École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 3

  • Logistique internationale 3

    Ce cours de S6 (UE3 « Logistique internationale », 4 crédits) clôt la série commencée en S3 (acteurs, Incoterms, documents, corridors) et poursuivie en S4 (cotation du fret maritime et aérien, dédouanement, paiement et assurance). Il se place au niveau du responsable logistique qui doit concevoir et piloter une chaîne d’approvisionnement internationale : choisir une source d’approvisionnement sur la base du coût total rendu, dimensionner les moyens sur un corridor, maîtriser les risques et la conformité (origine, statut d’opérateur économique agréé, facilitation des échanges) et piloter la performance, notamment dans la logistique humanitaire très présente au Niger (PAM, UNICEF, ONG).

    Les leçons combinent apports conceptuels, méthodes quantitatives (coût rendu, stock de sécurité sous délai incertain, dimensionnement de flotte, centre de gravité, criticité des risques, point de commande, OTIF) et études de cas nigériennes. Les chiffres utilisés sont réalistes mais indicatifs.

    Objectifs d’apprentissage

    • Comparer des options d’approvisionnement international par le coût total rendu (landed cost) et le délai.
    • Mesurer la performance d’un corridor et dimensionner une flotte ou un stock de sécurité en tenant compte de la variabilité des délais.
    • Connaître les instruments de facilitation des échanges (TRIE, postes de contrôle juxtaposés, guichets uniques, OEA, Accord de l’OMC sur la facilitation des échanges).
    • Appliquer les règles d’origine CEDEAO et construire une cartographie des risques d’une chaîne internationale.
    • Organiser une chaîne logistique humanitaire internationale et la piloter par des indicateurs.

    Prérequis

    Logistique internationale S3 et S4 ; gestion des stocks ; notions de statistiques (moyenne, écart-type).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Stratégie d’approvisionnement international et coût total rendu
    2. Leçon 2 — Performance des corridors et facilitation des échanges
    3. Leçon 3 — Risques, conformité et règles d’origine
    4. Leçon 4 — Logistique humanitaire internationale et pilotage de la performance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 27 h de CM, 13 h de TD, 0 h de TP, 40 h de TPE (80 h, 4 crédits). Contrôle continu (quiz, études de cas en TD, mini-dossier : analyse d’une chaîne d’importation réelle d’une entreprise ou d’une ONG de Niamey) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Martin Christopher, Logistics and Supply Chain Management, Pearson (FT Prentice Hall).
    • Sunil Chopra et Peter Meindl, Supply Chain Management : Strategy, Planning, and Operation, Pearson.
    • Alan E. Branch, Global Supply Chain Management and International Logistics, Routledge.
    • Banque mondiale, Connecting to Compete : Trade Logistics in the Global Economy (rapports sur l’indice de performance logistique, LPI).
    • Logistics Cluster (Programme alimentaire mondial), Logistics Operational Guide (guide en ligne) ; Organisation mondiale du commerce, Accord sur la facilitation des échanges (2017).
  • Contrôle budgétaire

    Le contrôle budgétaire est l’outil par lequel une entreprise traduit sa stratégie en objectifs chiffrés (les budgets), puis compare régulièrement les réalisations aux prévisions afin d’identifier les écarts, d’en rechercher les causes et d’engager des actions correctives. Dans une entreprise de transport, de transit ou d’entreposage au Niger, où le carburant, les pneumatiques, la maintenance et les délais aux corridors pèsent lourdement sur la rentabilité, la maîtrise budgétaire conditionne la survie de l’activité. Ce cours de l’UE « Outils de gestion » (S6) présente la démarche budgétaire complète : prévision des ventes, budgets d’exploitation et de trésorerie, coûts standards, calcul et interprétation des écarts, tableau de bord.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer la démarche de gestion budgétaire (prévision, budgétisation, contrôle) et la hiérarchie des budgets.
    • Établir un budget des ventes à l’aide de la méthode des moindres carrés et des coefficients saisonniers.
    • Construire un budget des approvisionnements (modèle de Wilson, point de commande) et un budget de trésorerie mensuel.
    • Calculer et interpréter les écarts sur charges directes (quantité/prix, temps/taux).
    • Décomposer l’écart sur charges indirectes (budget, activité, rendement) et l’écart sur chiffre d’affaires.
    • Concevoir un tableau de bord de suivi budgétaire pour une activité logistique.

