École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 5 (S5)

  • Passation des marchés publics

    Ce cours introduit le droit et la pratique de la commande publique. L’État, les collectivités territoriales, les établissements publics et sociétés d’État achètent chaque année des travaux, des fournitures et des services pour des montants considérables : leur passation obéit à des règles de mise en concurrence, de transparence et d’égalité de traitement. Au Niger, ces règles sont fixées par le Code des marchés publics et des délégations de service public, qui transpose les directives de l’UEMOA, et leur application est contrôlée par la Direction générale du contrôle des marchés publics et régulée par l’Agence de Régulation des Marchés Publics (ARMP). Le cours fournit le vocabulaire et les notions nécessaires, tant du côté de l’acheteur public que du côté de l’entreprise soumissionnaire, et intègre les aspects d’achat durable (critères sociaux et environnementaux). Certains termes du droit français (par exemple MAPA, marchés à procédure adaptée) sont mis en regard de leurs équivalents nigériens.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir le marché public, ses catégories, ses principes et ses acteurs.
    • Définir un besoin : estimation, spécifications, allotissement, critères durables, plan de passation.
    • Choisir la procédure adaptée (procédures simplifiées ou formalisées) selon la nature et le montant.
    • Comprendre le rôle des commissions et évaluer des offres (moins-disant évalué, méthode qualité-coût).
    • Suivre l’exécution d’un marché : garanties, avances, pénalités, révision des prix, avenants, réception.

    Prérequis

    Notions de droit administratif et d’économie générale ; calculs commerciaux de base (pourcentages).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La notion de marché public et la définition du besoin
    2. Leçon 2 — Les différentes procédures et les procédures adaptées ou simplifiées
    3. Leçon 3 — Les procédures formalisées et les commissions d’appel d’offres
    4. Leçon 4 — L’exécution des marchés publics

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices d’évaluation d’offres, analyse d’un dossier d’appel d’offres, quiz) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Avertissement : les seuils, délais, taux de garanties et de pénalités cités sont indicatifs et servent d’hypothèses pédagogiques ; ils sont fixés par le Code des marchés publics, ses arrêtés d’application et chaque dossier d’appel d’offres, à vérifier dans les textes en vigueur.

    Bibliographie

    • UEMOA, Directive n° 04/2005/CM/UEMOA portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service public, et Directive n° 05/2005/CM/UEMOA portant contrôle et régulation.
    • République du Niger, Code des marchés publics et des délégations de service public (décret n° 2016-641/PRN/PM du 1er décembre 2016) et arrêtés d’application.
    • Agence de Régulation des Marchés Publics du Niger (ARMP), dossiers types et guides d’utilisation.
    • Banque mondiale, Règlement de passation des marchés pour les emprunteurs sollicitant le financement de projets d’investissement (FPI).
    • Lichère F., Droit des contrats publics, Dalloz (coll. Mémentos).
  • Introduction au management

    Qu’il dirige une PME de Niamey, une direction régionale, une ONG ou une équipe projet, le chargé de projets est d’abord un manager : il fixe des objectifs, organise le travail, anime des personnes et contrôle les résultats. Ce cours d’introduction (UE1 Management, semestre 5) présente les fonctions du management (planifier, organiser, diriger, contrôler), les grandes théories qui ont façonné la discipline, depuis Taylor et Fayol jusqu’aux approches contemporaines, et les principaux styles de management. Chaque notion est appliquée à des organisations nigériennes : entreprises, administrations, ONG et projets de développement.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir le management et décrire les fonctions et les rôles du manager (Fayol, Mintzberg).
    • Situer les grandes écoles de pensée (classique, relations humaines, approches systémique et de la contingence) et en tirer des applications pratiques.
    • Formuler des objectifs SMART et appliquer la direction par objectifs.
    • Choisir une structure organisationnelle et organiser la délégation (éventail de subordination, organigramme).
    • Identifier les styles de management et les adapter aux collaborateurs (Likert, Blake et Mouton, Hersey et Blanchard) ; utiliser les théories de la motivation.
    • Mettre en place un contrôle par indicateurs et analyser des écarts.

