École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 1 (S1)

  • Psychologie du travail

    La psychologie du travail et des organisations étudie les comportements, les attitudes et le vécu des personnes au travail, afin d’améliorer à la fois la performance des organisations et la santé et le bien-être des travailleurs. Ce cours présente d’abord les grandes théories de la motivation, puis les notions de satisfaction et d’engagement au travail et leurs outils de mesure, les mécanismes du stress professionnel et de l’épuisement ainsi que la gestion des conflits, et enfin les principaux thèmes du comportement organisationnel : perception, personnalité, dynamique des groupes, leadership, culture et changement. Les concepts sont illustrés par des situations d’administrations, de PME et d’ONG nigériennes, et appliqués au moyen de petits calculs (modèles de Vroom et d’Hackman-Oldham, ratio effort-récompense) et d’études de cas corrigées.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer et comparer les principales théories de la motivation (contenu et processus).
    • Définir et mesurer la satisfaction et l’engagement au travail.
    • Identifier les facteurs de stress professionnel et proposer des actions de prévention.
    • Analyser un conflit et choisir un mode de résolution adapté.
    • Utiliser les notions de comportement organisationnel (groupes, leadership, culture, changement) pour analyser une situation de travail.

    Prérequis

    Aucun prérequis. Le cours complète « Fondements de la gestion des ressources humaines ».

    Plan du cours

    1. Les théories de la motivation au travail
    2. Satisfaction et engagement au travail
    3. Stress professionnel et gestion des conflits
    4. Les comportements organisationnels

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE, pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (études de cas, mini-enquête de satisfaction réalisée en groupe, quiz) et examen terminal écrit ; pondération indicative 40 % / 60 %.

    Bibliographie

    • Spector P. E., Industrial and Organizational Psychology: Research and Practice, Wiley.
    • Bakker A. B., Leiter M. P. (dir.), Work Engagement: A Handbook of Essential Theory and Research, Psychology Press (avec la contribution de W. B. Schaufeli).
    • Robbins S. P., Judge T. A., Comportements organisationnels, Pearson.
    • Lévy-Leboyer C., La motivation dans l’entreprise : modèles et stratégies, Éditions d’Organisation.
    • Karasek R., Theorell T., Healthy Work: Stress, Productivity and the Reconstruction of Working Life, Basic Books.
  • Gestion Budgétaire

    La gestion budgétaire est la démarche par laquelle une organisation traduit ses objectifs en prévisions chiffrées (les budgets), puis compare régulièrement les réalisations à ces prévisions pour corriger sa trajectoire. Dans les entreprises, administrations et ONG de Niamey, l’assistant(e) de direction est très souvent au cœur de ce processus : collecte des besoins des services, mise en forme du budget sur tableur, suivi des engagements, préparation des tableaux de bord et des notes d’écart pour la direction ou les bailleurs. Ce cours, qui s’appuie sur les acquis de Comptabilité générale 1, présente les principes, les méthodes d’établissement des budgets, l’analyse des écarts et les outils de contrôle budgétaire, avec des cas chiffrés en FCFA et des TP guidés sur tableur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les finalités, les principes et le calendrier de la gestion budgétaire.
    • Établir des prévisions de ventes (tendance, moindres carrés) et construire un budget des ventes et un budget de trésorerie.
    • Calculer et interpréter les écarts sur chiffre d’affaires et sur charges (quantité, prix).
    • Utiliser le budget flexible, le taux d’exécution et le tableau de bord pour le contrôle budgétaire.
    • Réaliser sur tableur un budget et un tableau de suivi des écarts fiables et lisibles.

    Prérequis

    Comptabilité générale 1 (charges, produits, TVA, encaissements/décaissements) ; pourcentages ; usage de base d’Excel.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de la gestion budgétaire
    2. Leçon 2 — Établissement des budgets : prévisions, budget des ventes et budget de trésorerie
    3. Leçon 3 — Suivi et analyse des écarts budgétaires
    4. Leçon 4 — Techniques de contrôle budgétaire : budget flexible, tableau de bord et actions correctives

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 10 h CM, 10 h TD, 20 h TP et 40 h de TPE, pour 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, fichiers de TP sur tableur, quiz) 40 % ; examen terminal écrit (cas budgétaire complet) 60 %. Les TP guidés sont notés sur la base du fichier rendu et de la grille de contrôle.

