École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 2

  • Anglais Technique 2

    Le cours Anglais technique 2 (semestre 4) développe la compréhension écrite de documents techniques rédigés en anglais, langue dominante des normes internationales (API 650, ASME B31.3, AWS D1.1), des catalogues de fournisseurs, des notices de machines (postes de soudage, rouleuses, plieuses CN) et des spécifications des grands projets industriels et miniers (raffinerie de Zinder, pipeline Niger-Bénin, mines d’Arlit, sociétés d’ingénierie internationales). Le futur technicien doit pouvoir lire rapidement un texte de sa discipline, en extraire l’information utile, comprendre la logique de l’argumentation et appliquer correctement des instructions. Le cours est organisé autour des stratégies de lecture — skimming, scanning, prédiction, repérage des idées principales, inférence — associées aux points de langue qui les rendent possibles : propositions relatives, mots de référence, marqueurs du discours, gérondif, formation des mots, impératif et modaux. Les explications sont données en français ; tous les textes supports, rédigés pour ce cours, portent sur la chaudronnerie et la construction métallique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Lire un texte technique de la discipline et en tirer les arguments et informations nécessaires.
    • Reconnaître et respecter les conventions du discours scientifique et technique (définition, classification, cause-conséquence, problème-solution, instructions).
    • Comprendre le sens global d’un texte technique (skimming) et localiser une information précise (scanning).
    • Distinguer les informations pertinentes des détails techniques.
    • Identifier les parties d’un texte, analyser sa structure (phrases-thèmes, schéma du texte) et critiquer le développement des idées.

    Prérequis

    Anglais technique 1 (niveau A2-B1 : temps de base, voix passive, vocabulaire des matériaux et des outils), connaissances techniques des semestres 1 à 3.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Skimming : définition, propositions relatives et mots de référence
    2. Leçon 2 — Scanning et inférence : cause et effet, synonymie, gérondif, marqueurs du discours
    3. Leçon 3 — Prédiction, mots-clés, classification et repérage des idées principales
    4. Leçon 4 — Formation des mots, étiquetage et instructions : de l’écrémage au repérage

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 %) : deux tests de compréhension écrite et un glossaire personnel de 150 termes ; examen terminal écrit de 2 h (60 %) : compréhension d’un texte technique inédit (questions de skimming et scanning, structure, vocabulaire, traduction de passages). Dictionnaire bilingue papier autorisé pour le contrôle continu uniquement.

    Bibliographie

    • E. H. Glendinning, N. Glendinning, Oxford English for Electrical and Mechanical Engineering, Oxford University Press.
    • M. Ibbotson, Cambridge English for Engineering, Cambridge University Press.
    • R. Murphy, English Grammar in Use, Cambridge University Press.
    • C. Nuttall, Teaching Reading Skills in a Foreign Language, Macmillan.
    • American Welding Society, AWS A3.0 — Standard Welding Terms and Definitions, AWS.
  • Mathématique Appliquée

    Ce cours de Mathématique appliquée (semestre 4) donne au futur technicien supérieur en chaudronnerie et construction métallique les outils mathématiques qui interviennent dans le calcul des structures, la thermique des ateliers et des appareils, la vibration des câbles et des haubans, ou le traitement de mesures de laboratoire. On y complète le calcul matriciel (diagonalisation, trigonalisation, systèmes différentiels), on introduit l’analyse numérique (interpolation, approximation, intégration approchée), on étend l’analyse aux fonctions de plusieurs variables (dérivées partielles, intégrales multiples et curvilignes, opérateurs vectoriels) et on aborde deux équations aux dérivées partielles fondamentales : l’équation de la chaleur et l’équation des ondes. Chaque notion est reliée à un problème concret : contraintes principales dans une tôle, centre de gravité d’un gousset, refroidissement d’une barre après soudage, vibration d’un hauban de pylône.