    Prérequis

    Culture économique générale et notions d’organisation des entreprises vues en L1-L2. Aucun prérequis mathématique au-delà des pourcentages.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le management : définitions, fonctions et rôles du manager
    2. Leçon 2 — Les grandes théories du management
    3. Leçon 3 — Planifier et organiser : objectifs, structures et délégation
    4. Leçon 4 — Diriger et contrôler : styles de management, motivation et pilotage

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE (2 crédits). Les TD sont consacrés aux études de cas, aux exercices de formulation d’objectifs, de construction d’organigrammes et d’analyse d’écarts. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, exposé ou dossier de groupe sur une organisation nigérienne) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Fayol H., Administration industrielle et générale, Paris, Dunod (1re éd. 1916).
    • Mintzberg H., Le manager au quotidien : les dix rôles du cadre, Paris, Éditions d’Organisation.
    • Drucker P. F., The Practice of Management, New York, Harper & Row, 1954.
    • Robbins S., DeCenzo D., Coulter M., Gabilliet P., Management : l’essentiel des concepts et des pratiques, Paris, Pearson.
    • Hersey P., Blanchard K. H., Management of Organizational Behavior, Englewood Cliffs, Prentice Hall.
  • Gestion des conflits

    Aucun projet n’échappe aux conflits : désaccords sur les priorités entre le chef de projet et les services techniques, tensions entre membres d’une équipe multiculturelle, litiges avec un fournisseur ou une entreprise de travaux, oppositions entre villages sur l’emplacement d’un forage. Mal gérés, ces conflits font perdre du temps, de l’argent et de la confiance ; bien gérés, ils deviennent une source d’innovation et d’amélioration. Ce cours de l’UE1 Management (semestre 5) donne aux futurs chargés de projets les concepts et les outils pour comprendre les conflits, les prévenir, et les résoudre par la négociation, la médiation ou les procédures prévues par l’organisation et par le droit nigérien.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir le conflit et le distinguer des notions voisines (désaccord, tension, crise, litige).
    • Classer un conflit selon sa typologie et en identifier les sources profondes.
    • Analyser la dynamique d’un conflit (escalade) et choisir un style de gestion adapté (modèle de Thomas-Kilmann).
    • Mettre en place des dispositifs de prévention dans une organisation et une équipe projet (règles, communication, rôles, parties prenantes).
    • Conduire une négociation raisonnée et une médiation simple, et connaître les voies de recours formelles (règlement intérieur, délégués du personnel, inspection du travail, arbitrage).

    Prérequis

    Notions de base en organisation des entreprises, en gestion des ressources humaines et en gestion de projet (cycle de projet, parties prenantes). Le cours d’Introduction au management du même semestre est complémentaire.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le conflit dans les organisations : définitions, typologie et sources
    2. Leçon 2 — Dynamique du conflit et styles de gestion
    3. Leçon 3 — Prévenir les conflits dans les organisations et les équipes projet
    4. Leçon 4 — Négociation, médiation et résolution des conflits

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 2 crédits. Les TD reposent sur des études de cas et des jeux de rôles (négociation, médiation). Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, analyse de cas écrite, participation aux jeux de rôles) et examen terminal écrit (60 % : étude de cas avec questions d’analyse et de résolution).