    Bibliographie

    • Alazard, C. et Sépari, S. Contrôle de gestion — Manuel et applications. Paris : Dunod (édition récente).
    • Doriath, B. Contrôle de gestion en 20 fiches. Paris : Dunod.
  • Mécanique des sols

    Tout bâtiment repose sur un sol dont il faut connaître le comportement : une villa fissurée à Niamey, un mur de clôture qui s’affaisse après l’hivernage ou un dallage qui gonfle sont presque toujours des problèmes de sol. La mécanique des sols fournit les outils pour identifier un sol (granulométrie, limites d’Atterberg, états de compacité et d’humidité), prévoir son comportement lors du compactage des remblais et des plateformes, de l’écoulement de l’eau (perméabilité) et des tassements (consolidation), et enfin concevoir les fondations. Le cours s’appuie sur les sols rencontrés au Niger : sables dunaires, latérites et graveleux latéritiques, argiles des vallées et des bas-fonds, parfois gonflantes. Des TP guidés au laboratoire de géotechnique (teneur en eau, granulométrie, limites d’Atterberg, Proctor, perméabilité) et sur le terrain (pénétromètre) complètent le cours.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire un sol comme un milieu à trois phases et calculer ses paramètres d’état (w, e, n, Sr, ρd).
    • Identifier et classer un sol à partir de sa granulométrie et de ses limites d’Atterberg.
    • Exploiter un essai Proctor et un essai CBR, et contrôler un compactage sur chantier.
    • Appliquer la loi de Darcy, le principe des contraintes effectives et calculer un tassement de consolidation.
    • Choisir un type de fondation et pré-dimensionner une semelle à partir de la capacité portante du sol.

    Prérequis

    Connaissances de base en géologie (formation des sols, roches, altération) et en physique (masse volumique, pression, contrainte, forces). Notions de résistance des matériaux (contrainte, critère de Mohr-Coulomb).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Propriétés physiques, identification et classification des sols
    2. Leçon 2 — Compactage des sols : essai Proctor, CBR et contrôle en place
    3. Leçon 3 — Perméabilité, contraintes effectives et consolidation
    4. Leçon 4 — Capacité portante et conception des fondations superficielles

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 15 h de cours magistral (CM), 5 h de travaux dirigés (TD), 10 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, exercices de TD, quiz en ligne) et examen terminal écrit (exercices chiffrés, abaques et tableaux fournis).

    Bibliographie

    • Das, B. M. (2010). Principles of Geotechnical Engineering. Cengage Learning.
    • Holtz, R. D., Kovacs, W. D., & Sheahan, T. C. (2010). An Introduction to Geotechnical Engineering. Pearson.
    • Costet, J., & Sanglerat, G. (1981). Cours pratique de mécanique des sols (2 tomes). Dunod.
    • Philipponnat, G., & Hubert, B. (2016). Fondations et ouvrages en terre. Eyrolles.
    • Schlosser, F. (2003). Éléments de mécanique des sols. Presses de l’École nationale des ponts et chaussées.
  • Fondements de la gestion des ressources humaines (GRH)

    La gestion des ressources humaines (GRH) regroupe l’ensemble des activités qui permettent à une organisation de disposer, au bon moment et au bon coût, des personnes compétentes et motivées dont elle a besoin, tout en respectant le droit du travail et en entretenant un climat social serein. Ce cours de fondements couvre les quatre grands processus de la fonction : le recrutement et la sélection, la formation et le développement des compétences, la gestion des carrières (GPEC, évaluation, mobilité, indicateurs sociaux) et les relations sociales dans le cadre du Code du travail du Niger (loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012) et du régime de sécurité sociale géré par la CNSS. Les exemples portent sur des PME, administrations et ONG nigériennes, et chaque leçon propose des calculs d’indicateurs RH et des cas pratiques corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer la fonction RH, ses missions et ses acteurs dans une organisation.
    • Conduire un processus de recrutement complet, de l’analyse du besoin à l’intégration.
    • Élaborer un plan de formation et en évaluer l’efficacité et le coût.
    • Utiliser les outils de gestion des carrières et calculer les principaux indicateurs sociaux (rotation, absentéisme).
    • Appliquer les règles essentielles du droit du travail nigérien et des relations collectives.

