École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 5 (S5)

  • Informatique Avancée

    Ce cours approfondit les compétences informatiques de l’assistant(e) de direction au-delà de la bureautique courante. Il porte sur quatre domaines devenus indispensables dans les entreprises, administrations et ONG de Niamey : les bases de données relationnelles et le langage SQL, les outils de Business Intelligence (tableaux croisés dynamiques, Power Query, Power BI) pour produire des tableaux de bord, les systèmes d’information de gestion (ERP, CRM, GED, sécurité), et l’automatisation des tâches répétitives par les macros VBA et les formules avancées. Le cours est fortement pratique : 20 heures de TP guidés sur poste.

    Objectifs d’apprentissage

    • Concevoir une petite base de données relationnelle normalisée et l’interroger en SQL (sélection, tri, regroupement, jointure).
    • Construire un tableau croisé dynamique et un tableau de bord d’indicateurs à partir de données administratives et financières.
    • Expliquer le rôle et les composants d’un système d’information de gestion, comparer des solutions (ERP sur site ou en SaaS).
    • Appliquer les règles de sécurité et de protection des données dans l’usage des outils numériques.
    • Automatiser une tâche répétitive par une macro enregistrée puis modifiée en VBA.

    Prérequis

    Informatique 2 : maîtrise de Windows, de Word et d’Excel (formules de base, mise en forme, graphiques) ; utilisation de la messagerie.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Analyse et gestion des bases de données avancées
    2. Leçon 2 — Business Intelligence et tableaux de bord
    3. Leçon 3 — Systèmes d’information et gestion d’entreprise
    4. Leçon 4 — Automatisation des processus avec macros et scripts

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de cours magistral (CM), 0 h de TD, 20 h de travaux pratiques (TP) et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus des TP guidés, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal pratique sur machine (base de données, tableau de bord, macro) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Laudon, K. C. et Laudon, J. P., Management des systèmes d’information, Pearson.
    • Reix, R., Fallery, B., Kalika, M., Rowe, F., Systèmes d’information et management des organisations, Vuibert.
    • Gardarin, G., Bases de données, Eyrolles.
    • Walkenbach, J., Excel VBA Programming For Dummies, Wiley.
    • Documentation officielle Microsoft Learn : Excel, Access, Power Query et Power BI.
  • Traitement et exploitation des gisements

    Le cours Traitement et exploitation des gisements (UE4 « Gestion des gisements et techniques de forage », semestre 5) explique comment un gisement découvert est développé puis exploité pour en extraire le maximum d’hydrocarbures dans des conditions économiques, sûres et respectueuses de l’environnement. Il présente les mécanismes naturels de drainage (récupération primaire), le maintien de pression par injection d’eau ou de gaz (récupération secondaire), les méthodes de récupération assistée (tertiaire ou EOR), puis les techniques de stimulation des puits, d’optimisation de la production et de traitement des effluents en surface. Le fil conducteur est le développement des champs du bassin d’Agadem (CNPC), où les huiles paléogènes sont traitées dans une installation centrale avant d’alimenter la raffinerie SORAZ de Zinder et le pipeline d’exportation vers le Bénin. Référence principale : Dake, Fundamentals of Reservoir Engineering.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les mécanismes de drainage naturel d’un gisement et leurs taux de récupération typiques.
    • Calculer l’indice de productivité et construire une courbe IPR (linéaire et Vogel).
    • Dimensionner un maintien de pression et analyser un balayage par l’eau (rapport de mobilité, écoulement fractionnaire, efficacités).
    • Sélectionner une méthode de récupération assistée selon les caractéristiques du réservoir.
    • Quantifier l’effet d’un skin et l’intérêt d’une stimulation (acidification, fracturation).
    • Décrire la chaîne de traitement de surface et les leviers d’optimisation de la production.

