École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Filière : Licence Professionnelle en Banque Finance (BF)

  • Anglais des affaires

    Ce cours d’anglais des affaires (Business English) de L3 (UE « Outils de base », semestre 5) prolonge les cours de langue vivante des années précédentes en les orientant vers le monde anglo-saxon des affaires et de la finance. Il vise à comprendre l’organisation interne d’une entreprise anglophone, les formes de sociétés (sole trader, partnership, limited company), les fonctions et responsabilités des postes, le processus de recrutement et la rédaction de lettres commerciales, le vocabulaire des marchés de titres (shares, stocks, debentures, bonds, gilt-edged securities), les théories de la motivation au travail et les bases du vocabulaire comptable (balance sheet, income statement). Chaque leçon combine un texte ou un dialogue de référence, des tableaux de vocabulaire anglais-français, des points de grammaire utiles et des exercices corrigés (traduction, compréhension, rédaction, calculs simples en anglais). Les situations sont ancrées dans le contexte nigérien : une banque de Niamey qui recrute, une PME qui écrit à un fournisseur ghanéen ou nigérian, un investisseur à la BRVM.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire en anglais les formes d’entreprises et l’organigramme d’une société.
    • Rédiger une offre d’emploi, une lettre de candidature et une lettre commerciale selon les conventions anglo-saxonnes.
    • Maîtriser le vocabulaire des valeurs mobilières et expliquer leurs différences.
    • Présenter oralement les théories de la motivation et lire un bilan et un compte de résultat en anglais.
    • Renforcer l’expression orale par des dialogues professionnels.

    Prérequis

    Niveau L2 en Banque Finance ; anglais général de niveau intermédiaire (cours de langue vivante de L1-L2) ; notions de comptabilité et de marchés financiers.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Company structures and job responsibilities
    2. Leçon 2 — Recruitment: job advertisements and business letters
    3. Leçon 3 — The securities market: shares, stocks, debentures and bonds
    4. Leçon 4 — Work and motivation; business accounting

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 0 h de TD, 0 h de TP et 10 h de TPE ; 1 crédit. Évaluation : contrôle continu (exercices écrits, présentation orale de 5 minutes, quiz) pour 40 % et examen terminal écrit (compréhension, vocabulaire, rédaction d’une lettre) pour 60 %.

    Bibliographie

    • MacKenzie I., Professional English in Use: Finance, Cambridge University Press.
    • MacKenzie I., English for Business Studies, Cambridge University Press.
    • Murphy R., English Grammar in Use, Cambridge University Press.
    • Cotton D., Falvey D., Kent S., Market Leader (Intermediate), Pearson Longman.
  • Prévention et gestion des risques bancaires

    La banque est une entreprise de risque : elle gagne sa vie en prenant des risques choisis et rémunérés (prêter, transformer des échéances, prendre des positions) et doit se protéger contre des risques subis et non rémunérés (fraude, erreur, panne informatique, sanction réglementaire). Ce cours de L3 (UE « Environnement social de la communication », semestre 5) a pour objectifs d’apprendre à encadrer les risques souhaités et pris délibérément et à limiter, voire éviter, les risques subis. Il présente d’abord les activités bancaires et les risques qui leur sont inhérents, avec leurs premières mesures chiffrées ; puis le cadre normatif (Comité de Bâle, dispositif prudentiel de l’UMOA, circulaires de la Commission bancaire sur le contrôle interne et la gestion des risques) ; ensuite le dispositif de contrôle interne et les familles de métiers du risque et du contrôle ; enfin une analyse prospective de ces métiers (digitalisation, cyber-risque, risques climatiques, LBC/FT, attractivité des carrières). Les exercices portent sur des cas de banques et SFD nigériens.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier et classer les risques bancaires (crédit, marché, liquidité, opérationnel, conformité, stratégique).
    • Calculer des indicateurs de base : perte attendue, gap de taux, ratio de solvabilité, norme de division des risques, ratio de levier.
    • Expliquer le cadre prudentiel de Bâle et sa transposition dans l’UMOA.
    • Décrire l’organisation du contrôle interne (trois lignes de défense) et élaborer une cartographie des risques simple.
    • Présenter les métiers du risque et du contrôle, leurs compétences et leurs perspectives.