    Prérequis

    Aucun prérequis. Des notions de pourcentages et la lecture d’un organigramme sont utiles.

    Plan du cours

    1. La fonction RH, le recrutement et la sélection
    2. La formation et le développement des compétences
    3. La gestion des carrières et les indicateurs sociaux
    4. Relations sociales et législation du travail au Niger

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE, pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (cas pratiques de TD, rédaction d’une fiche de poste, quiz) et examen terminal écrit ; pondération indicative 40 % / 60 %.

    Bibliographie

    • Dessler G., Human Resource Management, Pearson.
    • Armstrong M., Taylor S., Armstrong’s Handbook of Human Resource Management Practice, Kogan Page.
    • Peretti J.-M., Gestion des ressources humaines, Vuibert.
    • Kirkpatrick D. L., Kirkpatrick J. D., Evaluating Training Programs: The Four Levels, Berrett-Koehler.
    • République du Niger, Loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012 portant Code du travail et textes d’application.
  • Technique des expressions écrites et orales

    Un technicien pétrolier passe une grande partie de son temps à communiquer : rapport journalier de forage, compte rendu d’incident, courriel à un fournisseur, briefing sécurité avant une opération, exposé devant un jury ou une direction. Une information mal rédigée ou mal transmise peut coûter cher, voire mettre des vies en danger. Ce cours donne les méthodes pour écrire clairement et parler avec efficacité en contexte académique et professionnel : rédaction académique et technique, présentation orale, communication professionnelle écrite et orale, réalisation de rapports et d’exposés. Les exercices s’appuient sur des situations réelles de l’industrie pétrolière nigérienne (chantier d’Agadem, raffinerie SORAZ, dépôts, pipeline Niger–Bénin).

    Objectifs d’apprentissage

    • Rédiger un texte académique ou technique clair, structuré et correct (plan, paragraphes, connecteurs, style).
    • Préparer et présenter un exposé oral avec des supports adaptés, en maîtrisant la voix, le regard et le temps.
    • Rédiger les écrits professionnels courants : courriel, lettre administrative, note de service, compte rendu.
    • Conduire une communication orale professionnelle : réunion, briefing sécurité, passation de consignes.
    • Produire un rapport technique ou de stage conforme aux normes de présentation et le défendre oralement.

    Prérequis

    Aucun prérequis : une maîtrise du français courant du niveau baccalauréat suffit.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Rédaction académique et technique
    2. Leçon 2 — Techniques de présentation orale
    3. Leçon 3 — Communication professionnelle
    4. Leçon 4 — Réalisation de rapports et exposés

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), pas de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, productions écrites de TD, exposé oral noté en groupe) et examen terminal écrit (rédaction d’un document professionnel et questions de cours).

    Bibliographie

    • Le Robert — Guide de rédaction (Guide pratique Le Robert).
    • Grevisse M., Goosse A. — Le Bon Usage, De Boeck / Duculot.
    • Cajolet-Laganière H., Collinge P., Laganière G. — Rédaction technique, administrative et scientifique, Éditions Laganière.
    • Kerbrat-Orecchioni C. — Les interactions verbales, Armand Colin.
    • Reynolds G. — Presentation Zen, New Riders (trad. fr. Présentation Zen, Pearson).
  • Comptabilité Générale 1