    Prérequis

    Comptabilité générale (SYSCOHADA), comptabilité analytique (coûts complets, charges fixes et variables), notions de statistiques descriptives et de gestion des stocks.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Démarche budgétaire et budget des ventes
    2. Leçon 2 — Budgets d’exploitation, des approvisionnements et de trésorerie
    3. Leçon 3 — Coûts préétablis et analyse des écarts sur charges directes
    4. Leçon 4 — Écarts sur charges indirectes, écarts sur chiffre d’affaires et tableau de bord

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE), soit 60 h pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, quiz en ligne, devoir sur table portant sur un budget de trésorerie et une analyse d’écarts) et examen terminal écrit (cas de synthèse).

    Bibliographie

    • Alazard C. et Sépari S., Contrôle de gestion — Manuel et applications, Dunod (collection DCG 11).
    • Gervais M., Contrôle de gestion, Economica.
    • Doriath B., Contrôle de gestion en 20 fiches, Dunod.
    • Löning H. et al., Le contrôle de gestion : organisation, outils et pratiques, Dunod.
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (SYSCOHADA révisé), 2017.
  • Techniques de négociation

    Le logisticien négocie en permanence : tarifs de fret avec les transporteurs sur le corridor Cotonou–Niamey, honoraires avec les transitaires, délais avec les fournisseurs, franchises de surestaries avec les armateurs, conditions de paiement avec les clients, affectation des moyens avec sa hiérarchie, conflits avec les chauffeurs ou les riverains. Ce cours de S6 (UE1 « Communication ») approfondit les techniques de vente et de négociation vues en S3/S4 en se concentrant sur la négociation professionnelle d’accords complexes : préparation rigoureuse (alternatives, prix de réserve, zone d’accord), conduite de l’entretien, tactiques et concessions, négociation des contrats de transport et de logistique, gestion des situations difficiles et formalisation de l’accord.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer négociation distributive et intégrative et identifier les enjeux, intérêts et positions des parties.
    • Préparer une négociation : objectifs, MESORE (BATNA), prix de réserve, zone d’accord possible (ZAP), grille de préparation chiffrée.
    • Conduire les phases de l’entretien et utiliser questionnement, écoute active, argumentation et concessions conditionnelles.
    • Négocier les clauses clés d’un contrat de transport ou de prestation logistique (prix, volumes, délais, pénalités, surestaries, paiement).
    • Gérer tactiques déloyales, blocages et conflits ; rédiger un protocole d’accord et évaluer la négociation.

    Prérequis

    Techniques de vente et de négociation (S3/S4), techniques d’expression, droit et réglementation des transports, notions de coût de revient du transport.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements et préparation de la négociation
    2. Leçon 2 — Conduite de l’entretien : communication, argumentation, concessions et tactiques
    3. Leçon 3 — Négocier dans le transport et la logistique : tarifs, contrats et partenaires
    4. Leçon 4 — Situations difficiles, conflits et conclusion de l’accord

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de travail personnel (TPE), soit 60 h pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (grilles de préparation, jeux de rôle filmés et débriefés, étude de cas) et examen terminal écrit (cas de négociation avec calculs de zone d’accord et analyse tactique).

    Bibliographie

    • Fisher R., Ury W., Patton B., Comment réussir une négociation (Getting to Yes), Seuil.
    • Dupont C., La négociation : conduite, théorie, applications, Dalloz.
    • Lax D. A., Sebenius J. K., The Manager as Negotiator, Free Press.
    • Ury W., Comment négocier avec les gens difficiles (Getting Past No), Seuil.
    • Acte uniforme OHADA relatif aux contrats de transport de marchandises par route.
  • Communication institutionnelle

