École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 5 (S5)

  • Matériaux et essais

    Le cours Matériaux et essais (UE1 du semestre 5) donne au futur technicien supérieur en génie mécanique les bases nécessaires pour choisir un matériau, lire une fiche technique et interpréter les résultats d’essais mécaniques. Arbres de pompes, chemises de moteurs de groupes électrogènes, tôles de trémies de cimenterie, conduites d’eau en PEHD, carters en aluminium ou pales en composite : chaque pièce est faite d’un matériau dont les propriétés (résistance, ductilité, dureté, tenue à la fatigue et à la corrosion) conditionnent la fiabilité de la machine.

    Le cours part de la classification des matériaux et de leur désignation normalisée, étudie les principaux essais de caractérisation (traction, compression, dureté, résilience, fatigue), puis analyse les modes de défaillance (corrosion, rupture ductile ou fragile, fatigue) et les moyens de prévention, en s’appuyant sur des cas rencontrés dans l’industrie nigérienne (SONICHAR, SORAZ, mines d’Arlit, stations de pompage, huileries).

    Objectifs d’apprentissage

    • Classer les matériaux (métaux ferreux et non ferreux, polymères, céramiques, composites) et décoder leurs désignations normalisées.
    • Exploiter une courbe de traction : module d’Young, limite d’élasticité, résistance, allongement et striction.
    • Mener et interpréter des essais de dureté (Brinell, Vickers, Rockwell) et de résilience Charpy.
    • Comprendre la fatigue des matériaux (courbe de Wöhler, limite d’endurance, diagramme de Goodman).
    • Identifier les mécanismes de corrosion et de rupture et proposer des mesures de prévention.

    Prérequis

    Notions de base en physique et chimie des matériaux, résistance des matériaux élémentaire (contrainte, déformation), unités SI.

    Plan du cours

    1. Classification des matériaux : métaux, polymères, céramiques et composites
    2. Essais de traction et de compression : comportement mécanique
    3. Essais de dureté, de résilience et de fatigue
    4. Défaillance des matériaux et prévention : corrosion et rupture

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 30 h de TD, 60 h de travail personnel (TPE), 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, exploitation de résultats d’essais, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • William D. Callister, David G. Rethwisch, Materials Science and Engineering: An Introduction, Wiley.
    • Norman E. Dowling, Mechanical Behavior of Materials, Pearson.
    • Michael F. Ashby, David R. H. Jones, Matériaux, tome 1 : propriétés et applications, Dunod.
    • Jean Barralis, Gérard Maeder, Précis de métallurgie, Nathan / AFNOR.
    • Dominique François, André Pineau, André Zaoui, Comportement mécanique des matériaux, Hermès.
  • Architecture des réseaux d’opérateurs télécoms

    Le cours d’Architecture des réseaux d’opérateurs télécoms (UE3 « Réseaux d’opérateurs », semestre 5) donne une vision d’ensemble d’un réseau d’opérateur, de l’antenne ou de la prise de l’abonné jusqu’au cœur de réseau et aux interconnexions nationales et internationales. Il décrit la décomposition en réseau d’accès (radio 2G/3G/4G/5G, cuivre, fibre FTTH), réseau de collecte et de transport (faisceaux hertziens, fibre SDH/WDM, IP/MPLS, VSAT) et cœur de réseau (commutation de circuits, cœur paquet EPC et 5GC, plateformes de services), ainsi que les systèmes d’exploitation et de facturation (OSS/BSS). Il traite ensuite l’interconnexion entre opérateurs (voix, données, itinérance, accès international) et les enjeux techniques, économiques et réglementaires : investissements, ARPU, partage d’infrastructures, énergie des sites, rôle du régulateur (ARCEP). Les exemples s’appuient sur le contexte nigérien : opérateurs mobiles et opérateur historique, dorsale nationale en fibre optique, faisceaux hertziens et VSAT en zone rurale, sites BTS alimentés à l’énergie solaire.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire l’architecture en couches d’un réseau d’opérateur (accès, collecte, transport, cœur, services, OSS/BSS).
    • Dimensionner simplement un réseau d’accès : trafic en Erlang, nombre de circuits, budget optique GPON, capacité de collecte.
    • Expliquer les technologies de transport et les fonctions du cœur de réseau mobile (CS, EPC, 5GC).
    • Établir un bilan de liaison de faisceau hertzien.
    • Expliquer les mécanismes d’interconnexion (voix, IP, itinérance) et calculer un solde d’interconnexion.
    • Analyser les enjeux économiques d’un réseau : CAPEX, OPEX, ARPU, retour sur investissement, énergie.

