École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Filière : Licence Professionnelle en Gestion Commerciale et Marketing (GCM)

  • Éthique et déontologie

    Le cours d’Éthique et déontologie prépare le futur commercial, chargé de marketing ou community manager à adopter une conduite professionnelle responsable. Dans les professions organisées en ordres (experts-comptables, avocats, médecins, administrateurs agréés dans certains pays), la finalité première est la protection du public : être membre d’une profession, c’est s’engager à acquérir et maintenir des compétences de savoir-faire et de savoir-être et à respecter des règles déontologiques. Les métiers du commerce et du marketing ne sont pas tous organisés en ordre au Niger, mais ils sont soumis à des règles juridiques (droit de la consommation, concurrence, publicité, protection des données personnelles) et à des codes professionnels (Code ICC de publicité et de communication commerciale marketing, chartes d’entreprise). Le cours étudie les fondements de l’éthique et de la déontologie, les devoirs du professionnel, le secret professionnel (conditions, exceptions, inapplication), puis les conflits d’intérêts, la loyauté et l’indépendance, à travers de nombreux cas pratiques nigériens, y compris dans l’univers digital (influence, collecte de données, avis clients).

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer morale, éthique, déontologie et droit, et expliquer le rôle d’un ordre professionnel.
    • Identifier les règles d’éthique professionnelle et de déontologie applicables aux métiers du commerce et du marketing.
    • Énoncer les devoirs du professionnel envers le client, le public, l’employeur et la profession.
    • Appliquer les règles du secret professionnel et de la protection des données personnelles, y compris leurs exceptions.
    • Reconnaître et gérer une situation de conflit d’intérêts en respectant la loyauté et l’indépendance.
    • Adopter une démarche structurée de résolution d’un dilemme éthique.

    Prérequis

    Notions de droit civil et de droit commercial (L1-L2), bases du marketing et de la communication commerciale.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Éthique, morale et déontologie : fondements et rôle des ordres professionnels
    2. Leçon 2 — Les devoirs du professionnel et les règles de conduite en commerce et marketing
    3. Leçon 3 — Le secret professionnel et la confidentialité des données
    4. Leçon 4 — Conflits d’intérêts, loyauté, indépendance et prise de décision éthique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (études de cas, rédaction d’une charte éthique pour une entreprise, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit (cas pratique argumenté) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Samuel Mercier, L’éthique dans les entreprises, La Découverte, coll. « Repères ».
    • Jérôme Ballet et Françoise de Bry, L’entreprise et l’éthique, Éditions du Seuil, coll. « Points ».
    • Chambre de commerce internationale (ICC), Code ICC de publicité et de communication commerciale marketing.
    • République du Niger, loi n° 2017-28 du 3 mai 2017 relative à la protection des données à caractère personnel.
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit commercial général.
  • Anglais des affaires

    Le cours d’Anglais des affaires (Business English) prépare l’étudiant de L3 à travailler dans un environnement professionnel anglophone : filiales de groupes internationaux, partenaires nigérians et ghanéens, ONG, plateformes publicitaires en ligne dont les interfaces et la documentation sont en anglais. Il présente l’organisation des entreprises dans le monde anglo-saxon (sole trader, partnership, limited company), le vocabulaire des fonctions et des responsabilités, le recrutement (offre d’emploi, CV, lettre de motivation, correspondance commerciale), le marché des valeurs mobilières (shares, stocks, debentures, bonds, gilt-edged securities), la motivation au travail et la comptabilité (balance sheet, income statement). Chaque leçon combine vocabulaire FR/EN, textes, dialogues, exercices de traduction et de rédaction corrigés, et entraînement à l’oral (présentation, entretien). Les explications sont en français ; les documents de travail sont en anglais.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire en anglais la structure juridique et l’organigramme d’une entreprise, et les responsabilités des principaux postes.
    • Comparer les principes d’organisation classiques et modernes des entreprises anglo-saxonnes.
    • Rédiger une offre d’emploi, une lettre de motivation et une lettre commerciale conformes aux usages anglo-saxons.
    • Maîtriser le vocabulaire des marchés financiers et de la comptabilité anglo-saxonne.
    • Présenter oralement une entreprise, un poste ou des résultats et conduire un court entretien en anglais.

