École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 5 (S5)

  • Communication institutionnelle

    La communication institutionnelle (ou communication corporate) regroupe l’ensemble des actions par lesquelles une organisation — entreprise, administration, collectivité territoriale, ONG ou projet — parle d’elle-même, de son identité, de ses valeurs et de son rôle dans la société, et non de ses produits. Elle construit la légitimité et la confiance dont l’organisation a besoin auprès de ses publics : autorités, partenaires techniques et financiers, salariés, clients, riverains, médias. Au Niger, où la radio de proximité, la presse écrite de Niamey, les réseaux sociaux (Facebook, WhatsApp, TikTok) et les relais communautaires (chefs traditionnels, leaders religieux, associations) coexistent, le cadre de gestion doit savoir articuler ces canaux de façon cohérente. Le cours part des principes (identité, image, réputation, publics), passe à l’élaboration d’une stratégie de communication d’entreprise, puis aux relations publiques et relations presse, pour terminer par la communication de crise.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la communication institutionnelle et la distinguer de la communication commerciale, interne et financière.
    • Analyser l’identité, l’image et la réputation d’une organisation et cartographier ses parties prenantes.
    • Élaborer une stratégie et un plan de communication institutionnelle (objectifs, cibles, messages, canaux, budget, indicateurs).
    • Organiser des relations publiques et des relations presse (communiqué, dossier de presse, conférence de presse, événementiel).
    • Préparer et conduire la communication d’une organisation en situation de crise.

    Prérequis

    Aucun prérequis formel. Les cours de techniques d’expression écrite et orale (S1) et de marketing facilitent la compréhension.

    Plan du cours

    1. Principes de la communication institutionnelle
    2. Stratégies de communication d’entreprise
    3. Gestion des relations publiques
    4. Communication de crise

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, rédaction d’un communiqué de presse, élaboration en groupe d’un mini-plan de communication, ≈ 40 %) et examen terminal écrit sur étude de cas (≈ 60 %).

    Bibliographie

    • Cornelissen, J., Corporate Communication: A Guide to Theory and Practice, Sage.
    • Argenti, P. A., Corporate Communication, McGraw-Hill.
    • Libaert, T., Le plan de communication, Dunod.
    • Westphalen, M.-H. et Libaert, T., Communicator : toutes les clés de la communication, Dunod.
    • Coombs, W. T., Ongoing Crisis Communication: Planning, Managing, and Responding, Sage.
  • Communication Professionnelle en Anglais

    Niamey accueille de nombreuses organisations où l’anglais est langue de travail : agences des Nations unies, ONG internationales, ambassades, bailleurs de fonds, entreprises minières et pétrolières, partenaires du Nigeria et du Ghana voisins. L’assistant(e) de direction y rédige des courriels et des mémos en anglais, organise des réunions et des visioconférences, accueille des délégations et participe à des négociations. Ce cours développe ces compétences de communication professionnelle en anglais, avec le vocabulaire, les structures et les usages culturels correspondants. Les explications sont en français, les modèles et exercices en anglais.

    Objectifs d’apprentissage

    • Write clear professional emails, memos, letters and short reports in English (rédiger des écrits professionnels en anglais).
    • Deliver a short presentation and handle questions using signposting language.
    • Take part in meetings, telephone calls and negotiations with appropriate polite language.
    • Understand the main features of business culture in anglophone contexts and adapt one’s behaviour.