    Prérequis

    Technique bancaire, comptabilité bancaire (bilan d’une banque), mathématiques financières élémentaires.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les risques inhérents à l’activité bancaire
    2. Leçon 2 — Le cadre normatif et réglementaire de la gestion des risques
    3. Leçon 3 — Le dispositif de contrôle interne et les métiers du risque
    4. Leçon 4 — Analyse prospective des métiers du risque et du contrôle

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices chiffrés, étude de cas de cartographie des risques, quiz) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Hull J., Gestion des risques et institutions financières, Pearson.
    • Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, Bâle III : dispositif réglementaire mondial (textes sur www.bis.org).
    • Commission bancaire de l’UMOA / BCEAO, Dispositif prudentiel applicable aux établissements de crédit et aux compagnies financières de l’UMOA, et circulaires de 2017 relatives au contrôle interne et à la gestion des risques (site www.bceao.int).
    • Bernet-Rollande L., Principes de technique bancaire, Dunod.
  • Produits aux particuliers

    Ce cours de L3 (UE « Environnement social de la communication », semestre 5) prépare au métier de chargé de clientèle particuliers. Son objectif général est d’identifier les besoins des clients particuliers, notamment en matière de placements, et d’analyser l’offre de produits et services bancaires en insistant sur leurs caractéristiques. Il est organisé en trois parties du programme officiel réparties en quatre leçons : la clientèle de la banque (particuliers et clientèle commerciale : segmentation, connaissance client, ouverture de compte, capacité d’endettement) ; l’offre de produits et services bancaires (comptes, crédits aux particuliers avec calcul des mensualités et du coût, services, banque à distance) et l’analyse des produits d’épargne (épargne liquide, dépôts à terme, bons de caisse, titres, OPCVM) ; enfin la gestion des moyens de paiement et des transferts (chèque, virement, carte, monnaie électronique, transferts nationaux et internationaux, incidents de paiement). Les exemples sont tirés du contexte des banques et SFD de Niamey et des régions.

    Objectifs d’apprentissage

    • Segmenter la clientèle et identifier les besoins financiers d’un particulier selon son cycle de vie.
    • Appliquer les règles d’ouverture de compte et de connaissance du client (KYC).
    • Calculer une capacité d’endettement, une mensualité, le coût total et le TEG d’un crédit.
    • Comparer les produits d’épargne selon le rendement, la liquidité, le risque et la fiscalité.
    • Expliquer le fonctionnement des moyens de paiement et des transferts, et gérer un incident de paiement.

    Prérequis

    Technique bancaire de base, mathématiques financières (intérêts simples et composés, annuités), notions de marketing bancaire.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La clientèle de la banque : particuliers et clientèle commerciale
    2. Leçon 2 — L’offre de produits bancaires : comptes et crédits aux particuliers
    3. Leçon 3 — L’offre de services bancaires et l’analyse des produits d’épargne
    4. Leçon 4 — La gestion des moyens de paiement et des transferts

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, jeu de rôle d’entretien client, quiz) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Bernet-Rollande L., Principes de technique bancaire, Dunod.
    • Garsuault P., Priami S., La banque : fonctionnement et stratégies, Economica.
    • UEMOA, Règlement n°15/2002/CM/UEMOA relatif aux systèmes de paiement dans les États membres de l’UEMOA.
    • BCEAO, textes sur les conditions de banque, le taux de l’usure et la monnaie électronique (site www.bceao.int).
  • Activités d’assurance bancaire

