale SYSCOHADA, comptabilité analytique (coûts complets, centres d’analyse, coûts variables), notions de gestion financière et de statistiques descriptives.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Démarche prévisionnelle, procédure budgétaire et gestion de la qualité
    2. Leçon 2 — Coûts du personnel, coûts cachés et gestion des approvisionnements
    3. Leçon 3 — Contrôle budgétaire et analyse des écarts
    4. Leçon 4 — Méthode UVA, direct costing évolué et tableaux de bord

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, exercices de TD, cas de budget) et examen terminal écrit de 2 heures (60 %) comportant un cas chiffré d’analyse d’écarts et une question de réflexion sur le pilotage.

    Bibliographie

    • Henri Bouquin, Le contrôle de gestion, Presses Universitaires de France (collection Gestion).
    • Claude Alazard et Sabine Sépari, Contrôle de gestion — Manuel et applications, Dunod (DCG 11).
    • Marie-Noëlle Désiré-Luciani, Daniel Hirsch, Nathalie Kacher, Marc Polossat, Le grand livre du contrôle de gestion, Eyrolles.
    • Robert S. Kaplan et David P. Norton, The Balanced Scorecard: Translating Strategy into Action, Harvard Business School Press, 1996.
    • Henri Savall et Véronique Zardet, Maîtriser les coûts et les performances cachés, Economica.
  • Communication interpersonnelle

    Dans la banque et la finance, la compétence technique ne suffit pas : le chargé de clientèle, l’analyste crédit, le chef d’agence ou le contrôleur passent l’essentiel de leur temps à communiquer avec des clients, des collègues, une hiérarchie, des partenaires. Ce cours de L3 (UE « Outils de base », semestre 5) vise à identifier les solutions individuelles permettant d’établir des relations positives, à améliorer la capacité à établir des relations contractuelles claires et à repérer les pratiques qui produisent des résultats positifs afin de les encourager. Il présente la communication interne et externe de l’organisation et les grilles d’analyse de la communication professionnelle (modèles, verbal et non verbal, écoute active, axiomes de l’école de Palo Alto), puis l’analyse transactionnelle (états du moi, transactions, signes de reconnaissance, positions de vie, jeux psychologiques, contrats) et des outils issus de la programmation neuro-linguistique (PNL) pour mieux comprendre ses collaborateurs et travailler en équipe. Il se termine par la prise de parole en public. Chaque leçon propose des mises en situation tirées de la vie d’une banque ou d’un SFD nigérien, avec corrigés argumentés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer communication interne et externe et analyser une situation de communication professionnelle.
    • Pratiquer l’écoute active, la reformulation et le feedback constructif.
    • Identifier les états du moi, les types de transactions et les jeux psychologiques pour désamorcer les tensions.
    • Établir des contrats relationnels clairs et utiliser des outils de PNL (synchronisation, canaux sensoriels, recadrage).
    • Préparer et délivrer une intervention orale structurée devant un public.

    Prérequis

    Aucun prérequis spécifique ; une expérience de stage ou de travail en groupe est utile pour les mises en situation.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Communication interne et externe, analyse de la communication professionnelle
    2. Leçon 2 — Des relations de travail efficaces grâce à l’analyse transactionnelle (niveau 1)
    3. Leçon 3 — Communiquer en équipe : PNL et analyse transactionnelle (niveau 2)
    4. Leçon 4 — Prendre la parole en public

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 0 h de TD, 0 h de TP et 10 h de TPE ; 1 crédit. Évaluation : contrôle continu (analyse écrite d’une situation relationnelle, exposé oral de 5 minutes évalué par grille, quiz) pour 40 % et examen terminal (étude de cas) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Berne E., Des jeux et des hommes, Stock.
    • Stewart I., Joines V., Manuel d’analyse transactionnelle, InterÉditions.
    • Watzlawick P., Beavin J. H., Jackson D. D., Une logique de la communication, Seuil.
    • Bandler R., Grinder J., Les secrets de la communication, Éditions de l’Homme / Le Jour.
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