    Prérequis

    Anglais 3 : grammaire de base (temps, modaux, conditionnel), vocabulaire courant du bureau, compréhension de textes simples.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Rédaction de documents professionnels en anglais
    2. Leçon 2 — Présentations et communication orale en anglais
    3. Leçon 3 — Échanges professionnels, réunions et négociations en anglais
    4. Leçon 4 — Culture d’entreprise dans les contextes anglophones

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (rédaction d’un courriel et d’un mémo, présentation orale de 5 minutes, jeu de rôle de négociation, quiz) pour 40 % et examen terminal (écrit : rédaction professionnelle et compréhension ; oral possible) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Murphy, R., English Grammar in Use, Cambridge University Press.
    • Emmerson, P., Email English, Macmillan.
    • Cotton, D., Falvey, D., Kent, S., Market Leader (niveaux intermédiaire et avancé), Pearson.
    • Fisher, R., Ury, W., Patton, B., Getting to Yes: Negotiating Agreement Without Giving In, Penguin.
    • Meyer, E., The Culture Map, PublicAffairs.
  • Ingénierie des réservoirs

    L’ingénierie des réservoirs est la discipline qui relie la géologie du gisement à la production : elle estime les volumes d’hydrocarbures en place, comprend comment les fluides se déplacent dans la roche poreuse, prévoit la production et choisit les techniques qui maximisent la récupération dans des conditions économiques acceptables. Ce cours prolonge le module de techniques de base d’exploitation des réservoirs et l’oriente vers la gestion du gisement : modélisation, simulation des écoulements et techniques avancées de récupération.

    Les exemples s’appuient sur le contexte du bassin d’Agadem (rift de Termit, Niger oriental), où la CNPC exploite des réservoirs gréseux du Paléogène et du Crétacé supérieur dont l’huile alimente la raffinerie SORAZ de Zinder et le pipeline d’exportation Niger–Bénin. Les paramètres de gisement utilisés dans les exercices sont réalistes mais indicatifs : ils ne reproduisent pas les données confidentielles d’un champ réel.

    Objectifs d’apprentissage

    • Construire un modèle statique simple et calculer les volumes en place (STOIIP) et les réserves ;
    • Écrire et exploiter l’équation de bilan matière d’un réservoir d’huile sous-saturé ;
    • Appliquer la loi de Darcy en écoulement radial, calculer l’indice de productivité et l’effet du skin ;
    • Expliquer le principe d’un simulateur de réservoir (maillage, transmissivités, schéma numérique, calage d’historique) ;
    • Évaluer une injection d’eau (rapport de mobilité, écoulement fractionnaire) et situer les méthodes de récupération assistée (EOR) ;
    • Prévoir la production par les courbes de déclin d’Arps.

    Prérequis

    Techniques de base en exploitation des réservoirs : propriétés des roches (porosité, perméabilité, saturations) et des fluides (Bo, Rs, viscosité, compressibilité) ; mathématiques de base (logarithmes, dérivées, équations différentielles simples).

    Plan du cours

    1. Modélisation statique et bilan matière des réservoirs
    2. Écoulements en milieu poreux et équation de diffusivité
    3. Simulation numérique des écoulements dans les réservoirs
    4. Techniques avancées : récupération assistée et prévision de production

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, quiz en ligne, mini-projet de calcul de réserves et de prévision de production sur tableur) et examen terminal écrit (exercices de calcul et questions de cours).

    Bibliographie

    • Ahmed, T. — Reservoir Engineering Handbook, Gulf Professional Publishing (Elsevier).
    • Dake, L. P. — Fundamentals of Reservoir Engineering, Elsevier.
    • Craft, B. C. & Hawkins, M. F. (rév. Terry, R. E.) — Applied Petroleum Reservoir Engineering, Prentice Hall.
    • Aziz, K. & Settari, A. — Petroleum Reservoir Simulation, Applied Science Publishers.
    • Cossé, R. — Le gisement, Éditions Technip (IFP).
  • Logistique et gestion des stocks

    Les stocks immobilisent une part importante des ressources des entreprises commerciales et industrielles : trop élevés, ils pèsent sur la trésorerie et exposent à la détérioration et à la péremption ; trop faibles, ils provoquent des ruptures, des pertes de ventes et des arrêts de production. Pour un pays enclavé comme le Niger, dont les importations parcourent plus de 1 000 km depuis les ports de Cotonou ou de Lomé, la logistique est un facteur décisif de compétitivité. Ce cours donne aux futurs gestionnaires les méthodes de gestion des stocks, les modèles de planification des approvisionnements, les outils d’organisation de l’entrepôt et du transport, et une introduction aux technologies logistiques (code-barres, RFID, ERP).