    Prérequis

    Anglais général de L1-L2 (temps grammaticaux, rédaction de phrases simples) ; notions de gestion commerciale (L2 GC).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Company structures and job responsibilities
    2. Leçon 2 — Recruitment: job advertisements and business letters
    3. Leçon 3 — The securities market: shares, stocks, bonds and gilt-edged securities
    4. Leçon 4 — Work and motivation; business accounting

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices écrits, présentation orale d’une entreprise, simulation d’entretien, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit (compréhension, vocabulaire, rédaction d’une lettre) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Ian MacKenzie, English for Business Studies, Cambridge University Press.
    • Ian MacKenzie, Professional English in Use: Finance, Cambridge University Press.
    • Bill Mascull, Business Vocabulary in Use, Cambridge University Press.
    • Raymond Murphy, English Grammar in Use, Cambridge University Press.
  • Technique des opérations bancaires

    Le cours de Technique des opérations bancaires donne au futur commercial et au chargé de marketing digital les connaissances pratiques nécessaires pour gérer les flux financiers d’une entreprise avec sa banque. Une PME de Niamey encaisse ses ventes en espèces, par chèque, par carte ou par mobile money, paie ses fournisseurs par virement, subit parfois une saisie ou un rejet de chèque : chacun de ces flux obéit à des règles juridiques et techniques précises (réglementation bancaire de l’UMOA, règlement UEMOA relatif aux systèmes de paiement, Acte uniforme OHADA portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution). Le cours part de l’environnement bancaire, étudie le compte bancaire et ses incidents, puis les opérations de paiement, avec de nombreux calculs (agios, intérêts créditeurs, coûts des moyens de paiement) et cas pratiques nigériens. La dimension digitale est intégrée : banque en ligne, cartes et paiement en ligne, mobile money et monnaie électronique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire l’organisation du système bancaire de l’UMOA et les principales règles qui encadrent l’activité bancaire.
    • Expliquer les conditions d’ouverture, de tenue et de clôture d’un compte, ainsi que la procuration, le compte joint et le droit au compte.
    • Distinguer compte courant, compte d’épargne et compte à terme et calculer intérêts et agios.
    • Identifier les incidents de fonctionnement du compte et les procédures de saisie-attribution, d’avis à tiers détenteur et de saisie conservatoire.
    • Maîtriser les opérations en espèces, par chèque, par carte, par virement, par prélèvement et par TIP, et choisir le moyen de paiement adapté à une situation.

    Prérequis

    Notions de comptabilité générale (trésorerie, banque) et de droit commercial général (OHADA) acquises en L1-L2 ; maîtrise du calcul de pourcentages et des intérêts simples.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Environnement et réglementation bancaires dans l’UMOA
    2. Leçon 2 — Le compte bancaire : ouverture, fonctionnement et types de comptes
    3. Leçon 3 — Les incidents de fonctionnement et les saisies sur compte
    4. Leçon 4 — Les opérations liées au compte : espèces, chèques, cartes, virements et prélèvements

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de calcul d’agios et d’intérêts, cas pratiques, quiz en ligne) comptant pour 40 % et examen terminal écrit comptant pour 60 %.

    Bibliographie

    • Jean Stoufflet, Instruments de paiement et de crédit, LexisNexis.
    • Stéphane Piedelièvre, Instruments de crédit et de paiement, Dalloz (coll. HyperCours).
    • UEMOA, Règlement n° 15/2002/CM/UEMOA relatif aux systèmes de paiement dans les États membres de l’UEMOA.
    • OHADA, Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution (AUPSRVE).
    • BCEAO, loi portant réglementation bancaire et textes relatifs à la monnaie électronique (site www.bceao.int).
  • Marketing opérationnel et négociation