    Objectifs d’apprentissage

    • Diagonaliser ou trigonaliser une matrice carrée et en déduire ses puissances et la solution d’un système différentiel linéaire.
    • Construire un polynôme d’interpolation (Lagrange, Newton) et une droite des moindres carrés à partir de mesures.
    • Calculer une intégrale approchée par les méthodes des rectangles, des trapèzes et de Simpson et estimer l’erreur.
    • Calculer des dérivées partielles, des intégrales doubles, triples et curvilignes, et les appliquer à la mécanique (aire, centre de gravité, moment quadratique, travail).
    • Utiliser gradient, divergence et rotationnel en coordonnées cartésiennes, cylindriques et sphériques.
    • Résoudre par séparation des variables les équations de la chaleur et des ondes dans des cas simples.

    Prérequis

    Mathématiques générales de S1-S2 : calcul matriciel de base (déterminant, inverse), dérivation et intégration d’une variable, équations différentielles linéaires du premier et du second ordre, vecteurs et produit scalaire/vectoriel, trigonométrie.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Compléments de calcul matriciel : diagonalisation, trigonalisation et systèmes différentiels linéaires
    2. Leçon 2 — Analyse numérique : interpolation, approximation et intégration numérique
    3. Leçon 3 — Géométrie, trigonométrie et fonctions de plusieurs variables : dérivées partielles et intégrales multiples
    4. Leçon 4 — Calcul vectoriel et équations aux dérivées partielles : chaleur et ondes

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (interrogations écrites et devoirs de TD, 40 %) et examen terminal écrit de 2 h (60 %). Calculatrice scientifique autorisée ; un formulaire (opérateurs vectoriels, formules d’intégration numérique) est fourni.

    Bibliographie

    • E. Azoulay, J. Avignant, Mathématiques (collection en plusieurs tomes pour IUT et BTS : algèbre, analyse), Dunod.
    • J.-P. Demailly, Analyse numérique et équations différentielles, EDP Sciences.
    • E. Kreyszig, Advanced Engineering Mathematics, Wiley.
    • M. R. Spiegel, Analyse vectorielle, cours et problèmes, série Schaum, McGraw-Hill.
    • A. Quarteroni, R. Sacco, F. Saleri, Méthodes numériques : algorithmes, analyse et applications, Springer.
  • Projet Personnel

    Le Projet personnel (semestre 3) permet à chaque étudiant de concevoir, conduire et présenter un projet concret en lien avec la chaudronnerie et la construction métallique et avec son futur professionnel. Il peut s’agir d’une réalisation technique (fabriquer un chariot porte-bouteilles de soudage, un support de réservoir, un gabarit de pointage, un séchoir solaire à ossature métallique), d’une étude (dimensionnement d’un hangar de stockage d’oignons à Tahoua, étude de faisabilité d’un atelier de serrurerie dans son quartier) ou d’un projet d’insertion professionnelle (préparation d’une certification de soudeur, recherche structurée d’un stage à la SORAZ ou dans une entreprise de charpente). Le cours est un guide méthodologique : il donne les outils de la gestion de projet (cadrage, planification, budget, risques, suivi) et de la présentation écrite et orale, que l’étudiant applique à son propre projet, accompagné par un tuteur. L’autonomie, le respect des engagements et la capacité à rendre compte sont évalués autant que le résultat technique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir un projet personnel réaliste en lien avec la formation, formulé par des objectifs SMART dans une note de cadrage.
    • Planifier le projet : découpage en tâches, durées, antériorités, diagramme de Gantt, chemin critique, budget en FCFA et analyse des risques.
    • Exécuter le projet en autonomie et le suivre avec un journal de bord et des indicateurs d’avancement.
    • Appliquer les compétences techniques acquises (dessin, fabrication, calcul, qualité, sécurité) dans une réalisation concrète.
    • Présenter le projet final par un rapport écrit structuré et une soutenance orale convaincante.