    La bancassurance désigne la distribution de produits d’assurance par les réseaux bancaires et, plus largement, l’ensemble des stratégies de rapprochement entre banques et compagnies d’assurance. Née en Europe dans les années 1970-1980, elle s’est développée en Afrique de l’Ouest avec l’essor des groupes bancaires panafricains et la recherche de revenus de commissions. Au Niger, où le taux de pénétration de l’assurance reste très faible, le guichet bancaire (et de plus en plus le mobile) constitue un canal privilégié pour diffuser l’assurance emprunteur, l’épargne-retraite, l’assurance études ou la micro-assurance. Ce cours de L3 (UE « Environnement social de la communication », semestre 5) présente le concept et ses acteurs, analyse les formes de rapprochement entre banque et assurance dans le cadre de l’UMOA et de la CIMA, décrit les produits distribués avec leurs mécanismes de calcul, puis évalue les avantages et les limites du modèle. Il prépare aux fonctions de chargé de clientèle, conseiller en bancassurance et animateur commercial.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la bancassurance et distinguer ses modèles d’organisation (distribution, partenariat, filiale, intégration).
    • Identifier les acteurs et le cadre réglementaire (Code CIMA, réglementation bancaire UMOA).
    • Expliquer les logiques économiques du rapprochement entre banque et assurance.
    • Présenter les principaux produits distribués et effectuer les calculs de base (primes, capitalisation, commissions).
    • Apprécier les avantages et les limites de la bancassurance pour la banque, l’assureur et le client.

    Prérequis

    Technique bancaire de base (comptes, crédits), notions d’assurance et de mathématiques financières (intérêts composés).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La bancassurance : concept, genèse et acteurs
    2. Leçon 2 — Le rapprochement entre activités de banque et d’assurance
    3. Leçon 3 — Les produits distribués par la bancassurance
    4. Leçon 4 — Avantages, limites et enjeux de la bancassurance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (cas pratiques de TD, simulation d’entretien de vente, quiz) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances, Code des assurances des États membres de la CIMA (site www.cima-afrique.org).
    • Couilbault F., Eliashberg C., Latrasse M., Les grands principes de l’assurance, L’Argus de l’assurance.
    • Yeatman J., Manuel international de l’assurance, Economica.
    • Bernet-Rollande L., Principes de technique bancaire, Dunod.
    • BCEAO, Loi portant réglementation bancaire et textes d’application (site www.bceao.int).
  • Acteurs du système financier et monétaire

    Ce cours de troisième année (UE « Environnement bancaire », semestre 5) donne au futur professionnel de la banque et de la finance une vision d’ensemble du système financier et monétaire dans lequel il exercera. Il part d’une question simple : comment l’épargne des uns parvient-elle à financer les projets des autres, et qui garantit que ce circuit fonctionne en sécurité ? Le cours présente d’abord le système financier, ses composantes (agents, institutions, marchés, règles) et ses fonctions. Il étudie ensuite les autorités monétaires et de supervision de l’Union monétaire ouest-africaine (BCEAO, Commission bancaire, AMF-UMOA, CIMA, autorités nationales du Niger), puis les intermédiaires financiers (banques, établissements financiers, systèmes financiers décentralisés, assurances, organismes de prévoyance, établissements de monnaie électronique) et enfin les marchés de capitaux (marché monétaire, marché des titres publics, BRVM). La dernière leçon insiste sur les interactions entre ces acteurs : refinancement, circulation de la liquidité, financement du Trésor, supervision croisée. Chaque leçon comporte un exemple résolu et des exercices corrigés tirés du contexte nigérien.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire l’organisation d’ensemble du système financier et distinguer finance directe et finance indirecte.
    • Expliquer les fonctions du système financier (allocation de l’épargne, paiements, gestion des risques, information, transformation).
    • Identifier les autorités monétaires et de contrôle de l’UMOA et du Niger ainsi que leurs missions respectives.
    • Caractériser chaque catégorie d’intermédiaire financier et son rôle dans l’économie nigérienne.
    • Décrire le fonctionnement du marché monétaire, du marché des titres publics et de la BRVM.
    • Analyser les interactions entre acteurs à l’aide de calculs simples (multiplicateur, refinancement, rendement de titres).