    Prérequis

    Géologie des réservoirs, propriétés des roches (porosité, perméabilité, saturations) et des fluides (Bo, viscosité), mécanique des fluides (loi de Darcy), mathématiques de base.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Développement d’un gisement et récupération primaire
    2. Leçon 2 — Récupération secondaire : injection d’eau et de gaz
    3. Leçon 3 — Récupération tertiaire (EOR)
    4. Leçon 4 — Stimulation des puits, optimisation de la production et traitement de surface

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD de calcul, quiz, étude de cas d’un plan de développement : 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Dake L. P., Fundamentals of Reservoir Engineering, Elsevier.
    • Ahmed T., Reservoir Engineering Handbook, Gulf Professional Publishing.
    • Green D. W. & Willhite G. P., Enhanced Oil Recovery, SPE Textbook Series.
    • Economides M. J., Hill A. D. & Ehlig-Economides C., Petroleum Production Systems, Prentice Hall.
    • Cossé R., Le gisement, Technip (collection IFP).
  • Gestion des risques financiers et opérationnels

    Toute organisation est exposée à des événements incertains susceptibles de compromettre ses objectifs : retard de paiement d’un grand client, hausse des taux d’emprunt, variation du dollar pour un importateur, panne d’une chaîne de production, fraude, incendie d’un entrepôt, rupture d’approvisionnement sur le corridor Cotonou–Niamey. Ce cours apprend à identifier, évaluer, traiter et suivre ces risques de manière structurée. Il couvre les risques financiers (liquidité, taux, crédit, change, marché) et les risques opérationnels (processus, personnes, systèmes, événements externes, qualité), puis les stratégies de couverture et de mitigation. Les exemples sont tirés du contexte des PME, banques, microfinances, ONG et administrations du Niger et de l’UEMOA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir le risque et situer la démarche de gestion des risques (ISO 31000, COSO ERM) dans le pilotage de l’organisation.
    • Construire une cartographie des risques et calculer une criticité ou une perte espérée.
    • Mesurer les risques de liquidité, de taux, de crédit et de marché (ratios, perte attendue, VaR).
    • Analyser les risques opérationnels et de qualité (AMDEC, contrôle interne, plan de continuité).
    • Choisir et chiffrer une stratégie de traitement : évitement, réduction, transfert (assurance, contrats de couverture), acceptation.

    Prérequis

    Gestion financière (bilan fonctionnel, trésorerie, coût du crédit), notions de statistiques (moyenne, écart-type, loi normale) et de mathématiques financières (intérêts, actualisation).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la gestion des risques
    2. Leçon 2 — Identification et évaluation des risques financiers
    3. Leçon 3 — Gestion des risques opérationnels
    4. Leçon 4 — Stratégies de couverture et de mitigation des risques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, exercices de TD, cartographie des risques réalisée en groupe sur une organisation nigérienne) et examen terminal écrit (60 % : exercices chiffrés et étude de cas).

    Bibliographie

    • Hull J. C., Risk Management and Financial Institutions, Wiley.
    • Jorion P., Value at Risk : The New Benchmark for Managing Financial Risk, McGraw-Hill.
    • ISO, ISO 31000:2018 — Management du risque : lignes directrices.
    • COSO, Enterprise Risk Management — Integrating with Strategy and Performance, 2017.
    • Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, Saines pratiques pour la gestion du risque opérationnel.
  • Management des Organisations 2

    Ce cours prolonge Management des Organisations 1 et fait passer l’étudiant de la connaissance des fonctions du management à leur mise en œuvre stratégique et opérationnelle. L’assistant(e) de direction est au cœur des décisions : il prépare les dossiers d’analyse, organise les comités de direction, suit les tableaux de bord et accompagne les réorganisations. Le cours s’appuie sur des situations tirées d’entreprises, d’administrations et d’ONG de Niamey et des régions (Maradi, Zinder, Dosso, Tahoua).

    Objectifs d’apprentissage

    • Réaliser un diagnostic stratégique (PESTEL, cinq forces, SWOT, matrice BCG) d’une organisation nigérienne.
    • Distinguer les niveaux de décision et appliquer les critères de décision en avenir incertain et risqué.
    • Construire une grille de décision multicritère pondérée et en interpréter le résultat.
    • Cartographier un processus administratif, en mesurer la performance et proposer des améliorations (Lean, PDCA, Pareto).
    • Conduire et accompagner un changement organisationnel (Lewin, Kotter, gestion des résistances).