    Prérequis

    Enseignements techniques des semestres 1 à 3 (dessin/DAO, technologie de fabrication, soudage, RDM de base), bureautique (traitement de texte, tableur), techniques de communication (cours CTP1351 suivi en parallèle).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Définir son projet personnel : choix du sujet, objectifs SMART et note de cadrage
    2. Leçon 2 — Planifier le projet : tâches, Gantt, budget et risques
    3. Leçon 3 — Exécuter et suivre le projet : journal de bord, indicateurs et gestion des écarts
    4. Leçon 4 — Présenter le projet final : rapport écrit et soutenance orale

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD) consacrés au suivi des projets, 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 %) portant sur les livrables intermédiaires (note de cadrage, planning et budget, journal de bord, revue à mi-parcours) ; évaluation terminale (60 %) : rapport écrit (30 %) et soutenance orale avec démonstration ou maquette (30 %), devant un jury d’au moins deux enseignants.

    Bibliographie

    • J.-L. G. Muller, Management de projet, AFNOR Éditions.
    • H.-P. Maders, Conduire une équipe projet, Éditions d’Organisation / Eyrolles.
    • PMI, Guide du corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK), Project Management Institute.
    • M. Beaud, L’art de la thèse, La Découverte (méthodologie de la rédaction, applicable au rapport).
    • NF X50-115 / ISO 21500, Lignes directrices sur le management de projet, AFNOR / ISO.
  • Techniques de Communication

    Le cours Techniques de communication (semestre 3) prépare le futur technicien supérieur en chaudronnerie et construction métallique à communiquer efficacement dans son environnement professionnel : atelier, bureau d’études, chantier, relation client et fournisseurs. Un chef d’atelier à Niamey passe une grande partie de sa journée à communiquer : transmettre des consignes de fabrication, rédiger un rapport de contrôle ou un compte rendu de chantier, relancer un fournisseur de tôles importées, présenter un devis à un client, animer le « quart d’heure sécurité » ou une réunion de coordination avec le bureau de contrôle. Une erreur de communication coûte aussi cher qu’une erreur de cote : pièce refaite, délai dépassé, accident. Le cours aborde successivement les fondements de la communication, la rédaction professionnelle et technique (rapports, courriels, supports de présentation), l’expression orale et la communication non verbale, puis la conduite de réunions et de présentations.

    Objectifs d’apprentissage

    • Analyser une situation de communication (émetteur, récepteur, message, canal, contexte, objectif) et adapter son message au public.
    • Rédiger des écrits professionnels clairs et structurés : courriel, lettre, note, compte rendu, rapport technique.
    • Maîtriser les techniques d’expression orale et les signaux de la communication non verbale.
    • Pratiquer l’écoute active, la reformulation et le questionnement.
    • Préparer, animer et conclure une réunion professionnelle ; concevoir et présenter un exposé avec support visuel.

    Prérequis

    Maîtrise du français écrit et oral de niveau baccalauréat, bases de bureautique (traitement de texte, logiciel de présentation), connaissance générale des activités d’un atelier de construction métallique.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements de la communication professionnelle et adaptation au public
    2. Leçon 2 — Techniques de rédaction professionnelle : courriels, rapports et supports écrits
    3. Leçon 3 — Expression orale, écoute active et communication non verbale
    4. Leçon 4 — Gestion des réunions et des présentations orales

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 %) comprenant une production écrite (rapport ou compte rendu) et un exposé oral de 10 minutes filmé et analysé en TD ; examen terminal écrit de 2 h (60 %) sur cas pratique (rédaction d’un courriel et d’un compte rendu à partir d’un dossier).