    La communication institutionnelle regroupe l’ensemble des actions par lesquelles une organisation se présente, explique ses missions et ses valeurs et construit sa réputation auprès de ses publics : autorités, partenaires, clients, salariés, riverains, médias. Dans le secteur des transports et de la logistique au Niger, elle est omniprésente : une société de transport qui veut rassurer ses clients après un accident, un port sec qui s’implante, un organisme comme le CNUT qui défend les intérêts des chargeurs, une agence humanitaire qui rend compte de ses distributions, une école comme EPI-NIGER qui présente ses formations. Ce cours (S6, UE1 « Communication ») donne aux futurs cadres logisticiens les méthodes pour concevoir un plan de communication, produire des supports institutionnels et gérer la communication en situation de crise.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer communication institutionnelle, commerciale, interne et de crise ; définir identité, image et réputation.
    • Identifier et hiérarchiser les publics (parties prenantes) d’une organisation logistique.
    • Élaborer un plan de communication : diagnostic, objectifs, cibles, messages, moyens, budget, calendrier, évaluation.
    • Rédiger des supports institutionnels : communiqué de presse, note interne, présentation d’entreprise, publication sur les réseaux sociaux.
    • Préparer et conduire la communication d’une crise ; mesurer l’efficacité des actions.

    Prérequis

    Techniques d’expression écrite et orale (S1–S4), management de la logistique, notions de marketing.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements de la communication institutionnelle : identité, image et publics
    2. Leçon 2 — Élaborer un plan de communication institutionnelle
    3. Leçon 3 — Outils et supports : relations presse, événementiel, digital et communication interne
    4. Leçon 4 — Communication de crise, responsabilité sociétale et évaluation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE), soit 40 h pour 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (rédaction d’un communiqué de presse, simulation de point presse, dossier « plan de communication » d’une entreprise logistique) et examen terminal (étude de cas).

    Bibliographie

    • Libaert T., Le plan de communication : définir et organiser votre stratégie de communication, Dunod.
    • Libaert T., La communication de crise, Dunod.
    • Westphalen M.-H., Libaert T., Communicator : toutes les techniques de la communication, Dunod.
    • Grunig J. E., Hunt T., Managing Public Relations, Holt, Rinehart and Winston.
  • Système d’information logistique

    La logistique est autant un flux d’informations qu’un flux physique : une marchandise ne peut être expédiée, dédouanée, stockée ou livrée efficacement que si l’information correcte (commande, référence, quantité, localisation, statut douanier, position du camion) est disponible au bon moment. Ce cours (S5, UE5 « Outils de base ») présente les systèmes d’information logistique (SIL) : leurs données et leurs flux, les technologies d’identification et de traçabilité, les progiciels (ERP, WMS, TMS), les échanges électroniques avec les partenaires et la douane (SYDONIA), ainsi que la conduite d’un projet SI et le pilotage par indicateurs. Les exemples sont tirés d’entreprises et d’organisations opérant au Niger : transitaires, distributeurs, entrepôts humanitaires, transporteurs routiers.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir un système d’information logistique, ses composantes et ses niveaux de décision.
    • Expliquer et utiliser les standards d’identification (codes-barres GS1, SSCC, QR code, RFID) ; calculer une clé de contrôle EAN-13.
    • Décrire les fonctions des progiciels ERP, WMS, TMS et des outils de géolocalisation, et le rôle de l’EDI et de SYDONIA.
    • Conduire les étapes d’un projet SI logistique : expression des besoins, choix d’une solution, déploiement, conduite du changement.
    • Construire des indicateurs et un tableau de bord ; évaluer la rentabilité d’un projet SI et identifier les risques de sécurité.

    Prérequis

    Logiciels bureautiques (S2–S4, notamment tableur), gestion des stocks, management de la logistique, notions de transit.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements du système d’information logistique
    2. Leçon 2 — Identification automatique et traçabilité
    3. Leçon 3 — Progiciels logistiques et échanges électroniques : ERP, WMS, TMS, EDI et SYDONIA
    4. Leçon 4 — Projet SI logistique, indicateurs et sécurité des données

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de travail personnel (TPE), soit 60 h pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD sur tableur : tableau de bord, calculs de codes et d’indicateurs ; étude de cas de choix de progiciel) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Laudon K., Laudon J., Management des systèmes d’information, Pearson.
    • Reix R., Fallery B., Kalika M., Rowe F., Systèmes d’information et management des organisations, Vuibert.
    • Pimor Y., Fender M., Logistique : production, distribution, soutien, Dunod.
    • GS1, GS1 General Specifications (standards d’identification, www.gs1.org).
    • CNUCED, documentation du système douanier automatisé SYDONIA / ASYCUDA (www.asycuda.org).
  • Anglais des affaires

    Dans le transport et la logistique, l’anglais est la langue de travail des armateurs, des compagnies aériennes, des organisations internationales (PAM, UNICEF, HCR), des fournisseurs asiatiques et des partenaires nigérians et ghanéens. Un agent de transit à Niamey reçoit des connaissements (bills of lading) en anglais, correspond avec des chargeurs de Lagos ou de Shanghai et participe à des réunions de coordination logistique humanitaire tenues en anglais. Ce cours d’anglais des affaires (S5, UE5 « Outils de base ») vise une maîtrise opérationnelle de l’anglais professionnel appliqué au transport, au commerce international et à la logistique, à l’écrit comme à l’oral.

