École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 5 (S5)

  • Simulation d’entreprise (mise en situation de gestion)

    La simulation d’entreprise (SEN3532) est une mise en situation de gestion : par équipes, les étudiants traitent une demande réelle ou réaliste émanant d’une organisation (entreprise, administration, ONG, PME de Niamey ou de Maradi) ou d’un scénario construit par l’enseignant, et proposent une solution argumentée dans un temps et avec des moyens limités. Exemples de projets : diagnostic de l’absentéisme dans une PME industrielle, conception d’un plan de formation, refonte d’un processus de recrutement, élaboration d’un règlement intérieur, préparation d’un budget de masse salariale, dispositif d’intégration des nouveaux salariés. L’enseignant responsable des projets supervise l’ensemble : il qualifie les projets proposés par les enseignants, les affecte aux équipes et coordonne l’évaluation ; chaque projet est suivi par un enseignant encadrant qui accompagne et évalue son équipe. Ce cours fournit le guide méthodologique de la simulation et des mises en situation corrigées.

    Objectifs d’apprentissage

    • Mettre en pratique les savoirs acquis au cours de la formation (GRH, droit, gestion, communication).
    • Travailler au sein d’une équipe sous contrainte de temps et de moyens.
    • Démontrer des capacités d’initiative, d’autonomie et de responsabilité.
    • Répondre à une demande en analysant une situation et en proposant une solution adaptée, chiffrée et réaliste.
    • Présenter et défendre ses propositions à l’écrit et à l’oral.

    Prérequis

    Ensemble des enseignements des semestres 1 à 4 : gestion administrative du personnel, droit du travail, recrutement, formation, rémunération, statistiques descriptives, techniques d’expression.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes, organisation et pilotage de la simulation d’entreprise
    2. Leçon 2 — Analyser la demande et diagnostiquer la situation de gestion
    3. Leçon 3 — Travailler en équipe sous contrainte de temps et de moyens : décisions de gestion simulées
    4. Leçon 4 — Proposer une solution adaptée : livrables, soutenance et évaluation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM (cadrage et séances méthodologiques), 6 h de TD (revues de projet encadrées), 0 h de TP et 20 h de TPE (travail d’équipe) ; 2 crédits. L’évaluation est spécifique à la simulation : note collective fondée sur le rapport (40 %), la soutenance (30 %) et le suivi du travail d’équipe par l’encadrant (30 %), modulée individuellement par un coefficient de contribution ; le quiz en ligne vérifie l’appropriation de la méthode.

    Bibliographie

    • Peretti J.-M., Ressources humaines, Vuibert.
    • Mintzberg H., Structure et dynamique des organisations, Éditions d’Organisation.
    • ISO 21502:2020, Management de projets, programmes et portefeuilles — Recommandations sur le management de projet, ISO.
    • République du Niger, Code du travail (loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012) et Convention collective interprofessionnelle.
  • Management stratégique

    Ce cours de management stratégique (semestre 5, UE « Management ») fournit au futur cadre bancaire les bases conceptuelles et pratiques du management des organisations. À travers une approche pratique et participative, il présente le concept de management et les variables qui l’influencent, retrace l’évolution des théories des organisations (école classique, relations humaines, approches systémique et contingente, apports contemporains), explique les ressorts de la motivation au travail, puis détaille le processus managérial : planifier (du diagnostic stratégique aux objectifs opérationnels), organiser (structures, délégation), commander (leadership, communication), décider (méthodes et critères de décision) et contrôler (indicateurs, écarts, actions correctives). Les illustrations sont tirées d’organisations nigériennes : banques commerciales de Niamey, systèmes financiers décentralisés, compagnies d’assurance, PME clientes. L’objectif est de développer un véritable esprit managérial chez des étudiants appelés à diriger une équipe ou une agence.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir le management, ses fonctions et ses niveaux, et identifier les variables internes et externes qui l’influencent.
    • Situer les principales écoles de la théorie des organisations et en tirer des enseignements pour la gestion d’une banque.
    • Expliquer et appliquer les grandes théories de la motivation au travail (Maslow, Herzberg, McGregor, Vroom).
    • Conduire un diagnostic stratégique simple (PESTEL, SWOT) et décliner des objectifs SMART ; choisir une structure adaptée.
    • Choisir un style de commandement, appliquer une méthode de prise de décision et des critères de décision en incertitude.
    • Mettre en place un contrôle par indicateurs et analyser des écarts budgétaires.