    Prérequis

    Notions de macroéconomie et d’économie monétaire (L1-L2), mathématiques financières de base (intérêts simples et composés), introduction à la technique bancaire.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le système financier : présentation d’ensemble et fonctions
    2. Leçon 2 — Les autorités monétaires et de régulation de l’UMOA
    3. Leçon 3 — Les intermédiaires financiers : banques, SFD, assurances et autres acteurs
    4. Leçon 4 — Les marchés de capitaux et les interactions entre acteurs

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 27 h de cours magistral (CM), 13 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 40 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, exposé sur un acteur du système financier nigérien, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Mishkin F., Bordes C., Hautcœur P.-C., Lacoue-Labarthe D., Ragot X., Monnaie, banque et marchés financiers, Pearson.
    • Ogien D., Pratique des marchés financiers, Dunod.
    • Bernet-Rollande L., Principes de technique bancaire, Dunod.
    • BCEAO, Rapports annuels et Rapports sur la politique monétaire dans l’UMOA (site www.bceao.int).
    • Traité de l’UMOA, Statuts de la BCEAO et Loi portant réglementation bancaire (textes disponibles sur le site de la BCEAO).
  • Microfinance

    Ce cours de microfinance (semestre 5, UE « Environnement bancaire ») est consacré aux systèmes financiers décentralisés (SFD), acteurs majeurs de l’inclusion financière au Niger et dans l’UEMOA. Mutuelles et coopératives d’épargne et de crédit, associations et sociétés de microfinance y servent des populations largement exclues du système bancaire classique : petits commerçants des marchés de Niamey, Maradi et Zinder, femmes organisées en groupements, producteurs agricoles et éleveurs, artisans. Le cours présente les concepts et l’histoire de la microfinance, les catégories d’institutions et le cadre réglementaire de l’UMOA (loi portant réglementation des SFD, rôle de la BCEAO, de la Commission bancaire et de la structure ministérielle de surveillance), les produits d’épargne, de crédit, de micro-assurance et les services financiers numériques, la tarification et le calcul du coût réel du crédit, les méthodologies d’octroi (crédit individuel, solidaire, banques villageoises, crédit agricole et warrantage), la gestion du risque de portefeuille (portefeuille à risque, provisionnement, recouvrement) et enfin l’analyse de la performance financière et sociale d’une institution de microfinance. Les exercices portent sur des cas réalistes en FCFA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la microfinance, en connaître l’histoire, les acteurs et les catégories de SFD de l’UMOA.
    • Expliquer le cadre réglementaire et de supervision des SFD (agrément, surveillance, normes prudentielles, protection des clients).
    • Décrire les produits d’épargne, de crédit, de micro-assurance et les services financiers numériques, et calculer le coût réel d’un microcrédit (taux forfaitaire, taux dégressif, taux effectif).
    • Appliquer les méthodologies de crédit (individuel, solidaire, villageois, agricole) et analyser la capacité de remboursement d’un micro-entrepreneur.
    • Mesurer et gérer le risque de portefeuille : portefeuille à risque, taux de remboursement, provisions, recouvrement.
    • Calculer et interpréter les indicateurs de performance (autosuffisance, rendement du portefeuille, efficacité, productivité, portée sociale).

    Prérequis

    Techniques bancaires, mathématiques financières (intérêts, annuités, taux équivalents), analyse financière de base.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La microfinance et les systèmes financiers décentralisés : concepts, acteurs et cadre réglementaire de l’UMOA
    2. Leçon 2 — Les produits de la microfinance : épargne, microcrédit, micro-assurance et services digitaux ; tarification
    3. Leçon 3 — Les méthodologies de crédit et la gestion du risque de portefeuille
    4. Leçon 4 — La performance des institutions de microfinance : pérennité, efficacité, portée sociale et normes prudentielles