    La comptabilité générale est le langage chiffré de l’entreprise : elle enregistre, classe et présente toutes les opérations qui modifient son patrimoine. Pour un(e) assistant(e) de direction, elle est indispensable pour préparer et vérifier des pièces justificatives (factures, reçus, bons de commande), dialoguer avec le service comptable ou le cabinet d’expertise, suivre les règlements fournisseurs et clients, et lire les états financiers présentés au conseil d’administration ou à l’assemblée générale. Ce cours de Semestre 1 pose les bases de la comptabilité en partie double selon le référentiel en vigueur au Niger et dans l’espace OHADA : le Système comptable OHADA (SYSCOHADA révisé, applicable depuis 2018 pour les comptes personnels des entités). Les exemples sont libellés en francs CFA (FCFA) et tirés de la vie des entreprises, ONG et commerces de Niamey et de Maradi.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le rôle, les utilisateurs et les principes de la comptabilité générale dans le cadre OHADA.
    • Décrire le patrimoine d’une entreprise et appliquer l’équation fondamentale Actif = Capitaux propres + Dettes.
    • Présenter un bilan et un compte de résultat simplifiés et calculer un résultat et une dotation aux amortissements.
    • Utiliser le plan comptable SYSCOHADA (classes 1 à 9) et appliquer les règles du débit et du crédit.
    • Enregistrer les opérations courantes (achats, ventes, TVA, règlements, charges) au journal, les reporter au grand livre et établir une balance équilibrée.

    Prérequis

    Aucun prérequis comptable. Il suffit de maîtriser les quatre opérations, les pourcentages et l’usage élémentaire d’une calculatrice ou d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la comptabilité générale : rôle, patrimoine et équation fondamentale
    2. Leçon 2 — Les documents comptables : bilan, compte de résultat et amortissements
    3. Leçon 3 — Le plan comptable SYSCOHADA : classes, comptes et règles de fonctionnement
    4. Leçon 4 — Les opérations courantes de l’entreprise : journal, grand livre et balance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 10 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 10 h de travaux pratiques (TP) et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, TP guidés sur tableur, quiz en ligne) comptant pour 40 % et examen terminal écrit (cas pratique d’enregistrement et d’états de synthèse) comptant pour 60 %. Calculatrice non programmable autorisée ; le plan comptable simplifié est fourni à l’examen.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF) et Système comptable OHADA révisé, 2017.
    • Grandguillot, B. et F. L’essentiel de la comptabilité générale. Paris : Gualino (édition récente).
  • Résistance des matériaux

    La résistance des matériaux (RDM) permet de vérifier qu’un élément de structure — poteau, poutre, linteau, tirant, boulon — supporte les charges qu’on lui applique sans se rompre et sans se déformer exagérément. À partir des efforts calculés en statique, on détermine les contraintes et les déformations dans la matière, puis on les compare aux caractéristiques des matériaux (acier, béton, bois, terre). Le cours traite successivement la traction-compression, la flexion, le cisaillement et la torsion, puis les états de contrainte combinés et les théories de la rupture (Rankine, Tresca, von Mises, Coulomb), avec une ouverture sur le flambement. Les exemples sont pris dans la construction courante au Niger (villa R+1, école, auvent, charpente), et des TP guidés en laboratoire (traction de l’acier, flexion du bois, compression du béton) permettent de mesurer soi-même les grandeurs étudiées.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir contrainte, déformation, module d’élasticité, coefficient de Poisson et coefficient de sécurité.
    • Calculer les contraintes et déformations d’éléments en traction ou compression simple.
    • Tracer les diagrammes d’effort tranchant et de moment fléchissant d’une poutre isostatique et vérifier contraintes et flèche.
    • Calculer les contraintes de cisaillement (poutres, boulons) et de torsion (arbres circulaires).
    • Déterminer les contraintes principales et appliquer un critère de rupture ; estimer la charge critique de flambement d’Euler.
    • Réaliser et exploiter des essais normalisés de laboratoire.