    Prérequis

    Management des Organisations 1 (fonctions du management, structures, théories des organisations) ; notions de pourcentage et de moyenne.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Analyse stratégique des organisations
    2. Leçon 2 — Prise de décision en management
    3. Leçon 3 — Optimisation des processus organisationnels
    4. Leçon 4 — Gestion des changements organisationnels

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (études de cas en TD, quiz en ligne, exposé de groupe) pour 40 % et examen terminal écrit (étude de cas) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Mintzberg, H., Structure et dynamique des organisations, Éditions d’Organisation.
    • Johnson, G., Whittington, R., Scholes, K. et al., Stratégique, Pearson.
    • Porter, M. E., L’avantage concurrentiel, Dunod.
    • Drucker, P. F., The Practice of Management, Harper Business.
    • Kotter, J. P., Conduire le changement, Pearson Village Mondial.
  • Évaluation principale des diagraphies différées

    Le cours Évaluation principale des diagraphies différées (UE3 « Exploration et évaluation géophysique », semestre 5) apprend à transformer les courbes enregistrées dans un puits en paramètres de réservoir exploitables : lithologie, volume d’argile, porosité, saturation en eau et en hydrocarbures, perméabilité et épaisseur utile. Les diagraphies différées (wireline logs) sont enregistrées au câble après forage d’une section, par opposition aux diagraphies instantanées (mud logging) et aux mesures en cours de forage (LWD). Le cours suit la démarche d’un pétrophysicien sur un puits du bassin d’Agadem : contrôle qualité, corrections d’environnement, interprétation zone par zone, puis synthèse en « net pay » et modèle pétrophysique. Référence principale : Asquith & Krygowski, Basic Well Log Analysis.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les outils de diagraphie différée, leurs principes physiques et leurs conditions d’acquisition.
    • Déterminer la température de formation et corriger les résistivités des fluides.
    • Calculer le volume d’argile (GR, PS) et la résistivité de l’eau de formation Rw.
    • Calculer la porosité (densité, neutron, sonique) et la saturation en eau par la loi d’Archie.
    • Estimer la perméabilité, appliquer des cut-offs et déterminer l’épaisseur utile et la hauteur d’hydrocarbures.
    • Construire un modèle pétrophysique simple et le caler sur les carottes.

    Prérequis

    Géophysique générale, géologie des réservoirs, notions de diagraphies de base (S4), physique (électricité, radioactivité, acoustique), logarithmes et puissances.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Acquisition des diagraphies différées et environnement du puits
    2. Leçon 2 — Lithologie, argilosité et résistivité de l’eau de formation
    3. Leçon 3 — Porosité et saturation en fluides
    4. Leçon 4 — Perméabilité, zones productives et modélisation des données diagraphiques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD d’interprétation sur composites de puits, quiz : 40 %) et examen terminal écrit avec interprétation d’un log (60 %).

    Bibliographie

    • Asquith G. & Krygowski D., Basic Well Log Analysis, AAPG Methods in Exploration 16.
    • Serra O., Diagraphies différées : bases de l’interprétation, Schlumberger / Technip.
    • Rider M. & Kennedy M., The Geological Interpretation of Well Logs, Rider-French Consulting.
    • Ellis D. V. & Singer J. M., Well Logging for Earth Scientists, Springer.
    • Schlumberger, Log Interpretation Charts (abaques).
  • Consolidation des comptes