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral, 20 h de travaux dirigés (calculs, études de cas, analyse des états d’un SFD), 40 h de travail personnel ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (travaux dirigés notés, étude de cas d’un SFD nigérien, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Armendáriz, Beatriz et Morduch, Jonathan, The Economics of Microfinance, MIT Press.
    • Ledgerwood, Joanna, Microfinance Handbook: An Institutional and Financial Perspective, Banque mondiale.
    • Yunus, Muhammad, Vers un monde sans pauvreté, JC Lattès.
    • BCEAO, Loi portant réglementation des systèmes financiers décentralisés et instructions d’application ; rapports sur la situation des SFD de l’UMOA (www.bceao.int).
    • CGAP (Groupe consultatif d’assistance aux pauvres), publications et guides techniques sur la microfinance et l’inclusion financière (www.cgap.org).
  • Marketing bancaire 3

    Ce cours de marketing bancaire de troisième année (UE « Outils bancaires », semestre 5) approfondit l’application du marketing bancaire étudiée en deuxième année. Les notions de base (secteur, spécificités des services, segmentation, positionnement) et le marketing-mix des 7P étant acquis, il se concentre sur les outils quantitatifs et relationnels dont a besoin un futur chargé de clientèle, responsable d’agence ou chargé d’études marketing : conception et exploitation d’études (échantillonnage, marge d’erreur), segmentation par la valeur, gestion de la relation client (CRM, valeur vie client, attrition, Net Promoter Score), marketing digital au service de l’inclusion financière (mobile banking, entonnoir de conversion, coût par acquisition) et enfin l’élaboration et le pilotage d’un plan marketing chiffré (objectifs SMART, budget, retour sur investissement, tableau de bord). Les cas sont tirés du contexte des banques et SFD du Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Concevoir une étude quantitative, dimensionner un échantillon et interpréter une marge d’erreur.
    • Segmenter un portefeuille par la valeur et le comportement (Pareto, RFM) et en tirer des stratégies différenciées.
    • Calculer et utiliser la valeur vie client, le taux d’attrition et le Net Promoter Score pour piloter la fidélisation.
    • Concevoir une action de marketing digital et mesurer son efficacité (entonnoir de conversion, coût par acquisition, taux d’activité).
    • Élaborer un plan marketing annuel chiffré, en évaluer le retour sur investissement et le piloter par un tableau de bord.

    Prérequis

    Marketing bancaire de L2 (S3 et S4) ; mathématiques financières (actualisation) ; notions de statistiques descriptives.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les études marketing et la segmentation avancée de la clientèle bancaire
    2. Leçon 2 — La gestion de la relation client : valeur client, fidélisation et attrition
    3. Leçon 3 — Le marketing digital et l’inclusion financière
    4. Leçon 4 — Le plan marketing de la banque : élaboration, budget et pilotage

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, exercices chiffrés en TD, projet de groupe « plan marketing d’une agence », 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Badoc, Michel, Réinventer le marketing de la banque et de l’assurance, Revue Banque Édition, 2004.
    • Kotler, Philip, Keller, Kevin L. et Manceau, Delphine, Marketing Management, Pearson (édition française).
    • Lendrevie, Jacques et Lévy, Julien, Mercator : tout le marketing à l’ère digitale, Dunod.
    • Lovelock, Christopher, Wirtz, Jochen et Lapert, Denis, Marketing des services, Pearson Education.
    • BCEAO, rapports sur la situation de l’inclusion financière dans l’UEMOA et sur les services financiers numériques (www.bceao.int).
  • Finance islamique