    Prérequis

    Réseaux cellulaires (2G/3G/4G/5G), transmissions numériques, routage IP, bases des décibels.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Vue d’ensemble de l’architecture d’un réseau d’opérateur
    2. Leçon 2 — Le réseau d’accès : radio mobile et accès fixe
    3. Leçon 3 — Réseaux de collecte, de transport et cœur de réseau
    4. Leçon 4 — Interconnexion et enjeux économiques et techniques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP (maquette de réseau d’opérateur sous simulateur, dimensionnement et bilans de liaison) et 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • X. Lagrange, P. Godlewski, S. Tabbane, Réseaux GSM, Hermès Lavoisier.
    • C. Servin, Télécoms — De la transmission à l’architecture de réseaux, Dunod.
    • Y. Bouguen, É. Hardouin, F.-X. Wolff, LTE et les réseaux 4G, Eyrolles.
    • G. Pujolle, Les Réseaux, Eyrolles.
    • UIT-T, Recommandations G.984 (GPON) et E.800 (qualité de service) ; spécifications 3GPP TS 23.401 (EPC) et TS 23.501 (5GC).
  • Audit et tests d’intrusion

    Le cours Audit et tests d’intrusion (UE2 « Sécurité des réseaux 2 », semestre 5) forme le technicien supérieur au métier d’auditeur de sécurité : vérifier, de façon méthodique, documentée et autorisée, que les dispositifs de sécurité d’un système d’information sont conformes aux règles et efficaces. Le point de vue adopté est celui de l’auditeur et du défenseur : on étudie le cadre légal et contractuel d’une mission, les référentiels (ISO 27001/27002, ISO 19011, PTES, OSSTMM, NIST SP 800-115), l’audit organisationnel et l’audit de configuration, le rôle des outils d’inventaire et de scan de vulnérabilités, puis la cotation des vulnérabilités avec CVSS v3.1, la rédaction du rapport et le plan de remédiation. Les cas sont tirés du contexte nigérien : mairie, banque de Mobile Money, opérateur, datacenter. Aucune technique d’attaque n’est enseignée : les tests d’intrusion sont présentés au niveau méthodologique, et toutes les manipulations se font sur un laboratoire isolé appartenant à l’école.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le cadre légal et contractuel d’un audit : autorisation écrite, périmètre, règles d’engagement, confidentialité.
    • Décrire les phases et livrables d’un audit selon ISO 19011 et d’un test d’intrusion selon PTES, OSSTMM et NIST SP 800-115.
    • Situer le rôle des outils d’inventaire, de scan de vulnérabilités et d’analyse de configuration, et en interpréter les résultats (faux positifs, couverture).
    • Conduire un audit organisationnel et un audit de configuration d’un serveur et d’un routeur à l’aide d’une check-list de durcissement.
    • Analyser des journaux, calculer un score CVSS v3.1, rédiger un rapport d’audit et un plan de remédiation priorisé.

    Prérequis

    Pare-feux et VPN, bases de l’administration Linux et Cisco, modèle TCP/IP ; cryptographie appliquée (recommandée en parallèle).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadre légal, contractuel et normatif de l’audit de sécurité
    2. Leçon 2 — Méthodologies des tests d’intrusion et rôle des outils de scan
    3. Leçon 3 — Audit organisationnel et audit de configuration (TP guidés)
    4. Leçon 4 — Journaux, scoring CVSS v3.1, rapport d’audit et remédiation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 30 h de TP (audit de configuration d’un serveur et d’un routeur de labo, analyse de journaux, rédaction d’un rapport avec calcul de scores CVSS) et 10 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, rapport d’audit, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • S. Ghernaouti, Sécurité informatique et réseaux, Dunod.
    • ISO/IEC 27001:2022 et ISO/IEC 27002:2022 ; ISO 19011:2018, Lignes directrices pour l’audit des systèmes de management.
    • NIST SP 800-115, Technical Guide to Information Security Testing and Assessment, 2008.
    • FIRST, Common Vulnerability Scoring System v3.1 : Specification Document.
    • Center for Internet Security, CIS Benchmarks (Ubuntu Linux, Cisco IOS).
  • Cryptographie appliquée