    Le cours de Marketing opérationnel et négociation traduit les choix stratégiques en décisions concrètes sur deux variables essentielles du mix : le produit et le prix, puis prépare l’étudiant à défendre ces décisions face aux clients, distributeurs et acheteurs par la négociation commerciale. Il part d’une question simple que se pose tout entrepreneur nigérien : quels objectifs puis-je raisonnablement atteindre — quel chiffre d’affaires, en vendant quoi, à qui ? comment veux-je être perçu par mes clients ? comment optimiser mes processus de vente et de communication ? Pour y répondre, le cours étudie les notions de produit, les classifications et nomenclatures, le cycle de vie du produit (mise au point, lancement, croissance, maturité, déclin), la qualité, la gamme (structure, niveaux, extension, analyse, élimination des produits marginaux) et les stratégies de produit (innovation, adaptation, imitation). Il aborde ensuite le prix : définitions et vocabulaire, contraintes internes et externes, structure d’un prix de vente, méthodes de fixation (par les coûts, la concurrence, la demande), modulation, stratégies de prix différenciés et de lancement. Il se conclut par la formulation d’objectifs SMART et la négociation du prix. Les cas portent sur des produits locaux (jus, produits laitiers, cosmétiques, artisanat) vendus en boutique, sur les marchés et en ligne.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir le produit, ses niveaux et ses classifications ; situer un produit dans son cycle de vie et adapter le mix.
    • Intégrer la qualité dans la politique de produit.
    • Analyser une gamme (structure, rôle des produits, chiffres) et décider d’une extension ou d’une élimination.
    • Fixer un prix en combinant coûts, concurrence et demande, en respectant les contraintes.
    • Choisir une stratégie de prix (différenciation, écrémage, pénétration) et formuler des objectifs SMART.
    • Préparer et conduire une négociation commerciale portant sur le prix.

    Prérequis

    L1 et L2 Gestion commerciale : fondamentaux du marketing, comptabilité de gestion (coûts, marge), notions de business model.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le produit : notions, classifications, cycle de vie et qualité
    2. Leçon 2 — La gamme et les stratégies de produit
    3. Leçon 3 — Le prix : notions, contraintes et méthodes de fixation
    4. Leçon 4 — Stratégies de prix, objectifs SMART et négociation commerciale

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, exercices de TD, jeu de rôle de négociation noté) et examen terminal écrit (60 % : étude de cas produit-prix avec calculs).

    Bibliographie

    • Philip KOTLER, Kevin Lane KELLER, Delphine MANCEAU, Marketing Management, Paris, Pearson.
    • Jean-Jacques LAMBIN et Chantal de MOERLOOSE, Marketing stratégique et opérationnel, Paris, Dunod.
    • Jacques LENDREVIE, Julien LÉVY, Mercator, Paris, Dunod.
    • Roger FISHER, William URY, Bruce PATTON, Comment réussir une négociation, Paris, Seuil (trad. de Getting to Yes).
  • Marketing des services

    Le marketing des services est la démarche marketing adaptée aux entreprises du secteur tertiaire : banques et assurances, télécoms, transport, hôtellerie et restauration, santé privée, éducation, coiffure, livraison, services numériques. Il se caractérise principalement par l’immatérialité des services et par la simultanéité de la production et de la consommation : le client participe à la fabrication du service, en présence du personnel et dans un cadre physique ou digital. Au Niger, où le commerce et les services occupent une place croissante dans l’économie urbaine, maîtriser ce marketing est indispensable pour se différencier : accueil, rapidité, fiabilité, gestion de l’attente, avis en ligne et recommandation sur WhatsApp font la réussite ou l’échec d’un hôtel de Niamey, d’une auto-école, d’une clinique privée ou d’une start-up de livraison. Le cours suit le programme officiel : introduction (définitions et caractéristiques des services), la servuction (système de production du service), l’offre de services, la qualité de service, et la politique marketing de l’entreprise de service (mix élargi, prix, distribution, communication, fidélisation et services digitaux).