    Bibliographie

    • M. Grevisse et A. Goosse, Le Bon Usage, De Boeck-Duculot (référence de grammaire pour la correction de l’écrit).
    • D. Anzieu et J.-Y. Martin, La dynamique des groupes restreints, PUF.
    • R. Mucchielli, La conduite des réunions, ESF éditeur.
    • P. Watzlawick, J. Helmick Beavin, D. D. Jackson, Une logique de la communication, Seuil (Points).
    • F. Vanoye, Expression, communication, Armand Colin.
  • Technologie Professionnelle des Ouvrages Métalliques

    Ce cours de technologie professionnelle présente les principaux éléments de la charpente métallique et l’emploi des tubes en chaudronnerie et construction métallique. Il décrit, pour chaque élément, sa fonction, ses dispositions constructives, les profilés utilisés, les assemblages et les erreurs à éviter, en s’appuyant sur les bâtiments courants au Niger : hangars de stockage agricoles, entrepôts, ateliers, halls industriels à sheds, mezzanines, bâtiments administratifs à ossature acier. Les calculs présentés (efforts dans les barres de fermes, contreventements, pannes, solives, escaliers) sont des pré-dimensionnements destinés à comprendre le fonctionnement des ouvrages ; les vérifications réglementaires relèvent de l’Eurocode 3 (ou des règles CM66 encore rencontrées) et sont approfondies dans les cours de calcul des structures.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les types de fermes et leurs appuis, et calculer les efforts dans une ferme simple.
    • Expliquer le rôle des contreventements et des portiques dans la stabilité d’un bâtiment.
    • Décrire les pans de clôture, pans de fer, ossatures de planchers, couvertures et sheds.
    • Pré-dimensionner une panne et une solive (résistance et flèche).
    • Concevoir un escalier métallique et justifier l’emploi des tubes et de leurs assemblages.

    Prérequis

    Statique et RDM de base (équilibre, flexion, flambement), lecture de plans de construction métallique, désignation des profilés.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les fermes : principaux types et appuis de ferme
    2. Leçon 2 — Contreventements des combles et portiques
    3. Leçon 3 — Pans de clôture et pans de fer, ossature des planchers, couvertures métalliques et sheds
    4. Leçon 4 — Escaliers métalliques et tubes en chaudronnerie et construction métallique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, TD, dossier « relevé et description d’un hangar métallique existant », ≈ 40 %) et examen terminal écrit (≈ 60 %).

    Bibliographie

    • M. Hirt, R. Bez, A. Nussbaumer, Construction métallique : notions fondamentales et méthodes de dimensionnement (Traité de Génie Civil, vol. 10), PPUR.
    • J. Morel, Calcul des structures métalliques selon l’Eurocode 3, Eyrolles.
    • CTICM / APK, Construire en acier et Mémotech Structures métalliques.
    • J. Wardenier et coll., Guides de conception CIDECT pour profils creux, CIDECT.
    • NF EN 1993-1-1 et NF EN 1090-2 (exécution des structures en acier).
  • Conception des Tuyauteries Industrielles

    Ce cours prépare le technicien supérieur à concevoir une tuyauterie industrielle à partir d’un cahier des charges et à décrire les opérations de sa fabrication, de la préfabrication des tronçons (spools) en atelier jusqu’à l’épreuve sur site. Il présente successivement les tubes, canalisations et accessoires de jonction, les brides (formes, montage, étanchéité, normes), les chaudières, réservoirs et ballons avec leurs constituants, puis les installations de tuyauterie et leur représentation en dessin isométrique. Les exemples sont tirés d’installations du Niger et de la sous-région : réseau vapeur d’une huilerie de Maradi, stockage de gasoil d’un dépôt pétrolier, installations de la raffinerie SORAZ, adduction d’eau et stations de pompage. Les références normatives (ASME B31.3, NF EN 13480, EN 1092-1, ASME B16.5, API 650, EN 13445) sont présentées dans leurs principes ; les valeurs numériques sont indicatives et doivent être vérifiées dans l’édition en vigueur des normes.

    Objectifs d’apprentissage

    • Choisir un tube (matériau, diamètre, épaisseur, schedule) et ses accessoires à partir des données de service.
    • Sélectionner une bride, sa face et son joint, et décrire un montage-serrage correct.
    • Décrire les types de chaudières, réservoirs et ballons et identifier leurs constituants.
    • Réaliser les calculs simples de pré-dimensionnement (épaisseur, vitesse, dilatation, volume).
    • Lire et établir un dessin isométrique coté avec nomenclature et calculer les longueurs de coupe.