    Le cours de Cryptographie appliquée (UE2 « Sécurité des réseaux 2 », semestre 5) donne au technicien réseau les bases nécessaires pour comprendre, configurer et dépanner les mécanismes cryptographiques qui protègent les communications : chiffrement symétrique et asymétrique, fonctions de hachage, signatures, certificats numériques, infrastructures à clés publiques (PKI) et protocoles sécurisés comme TLS/HTTPS et SSH. L’approche est appliquée : on manipule des exemples numériques simples (chiffre de César, RSA et Diffie-Hellman « jouets ») pour comprendre les principes, puis on utilise des outils professionnels (OpenSSL, OpenSSH, serveur web) en TP. Les situations sont tirées du contexte nigérien : portail d’une administration en HTTPS, applications de Mobile Money, administration à distance de routeurs d’un opérateur, échanges entre agences bancaires. L’orientation est strictement défensive : il s’agit de bien configurer et de bien vérifier.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les services de sécurité (confidentialité, intégrité, authentification, non-répudiation) et le principe de Kerckhoffs.
    • Distinguer cryptographie symétrique et asymétrique, et en connaître les algorithmes usuels (AES, RSA, ECC, Diffie-Hellman, SHA-2).
    • Effectuer des calculs élémentaires : espace de clés, temps d’attaque exhaustive, nombre de clés, RSA et Diffie-Hellman sur de petits nombres.
    • Décrire le contenu d’un certificat X.509 et le fonctionnement d’une PKI (AC, chaîne de confiance, révocation).
    • Expliquer le fonctionnement de TLS/HTTPS et de SSH et les configurer de manière sûre.

    Prérequis

    Sécurité informatique fondamentale, modèle TCP/IP, bases d’arithmétique (division euclidienne, puissances) et de la ligne de commande Linux.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de la cryptographie et chiffrement symétrique
    2. Leçon 2 — Cryptographie asymétrique, hachage et signature numérique
    3. Leçon 3 — Certificats numériques et infrastructure à clés publiques (PKI)
    4. Leçon 4 — Protocoles sécurisés : TLS/HTTPS et SSH

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP (OpenSSL, création d’une PKI de test, HTTPS et SSH par clés) et 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • S. Ghernaouti, Sécurité informatique et réseaux, Dunod.
    • W. Stallings, Cryptography and Network Security — Principles and Practice, Pearson.
    • B. Schneier, Cryptographie appliquée, Vuibert.
    • A. Menezes, P. van Oorschot, S. Vanstone, Handbook of Applied Cryptography, CRC Press.
    • IETF, RFC 8446 (TLS 1.3) et RFC 4251-4254 (architecture et protocoles SSH).
  • Cloud computing

    Le cours de Cloud computing (UE1 « Cloud et virtualisation », semestre 5) présente l’informatique en nuage comme un mode de fourniture de ressources informatiques — calcul, stockage, réseau, plateformes et logiciels — à la demande, via le réseau, et facturées à l’usage. Après la définition normalisée du NIST (cinq caractéristiques essentielles, trois modèles de service, quatre modèles de déploiement), il détaille les modèles IaaS, PaaS et SaaS et le partage des responsabilités entre fournisseur et client, puis compare les principaux fournisseurs mondiaux et régionaux (AWS, Microsoft Azure, Google Cloud, OVHcloud, solutions OpenStack d’opérateurs et de datacenters africains). La dernière leçon traite de la migration de services vers le cloud : inventaire, stratégies de migration, transfert des données, bascule, sécurité et réversibilité. Les exemples partent de situations nigériennes : PME de Niamey qui externalise sa messagerie, mairie qui héberge son site, opérateur qui propose du cloud à ses clients entreprises, contraintes de latence et de liaisons VSAT en zone rurale.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir le cloud computing et ses caractéristiques essentielles selon le NIST.
    • Distinguer IaaS, PaaS et SaaS ainsi que les modèles de déploiement public, privé, hybride et communautaire.
    • Calculer des indicateurs de choix : disponibilité et SLA, coût mensuel, coût total de possession, latence, dimensionnement.
    • Comparer les offres des principaux fournisseurs de services cloud à l’aide d’une grille pondérée.
    • Planifier la migration d’un service vers le cloud (stratégie, transfert de données, bascule, retour arrière).
    • Déployer et administrer une machine virtuelle et une application web dans un environnement cloud.