    Bibliographie

    • Fisher R., Ury W., Patton B., Comment réussir une négociation, Paris, Seuil (trad. de Getting to Yes).
    • Rosenberg M. B., Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) : initiation à la Communication NonViolente, Paris, La Découverte.
    • Thomas K. W., Kilmann R. H., Thomas-Kilmann Conflict Mode Instrument, Xicom / CPP.
    • Project Management Institute, Guide du Corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK), PMI.
    • République du Niger, Loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012 portant Code du travail.
  • Techniques d’élaboration d’un business plan

    Le business plan (plan d’affaires) est l’outil qui permet de concevoir un projet d’entreprise ou d’investissement, de convaincre des financeurs et des partenaires, puis de piloter sa mise en œuvre. Ce cours de L3 apprend à resituer le projet dans la stratégie (PESTEL, cinq forces de Porter, facteurs clés de succès, domaines d’activité stratégiques, matrice EMOFF), à construire des prévisions de vente et des plans d’actions, à évaluer la rentabilité (flux de trésorerie disponibles, VAN, TRI, délai de récupération, indice de profitabilité), à simuler des scénarios, à s’initier à la prévision financière à moyen terme (compte de résultat, plan de financement, bilan), à évaluer les risques et à présenter le projet à l’écrit et à l’oral. Un fil rouge, le cas Homegel — PME de Niamey qui fabrique des gels ménagers et d’hygiène et étudie une nouvelle ligne de production —, relie les quatre leçons. Avant le cours, l’étudiant réalise un autodiagnostic sur la logique financière de l’entreprise ; après le cours, il applique la démarche à un projet réel (« un défi par semaine » : stratégie, ventes, rentabilité, financement, risques, rédaction, pitch).

    Objectifs d’apprentissage

    • Resituer un projet dans la stratégie de l’entreprise et formuler son diagnostic (EMOFF).
    • Élaborer ou évaluer des prévisions d’activité par plusieurs méthodes et les relier à des plans d’actions.
    • Évaluer la rentabilité économique d’un projet et arbitrer entre les critères (VAN, TRI, IP, délai de récupération).
    • Simuler différents scénarios et bâtir les prévisions financières à moyen terme et le plan de financement.
    • Évaluer les risques du projet (sensibilité, scénario d’abandon) et présenter le projet de façon convaincante.

    Prérequis

    Connaissance de base du bilan et du compte de résultat (SYSCOHADA révisé) ; mathématiques financières (actualisation) ; utilisation d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Utilité du business plan et définition de la stratégie : PESTEL, Porter, facteurs clés de succès, DAS et matrice EMOFF
    2. Leçon 2 — Concevoir son projet : prévisions de vente, plans d’actions et modèle économique
    3. Leçon 3 — Évaluer la rentabilité économique et simuler des scénarios : flux de trésorerie, VAN, TRI, délai de récupération, indice de profitabilité
    4. Leçon 4 — Prévision financière à moyen terme, évaluation des risques et présentation du business plan

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD (dont les mises en situation du cas Homegel sur tableur), 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (50 % : business plan d’un projet réel réalisé en groupe et présentation orale de 10 minutes devant un jury) et examen terminal écrit (50 %).

    Bibliographie

    • Michael E. Porter, Competitive Strategy: Techniques for Analyzing Industries and Competitors, Free Press (trad. fr. Choix stratégiques et concurrence, Economica).
    • Alexander Osterwalder et Yves Pigneur, Business Model Generation, Wiley (trad. fr. Pearson).
    • Pierre Vernimmen, Pascal Quiry, Yann Le Fur, Finance d’entreprise, Dalloz.
    • Acte uniforme OHADA relatif au droit comptable et à l’information financière (SYSCOHADA révisé).
    • Code général des impôts du Niger (impôt sur les bénéfices, TVA).
  • Principes des services web