    Objectifs d’apprentissage

    • Classer les articles par la méthode ABC et valoriser les stocks (CMUP, FIFO).
    • Calculer la quantité économique de commande, le stock de sécurité et le point de commande.
    • Choisir une méthode de réapprovisionnement et établir un calcul des besoins (MRP) simple.
    • Organiser un entrepôt et piloter le transport à l’aide d’indicateurs logistiques.
    • Évaluer l’intérêt d’une technologie logistique (code-barres, RFID, ERP) par un calcul de rentabilité.

    Prérequis

    Gestion des opérations et de la chaîne d’approvisionnement (S4) ; comptabilité générale (inventaire, variation de stocks) ; notions de statistiques (moyenne, écart-type, loi normale).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Méthodes de gestion des stocks
    2. Leçon 2 — Planification des approvisionnements
    3. Leçon 3 — Outils de gestion de la logistique
    4. Leçon 4 — Technologies logistiques : RFID, ERP

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, exercices chiffrés, travail sur tableur de gestion de stock) et examen terminal écrit (60 % : exercices de calcul et cas logistique).

    Bibliographie

    • Rushton A., Croucher P., Baker P., The Handbook of Logistics and Distribution Management, Kogan Page.
    • Chopra S., Meindl P., Supply Chain Management : Strategy, Planning, and Operation, Pearson.
    • Baglin G., Bruel O., Kerbache L., Nehme J., Van Delft C., Management industriel et logistique, Economica.
    • Christopher M., Logistics and Supply Chain Management, Pearson.
    • Médan P., Gratacap A., Logistique et supply chain management, Dunod.
  • Techniques d’Expression Écrite et Orale (TEEO) – Avancé 1

    Ce cours de niveau avancé prépare l’assistant(e) de direction aux situations de communication les plus exigeantes de son métier : rédiger un rapport ou une note de synthèse destinés à la direction, prendre la parole devant un comité, un partenaire ou un auditoire nombreux, convaincre par un argumentaire solide et animer des réunions efficaces dont il produit ensuite le compte rendu. Les exemples sont tirés d’organisations nigériennes : ministères, mairies, ONG, entreprises et institutions internationales installées à Niamey.

    Objectifs d’apprentissage

    • Rédiger un rapport structuré et une note de synthèse objective à partir d’un dossier documentaire.
    • Préparer et prononcer une intervention orale maîtrisée (structure, voix, gestuelle, supports, questions).
    • Construire un argumentaire persuasif en mobilisant les types d’arguments et en réfutant les objections.
    • Préparer, animer et conclure une réunion professionnelle, puis en rédiger le compte rendu ou le relevé de décisions.

    Prérequis

    TEEO 3 : règles de la correspondance, techniques du résumé et du compte rendu, bases de l’expression orale.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Rédaction de rapports et synthèses complexes
    2. Leçon 2 — Techniques avancées de prise de parole en public
    3. Leçon 3 — Techniques de persuasion et d’argumentation
    4. Leçon 4 — Organisation et animation de réunions professionnelles

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (note de synthèse, exposé oral filmé, simulation de réunion, quiz) pour 40 % et examen terminal écrit (rapport ou note de synthèse sur dossier) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Simonet, R. et J., L’argumentation : stratégie et tactiques, Éditions d’Organisation.
    • Kerbrat-Orecchioni, C., Les interactions verbales, Armand Colin.
    • Perelman, C. et Olbrechts-Tyteca, L., Traité de l’argumentation, Éditions de l’Université de Bruxelles.
    • Mucchielli, R., La conduite des réunions, ESF.
    • Cialdini, R., Influence et manipulation, First.
  • Détermination des principaux paramètres des gisements et calcul des réserves de pétrole et de gaz