    Prérequis

    Réseaux IP (adressage, DNS, routage), administration Linux de base ; le cours de virtualisation de serveurs est recommandé en parallèle.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Concepts fondamentaux et modèles de déploiement du cloud
    2. Leçon 2 — Modèles de service : IaaS, PaaS, SaaS
    3. Leçon 3 — Principaux fournisseurs de services cloud
    4. Leçon 4 — Migration de services vers le cloud

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP (déploiement de machines virtuelles, réseau virtuel, migration d’une application web) et 10 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • T. Erl, R. Puttini, Z. Mahmood, Cloud Computing — Concepts, Technology & Architecture, Pearson.
    • P. Mell, T. Grance, The NIST Definition of Cloud Computing, NIST SP 800-145.
    • G. Pujolle, Les Réseaux, Eyrolles (chapitres cloud et virtualisation).
    • K. Jamsa, Cloud Computing, Jones & Bartlett Learning.
    • Documentation officielle OpenStack (docs.openstack.org).
  • Virtualisation de serveurs

    Le cours de Virtualisation de serveurs forme l’étudiant à concevoir, déployer et exploiter une infrastructure de serveurs virtualisés. La virtualisation est aujourd’hui la base de tout datacenter, qu’il s’agisse de la salle serveurs d’une banque de Niamey, du datacenter d’un opérateur ou d’un cloud privé d’administration : elle permet de consolider des dizaines de serveurs physiques sous-utilisés sur quelques hôtes, de réduire la consommation électrique et les besoins en climatisation, de déployer un serveur en quelques minutes et d’assurer la continuité de service. Le cours présente les principes des hyperviseurs (type 1 et type 2, assistance matérielle, conteneurs), la création et la gestion des machines virtuelles (ressources, disques, réseaux virtuels, instantanés, modèles), puis l’infrastructure d’entreprise (commutateurs virtuels et VLAN, stockage partagé, clusters, migration à chaud, haute disponibilité, sauvegarde) et les applications aux réseaux (laboratoires virtuels, pare-feu et routeurs virtuels, NFV). La part importante de travaux pratiques s’appuie sur VirtualBox, KVM/Proxmox VE et, selon disponibilité, VMware ESXi.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le fonctionnement d’un hyperviseur et comparer hyperviseurs de type 1, de type 2 et conteneurs.
    • Créer, configurer, cloner et sauvegarder des machines virtuelles en interface graphique et en ligne de commande.
    • Choisir le mode de réseau virtuel adapté (NAT, pont, réseau interne, hôte seul) et configurer des VLAN sur un commutateur virtuel.
    • Dimensionner des hôtes (processeur, mémoire, stockage) et un cluster tolérant la panne d’un hôte.
    • Mettre en œuvre un laboratoire réseau virtuel (routeur/pare-feu virtuel et serveurs).

    Prérequis

    Administration Windows Server ; administration Linux / serveurs (installation, réseau, services) ; adressage IP et VLAN.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de la virtualisation et hyperviseurs
    2. Leçon 2 — Création et gestion des machines virtuelles
    3. Leçon 3 — Infrastructure virtualisée : réseau, stockage, haute disponibilité
    4. Leçon 4 — Applications de la virtualisation aux infrastructures réseaux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 30 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus des TP guidés, évaluation pratique sur poste, quiz en ligne) et examen terminal (écrit et/ou pratique).

    Bibliographie

    • Documentation officielle VMware vSphere (ESXi, vCenter) et Oracle VM VirtualBox — User Manual.
    • Documentation officielle Proxmox VE — Administration Guide.
    • M. Portnoy, Virtualization Essentials, 2e éd., Sybex/Wiley.
    • G. J. Popek, R. P. Goldberg, « Formal Requirements for Virtualizable Third Generation Architectures », Communications of the ACM, 1974.
  • Communication professionnelle

    Dans les métiers de l’architecture et de la construction, une large part du temps de travail est consacrée à communiquer : échanger avec un client, rédiger un compte rendu de chantier, répondre à une réclamation, présenter une esquisse, animer une réunion avec des entreprises, négocier un délai, travailler avec un bureau d’études à distance. Ce cours développe les compétences de communication écrite et orale nécessaires à l’assistant en architecture, avec un accent sur l’efficacité, la clarté et la pertinence. Il s’appuie sur des situations réelles d’agence et de chantier au Niger et propose de nombreux modèles (courriel, lettre, compte rendu, rapport), des exercices de rédaction corrigés et des simulations de réunions et de négociations.