    Les services Web permettent à des applications écrites dans des langages différents, hébergées sur des plateformes différentes, d’échanger des données et d’invoquer des traitements à travers le réseau. Ils sont au cœur des systèmes d’information modernes : interconnexion d’une banque de Niamey avec le GIM-UEMOA ou un opérateur de monnaie mobile, échanges entre l’administration fiscale et les entreprises, applications mobiles appelant un serveur. Ce cours (UE4 — Services Web, semestre 5) présente les principes et l’architecture des deux grandes familles, les services SOAP/WSDL et leurs extensions WS-*, et les services REST, avec une attention particulière à leur sécurisation, compétence clé pour un spécialiste de la cybersécurité. Il est complété par le cours « Implémentation des services web » du même semestre.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer les services Web dans l’évolution des architectures distribuées (client/serveur, objets distribués, SOA).
    • Lire et expliquer un message SOAP et un contrat WSDL ; décrire les modes d’invocation et le proxy client.
    • Expliquer le référencement des services (UDDI, annuaires LDAP) et la découverte dynamique.
    • Choisir les mécanismes de sécurité adaptés : TLS, WS-Security (jetons, signature, chiffrement), WS-Policy.
    • Décrire le rôle des principales extensions WS-* (transactions, orchestration, adressage, fiabilité).
    • Concevoir une API REST simple et comparer argumentativement REST et SOAP.

    Prérequis

    Programmation (Java ou C#), notions de réseaux TCP/IP et du protocole HTTP, bases de XML.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Des applications distribuées aux services Web : XML, SOAP et WSDL
    2. Leçon 2 — Architecture d’applications à base de services et référencement (UDDI, LDAP)
    3. Leçon 3 — Sécurité des services Web : WS-Security, WS-Policy et en-têtes SOAP
    4. Leçon 4 — Extensions WS-* et architecture REST

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP, 40 h de travail personnel ; 4 crédits. Contrôle continu (40 % : TD d’analyse de WSDL et de messages, TP d’appel de services SOAP et REST avec SoapUI/Postman) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Thomas Erl, Service-Oriented Architecture: Concepts, Technology, and Design, Prentice Hall.
    • Leonard Richardson et Sam Ruby, RESTful Web Services, O’Reilly.
    • Roy T. Fielding, Architectural Styles and the Design of Network-based Software Architectures, thèse, University of California, Irvine, 2000.
    • W3C, recommandations SOAP 1.2 et WSDL 2.0 ; OASIS, Web Services Security (WS-Security) 1.1.
    • OWASP, API Security Top 10.
  • Maintenance réseaux

    Ce cours de Maintenance réseaux (UE3 — Administration serveurs et réseaux, semestre 5) prépare le futur technicien supérieur en cybersécurité à maintenir en condition opérationnelle et de sécurité le parc informatique d’une organisation : postes de travail, portables, périphériques et réseau local. À Niamey comme à Maradi, les PME, les écoles, les agences bancaires et les administrations dépendent de parcs hétérogènes soumis à la chaleur, à la poussière et aux coupures d’électricité : savoir diagnostiquer, réparer, sauvegarder et sécuriser est une compétence directement employable. Le cours part du matériel (composants, assemblage, BIOS/UEFI), passe au système (Windows, pannes, sauvegardes, antivirus), puis au réseau (câblage, adressage, Wi-Fi, DNS/DHCP, virtualisation) et se termine par la sécurité réseau et le dépannage méthodique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les composants d’un PC, leur rôle et leurs caractéristiques, et assembler un ordinateur de toutes pièces.
    • Installer, configurer et dépanner Windows (partitionnement, pilotes, mode sans échec, performances).
    • Diagnostiquer et réparer les pannes matérielles et logicielles courantes des PC et portables.
    • Concevoir une politique de sauvegarde et de protection antivirale adaptée à une PME.
    • Installer un petit réseau filaire et sans fil (câblage, adressage IPv4, DHCP, DNS, partage de ressources).
    • Sécuriser et dépanner un réseau local avec une démarche méthodique et des outils standard.