    Prérequis

    Dessin technique, notions de mécanique des fluides (débit, pression) et de RDM (contrainte admissible), procédés de soudage.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Tubes, canalisations et accessoires de jonction : du cahier des charges à la chaîne de fabrication
    2. Leçon 2 — Les brides : formes, montage, étanchéité et normes
    3. Leçon 3 — Chaudières, réservoirs et ballons : types et constituants
    4. Leçon 4 — Installations de tuyauterie et dessin isométrique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, TD, dossier « isométrique d’une ligne avec nomenclature », ≈ 40 %) et examen terminal écrit (≈ 60 %).

    Bibliographie

    • ASME B31.3, Process Piping, et NF EN 13480, Tuyauteries industrielles métalliques.
    • M. L. Nayyar, Piping Handbook, McGraw-Hill.
    • R. Weaver, Process Piping Drafting, Gulf Publishing.
    • API 650, Welded Tanks for Oil Storage ; NF EN 13445, Récipients sous pression non soumis à la flamme.
    • J.-P. Trotignon et coll., Mémotech Chaudronnerie, Casteilla.
  • Stabilité et Mécanique des Structures

    Ce cours de Stabilité et Mécanique des Structures prolonge la résistance des matériaux de S1-S2. Limité aux poutres droites à section circulaire ou rectangulaire, il apprend à identifier les sollicitations composées (flexion et torsion, flexion déviée), à calculer les contraintes normales et tangentielles, à les combiner par les critères de Tresca et de von Mises, puis à dimensionner. Il aborde ensuite les systèmes hyperstatiques simples, les bases de l’élasticité (loi de Hooke généralisée, équations d’équilibre, conditions aux limites) et l’introduction à la méthode des éléments finis nécessaire pour utiliser un logiciel de calcul, les techniques expérimentales (jauges de déformation, photoélasticité) et enfin le flambement d’Euler. Les applications portent sur des ouvrages rencontrés au Niger : arbres d’agitateurs et de convoyeurs, consoles et poutres de mezzanine, poteaux de hangars, pieds de réservoirs surélevés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Établir le torseur des efforts intérieurs d’une poutre et les contraintes dans une section droite.
    • Calculer une contrainte équivalente (Tresca, von Mises) et dimensionner en régime élastique.
    • Résoudre une poutre hyperstatique de degré 1 par superposition et compatibilité des déplacements.
    • Appliquer la loi de Hooke généralisée et comprendre le principe d’un calcul par éléments finis.
    • Mesurer des déformations par jauges et interpréter une mesure de photoélasticité.
    • Calculer la charge critique d’Euler et vérifier le domaine de validité par l’élancement.

    Prérequis

    Statique (équilibre, torseurs), RDM de base (traction, flexion simple, moments quadratiques), dérivées et intégrales simples.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Sollicitations composées : flexion, torsion, flexion déviée et critères de Tresca et von Mises
    2. Leçon 2 — Systèmes hyperstatiques : définition et méthodes simples de résolution
    3. Leçon 3 — Éléments d’élasticité, introduction aux éléments finis et mesure des déformations
    4. Leçon 4 — Flambement : charge critique d’Euler et TP de synthèse

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP, 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, TD notés, comptes rendus des TP guidés « jauges » et « flambement », ≈ 40 %) et examen terminal écrit (≈ 60 %).