    Objectifs d’apprentissage

    • Appliquer les principes de la communication (émetteur, message, canal, récepteur, rétroaction) à des situations professionnelles.
    • Rédiger des écrits professionnels clairs et structurés : courriels, lettres, comptes rendus, rapports, notes.
    • Préparer et réaliser une présentation orale convaincante.
    • Animer une réunion et gérer les interactions et situations difficiles (conflit, réclamation, négociation).
    • Utiliser efficacement et de façon responsable les outils numériques (messagerie, visioconférence, partage de documents).

    Prérequis

    Connaissances de base en communication, bonne maîtrise du français écrit et oral, utilisation courante d’un traitement de texte.

    Plan du cours

    1. Principes de la communication professionnelle écrite et orale
    2. Écriture professionnelle : courriels, lettres, comptes rendus, rapports et notes
    3. Communication orale et interpersonnelle : présentations, réunions et situations difficiles
    4. Outils numériques, travail à distance et simulations professionnelles

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 4 h de TD, 6 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (rédactions, simulations orales, quiz : 40 %) et examen terminal (60 %) comprenant la rédaction d’un écrit professionnel et une courte présentation orale.

    Bibliographie

    • Dale Carnegie, Comment se faire des amis (trad. de How to Win Friends and Influence People), Le Livre de Poche.
    • Stephen R. Covey, Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent, J’ai lu / First.
    • Roger Fisher, William Ury, Bruce Patton, Comment réussir une négociation (trad. de Getting to Yes), Seuil.
    • Marshall B. Rosenberg, Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs), La Découverte.
  • Ingénierie sociale pour la mise en place des chantiers

    Un chantier n’est pas seulement une affaire de béton et de délais : il s’installe dans un quartier, emploie des ouvriers, gêne des riverains, dépend d’autorités administratives et coutumières. Ce cours présente l’ingénierie sociale de projet, c’est-à-dire l’ensemble des méthodes qui permettent d’anticiper, d’organiser et d’accompagner les relations humaines autour d’un chantier : identification des parties prenantes, analyse des impacts sociaux, communication, négociation, gestion des plaintes et des conflits, plan de gestion sociale. (Le terme est ici pris dans son sens de l’aménagement et du développement, et non dans le sens informatique de manipulation.) Les exemples sont tirés de situations types au Niger : construction d’une école dans un quartier de Niamey, réhabilitation d’un marché avec déplacement temporaire de commerçants, route traversant des champs, forage villageois.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les parties prenantes d’un chantier et analyser leurs intérêts, leur pouvoir et leurs attentes.
    • Comprendre les relations entre ouvriers, encadrement, riverains et autorités, et les impacts sociaux d’un chantier.
    • Mettre en place une communication adaptée et un mécanisme de gestion des plaintes.
    • Négocier et résoudre des conflits de chantier.
    • Élaborer et évaluer un plan de gestion sociale.

    Prérequis

    Notions de gestion de projet et d’organisation de chantier ; bases de sociologie (groupes, normes, pouvoir).

    Plan du cours

    1. Introduction à l’ingénierie sociale et analyse des parties prenantes
    2. Dynamique sociale sur les chantiers et impacts sur les communautés
    3. Communication, négociation et gestion des conflits
    4. Études de cas, plan de gestion sociale et retour d’expérience

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM et 10 h de travail personnel (TPE) ; 1 crédit. Contrôle continu (analyse de parties prenantes sur un cas) et examen terminal : élaboration et présentation d’un plan de gestion sociale pour un projet de construction.

    Bibliographie

    • Michel Crozier et Erhard Friedberg, L’acteur et le système, Seuil, 1977.
    • Jean-Pierre Olivier de Sardan, Anthropologie et développement, Karthala, 1995.
    • Roger Fisher, William Ury et Bruce Patton, Comment réussir une négociation (Getting to Yes), Seuil.
    • Société financière internationale (IFC), Stakeholder Engagement: A Good Practice Handbook for Companies Doing Business in Emerging Markets, 2007.
    • Banque mondiale, Cadre environnemental et social – Norme environnementale et sociale n° 10 (NES 10) : mobilisation des parties prenantes, 2017.
  • MS Project

    Microsoft Project est le logiciel de planification le plus répandu dans les bureaux d’études et les entreprises de construction. Ce cours apprend à l’utiliser pour planifier, suivre et piloter un projet d’architecture ou un chantier : construction d’une villa R+1 à Niamey, d’une école de 6 classes ou d’un marché couvert. On passe de la liste des travaux au diagramme de Gantt, au réseau de tâches et au chemin critique, puis à l’affectation des ressources (main-d’œuvre, engins, matériaux) et au calcul des coûts en FCFA. La seconde partie porte sur le suivi (planification de référence, avancement, écarts), la valeur acquise et les rapports destinés au maître d’ouvrage. Les libellés cités sont ceux de la version française récente (Project 2019/2021/Project Online) ; ils peuvent légèrement varier selon la version installée.