    Objectifs d’apprentissage

    • Présenter une entreprise, un service et un poste de travail en anglais, avec le vocabulaire de la logistique.
    • Rédiger les courriers et courriels d’affaires courants : demande de renseignements, offre de prix, commande, réclamation.
    • Comprendre et utiliser en anglais les documents du commerce international (facture, liste de colisage, connaissement, lettre de crédit) et les Incoterms 2020.
    • Conduire un appel téléphonique, participer à une réunion et faire une courte présentation professionnelle.
    • Employer les expressions clés de la négociation et du suivi d’expédition.

    Prérequis

    Anglais général de niveau intermédiaire (langue vivante S1–S4), notions de commerce international et de transit.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — The logistics company: presenting organisations, jobs and key vocabulary
    2. Leçon 2 — Business correspondence: enquiries, quotations, orders and complaints
    3. Leçon 3 — International trade documents and Incoterms in English
    4. Leçon 4 — Oral communication: telephone, meetings, presentations and negotiation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE), soit 40 h pour 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (rédaction de courriels, jeux de rôle téléphoniques, quiz de vocabulaire) et examen terminal (compréhension d’un document commercial, traduction, rédaction d’une lettre d’affaires).

    Bibliographie

    • Murphy R., English Grammar in Use, Cambridge University Press.
    • Mascull B., Business Vocabulary in Use, Cambridge University Press.
    • Grussendorf M., English for Logistics, Oxford University Press (collection Express Series).
    • ICC (Chambre de commerce internationale), Incoterms® 2020, publication officielle bilingue.
  • Techniques du commerce international 2

    Le cours de Techniques du commerce international (partie 2) fait suite au module du S2 (acteurs, Incoterms 2020, documents commerciaux, liquidation simple des droits). Au S5, l’étudiant de Licence Professionnelle en Transport Logistique apprend à sécuriser, financer, dédouaner et piloter une opération complète d’import-export pour une entreprise nigérienne : choix et coût des techniques de paiement (remise et crédit documentaires), couverture des risques de change, de crédit et de transport, maîtrise de la valeur en douane, de l’origine et des régimes douaniers économiques, puis montage d’une opération de bout en bout depuis un port asiatique ou européen jusqu’à un magasin de Niamey.

    Objectifs d’apprentissage

    • Choisir la technique de paiement adaptée au niveau de risque et en calculer le coût (crédit documentaire, remise documentaire, escompte).
    • Identifier les risques de l’opération internationale et mettre en place les couvertures (change à terme, assurance facultés, garanties, assurance-crédit).
    • Déterminer la valeur en douane selon l’Accord de l’OMC, apprécier l’origine communautaire et choisir un régime douanier (transit TRIE, entrepôt, admission temporaire).
    • Comparer des offres fournisseurs sur la base d’un coût de revient rendu magasin en FCFA.
    • Monter et planifier une opération complète d’importation ou d’exportation, avec son financement et son tableau de suivi.

    Prérequis

    Techniques du commerce international (S2) : Incoterms 2020, documents commerciaux, calcul CIF et liquidation simple ; notions de comptabilité générale SYSCOHADA et de mathématiques financières (intérêts simples).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les techniques de paiement internationales
    2. Leçon 2 — Les risques de l’opération internationale et leur couverture
    3. Leçon 3 — Valeur, origine et régimes douaniers
    4. Leçon 4 — Financement, comparaison d’offres et montage d’une opération complète

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 40 h de cours magistral (CM), 20 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 60 h de travail personnel (TPE), soit 120 h pour 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, TD notés, dossier de montage d’une opération réelle d’une entreprise de Niamey) et examen terminal écrit (étude de cas chiffrée).