    Les grandes entreprises opérant au Niger et dans l’espace UEMOA sont de plus en plus souvent organisées en groupes de sociétés : une société mère détient des participations dans des filiales (distribution, transport, agro-industrie, télécommunications, banques), parfois dans plusieurs pays de la zone. Les comptes individuels de chaque société ne donnent alors qu’une image partielle de la réalité économique. Ce cours présente les techniques permettant d’établir des comptes consolidés, c’est-à-dire les états financiers d’un groupe présenté comme s’il formait une seule entité. Il s’appuie sur l’Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF révisé, 2017) et le SYSCOHADA révisé, avec des renvois aux normes IFRS (IFRS 3, 10, 11 et IAS 28) utilisées par les groupes faisant appel public à l’épargne.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir un groupe, son périmètre de consolidation et les différents types de contrôle (exclusif, conjoint, influence notable).
    • Calculer les pourcentages de contrôle et d’intérêts dans des structures de détention directes et indirectes.
    • Appliquer l’intégration globale et l’intégration proportionnelle, y compris le calcul de l’écart d’acquisition et des intérêts minoritaires.
    • Appliquer la mise en équivalence et suivre la valeur des titres mis en équivalence.
    • Éliminer les opérations réciproques et les résultats internes au groupe.
    • Présenter le bilan, le compte de résultat consolidés et les principales notes annexes.

    Prérequis

    Comptabilité des sociétés (constitution, affectation du résultat, capitaux propres), maîtrise du bilan et du compte de résultat SYSCOHADA révisé, notions de droit des sociétés commerciales OHADA (AUSCGIE).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de la consolidation des comptes
    2. Leçon 2 — Intégration globale et intégration proportionnelle
    3. Leçon 3 — Participations et mise en équivalence
    4. Leçon 4 — Présentation des comptes consolidés

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), soit 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, quiz en ligne, devoir sur table) comptant pour 40 % et examen terminal écrit (cas de consolidation complet) comptant pour 60 %.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA révisé, 2017.
    • Hennie van Greuning, International Financial Reporting Standards : A Practical Guide, Banque mondiale.
    • Raffegeau J., Dufils P., Lopater C., Mémento Comptes consolidés, Éditions Francis Lefebvre.
    • Grandguillot B. et F., Comptabilité des groupes / Consolidation, Gualino.
  • Gestion de Projet et Organisation d’Événements

    Organiser un séminaire de validation, une conférence de presse, une mission de bailleurs, un salon professionnel ou l’inauguration d’un bâtiment : ces tâches reviennent très souvent à l’assistant de direction. Elles relèvent de la gestion de projet : un objectif précis, un budget, une échéance, des ressources limitées et de nombreux intervenants. Ce cours donne les méthodes et outils pour mener ces projets de bout en bout : cadrage, découpage des tâches, planification par diagramme de Gantt et réseau PERT, gestion des ressources humaines, matérielles et budgétaires, puis organisation logistique d’un événement professionnel, communication et gestion des participants. Les exemples sont tirés du contexte de Niamey : ministères, ONG, organisations internationales, entreprises privées, hôtels et centres de conférence de la capitale.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir un projet, ses acteurs et son cycle de vie ; rédiger une note de cadrage et une structure de découpage (WBS).
    • Planifier un projet avec un diagramme de Gantt et un réseau PERT : dates au plus tôt et au plus tard, marges, chemin critique.
    • Affecter les ressources, établir une matrice RACI et un budget, suivre l’avancement et les coûts.
    • Organiser un événement professionnel : rétroplanning, logistique, protocole, communication, inscription et accueil des participants, évaluation.
    • Utiliser des outils informatiques de planification (Excel, GanttProject, MS Project, formulaires en ligne).

    Prérequis

    Tâches Administratives 3 (organisation de réunions, gestion d’agenda, préparation de missions) ; bases d’Excel.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la gestion de projet : notions, acteurs, cycle de vie et cadrage
    2. Leçon 2 — Méthodes de planification : diagramme de Gantt et réseau PERT
    3. Leçon 3 — Gestion des ressources humaines, matérielles et budgétaires d’un projet
    4. Leçon 4 — Organisation d’événements : logistique, communication et gestion des participants

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 %) comprenant un dossier de groupe « organisation d’un séminaire » (note de cadrage, Gantt, budget, rétroplanning) et un quiz ; examen terminal écrit (60 %) avec un cas de planification PERT et un cas d’organisation d’événement.