    Combien d’huile et de gaz contient un gisement, et quelle part pourra-t-on réellement produire ? Cette question est au cœur de toutes les décisions de l’amont pétrolier : plan de développement, nombre de puits, dimensionnement des installations et de l’oléoduc d’exportation, valorisation des actifs et recettes de l’État. Ce cours apprend au futur technicien supérieur à déterminer les paramètres clés d’un réservoir (porosité, perméabilité, saturations, hauteur utile, facteurs volumétriques) et à estimer les volumes en place et les réserves par les trois grandes familles de méthodes : volumétrique, bilan matière et analyse de la production, complétées par une introduction à la simulation numérique de réservoir. Les exemples, de valeurs indicatives, s’inspirent des grès du rift de Termit–Agadem. Volume : 20 h de CM, 10 h de TD, 30 h de travail personnel (3 crédits).

    Objectifs d’apprentissage

    • Calculer la porosité à partir des diagraphies, la perméabilité par la loi de Darcy et la saturation en eau par la loi d’Archie ; définir la hauteur utile par des seuils.
    • Estimer les volumes d’huile et de gaz en place par la méthode volumétrique, en unités de champ et SI.
    • Classer les quantités selon le système SPE-PRMS (réserves 1P/2P/3P, ressources contingentes et prospectives).
    • Appliquer le bilan matière (huile sous-saturée, gaz sec avec la droite p/z).
    • Analyser le déclin de la production (Arps) et décrire les étapes d’une simulation de réservoir.

    Prérequis

    Géologie des réservoirs, bases en exploitation des gisements (propriétés des fluides : Bo, Bg, Rs), mathématiques (logarithmes, exponentielles), unités de champ.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Paramètres pétrophysiques : porosité, perméabilité, saturation et hauteur utile
    2. Leçon 2 — Méthodes volumétriques et classification des ressources et réserves
    3. Leçon 3 — Méthode du bilan matière
    4. Leçon 4 — Analyse des données de production et simulation de réservoir

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 20 h, TD 10 h, TP 0 h, TPE 30 h (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz, TD de calcul, mini-projet d’estimation des réserves d’un gisement fictif) 40 % et examen terminal écrit 60 %.

    Bibliographie

    • A. Satter, G. M. Iqbal, Reservoir Engineering: The Fundamentals, Simulation, and Management of Conventional and Unconventional Recoveries, Gulf Professional Publishing.
    • L. P. Dake, Fundamentals of Reservoir Engineering, Elsevier.
    • T. Ahmed, Reservoir Engineering Handbook, Gulf Professional Publishing.
    • R. Cossé, Techniques d’exploitation pétrolière : le gisement, Éditions Technip.
    • SPE, WPC, AAPG, SPEE, SEG, Petroleum Resources Management System (PRMS), édition 2018.
  • Gestion des achats

    Les achats représentent souvent entre 40 % et 70 % du chiffre d’affaires d’une entreprise industrielle ou commerciale, et une part majeure du budget des projets et des ONG. Un franc économisé à l’achat se retrouve directement dans la marge. Au Niger, pays enclavé dont une grande partie des biens importés transite par les ports de Cotonou, Lomé ou Abidjan, la fonction achats doit en outre maîtriser les délais, les coûts logistiques, les droits et taxes et le risque fournisseur. Ce cours présente la fonction achats moderne : définition des stratégies et du sourcing, négociation et contractualisation, mesure de la performance, et gestion des relations avec les fournisseurs. Il intègre les spécificités des achats publics régis par le Code des marchés publics.

    Objectifs d’apprentissage

    • Segmenter un portefeuille d’achats (matrice de Kraljic) et définir une stratégie par famille.
    • Comparer des offres par le coût total de possession (TCO) et analyser une décision « faire ou acheter ».
    • Préparer et conduire une négociation, rédiger un cahier des charges et les clauses essentielles d’un contrat d’achat.
    • Construire un tableau de bord achats et calculer les gains et indicateurs de performance.
    • Évaluer, sélectionner et développer les fournisseurs en maîtrisant le risque de dépendance.