    Prérequis

    Pratique courante de l’environnement Windows (messagerie, navigateur, bureautique) ; notions d’architecture des ordinateurs et de réseaux vues en CCNA 1 à 4.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Structure du micro-ordinateur, assemblage et BIOS/UEFI
    2. Leçon 2 — Système d’exploitation, pannes matérielles et logicielles, sauvegardes et antivirus
    3. Leçon 3 — Installation d’un réseau local : câblage, adressage, Wi-Fi, DNS, DHCP et virtualisation
    4. Leçon 4 — Sécurité réseau, Active Directory, dépannage à distance et TP de dépannage

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 40 h de travail personnel (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : comptes rendus de TP, dont montage d’un PC, réseau de 3 postes, Wi-Fi sécurisé et dépannage réseau, et un devoir surveillé) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Andrew S. Tanenbaum et David J. Wetherall, Réseaux, Pearson.
    • Scott Mueller, Upgrading and Repairing PCs, Que Publishing.
    • CompTIA, A+ Certification Exam Objectives (220-1101/220-1102).
    • ANSSI, Guide d’hygiène informatique (42 mesures).
    • Cisco Networking Academy, CCNA : Introduction to Networks.
  • Cisco CCNP 1

    Ce cours correspond au programme Cisco ENARSI (Implementing Cisco Enterprise Advanced Routing and Services), l’un des examens de la certification CCNP Enterprise. Il s’adresse aux étudiants ayant le niveau CCNA et les prépare à administrer le cœur de réseau d’une entreprise multi-sites, d’un opérateur ou d’une banque : protocoles de routage avancés (EIGRP, OSPF, BGP), redistribution et contrôle des chemins, virtualisation du routage (VRF-Lite, MPLS L3VPN), réseaux privés dynamiques (DMVPN), services DHCP et, point central pour l’option cybersécurité, sécurisation du plan de contrôle et de l’infrastructure (authentification des protocoles, ACL, CoPP, uRPF, sécurité IPv6 du premier saut). Tous les travaux pratiques se déroulent sur la maquette de l’étudiant (Cisco Packet Tracer, CML, GNS3 ou EVE-NG avec des images sous licence) et ne visent jamais un réseau de production sans autorisation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Configurer, optimiser (stub, résumés, partage de charge) et dépanner EIGRP pour IPv4 et IPv6, en mode classique et nommé ;
    • Mettre en œuvre OSPFv2 et OSPFv3 multi-aires, les aires spéciales, les résumés et l’authentification ;
    • Configurer iBGP, eBGP, MP-BGP et les réflecteurs de routes, et appliquer les règles de sélection de chemin BGP ;
    • Mettre en œuvre la redistribution avec route-maps et le routage par politique (PBR) sans créer de boucles ;
    • Décrire MPLS L3VPN et configurer VRF-Lite, DMVPN et DHCPv4/DHCPv6 ;
    • Sécuriser routeurs et plan de contrôle : authentification, ACL IPv4/IPv6, CoPP, uRPF, SSH, SNMPv3, sécurité IPv6 du premier saut.

    Prérequis

    CCNA (adressage IPv4/IPv6, VLAN, routage statique, OSPF monozone, ACL de base), pratique de l’interface en ligne de commande Cisco IOS.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — EIGRP avancé : implémentation, optimisation et dépannage
    2. Leçon 2 — OSPF avancé : OSPFv2/OSPFv3, aires, résumés, authentification et dépannage
    3. Leçon 3 — BGP, redistribution et contrôle de chemin
    4. Leçon 4 — MPLS, VRF-Lite, DMVPN, DHCP et sécurisation de l’infrastructure

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD (calculs de métriques, résumés, analyse de tables), 10 h de TP sur maquette et 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : comptes rendus de TP, quiz) et examen terminal (60 % : questions théoriques, calculs et étude de configuration/dépannage).