    Prérequis

    Statique (équilibre, réactions d’appui, efforts intérieurs) et Matériaux de construction (propriétés de l’acier, du béton, du bois et de la terre). Maîtrise des unités (N, kN, MPa = N/mm²).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Contraintes et déformations : traction et compression
    2. Leçon 2 — Flexion simple des poutres
    3. Leçon 3 — Cisaillement et torsion
    4. Leçon 4 — États de contrainte, théories de la rupture et flambement

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 15 h de cours magistral (CM), 5 h de travaux dirigés (TD), 10 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, exercices de TD, quiz en ligne) et examen terminal écrit (exercices chiffrés, formulaire autorisé).

    Bibliographie

    • Gere, J. M., & Goodno, B. J. (2012). Mechanics of Materials. Cengage Learning.
    • Beer, F. P., Johnston, E. R., & DeWolf, J. T. (2015). Mechanics of Materials. McGraw-Hill Education.
    • Timoshenko, S. (1968). Résistance des matériaux (2 tomes). Dunod.
    • Bazergui, A., Bui-Quoc, T., Biron, A., McIntyre, G., & Laberge, C. (2002). Résistance des matériaux (3e éd.). Presses internationales Polytechnique.
  • Genèse du pétrole

    D’où vient le pétrole et comment le trouve-t-on ? Ce cours d’introduction aux sciences pétrolières suit le chemin de l’hydrocarbure depuis la matière organique déposée au fond d’un lac ou d’une mer jusqu’au puits qui le remonte en surface. Il présente la formation du pétrole et du gaz (kérogène, maturation, fenêtre à huile), les roches mères et les réservoirs qui composent un système pétrolier, les méthodes d’exploration (géologie, gravimétrie, magnétisme, sismique, estimation des volumes) et les techniques de forage rotary. Le fil conducteur est le bassin de Termit–Agadem, où la CNPC a découvert et met en production des champs dont le brut alimente la raffinerie SORAZ de Zinder et le pipeline d’exportation Niger–Bénin (WAPCO).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer l’origine organique des hydrocarbures et les étapes de la maturation (diagenèse, catagenèse, métagenèse).
    • Caractériser une roche mère (COT, indice d’hydrogène, type de kérogène) et une roche réservoir (porosité, perméabilité).
    • Décrire les éléments d’un système pétrolier : roche mère, migration, réservoir, couverture, piège, synchronisme.
    • Présenter les méthodes de prospection et estimer un volume d’huile en place.
    • Décrire un appareil de forage rotary et calculer une pression hydrostatique et une densité de boue.

    Prérequis

    Notions de base de géologie (roches sédimentaires, tectonique, gradient géothermique) acquises en Géologie générale, et bases de chimie organique (alcanes, cycles aromatiques).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Formation du pétrole et du gaz
    2. Leçon 2 — Roches mères, réservoirs et système pétrolier
    3. Leçon 3 — Exploration pétrolière
    4. Leçon 4 — Techniques de forage

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral (CM), 30 h de travaux dirigés (TD), pas de TP, 60 h de travail personnel (TPE) ; 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, séries de TD, un devoir surveillé) et examen terminal écrit comprenant questions de cours et exercices de calcul.

    Bibliographie

    • Tissot B. P., Welte D. H. — Petroleum Formation and Occurrence, Springer.
    • Perrodon A. — Géodynamique pétrolière : genèse et répartition des gisements d’hydrocarbures, Masson / Elf Aquitaine.
    • Selley R. C., Sonnenberg S. A. — Elements of Petroleum Geology, Academic Press.
    • Hyne N. J. — Nontechnical Guide to Petroleum Geology, Exploration, Drilling and Production, PennWell.
    • IFP Training — Le forage, Éditions Technip.
  • Typologie des organisations

    Ce cours apprend à reconnaître et à classer la grande diversité des organisations présentes au Niger et dans l’espace UEMOA : administrations centrales et collectivités territoriales, établissements et entreprises publics, sociétés commerciales régies par le droit OHADA, entreprises individuelles et secteur informel, associations, ONG, coopératives, mutuelles et fondations. Il montre ensuite comment ces organisations se structurent (composantes et configurations de Mintzberg, structures fonctionnelle, divisionnelle, matricielle) et comment elles sont gouvernées (organes de décision, de contrôle, rôle des parties prenantes). Le futur cadre de gestion doit savoir, face à une organisation, identifier sa nature juridique, sa finalité, sa taille, sa structure et ses organes, car ces éléments déterminent les règles de gestion applicables.