    Ce cours de finance islamique (semestre 5, UE « Outils bancaires ») présente une composante en forte croissance du système financier de l’UEMOA. Au Niger, où une large part de la population souhaite disposer de services financiers conformes à ses convictions, la finance islamique constitue aussi un levier d’inclusion financière : banque islamique, fenêtres islamiques de banques conventionnelles, systèmes financiers décentralisés, émissions de sukuk sur le marché financier régional. Le cours expose les fondements et principes (interdiction de l’intérêt ou riba, de l’incertitude excessive ou gharar et de la spéculation ou maysir, partage des pertes et des profits, adossement à des actifs réels, gouvernance charia), puis étudie les principaux produits : financements à marge (mourabaha, ijara, salam, istisna’a), financements participatifs (moudaraba, moucharaka), modes de collecte de ressources, sukuk et takaful. Il se termine par le cadre réglementaire de l’UMOA et les enjeux de gestion des risques. Chaque produit est illustré par des calculs en FCFA sur des cas nigériens.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les sources et les principes de la finance islamique et les différences avec la finance conventionnelle.
    • Décrire le fonctionnement juridique et financier de la mourabaha, de l’ijara, du salam et de l’istisna’a et calculer prix de vente, échéances et coût équivalent.
    • Calculer le partage des profits et des pertes dans une moudaraba et une moucharaka (y compris dégressive).
    • Présenter les modes de collecte de ressources d’une banque islamique et la rémunération des comptes d’investissement.
    • Expliquer le fonctionnement des sukuk et du takaful et situer le cadre réglementaire et la gouvernance charia dans l’UMOA.

    Prérequis

    Techniques bancaires (crédits, dépôts), mathématiques financières (intérêts, annuités, taux équivalents), notions de droit des contrats.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements et principes de la finance islamique
    2. Leçon 2 — Les financements à marge et à base d’actifs : mourabaha, ijara, salam, istisna’a
    3. Leçon 3 — Les financements participatifs et la collecte de ressources : moudaraba, moucharaka, comptes islamiques
    4. Leçon 4 — Sukuk, takaful et cadre réglementaire dans l’UMOA

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours magistral, 6 h de travaux dirigés (calculs et études de cas), 20 h de travail personnel ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (travaux dirigés notés et étude de cas, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • AAOIFI (Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions), Shari’ah Standards, Manama, Bahreïn (www.aaoifi.com).
    • IFSB (Islamic Financial Services Board), normes prudentielles et principes directeurs, Kuala Lumpur (www.ifsb.org).
    • BCEAO, textes relatifs à l’exercice des activités de finance islamique dans l’UMOA (www.bceao.int).
    • Iqbal, Zamir et Mirakhor, Abbas, An Introduction to Islamic Finance: Theory and Practice, Wiley.
    • Jouini, Elyès et Pastré, Olivier, La finance islamique : une solution à la crise ?, Economica.
  • Gestion du changement

    Ce cours de gestion du changement (semestre 5, UE « Management ») répond à une réalité quotidienne des établissements financiers de l’UEMOA : migration vers un nouveau système d’information bancaire, digitalisation des services et essor du mobile money, évolutions réglementaires (dispositif prudentiel Bâle II/III de l’UMOA, lutte contre le blanchiment), fusions et acquisitions, transformation d’une institution de microfinance, réorganisation d’un réseau d’agences. Ces transformations échouent souvent non pour des raisons techniques mais humaines. Le cours présente les types de changement et leurs facteurs déclencheurs, analyse les résistances individuelles et collectives, expose les principaux modèles de conduite du changement (Lewin, Kotter, ADKAR) et fournit des outils concrets pour accompagner et piloter un projet de changement : cartographie des acteurs, analyse du champ de forces, plan de communication et de formation, indicateurs d’adoption. Les études de cas sont situées dans des banques, SFD et compagnies d’assurance du Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir le changement organisationnel et en distinguer les types (incrémental ou radical, planifié ou émergent, imposé ou participatif).
    • Identifier les facteurs internes et externes qui déclenchent le changement dans le secteur financier.
    • Analyser les causes et les formes de résistance et les étapes de la réaction individuelle au changement.
    • Appliquer les modèles de Lewin, de Kotter et ADKAR à un projet concret.
    • Construire un plan d’accompagnement (acteurs, communication, formation) et le piloter par des indicateurs.