    Prérequis

    Gestion de la chaîne d’approvisionnement (S4) ; notions de comptabilité analytique (coûts fixes et variables) et de mathématiques financières.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Stratégies d’achat et sourcing
    2. Leçon 2 — Négociation et contractualisation avec les fournisseurs
    3. Leçon 3 — Suivi des performances des achats
    4. Leçon 4 — Gestion des relations fournisseurs

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, exercices chiffrés, jeu de rôle de négociation en TD) et examen terminal écrit (60 % : cas d’achat complet).

    Bibliographie

    • Van Weele A. J., Purchasing and Supply Chain Management, Cengage.
    • Baily P., Farmer D., Crocker B., Jessop D., Jones D., Procurement Principles and Management, Pearson.
    • Kraljic P., « Purchasing must become supply management », Harvard Business Review, 1983.
    • Fisher R., Ury W., Patton B., Getting to Yes : Negotiating Agreement Without Giving In, Penguin.
    • Chambre de commerce internationale, Incoterms® 2020.
  • Gestion des Documents Numériques

    Les organisations nigériennes, publiques comme privées, produisent et reçoivent chaque jour des documents sous forme numérique : courriels, fichiers bureautiques, courriers numérisés, factures électroniques, actes signés électroniquement. Sans méthode, ces documents se perdent dans des dossiers mal nommés, des clés USB et des boîtes de messagerie. Ce cours forme l’assistant(e) de direction à organiser, sécuriser, archiver et faire circuler les documents numériques grâce à la gestion électronique des documents (GED), en articulation avec l’organisation administrative vue en OMA 2.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la GED, décrire le cycle de vie du document et ses étapes (capture, indexation, stockage, diffusion, archivage).
    • Concevoir un plan de classement, des règles de nommage et un jeu de métadonnées.
    • Appliquer les mesures de sécurité et de confidentialité (classification, droits d’accès, mots de passe, chiffrement, sauvegardes).
    • Mettre en œuvre un archivage électronique fiable (durées d’utilité administrative, formats pérennes, empreintes, SAE).
    • Modéliser et piloter un flux documentaire numérique (circuit du courrier, validation, indicateurs).

    Prérequis

    Organisation et Méthodes Administratives 2 (classement, archivage papier, circuit du courrier) ; bureautique courante.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la gestion électronique des documents (GED)
    2. Leçon 2 — Sécurité et confidentialité des documents numériques
    3. Leçon 3 — Techniques d’archivage électronique
    4. Leçon 4 — Gestion des flux documentaires numériques dans les entreprises

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (plan de classement et tableau de gestion réalisés en TD, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit (étude de cas) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Couture, C. et al., Les fonctions de l’archivistique contemporaine, Presses de l’Université du Québec.
    • Association des archivistes français, Abrégé d’archivistique, AAF.
    • Prax, J.-Y. et Larcher, S., La gestion électronique d’information et de documents existants, Dunod.
    • Normes ISO 15489 (records management), ISO 14721 (OAIS) et ISO 14641 (archivage électronique).
    • ANSSI, Guide d’hygiène informatique (en ligne).
  • Forages et puits

    Ce cours approfondit les techniques de forage vues en S3 et S4 pour préparer le technicien supérieur aux réalités des chantiers de forage et d’exploitation, comme ceux des champs du bassin d’Agadem opérés par la CNPC et ses sous-traitants. Il couvre l’appareil de forage et la garniture, le forage directionnel et horizontal (profils, outils, calculs de trajectoire), l’hydraulique et le contrôle du puits dans des environnements difficiles (désert, températures élevées, formations instables, HPHT, offshore), puis la vie du puits après sa mise en production : maintenance, interventions légères et lourdes (wireline, coiled tubing, workover), stimulation et abandon. Volume : 20 h de CM, 10 h de TD, 30 h de travail personnel (3 crédits).