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir un service et expliquer ses caractéristiques (immatérialité, simultanéité, hétérogénéité, périssabilité).
    • Analyser un système de servuction et gérer la participation du client, le personnel en contact et le support physique.
    • Ajuster capacité et demande et gérer l’attente.
    • Concevoir une offre de services (service de base, services périphériques, offre globale).
    • Mesurer et améliorer la qualité de service (modèle des écarts, SERVQUAL, gestion des réclamations).
    • Élaborer une politique marketing de service (7P, tarification, communication, fidélisation, e-services).

    Prérequis

    Fondamentaux du marketing (L1-L2) : marketing mix, comportement du consommateur, études de marché.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction au marketing des services : définitions, caractéristiques et classifications
    2. Leçon 2 — La servuction : système de production et de délivrance du service
    3. Leçon 3 — L’offre de services et la qualité de service
    4. Leçon 4 — La politique marketing de l’entreprise de service

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, études de cas, audit de la servuction d’une entreprise de service de Niamey en groupe) et examen terminal écrit (60 % : étude de cas et questions de cours).

    Bibliographie

    • Pierre EIGLIER et Éric LANGEARD, Servuction : le marketing des services, Paris, McGraw-Hill.
    • Christopher LOVELOCK, Jochen WIRTZ, Denis LAPERT, Annie MUNOS, Marketing des services, Paris, Pearson.
    • Valarie A. ZEITHAML, A. PARASURAMAN, Leonard L. BERRY, Delivering Quality Service, New York, The Free Press.
    • Pierre EIGLIER, Marketing et stratégie des services, Paris, Economica.
  • Marketing bancaire

    Le marketing bancaire regroupe les actions entreprises par les banques et les établissements financiers pour connaître, satisfaire et fidéliser leur clientèle de façon rentable. Au Niger, le secteur connaît des transformations profondes : faible bancarisation de la population, rôle croissant des institutions de microfinance, essor du mobile money et des partenariats banque-opérateur, digitalisation (applications mobiles, SMS banking, paiement marchand) et exigences réglementaires de la BCEAO et de la Commission bancaire de l’UMOA. Ce cours présente la conception et les spécificités du marketing bancaire, l’analyse du marché bancaire et de son environnement, la mesure et la prévision des marchés, la segmentation, le ciblage et le positionnement, la place du marketing dans l’organisation de la banque et l’image du banquier, les produits et services bancaires et enfin l’élaboration d’un plan marketing orienté vers la conquête et la conservation de la clientèle. Il prépare aux métiers de chargé de clientèle, conseiller commercial en agence, chargé de marketing ou de communication digitale dans une banque, une institution de microfinance ou une fintech.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir le marketing bancaire et expliquer ses spécificités par rapport au marketing des produits de grande consommation.
    • Analyser le marché bancaire nigérien, la concurrence et les attentes de la clientèle.
    • Mesurer et prévoir un marché, segmenter la clientèle, choisir des cibles et un positionnement.
    • Situer le marketing dans l’organisation de la banque et travailler l’image du banquier.
    • Décrire la gamme des produits et services bancaires, y compris digitaux.
    • Élaborer un plan marketing bancaire de conquête et de fidélisation, avec des indicateurs chiffrés.

    Prérequis

    Fondamentaux du marketing (L1-L2), notions d’économie monétaire (monnaie, crédit, taux d’intérêt) et de mathématiques financières.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Conception, spécificités et place du marketing dans la banque
    2. Leçon 2 — L’analyse du marché bancaire et de son environnement
    3. Leçon 3 — Mesure, prévision et choix des marchés cibles
    4. Leçon 4 — Produits et services bancaires et plan marketing de conquête et de fidélisation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, études de cas, exposé de groupe sur l’offre d’une banque ou d’une institution de microfinance de Niamey) et examen terminal écrit (60 % : étude de cas et questions de cours).