    Bibliographie

    • Larson E. W., Gray C. F., Project Management: The Managerial Process, McGraw-Hill, New York.
    • Meredith J. R., Mantel S. J., Project Management: A Managerial Approach, Wiley.
    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK), PMI.
    • Marchat H., La gestion de projet par étapes, Eyrolles, Paris.
    • Bowdin G., Allen J., O’Toole W., Harris R., McDonnell I., Events Management, Routledge.
  • Exploration

    Le cours d’Exploration (UE3 « Exploration et évaluation géophysique », semestre 5) présente la chaîne moderne de recherche des hydrocarbures, depuis la reconnaissance régionale d’un bassin jusqu’à la décision d’implanter un puits d’exploration. Il combine les méthodes géophysiques (sismique réflexion, magnétisme, gravimétrie), les méthodes géochimiques (analyse des roches mères, indices de surface) et l’analyse de bassin, pour aboutir à l’évaluation chiffrée d’un prospect (volumes, probabilité de succès, valeur espérée). Les exemples s’appuient sur le rift de Termit et le bassin d’Agadem, où la CNPC a mis en évidence depuis 2008 de nombreuses accumulations dans les grès paléogènes, ainsi que sur l’offshore du Golfe de Guinée (Bénin, Nigeria), débouché du pipeline Niger–Bénin. Référence principale : Gluyas & Swarbrick, Petroleum Geoscience.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le principe de la sismique réflexion et convertir des temps doubles en profondeurs.
    • Calculer impédances acoustiques, coefficients de réflexion, vitesses d’intervalle et résolution verticale.
    • Réduire des mesures gravimétriques (corrections à l’air libre et de Bouguer) et interpréter des anomalies magnétiques et gravimétriques.
    • Caractériser une roche mère (COT, Rock-Eval) et situer la fenêtre à huile d’un bassin.
    • Décrire les techniques d’exploration offshore et leurs contraintes.
    • Évaluer un prospect : volumes en place, probabilité de succès géologique, valeur monétaire espérée.

    Prérequis

    Géologie générale, géologie des bassins et géologie structurale (S1–S4), notions de géophysique (ondes, champ de pesanteur, champ magnétique), physique des ondes et mathématiques de base (trigonométrie, logarithmes).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La prospection sismique : principes, acquisition et interprétation
    2. Leçon 2 — Méthodes potentielles (magnétisme, gravimétrie) et géochimie de surface
    3. Leçon 3 — Analyse des bassins sédimentaires et du système pétrolier
    4. Leçon 4 — Exploration offshore et évaluation des prospects

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, quiz en ligne, mini-dossier d’interprétation d’une ligne sismique : 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Gluyas J. & Swarbrick R., Petroleum Geoscience, Blackwell Publishing.
    • Kearey P., Brooks M. & Hill I., An Introduction to Geophysical Exploration, Blackwell Science.
    • Sheriff R. E. & Geldart L. P., Exploration Seismology, Cambridge University Press.
    • Tissot B. & Welte D., Petroleum Formation and Occurrence, Springer.
    • Allen P. A. & Allen J. R., Basin Analysis, Wiley-Blackwell.
  • Normes IFRS

    Ce cours initie les futurs cadres de gestion à l’application des normes internationales d’information financière (IFRS) publiées par l’IASB. Au Niger comme dans tout l’espace OHADA, la comptabilité des entreprises repose sur le SYSCOHADA révisé ; mais les filiales de groupes internationaux (mines, pétrole, télécoms, banques), les sociétés cotées à la BRVM et les entités qui font appel public à l’épargne doivent aussi produire des états financiers en IFRS, notamment des comptes consolidés. Le cours montre comment passer de la logique SYSCOHADA à la logique IFRS : primauté de la substance sur la forme, juste valeur, actualisation, approche bilancielle. Il privilégie les normes les plus utilisées en pratique (IAS 1, IAS 7, IAS 2, IAS 16, IAS 36, IAS 37, IAS 12, IFRS 15, IFRS 16) à partir de cas chiffrés en FCFA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer l’architecture des IFRS, le rôle de l’IASB et le cadre conceptuel.
    • Situer les IFRS par rapport au SYSCOHADA révisé et identifier les principaux retraitements.
    • Présenter un jeu complet d’états financiers conformes à IAS 1 et IAS 7.
    • Évaluer et comptabiliser les principaux actifs, passifs et éléments de capitaux propres (IAS 16, IAS 36, IAS 2, IFRS 16, IAS 37).
    • Comptabiliser les produits selon le modèle en cinq étapes d’IFRS 15 et les impôts différés selon IAS 12.