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les systèmes d’un appareil de forage et les éléments de la garniture ; calculer poids en boue et poids disponible sur l’outil.
    • Décrire les profils de puits déviés et les outils de déviation ; calculer une trajectoire (rayon de courbure, déplacement, cote verticale, courbure minimale).
    • Calculer pressions hydrostatiques, densité de boue de neutralisation et marges ; décrire les procédures de contrôle d’une venue.
    • Identifier les contraintes des environnements difficiles et les parades techniques et HSE.
    • Choisir et dimensionner une intervention sur puits (wireline, coiled tubing, workover, acidification) et en calculer les volumes.

    Prérequis

    Techniques de forage de base (S3), mécanique des fluides, trigonométrie, unités de champ (ft, psi, ppg, bbl).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Outils et équipements de forage
    2. Leçon 2 — Techniques de forage directionnel
    3. Leçon 3 — Hydraulique, contrôle du puits et forage en environnement difficile
    4. Leçon 4 — Entretien et intervention sur les puits

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 20 h, TD 10 h, TP 0 h, TPE 30 h (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz, TD de calculs de trajectoire et de contrôle de puits, étude de cas) 40 % et examen terminal écrit 60 %.

    Bibliographie

    • H. Rabia, Well Engineering & Construction, Entrac Consulting.
    • A. T. Bourgoyne, K. K. Millheim, M. E. Chenevert, F. S. Young, Applied Drilling Engineering, SPE Textbook Series.
    • ENSPM Formation Industrie – IFP Training, Le forage (collection Cours de l’ENSPM), Éditions Technip.
    • IADC, Drilling Manual, International Association of Drilling Contractors.
    • API RP 53, Blowout Prevention Equipment Systems for Drilling Wells.
  • Responsabilité sociale des entreprises (RSE)

    La responsabilité sociale (ou sociétale) des entreprises désigne l’intégration volontaire, par les organisations, de préoccupations sociales, environnementales et éthiques dans leurs activités et dans leurs relations avec leurs parties prenantes. Au Niger, la question se pose avec acuité : exploitation de l’uranium et du pétrole, pression sur les ressources en eau et en bois, conditions de travail dans le secteur informel, attentes des communautés riveraines des grands projets, exigences des bailleurs de fonds et des clients internationaux. Ce cours présente les fondements de la RSE et du développement durable, les pratiques éthiques en entreprise, plusieurs études de cas, puis les mécanismes de gouvernance éthique. Il vise à former des cadres capables d’intégrer la RSE dans la stratégie et la gestion quotidienne d’une organisation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la RSE, le développement durable et les principaux référentiels (ISO 26000, Pacte mondial, ODD, GRI).
    • Identifier les parties prenantes d’une organisation et analyser leurs attentes.
    • Reconnaître et traiter les dilemmes éthiques (corruption, conflits d’intérêts, cadeaux, discrimination).
    • Analyser des cas de responsabilité sociale et proposer des plans d’action mesurables.
    • Concevoir des dispositifs de gouvernance éthique : code de conduite, comité, alerte, reporting.

    Prérequis

    Introduction à la gestion des organisations ; notions de base en droit du travail et en management.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la RSE et au développement durable
    2. Leçon 2 — Pratiques éthiques en entreprise
    3. Leçon 3 — Études de cas de responsabilité sociale d’entreprises
    4. Leçon 4 — Gouvernance éthique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, études de cas en TD, exposé de groupe sur la démarche RSE d’une organisation nigérienne) et examen terminal écrit (60 % : questions de cours et cas pratique).

    Bibliographie

    • Carroll A. B., Brown J. A., Buchholtz A. K., Business and Society : Ethics, Sustainability and Stakeholder Management, Cengage.
    • Crane A., Matten D., Business Ethics, Oxford University Press.
    • ISO, ISO 26000:2010 — Lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale.
    • Capron M., Quairel-Lanoizelée F., La responsabilité sociale d’entreprise, La Découverte, coll. Repères.
    • Freeman R. E., Strategic Management : A Stakeholder Approach, Pitman, 1984.