    Objectifs d’apprentissage

    • Configurer un nouveau projet : date de début, calendrier, options de planification.
    • Structurer les tâches (WBS), fixer durées, liens, décalages, jalons et contraintes.
    • Créer et affecter des ressources, calculer les coûts et résoudre les surutilisations.
    • Enregistrer une planification de référence et suivre l’avancement réel.
    • Analyser les écarts de délais et de coûts (valeur acquise) et produire des rapports.

    Prérequis

    Notions de gestion de projet (phases, délais, coûts), connaissance des ouvrages du bâtiment et des métiers du chantier, pratique courante de Windows et d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Introduction à MS Project et configuration d’un projet
    2. Planification : tâches, liens, ressources et contraintes
    3. Suivi de l’avancement, des coûts et des délais
    4. Rapports, analyse des écarts et projet pratique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 5 h de CM, 15 h de TP sur poste et 40 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Contrôle continu (fichiers .mpp rendus à chaque TP guidé) et examen terminal sur machine : planification et suivi d’un petit projet de construction à partir d’un cahier de données, avec rapport commenté.

    Bibliographie

    • Bonnie Biafore, Microsoft Project 2013: The Missing Manual, O’Reilly.
    • Carl Chatfield et Timothy Johnson, Microsoft Project 2019 Step by Step, Microsoft Press.
    • Vincent Drecq, Gestion de projet avec Microsoft Project, ENI (collection Les TP Informatiques / Référence bureautique).
    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (PMBOK Guide).
    • Eric Verzuh, The Fast Forward MBA in Project Management, Wiley.
  • Projet d’architecture

    Ce cours d’atelier de semestre 5 conduit l’étudiant à concevoir un projet architectural complet : lecture du site et du programme, recherche d’un parti, développement en plans, coupes, façades et maquette, intégration des contraintes techniques et réglementaires, puis présentation et défense devant un jury. Le support d’étude est un équipement de proximité à Niamey (maison des jeunes, école, centre de santé ou marché couvert), traité en climat chaud et sec : orientation, ventilation naturelle, protections solaires, inertie et matériaux locaux (BTC, banco stabilisé, voûte nubienne). L’atelier alterne corrections individuelles, critiques collectives (« charrettes ») et rendus intermédiaires notés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Conduire une analyse de site (topographie, climat, environnement, contexte urbain) et une analyse de programme (fonctions, surfaces, usagers, relations).
    • Formuler un parti architectural et le développer par esquisses, plans, coupes et modélisation 3D.
    • Intégrer les normes de construction, l’accessibilité, la sécurité incendie (indicative) et un prédimensionnement simple de la structure.
    • Choisir des matériaux adaptés au climat et à l’économie du Niger.
    • Produire des documents de présentation lisibles (planches, maquette, rendus) et défendre le projet devant un jury.

    Prérequis

    Conception architecturale (projets des semestres 1 à 4), dessin d’architecture et DAO, techniques de construction, notions de résistance des matériaux et de bioclimatique.

    Plan du cours

    1. Analyse du site et du programme
    2. Conception architecturale : de l’esquisse à la modélisation 3D
    3. Aspects techniques et réglementaires du projet
    4. Présentation, critique collective et jury

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 5 h de CM, 5 h de TD, 30 h de TP (atelier) et 20 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Contrôle continu (rendus intermédiaires d’analyse et d’esquisse, assiduité en atelier, maquette d’étude) et examen terminal sous forme de présentation finale devant un jury de professionnels, qui compte pour l’essentiel de la note.

    Bibliographie

    • Ernst Neufert, Les éléments des projets de construction, Dunod (éditions successives).
    • Francis D. K. Ching, Architecture : forme, espace et organisation, Eyrolles.
    • Hassan Fathy, Construire avec le peuple, Sindbad / Actes Sud.
    • Peter Zumthor, Atmosphères, Birkhäuser.
    • Rem Koolhaas (dir.), Elements of Architecture, Taschen.