    Bibliographie

    • J.-C. Doubrère, Résistance des matériaux, Eyrolles.
    • S. Timoshenko, J. Goodier, Theory of Elasticity, McGraw-Hill.
    • J.-L. Fanchon, Guide de mécanique, Nathan.
    • J.-F. Imbert, Analyse des structures par éléments finis, Cépaduès.
    • NF EN 1993-1-1 (Eurocode 3), calcul des structures en acier — règles générales.
  • Analyse Fonctionnelle et de Fabrication (Organisation Opérationnelle de la Production)

    Ce cours donne au futur technicien supérieur de chaudronnerie et construction métallique les outils de l’organisation opérationnelle de la production : comprendre le système productif de son atelier, l’implanter rationnellement, planifier et ordonnancer les fabrications, et gérer les stocks de matières (tôles, profilés, consommables de soudage). Les méthodes sont présentées sur des cas d’ateliers nigériens : atelier de serrurerie de Niamey fabriquant portails et grilles à la commande, entreprise de charpente réalisant des hangars pour l’agro-industrie, atelier de maintenance d’une usine ou d’une mine. Toutes les méthodes quantitatives (îlots de King, chaînons, Johnson, PERT, Wilson, ABC) sont appliquées sur des exercices corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la gestion de production, ses objectifs (coût, qualité, délai) et ses niveaux de décision.
    • Classer un système productif et identifier ses problèmes de gestion et ses outils.
    • Rechercher des îlots de fabrication indépendants et implanter un atelier par la méthode des chaînons.
    • Ordonnancer un atelier (règles de priorité, algorithme de Johnson) et un projet (GANTT, PERT, chemin critique).
    • Codifier, classer (ABC) et suivre un stock ; calculer quantité économique, point de commande et effet d’une remise.

    Prérequis

    Notions de calcul algébrique et de statistiques descriptives, connaissance des procédés de fabrication de chaudronnerie (découpage, formage, soudage, finition) vus en S1-S2.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la gestion de production et typologie des systèmes productifs
    2. Leçon 2 — Pilotage d’un atelier : îlots indépendants, implantation et méthode des chaînons
    3. Leçon 3 — Planification et ordonnancement : ateliers, projets (GANTT, PERT) et lots
    4. Leçon 4 — Gestion des stocks : codification, suivi, réapprovisionnement et quantité économique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, études de cas en TD, mini-projet d’implantation ou de planification d’un ouvrage, ≈ 40 %) et examen terminal écrit (≈ 60 %).

    Bibliographie

    • A. Courtois, C. Martin-Bonnefous, M. Pillet, Gestion de production, Éditions d’Organisation / Eyrolles.
    • V. Giard, Gestion de la production et des flux, Economica.
    • J. Bénichou, R. Malhiet, Pratique de la gestion de production, Dunod.
    • J. R. King, « Machine-component grouping in production flow analysis: an approach using a rank order clustering algorithm », International Journal of Production Research, 1980.
    • S. M. Johnson, « Optimal two- and three-stage production schedules with setup times included », Naval Research Logistics Quarterly, 1954.
  • Chaudronnerie et Construction Métallique

    Ce cours de Chaudronnerie et Construction Métallique (S3, UE2) apprend à lire, établir et vérifier les plans des ouvrages de serrurerie et de construction métallique que réalisent au quotidien les ateliers de Niamey, Maradi ou Zinder : grilles de défense, garde-corps, balcons, hottes, marquises, huisseries, châssis et escaliers. Il s’appuie sur les normes de dessin technique (formats, traits, vues, cotation, symbolisation des soudures ISO 2553) et sur la représentation normalisée des profilés du commerce (IPE, HEA, UPN, cornières, tubes, fers plats), avant d’étudier ouvrage par ouvrage les règles de conception, les dimensions usuelles et les points de sécurité.

    Objectifs d’apprentissage

    • Appliquer les normes de représentation (formats, échelles, traits, vues, coupes, cotation, nomenclature) à un plan d’ouvrage métallique.
    • Désigner et représenter correctement les profilés, tubes et produits plats, et calculer leur masse linéique.
    • Concevoir et dessiner des défenses de baie et de soupirail, garde-corps, balcons, hottes et grilles conformes aux règles de sécurité usuelles.
    • Décrire et représenter marquises, couvertures de courette, huisseries, bâtis et contre-bâtis, châssis.
    • Dimensionner géométriquement un escalier métallique (loi de Blondel, reculement, limon) et en établir le plan.
    • Établir un métré et une estimation de masse pour préparer le débit et le devis.