    Prérequis

    Management des organisations et gestion des conflits (cours du même semestre) ; connaissance générale du fonctionnement d’une banque ou d’un SFD.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le changement organisationnel : définitions, facteurs déclencheurs et typologie
    2. Leçon 2 — Les résistances au changement : causes, formes et diagnostic
    3. Leçon 3 — Les modèles de conduite du changement : Lewin, Kotter, ADKAR
    4. Leçon 4 — Accompagner et piloter le changement : communication, formation, plan et indicateurs

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 13 h de cours magistral, 7 h de travaux dirigés (études de cas, construction d’un plan de conduite du changement en groupe), 20 h de travail personnel ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (dossier de groupe : plan de conduite d’un changement dans une institution financière, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Kotter, John P., Leading Change, Harvard Business School Press.
    • Autissier, David et Moutot, Jean-Michel, Méthode de conduite du changement, Dunod.
    • Bernoux, Philippe, Sociologie du changement dans les entreprises et les organisations, Éditions du Seuil.
    • Hiatt, Jeffrey M., ADKAR: A Model for Change in Business, Government and our Community, Prosci.
    • Lewin, Kurt, « Frontiers in Group Dynamics », Human Relations, vol. 1, 1947.
  • Gestion des conflits

    Ce cours de gestion des conflits (semestre 5, UE « Management ») prépare le futur cadre de banque, d’assurance ou de microfinance à comprendre, prévenir et traiter les conflits qui surgissent dans toute organisation : tensions entre collègues, désaccords entre services (commercial et risques, front et back office), conflits entre la hiérarchie et le personnel, conflits collectifs avec les représentants du personnel, mais aussi litiges avec les clients. Il définit la notion de conflit et en présente la typologie et les sources, propose des outils de diagnostic (cartographie des acteurs, modèle d’escalade, styles de gestion de Thomas et Kilmann), puis étudie les modes de résolution : la négociation (notamment la négociation raisonnée), la médiation, la conciliation et l’arbitrage, en les situant dans le cadre juridique nigérien (Code du travail) et régional (OHADA). Il se termine sur le rôle du manager dans la prévention et le traitement des conflits. Les études de cas sont tirées du contexte des établissements financiers du Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir le conflit, le distinguer de notions voisines et en identifier les types et les sources.
    • Diagnostiquer un conflit : acteurs, enjeux, niveau d’escalade, coûts pour l’organisation.
    • Choisir un style de gestion adapté à la situation (compétition, collaboration, compromis, évitement, accommodation).
    • Préparer et conduire une négociation raisonnée (intérêts, options, critères, meilleure solution de rechange, zone d’accord).
    • Distinguer conciliation, médiation et arbitrage et connaître les voies de règlement des conflits du travail et des litiges commerciaux.
    • Mettre en place des dispositifs de prévention (communication, procédures, traitement des réclamations).

    Prérequis

    Management des organisations (cours de management stratégique du même semestre) ; notions de droit du travail et de droit des affaires.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le conflit dans l’organisation : notion, typologie et sources
    2. Leçon 2 — Diagnostiquer un conflit : dynamique, escalade et styles de gestion
    3. Leçon 3 — Prévenir et résoudre par la négociation
    4. Leçon 4 — Médiation, arbitrage, cadre juridique et rôle du manager

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 13 h de cours magistral, 7 h de travaux dirigés (études de cas, jeux de rôle de négociation et de médiation), 20 h de travail personnel ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (jeu de rôle évalué et étude de cas, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Fisher, Roger ; Ury, William ; Patton, Bruce, Comment réussir une négociation, Éditions du Seuil (traduction de Getting to Yes).
    • Picard, Dominique et Marc, Edmond, Les conflits relationnels, PUF, coll. « Que sais-je ? ».
    • Ury, William, Comment négocier avec les gens difficiles, Éditions du Seuil (traduction de Getting Past No).
    • République du Niger, Code du travail (loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012) et textes d’application.
    • OHADA, Acte uniforme relatif à la médiation et Acte uniforme relatif au droit de l’arbitrage (2017), www.ohada.org.