    Bibliographie

    • Chambre de commerce internationale, Règles et usances uniformes relatives aux crédits documentaires (RUU 600), publication ICC n° 600, 2007.
    • Chambre de commerce internationale, Règles uniformes relatives aux encaissements (RUE 522), publication ICC n° 522.
    • Chambre de commerce internationale, Incoterms® 2020, publication ICC n° 723.
    • Ghislaine Legrand et Hubert Martini, Commerce international, Dunod.
    • Organisation mondiale du commerce, Accord sur la mise en œuvre de l’article VII du GATT de 1994 (Accord sur l’évaluation en douane) ; UEMOA, Code des douanes communautaire et Tarif extérieur commun.
  • Géographie des transports

    La géographie des transports étudie l’organisation spatiale des réseaux, des nœuds et des flux de transport, et leurs relations avec les territoires. Pour un futur logisticien nigérien, elle répond à des questions très concrètes : par quel port et quel corridor faire passer une importation ? Pourquoi Maradi commerce-t-elle davantage avec Kano qu’avec Niamey ? Quels territoires sont enclavés et comment les desservir en saison des pluies ? Le cours (S5, UE3 « Système logistique ») fournit les concepts et outils d’analyse spatiale (distance, réseau, accessibilité, modèles d’interaction), une lecture des grands espaces mondiaux du transport, puis une étude approfondie des corridors ouest-africains et du territoire nigérien.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser les concepts de base : espace, distance (kilométrique, temps, coût), nœud, réseau, flux, accessibilité, enclavement.
    • Analyser un réseau à l’aide de la théorie des graphes (indices α, β, γ, nombre cyclomatique, indice de Shimbel) et du modèle gravitaire.
    • Décrire la géographie mondiale des transports maritimes, aériens et terrestres et la place de l’Afrique de l’Ouest.
    • Comparer les ports et corridors de desserte du Niger en coût, délai et risques.
    • Caractériser les réseaux et les flux du territoire nigérien et proposer des pistes d’aménagement logistique.

    Prérequis

    Modes et économie de transport (S1–S4), logistique internationale (S3/S4), notions de base de géographie de l’Afrique de l’Ouest et de lecture de cartes.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Concepts et outils d’analyse de la géographie des transports
    2. Leçon 2 — Les grands espaces des transports mondiaux
    3. Leçon 3 — Ports et corridors de desserte du Niger en Afrique de l’Ouest
    4. Leçon 4 — Le territoire nigérien : réseaux, flux et aménagement logistique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de travail personnel (TPE), soit 60 h pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD de cartographie et d’analyse de réseaux, dossier sur un corridor) et examen terminal écrit (questions de cours, analyse de carte ou de réseau, calculs d’indices et de coûts).

    Bibliographie

    • Rodrigue J.-P., The Geography of Transport Systems, Routledge (également disponible en ligne).
    • Mérenne É., Géographie des transports : contraintes et enjeux, Presses universitaires de Rennes.
    • Lombard J., Ninot O. (dir.), articles sur les transports en Afrique de l’Ouest publiés dans la revue Belgeo et les Cahiers d’Outre-Mer.
    • Banque mondiale, rapports sur les corridors de transport et la facilitation du commerce en Afrique de l’Ouest (publications en ligne).
    • CEDEAO, Convention relative au Transit routier inter-États des marchandises (TRIE).
  • Planification et gestion des approvisionnements

    Ce cours de Licence Professionnelle (S5, UE3 « Système logistique ») présente la fonction approvisionnement comme un maillon de pilotage de la chaîne logistique. Dans un pays enclavé comme le Niger, où la plupart des marchandises importées transitent par les ports de Cotonou, Lomé, Tema ou Abidjan puis parcourent 1 000 à 1 800 km de corridor, les délais d’approvisionnement sont longs et variables : planifier les besoins, dimensionner les stocks de sécurité et choisir les bons fournisseurs deviennent des compétences décisives pour éviter à la fois les ruptures et les surstocks coûteux. Le cours prolonge la gestion des stocks vue en S3/S4 en s’intéressant à la prévision, à la planification des besoins (MRP, DRP) et aux achats.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer la fonction approvisionnement dans l’entreprise et la chaîne logistique, et distinguer achat, approvisionnement et gestion des stocks.
    • Établir des prévisions de demande (moyennes mobiles, lissage exponentiel) et mesurer leur erreur.
    • Choisir et paramétrer une politique de réapprovisionnement (point de commande, recomplètement périodique) avec stock de sécurité.
    • Calculer des besoins nets par la méthode MRP / calcul des besoins nets (CBN) et comprendre la logique DRP.
    • Sélectionner et évaluer des fournisseurs (grille multicritère, coût total d’acquisition) et suivre des indicateurs de performance.