    Prérequis

    Dessin technique de S1-S2 (projections orthogonales, cotation de base), notions de trigonométrie et de calcul de surfaces et volumes, connaissance des principaux procédés de soudage et d’assemblage vus en atelier.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Normes de représentation des ouvrages métalliques
    2. Leçon 2 — Représentation normalisée des profilés et produits sidérurgiques
    3. Leçon 3 — Défenses de baie et de soupirail, balcons, garde-corps, hottes et grilles
    4. Leçon 4 — Marquises, courettes, huisseries, bâtis et contre-bâtis, châssis et escaliers

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP, 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, dossiers de dessin rendus en TD, ≈ 40 %) et examen terminal écrit comprenant lecture de plan, croquis coté et calculs de métré (≈ 60 %).

    Bibliographie

    • A. Chevalier, Guide du dessinateur industriel, Hachette Technique.
    • J. Morel, Calcul des structures métalliques selon l’Eurocode 3, Eyrolles.
    • OTUA / APK, Mémotech Structures métalliques (et catalogues de profilés ArcelorMittal).
    • NF EN ISO 2553 (représentation symbolique des soudures) et NF P01-012 (garde-corps : dimensions de sécurité).
    • C. Hazard et coll., Mémotech Productique, conception et dessin, Casteilla.
  • Serrurerie Métallique

    La serrurerie métallique (portes, portails, grilles de défense, clôtures, locaux techniques) représente une part importante de l’activité des ateliers de Niamey, Maradi ou Zinder. Le serrurier-métallier ne se contente pas de fabriquer le vantail : il doit choisir, commander, intégrer et poser la serrure et ses accessoires (cylindre, béquilles, gâche), en respectant la sécurité des biens et des personnes. Ce cours présente la terminologie des serrures, leur typologie (mode de pose, fonction, mécanisme), leur désignation normalisée (main, axe, entraxe, têtière, cylindre, classes de performance) et l’étude détaillée de quelques serrures courantes, jusqu’à leur installation sur des menuiseries en tube et en tôle, et leur entretien en climat chaud et poussiéreux.

    Objectifs d’apprentissage

    • Nommer et décrire les organes d’une serrure et de ses accessoires.
    • Classer les serrures selon leur mode de pose, leur fonction et leur mécanisme.
    • Déterminer la main d’une porte et établir la désignation complète d’une serrure pour la commander.
    • Expliquer le fonctionnement des serrures à gorges, à cylindre, multipoints, antipanique et électromagnétiques.
    • Préparer, poser et régler une serrure sur une porte ou un portail métallique, et en assurer la maintenance.

    Prérequis

    Lecture de plans de menuiserie métallique, notions de traçage, perçage, taraudage et soudage (S1-S2).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Terminologie des serrures et des organes de condamnation
    2. Leçon 2 — Typologie des serrures
    3. Leçon 3 — Désignation, normalisation et choix des serrures
    4. Leçon 4 — Étude de quelques serrures et installation sur menuiseries métalliques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 10 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (40 %) : quiz, fiches de désignation, étude d’intégration d’une serrure dans un portail (plan de détail). Examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • NF EN 12209, Quincaillerie pour le bâtiment — Serrures et gâches — Serrures mécaniques et gâches — Exigences et méthodes d’essai.
    • NF EN 1303, Quincaillerie pour le bâtiment — Cylindres pour serrures — Exigences et méthodes d’essai ; NF EN 179 et NF EN 1125 (fermetures d’urgence et antipanique).
    • Tobias M. W., Locks, Safes and Security: An International Police Reference, Charles C. Thomas.
    • Collectif, La serrurerie — Métallerie, collection de l’OPPBTP / guides techniques de la métallerie.
    • Catalogues techniques des fabricants de serrures et de cylindres (fiches de dimensions et de montage).