    Bibliographie

    • R. Lacoste, B. Edgeworth, CCNP Enterprise Advanced Routing ENARSI 300-410 Official Cert Guide, Cisco Press.
    • B. Edgeworth, R. Garza Rios, J. Gooley, D. Hucaby, CCNP and CCIE Enterprise Core ENCOR 350-401 Official Cert Guide, Cisco Press.
    • IETF, RFC 2328 (OSPFv2), RFC 5340 (OSPFv3), RFC 4271 (BGP-4), RFC 4456 (réflexion de routes BGP), RFC 7868 (EIGRP), RFC 4364 (BGP/MPLS IP VPN).
    • Cisco Systems, guides de configuration Cisco IOS XE (IP Routing, Security) sur cisco.com.
    • ANSSI, Le guide des bonnes pratiques de configuration de BGP et Recommandations pour la sécurisation d’un commutateur de desserte (cyber.gouv.fr).
  • Programmation Java

    Java est l’un des langages les plus utilisés dans les entreprises, les banques et les administrations : applications de gestion, serveurs web, applications Android. Ce cours pose les bases solides de la programmation en Java : de l’algorithme au programme compilé et exécuté, des variables aux structures de contrôle, des fonctions aux objets, jusqu’à l’accès à une base de données et aux tests. Pour un futur professionnel de la cybersécurité, bien programmer est une compétence de défense : la plupart des vulnérabilités proviennent d’erreurs de programmation (entrées non validées, requêtes SQL construites par concaténation, erreurs non gérées). Chaque notion est donc accompagnée des bonnes pratiques de programmation sûre.

    Objectifs d’apprentissage

    • Structurer un programme à partir d’un algorithme écrit en pseudo-langage ;
    • Maîtriser le lexique et la syntaxe de Java : types, variables, opérateurs, structures de contrôle, tableaux ;
    • Compiler et exécuter un programme avec le JDK et un environnement de développement ;
    • Écrire des fonctions réutilisables et comprendre les principes de la programmation orientée objet ;
    • Accéder à une base de données avec JDBC et des requêtes paramétrées ;
    • Déboguer et tester un programme (débogueur, JUnit).

    Prérequis

    Algorithmique de base (S1-S2), notions de bases de données relationnelles et de SQL. Un ordinateur avec le JDK (version 17 ou 21) et un IDE (IntelliJ IDEA Community, Eclipse ou VS Code).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements de la programmation et premier programme Java
    2. Leçon 2 — Variables, opérateurs et structures de contrôle
    3. Leçon 3 — Procédures, fonctions et introduction à la programmation objet
    4. Leçon 4 — Accès aux bases de données, débogage et tests

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD (algorithmes, traces d’exécution), 10 h de TP sur machine et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : TP rendus et quiz) et examen terminal (60 % : exercices de programmation sur papier et sur machine).

    Bibliographie

    • C. Delannoy, Programmer en Java, Eyrolles.
    • J. Bloch, Effective Java, 3e édition, Addison-Wesley, 2018.
    • K. Sierra et B. Bates, Head First Java, O’Reilly Media.
    • Oracle, The Java Tutorials et documentation de l’API Java SE (docs.oracle.com).
    • OWASP, Secure Coding Practices — Quick Reference Guide et SQL Injection Prevention Cheat Sheet.
  • Programmation Android

    Au Niger comme dans toute l’Afrique de l’Ouest, le téléphone mobile est le premier terminal d’accès au numérique : paiement mobile, services bancaires, scolarité, administration. Ce cours forme les étudiants à concevoir et réaliser des applications mobiles, principalement Android en Java, en les situant dans l’ensemble des solutions possibles : applications natives (Android, iOS), multiplateformes (Xamarin/.NET MAUI, Cordova/PhoneGap), applications web progressives (PWA) et web mobile. Dans l’esprit de l’option cybersécurité, chaque étape intègre les bonnes pratiques de sécurité mobile (permissions minimales, stockage chiffré, HTTPS, requêtes paramétrées, référentiel OWASP MASVS). Le cours couvre aussi les tests, la documentation et la migration d’applications existantes vers le mobile.

    Objectifs d’apprentissage

    • Analyser un cahier des charges et choisir une solution technique mobile adaptée (native, multiplateforme, PWA) ;
    • Concevoir l’architecture technique d’une application Android (composants, cycle de vie, MVVM) ;
    • Créer des interfaces et une navigation en Java sous Android Studio ;
    • Communiquer avec une base de données locale (SQLite/Room) et un serveur distant de façon sécurisée ;
    • Mettre en œuvre des tests unitaires, d’intégration et d’interface ;
    • Produire la documentation technique et fonctionnelle et préparer la maintenance ou la migration.