    Bibliographie

    • Michel BADOC, Marketing management pour la banque et l’assurance européennes, Paris, Éditions d’Organisation.
    • Jean-Jacques LAMBIN et Chantal de MOERLOOSE, Marketing stratégique et opérationnel, Paris, Dunod.
    • Pierre EIGLIER et Éric LANGEARD, Servuction : le marketing des services, Paris, McGraw-Hill.
    • Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), rapports annuels et rapports sur les services financiers numériques dans l’UEMOA, www.bceao.int.
    • Loi portant réglementation bancaire dans l’UMOA et textes de la Commission bancaire de l’UMOA (site de la BCEAO).
  • Marketing stratégique

    Le cours de Marketing stratégique apprend à décider où et comment l’entreprise va se battre sur ses marchés, avant de décider quoi faire concrètement (marketing opérationnel). Il donne une vision complète et actuelle de la démarche : diagnostic de l’environnement grâce aux données et à l’analytique, analyse du cycle de vie du marché et de la concurrence (5 forces de Porter), segmentation, modèles d’aide à la décision (BCG, McKinsey, ADL, SWOT), grandes orientations stratégiques (Ansoff, stratégies génériques de Porter, positions concurrentielles de Kotler, stratégie Océan bleu), puis élaboration d’un positionnement combinant branding et performance, et déploiement dans un plan marketing intégrant le mix digital et le modèle POEM (médias payés, possédés, gagnés). Les cas pratiques portent sur des entreprises nigériennes et ouest-africaines : producteurs de jus et de produits laitiers locaux, opérateurs télécoms et mobile money, distribution moderne, marques de cosmétiques vendues sur Facebook et TikTok.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer la démarche de stratégie marketing et le rôle du digital et de l’expérience client.
    • Réaliser un audit externe : données clients, cycle de vie du marché, 5 forces de Porter.
    • Segmenter un marché et choisir des cibles à partir des besoins et des comportements.
    • Utiliser les modèles d’aide à la décision (BCG, McKinsey, ADL, SWOT) et les grandes approches stratégiques.
    • Élaborer un positionnement différenciant et le formuler.
    • Structurer un plan marketing et un mix-marketing digital (modèle POEM, indicateurs).

    Prérequis

    Fondamentaux du marketing (L1-L2) : marketing mix, comportement du consommateur, études de marché ; notions de marketing digital et de réseaux sociaux.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La démarche de stratégie marketing : clés, piliers du digital et expérience client
    2. Leçon 2 — L’audit externe et la segmentation du marché
    3. Leçon 3 — Les modèles d’aide à la décision et les approches stratégiques
    4. Leçon 4 — Élaborer un positionnement et déployer la stratégie marketing

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, études de cas en TD, dossier de groupe « diagnostic stratégique d’une entreprise nigérienne ») et examen terminal écrit (60 % : étude de cas avec questions de cours).

    Bibliographie

    • Jean-Jacques LAMBIN et Chantal de MOERLOOSE, Marketing stratégique et opérationnel, Paris, Dunod.
    • Philip KOTLER, Kevin Lane KELLER, Delphine MANCEAU, Marketing Management, Paris, Pearson.
    • Michael E. PORTER, L’avantage concurrentiel, Paris, Dunod (trad. de Competitive Advantage, Free Press).
    • W. Chan KIM et Renée MAUBORGNE, Stratégie Océan bleu, Paris, Pearson.
    • Philip KOTLER, Hermawan KARTAJAYA, Iwan SETIAWAN, Marketing 4.0 : le passage au digital, Louvain-la-Neuve, De Boeck.
  • Marketing international 3

    Ce cours de troisième année approfondit le marketing international étudié en L2 en lui donnant une assise économique et technique. Il part des grandes évolutions du commerce mondial (dynamisme, interdépendances, polarisation, asymétries) et des outils de mesure des échanges (soldes, taux de couverture, d’ouverture, avantages comparatifs révélés), avec des comparaisons entre le commerce extérieur français, cadre de référence classique du programme, et celui du Niger et de l’UEMOA. Il analyse ensuite l’environnement international (explosion multiculturelle, évolution des cadres politiques, mutations juridiques, défi concurrentiel) pour identifier opportunités et risques. Il présente les stratégies de marketing international, le cycle de vie international des produits et la conduite d’une étude marketing internationale (check-list, mise en œuvre, équivalences cross-culturelles). Il se termine par la politique internationale de produit, de prix, de distribution et de communication, en intégrant le digital.