    Prérequis

    Comptabilité des sociétés (SYSCOHADA révisé) : écritures courantes, travaux d’inventaire, amortissements, provisions, bilan et compte de résultat. Notions de mathématiques financières (actualisation).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction aux normes IFRS et cadre conceptuel
    2. Leçon 2 — Présentation des états financiers selon les IFRS
    3. Leçon 3 — Traitement des actifs, passifs et capitaux propres
    4. Leçon 4 — Comptabilisation des produits et des charges selon les IFRS

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), soit 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, quiz en ligne, 40 %) et examen terminal écrit sur cas chiffrés (60 %).

    Bibliographie

    • Deloitte, iGAAP / IFRS: A Practical Guide, Deloitte (éditions annuelles).
    • Picker R., Clark K., Dunn J. et al., Applying IFRS Standards, Wiley, 4e éd., 2016.
    • Obert R., Pratique des normes IFRS, Dunod.
    • Raffournier B., Les normes comptables internationales (IFRS), Economica.
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF) et SYSCOHADA révisé, 2017.
  • Gestion Financière

    Le cours de Gestion Financière apprend à lire les états financiers d’une entreprise pour en juger l’équilibre, la rentabilité et les risques, puis à éclairer les décisions de trésorerie et de financement. Il s’appuie sur les états financiers du SYSCOHADA révisé (bilan, compte de résultat, tableau des flux de trésorerie) et sur l’environnement financier de l’UEMOA : banques commerciales de la place de Niamey, BCEAO, Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), parité fixe du franc CFA avec l’euro. L’assistant de direction n’est pas un directeur financier, mais il prépare les dossiers de crédit, met à jour le plan de trésorerie, relance les clients, rédige les notes de synthèse et assiste aux réunions avec les banquiers : il doit en comprendre le vocabulaire et les calculs essentiels.

    Objectifs d’apprentissage

    • Construire un bilan fonctionnel et calculer le fonds de roulement, le besoin en fonds de roulement et la trésorerie nette.
    • Calculer les soldes intermédiaires de gestion, la capacité d’autofinancement et les principaux ratios.
    • Établir un budget de trésorerie, un BFR normatif et comparer des solutions de financement à court terme.
    • Évaluer un projet d’investissement (VAN, TRI, indice de profitabilité, délai de récupération) et un tableau d’emprunt.
    • Identifier et mesurer les principaux risques financiers (levier, solvabilité, change, crédit client) et proposer des moyens de couverture.

    Prérequis

    Comptabilité Générale 3 (travaux d’inventaire, états financiers SYSCOHADA) et Mathématiques Financières 2 (intérêts composés, actualisation, annuités).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Analyse des états financiers : bilan fonctionnel, SIG et capacité d’autofinancement
    2. Leçon 2 — Gestion de la trésorerie et du fonds de roulement
    3. Leçon 3 — Choix et financement des investissements
    4. Leçon 4 — Évaluation et gestion des risques financiers

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, quiz, devoir) pour 40 % et examen terminal écrit (étude de cas chiffrée) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Vernimmen P., Quiry P., Le Fur Y., Finance d’entreprise, Dalloz, Paris (édition annuelle).
    • Brealey R., Myers S., Allen F., Principes de gestion financière, Pearson, Paris.
    • Cohen E., Analyse financière, Economica, Paris.
    • Thibierge C., Analyse financière, Vuibert, Paris.
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA (SYSCOHADA révisé), 2017.