    Prérequis

    Programmation Java (bases et objets), notions de bases de données relationnelles et SQL, notions de HTTP et de JSON.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Panorama du développement mobile et architecture d’une application
    2. Leçon 2 — Développer une application Android en Java : interfaces, activités et navigation
    3. Leçon 3 — Données, réseau et sécurité ; PWA, web mobile et tableaux de bord
    4. Leçon 4 — Tests, documentation, maintenance et migration vers le mobile

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP (Android Studio, émulateur ou téléphone de l’étudiant) et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : TP notés et quiz) et examen terminal (60 %), dont un mini-projet d’application documentée et testée.

    Bibliographie

    • Google, documentation officielle Android Developers (developer.android.com) : guides, Jetpack, Room, tests.
    • B. Phillips, C. Stewart, K. Marsicano, Android Programming: The Big Nerd Ranch Guide, Big Nerd Ranch.
    • D. Griffiths et D. Griffiths, Head First Android Development, O’Reilly Media.
    • OWASP, Mobile Application Security Verification Standard (MASVS) et Mobile Application Security Testing Guide (MASTG).
    • Google, web.dev — Progressive Web Apps (documentation en ligne).
  • Gestion de projets

    Déployer un SOC dans une banque, mettre une école en conformité avec la norme ISO 27001, migrer la messagerie d’une administration ou développer une application sécurisée : le technicien en cybersécurité travaille presque toujours en mode projet. Ce cours donne les fondamentaux du management de projet (cadrage, cahier des charges, organigramme des tâches, budget, planning, risques, pilotage), les techniques pour constituer et animer une équipe, la démarche agile Scrum et ses déclinaisons à grande échelle, puis les compétences de leadership, d’influence et de conduite du changement attendues d’un chef de projet. Les exemples sont tirés de projets numériques menés au Niger (PME, banques, opérateurs, administrations), avec des budgets en FCFA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser les fondamentaux du management de projet : acteurs, cahier des charges, WBS, budget, planning (PERT, Gantt), risques ;
    • Mesurer l’avancement (valeur acquise) et informer les décideurs par des tableaux de bord ;
    • Constituer, animer et faire coopérer une équipe projet, et gérer les désaccords ;
    • Appliquer la démarche Scrum et construire une approche hybride prédictive-agile ;
    • Exercer un leadership adapté, donner du feedback et utiliser les leviers d’influence ;
    • Accompagner le changement induit par le projet et manager l’incertitude.

    Prérequis

    Culture générale de l’entreprise, notions d’informatique et de réseaux ; aisance avec un tableur. Aucun prérequis en gestion de projet.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Initialiser, organiser et planifier le projet
    2. Leçon 2 — Piloter l’avancement et manager l’équipe projet
    3. Leçon 3 — Mettre de l’agilité dans ses projets : Scrum et approches hybrides
    4. Leçon 4 — Leadership du chef de projet et conduite du changement

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD (études de cas, calculs de planning et de valeur acquise), 10 h de TP (logiciel de planification type ProjectLibre ou GanttProject, tableau Scrum type Trello/Jira ou Kanboard) et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : livrables de TP — planning, tableau de bord, backlog — et quiz) et examen terminal (60 % : étude de cas complète).

    Bibliographie

    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK), 7e édition, PMI, 2021.
    • ISO 21502:2020, Management de projets, programmes et portefeuilles — Recommandations sur le management de projet.
    • K. Schwaber et J. Sutherland, The Scrum Guide, 2020 (disponible en français sur scrumguides.org).
    • J. P. Kotter, Leading Change, Harvard Business School Press, 1996.
    • R. Cialdini, Influence et manipulation, Éditions First (traduction de Influence: The Psychology of Persuasion).