    Objectifs d’apprentissage

    • Lire les évolutions du commerce mondial et calculer les principaux indicateurs d’échanges (solde, taux de couverture, taux d’ouverture, termes de l’échange, avantage comparatif révélé).
    • Réaliser une analyse de l’environnement international (culturel, politique, juridique, concurrentiel) et évaluer les risques d’une internationalisation.
    • Identifier et justifier une stratégie de marketing international et situer un produit dans son cycle de vie international.
    • Concevoir et mettre en œuvre une étude marketing internationale respectant les équivalences cross-culturelles.
    • Définir les politiques de produit, de prix (y compris prix à rebours), de distribution et de communication à l’international.
    • Acquérir une dimension commerciale internationale source d’avantage concurrentiel.

    Prérequis

    Marketing international (L2, S3 et S4) ; économie générale ; statistiques descriptives ; notions de comptabilité analytique (marges, coûts).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Commerce mondial et mesure des échanges internationaux
    2. Leçon 2 — L’analyse de l’environnement international : cultures, cadres politiques et juridiques, risques et opportunités
    3. Leçon 3 — Stratégies de marketing international, cycle de vie international et étude marketing internationale
    4. Leçon 4 — La politique de marketing international : produit, prix, distribution et communication

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Les TD reprennent les exercices chiffrés et les cas de chaque leçon. Évaluation : contrôle continu (quiz, dossier d’équipe « étude marketing internationale » d’un produit nigérien, 40 %) et examen terminal écrit (étude de cas avec calculs, 60 %).

    Bibliographie

    • Krugman P., Obstfeld M. et Melitz M., Économie internationale, Pearson.
    • Usunier J.-C. et Lee J. A., Marketing Across Cultures, Pearson.
    • Hofstede G., Hofstede G. J. et Minkov M., Cultures et organisations : nos programmations mentales, Pearson.
    • Vernon R., « International Investment and International Trade in the Product Cycle », Quarterly Journal of Economics, 1966.
    • Organisation mondiale du commerce, Examen statistique du commerce mondial (publication annuelle) ; Chambre de commerce internationale, Incoterms® 2020.
  • Probabilités

    Le cours de Probabilités donne au futur chargé de marketing digital les outils pour raisonner dans l’incertitude : quelle est la probabilité qu’un prospect contacté sur WhatsApp achète ? Combien de clients faut-il prévoir entre 18 h et 19 h dans un supermarché de Niamey ? Le panier moyen observé sur 36 clients permet-il de conclure qu’une promotion a fonctionné ? Quelle marge d’erreur accompagne le résultat d’une enquête de satisfaction ? Le cours part des fondements (espaces de probabilité, événements, probabilité conditionnelle, indépendance), étudie les variables aléatoires discrètes et continues, leurs lois usuelles, l’espérance, la variance et les vecteurs aléatoires. Il présente ensuite les modes de convergence et les grands théorèmes limites (loi des grands nombres, théorème central limite, convergence vers la loi de Poisson, théorème de Glivenko-Cantelli), puis les distributions d’échantillonnage (khi-deux, Student, Fisher), les vecteurs gaussiens, les intervalles de confiance et le test de la moyenne. Les exemples sont tirés du commerce, des études de marché et du marketing en ligne au Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Modéliser une expérience aléatoire et calculer des probabilités, y compris conditionnelles (formule de Bayes).
    • Utiliser les lois usuelles (binomiale, Poisson, géométrique, uniforme, exponentielle, normale) et calculer espérance et variance.
    • Manipuler un couple de variables aléatoires : covariance, corrélation, variance d’une somme.
    • Énoncer et appliquer les théorèmes limites et les approximations de lois.
    • Connaître les lois du khi-deux, de Student et de Fisher et les propriétés des vecteurs gaussiens.
    • Construire un intervalle de confiance et réaliser un test sur une moyenne.