    Prérequis

    Gestion des stocks (S3/S4 : formule de Wilson, coûts de stockage), mathématiques financières et statistiques de base (moyenne, écart-type, loi normale), notions d’Incoterms 2020 et de transit.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fonction approvisionnement et prévision de la demande
    2. Leçon 2 — Politiques de réapprovisionnement et stock de sécurité
    3. Leçon 3 — Planification des besoins : PDP, MRP et DRP
    4. Leçon 4 — Achats, sélection des fournisseurs et pilotage de la performance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE), soit 60 h pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, quiz, étude de cas d’approvisionnement d’un dépôt de Niamey) et examen terminal écrit (exercices de prévision, de stock de sécurité, de CBN et d’évaluation de fournisseurs).

    Bibliographie

    • Baglin G., Bruel O., Kerbache L., Nehme J., van Delft C., Management industriel et logistique, Economica.
    • Pimor Y., Fender M., Logistique : production, distribution, soutien, Dunod.
    • Chopra S., Meindl P., Supply Chain Management: Strategy, Planning, and Operation, Pearson.
    • Courtois A., Martin-Bonnefous C., Pillet M., Gestion de production, Éditions d’Organisation / Eyrolles.
    • Code des marchés publics du Niger et textes de l’ARMP (Agence de régulation des marchés publics) pour les achats publics.
  • Système logistique

    Le cours de Système logistique (SLO3531) propose une vision d’ensemble, systémique et quantifiée, de la logistique d’une entreprise ou d’une organisation humanitaire. Il montre comment les flux physiques, d’information et financiers circulent entre fournisseurs, ports de transit, entrepôts, plateformes et clients ; comment on dimensionne et localise un réseau logistique ; comment on pilote les flux (flux poussés ou tirés, stocks de sécurité, tournées de livraison) ; enfin comment on mesure la performance, on s’appuie sur les systèmes d’information et on décide d’externaliser. Le contexte est celui du Niger, pays enclavé dont l’approvisionnement dépend des corridors Cotonou–Niamey, Lomé–Niamey et Abidjan–Ouagadougou–Niamey : délais longs et variables, coûts de transport élevés, besoin de stocks de sécurité importants, rôle majeur des acteurs humanitaires (PAM, ONG). Ce cours s’articule avec les matières de la même UE : Planification et gestion des approvisionnements, Géographie des transports.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire un système logistique, ses sous-systèmes, ses flux et ses acteurs.
    • Raisonner en coût logistique total et arbitrer entre coûts de transport, de stockage et niveau de service.
    • Choisir une structure de réseau et localiser un entrepôt (méthode du centre de gravité).
    • Dimensionner un stock de sécurité et un point de commande, construire des tournées (méthode de Clarke et Wright).
    • Calculer et interpréter les indicateurs de performance, situer le modèle SCOR et arbitrer une décision d’externalisation.

    Prérequis

    Management de la logistique et gestion des stocks (S3–S4), mathématiques générales (S3–S4), notions de statistiques (moyenne, écart-type).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le système logistique : composantes, flux, acteurs et coût logistique total
    2. Leçon 2 — La configuration du réseau logistique : entrepôts, plateformes et localisation
    3. Leçon 3 — Le pilotage des flux : flux poussés et tirés, stocks de sécurité et tournées
    4. Leçon 4 — Performance, systèmes d’information et externalisation du système logistique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE (60 h, 3 crédits). Évaluation : contrôle continu (TD notés, étude du système logistique d’une entreprise nigérienne, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Dornier P.-P., Fender M., La logistique globale et le Supply Chain Management, Éditions d’Organisation.
    • Pimor Y., Fender M., Logistique : production, distribution, soutien, Dunod.
    • Christopher M., Logistics and Supply Chain Management, Pearson.
    • Chopra S., Meindl P., Supply Chain Management: Strategy, Planning, and Operation, Pearson.
    • ASCM (APICS), SCOR — Supply Chain Operations Reference model (référentiel officiel).