    Objectifs d’apprentissage

    • Classer une organisation selon la propriété, la finalité, la taille, le secteur et le statut juridique.
    • Distinguer les formes d’organisations publiques et les principales formes de sociétés OHADA.
    • Caractériser les organisations à but non lucratif et l’économie sociale (associations, ONG, coopératives, mutuelles).
    • Analyser une structure organisationnelle et justifier le choix d’une configuration.
    • Identifier les organes et mécanismes de gouvernance d’une organisation publique, privée ou associative.

    Prérequis

    Aucun prérequis. Le cours se lit utilement en parallèle de « Principes de base de la gestion ».

    Plan du cours

    1. Organisations publiques et privées
    2. Organisations à but lucratif et à but non lucratif
    3. Les structures organisationnelles
    4. La gouvernance des organisations

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE, pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (études de cas, exposé sur une organisation nigérienne, quiz) et examen terminal écrit ; pondération indicative 40 % / 60 %.

    Bibliographie

    • Mintzberg H., The Structuring of Organizations, Prentice Hall, 1979 (trad. Structure et dynamique des organisations, Éditions d’Organisation).
    • Drucker P. F., Managing in the Next Society, Truman Talley Books, 2002.
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique (révisé en 2014).
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives (2010).
    • Charreaux G. (dir.), Le gouvernement des entreprises, Economica.
  • Sténographie 1

    La sténographie est l’art d’écrire aussi vite que l’on parle grâce à des signes simplifiés et à des règles d’abréviation. Même à l’ère des enregistreurs et de la saisie vocale, elle reste un atout du secrétariat de direction : prise de dictée du directeur, notes au téléphone, relevé des décisions en réunion, préparation des comptes rendus et procès-verbaux, travail en conférence lorsque l’enregistrement est interdit ou défaillant (coupure d’électricité, batterie vide, confidentialité). Ce cours d’initiation (Semestre 1) présente l’histoire et les principes de la sténographie, les signes et abréviations de base, une méthode d’entraînement progressive à la transcription rapide et les applications en réunion et en conférence, dans le contexte des administrations, entreprises et ONG de Niamey.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer la sténographie dans son histoire et expliquer ses principes (phonétique, simplification, abréviation).
    • Connaître la structure d’un alphabet sténographique et utiliser un système de signes et d’abréviations courants.
    • Prendre en notes une dictée à vitesse progressive et la transcrire fidèlement.
    • Mesurer sa vitesse (mots/minute) et son taux d’exactitude, et planifier sa progression.
    • Prendre des notes rapides et précises en réunion et en conférence et les exploiter pour un compte rendu.

    Prérequis

    Aucun, sinon une bonne maîtrise de l’orthographe française et de l’écriture manuscrite lisible.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Historique et principes de la sténographie
    2. Leçon 2 — L’alphabet sténographique : signes, abréviations et conventions
    3. Leçon 3 — Exercices de transcription rapide : entraînement, vitesse et exactitude
    4. Leçon 4 — Applications pratiques en réunion et en conférence

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 10 h CM, 10 h TD, 10 h TP, 30 h TPE, 3 crédits. Contrôle continu (40 %) : dictées chronométrées des TP guidés, fiche de progression, quiz. Examen terminal (60 %) : dictée à vitesse imposée suivie d’une transcription intégrale, et prise de notes sur l’enregistrement d’une courte réunion avec rédaction d’un relevé de décisions.

    Bibliographie

    • Méthodes de référence en langue française : Prévost-Delaunay et Duployé (manuels d’apprentissage des éditions spécialisées).
    • Chevalier, B. Lecture et prise de notes. Paris : Nathan.
    • Simonet, R. et J. La prise de notes intelligente. Paris : Éditions d’Organisation.