    Prérequis

    Mathématiques et statistique descriptive de L1-L2 : dénombrement, sommes et séries simples, dérivées et intégrales de base, moyenne et écart-type.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Espaces de probabilité, probabilité conditionnelle et indépendance
    2. Leçon 2 — Variables aléatoires, lois usuelles, espérance, variance et vecteurs aléatoires
    3. Leçon 3 — Convergences et théorèmes limites
    4. Leçon 4 — Distributions d’échantillonnage, intervalles de confiance et test de la moyenne

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, séries d’exercices de TD, devoir sur table) et examen terminal écrit (60 % : exercices de calcul et d’interprétation, tables statistiques autorisées).

    Bibliographie

    • Gilbert SAPORTA, Probabilités, analyse des données et statistique, Paris, Technip.
    • Jean-Pierre LECOUTRE, Statistique et probabilités, Paris, Dunod.
    • Sheldon M. ROSS, Initiation aux probabilités, Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes.
    • Bernard GRAIS, Méthodes statistiques, Paris, Dunod.
  • Analyse financière

    Le cours d’Analyse financière apprend à lire les états financiers d’une entreprise pour en juger la santé : son activité est-elle rentable ? Sa structure financière est-elle équilibrée ? Peut-elle payer ses dettes à l’échéance ? Pour un futur chargé de marketing ou commercial, ces questions sont quotidiennes : accorder un délai de paiement à un grossiste de Katako, sélectionner un distributeur, défendre le budget d’une campagne digitale devant la direction ou évaluer la solidité d’un partenaire exigent de savoir interpréter un bilan et un compte de résultat. Le cours s’appuie sur les états financiers du SYSCOHADA révisé (bilan, compte de résultat, tableau des flux de trésorerie) et suit une démarche progressive : évaluer l’activité et la profitabilité (soldes intermédiaires de gestion, capacité d’autofinancement), apprécier les équilibres financiers et la solvabilité (fonds de roulement, besoin en fonds de roulement, trésorerie), calculer et interpréter les ratios, structurer un diagnostic, s’initier au tableau des flux de trésorerie et repérer les signes de dégradation. Tous les exemples portent sur des PME nigériennes, en FCFA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Repérer dans le bilan et le compte de résultat SYSCOHADA les postes utiles à l’analyse financière.
    • Calculer et interpréter les soldes intermédiaires de gestion et la capacité d’autofinancement.
    • Évaluer l’équilibre financier (FR, BFR, trésorerie nette) et la solvabilité de l’entreprise.
    • Maîtriser les principaux ratios de rentabilité, de structure, de liquidité et de rotation.
    • Conduire une analyse selon une démarche structurée et rédiger un diagnostic rapide.
    • Lire un tableau des flux de trésorerie et détecter les signes de dégradation d’une entreprise.

    Prérequis

    Comptabilité générale (L1-L2) : principes du SYSCOHADA, bilan et compte de résultat, amortissements. Mathématiques financières de base (pourcentages, taux de variation).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Évaluer l’activité et la profitabilité : SIG et capacité d’autofinancement
    2. Leçon 2 — Évaluer les équilibres financiers et la solvabilité
    3. Leçon 3 — Analyser par les ratios et structurer son analyse financière
    4. Leçon 4 — Le tableau des flux de trésorerie et les signes de dégradation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, exercices de TD, mini-diagnostic d’une PME à partir de ses états financiers) et examen terminal écrit (60 % : exercices chiffrés et commentaire d’un diagnostic).

    Bibliographie

    • Acte uniforme OHADA relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA (SYSCOHADA révisé, 2017), www.ohada.org.
    • Pierre VERNIMMEN, Pascal QUIRY, Yann LE FUR, Finance d’entreprise, Paris, Dalloz.
    • Élie COHEN, Analyse financière, Paris, Economica.
    • Hubert de LA BRUSLERIE, Analyse financière. Information financière, évaluation, diagnostic, Paris, Dunod.
    • Béatrice et Francis GRANDGUILLOT, Analyse financière, Paris, Gualino (coll. « Les Carrés »).