    Prérequis

    Économie et organisation des entreprises (L1-L2) ; notions de gestion bancaire et de comptabilité générale.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction au management des organisations : concept, fonctions et variables d’influence
    2. Leçon 2 — La théorie des organisations et la motivation au travail
    3. Leçon 3 — La pratique du management (1) : la planification stratégique et l’organisation
    4. Leçon 4 — La pratique du management (2) : le commandement, la prise de décision et le contrôle

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 13 h de cours magistral, 7 h de travaux dirigés (études de cas, mises en situation), 20 h de travail personnel ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (étude de cas en groupe et exposé, 40 %) et examen terminal écrit (60 %) comportant questions de cours et cas pratique.

    Bibliographie

    • Charron, Jean-Luc et Separi, Sabine, Organisation et gestion de l’entreprise, Dunod.
    • Plane, Jean-Michel, Théorie des organisations, Dunod (collection Topos).
    • Mintzberg, Henry, Structure et dynamique des organisations, Éditions d’Organisation.
    • Johnson, Gerry ; Whittington, Richard ; Scholes, Kevan ; Angwin, Duncan ; Regnér, Patrick ; Fréry, Frédéric, Stratégique, Pearson.
    • Alazard, Claude et Separi, Sabine, Contrôle de gestion, Dunod.
  • Anglais des affaires

    Les chargés de projets nigériens travaillent de plus en plus en anglais : appels d’offres et rapports de la Banque mondiale ou de la Banque africaine de développement, partenaires du Nigeria et du Ghana voisins, fournisseurs internationaux, missions de supervision anglophones. Ce cours d’anglais des affaires (UE5 Outils de base, semestre 5) prolonge l’anglais technique des semestres précédents vers les situations d’affaires : présenter son entreprise et ses chiffres, téléphoner et prendre rendez-vous, écrire des e-mails, mémos et comptes rendus, mener une réunion ou une négociation, lire la presse économique et décrire des tendances. Chaque leçon associe vocabulaire, grammaire utile, dialogues modèles, conseils de prononciation et exercices corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Se présenter, présenter sa société, ses produits et ses chiffres clés (nombres, prix, années, pourcentages).
    • Poser des questions et y répondre spontanément ; téléphoner, prendre et laisser un message, fixer un rendez-vous.
    • Rédiger des e-mails, mémos et comptes rendus professionnels clairs.
    • Participer à une réunion et à une négociation : proposer, exprimer son accord ou son désaccord, interrompre, reformuler, exprimer la certitude, la possibilité et la probabilité.
    • Comprendre des articles de presse économique, décrire et comparer des tendances, faire une mini-présentation.
    • Consolider la grammaire des affaires (questions, prétérit, prépositions, futur, modaux, gérondif et infinitif) et améliorer la prononciation.

    Prérequis

    Anglais scolaire (niveau A2-B1) et cours d’anglais technique des semestres 2 et 3.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Company and figures : présenter sa société, ses chiffres clés et poser des questions
    2. Leçon 2 — Telephoning, appointments and e-mails : téléphoner, prendre rendez-vous et écrire
    3. Leçon 3 — Meetings and negotiations : discuter, négocier, exprimer l’accord et la probabilité
    4. Leçon 4 — Business press and reporting : lire la presse économique, décrire des tendances et rendre compte

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE (2 crédits). Les TD sont des jeux de rôles (appel téléphonique, réunion, négociation) et des ateliers d’écriture ; le TPE comprend la lecture d’articles de presse économique et la préparation d’une mini-présentation. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, oral de présentation de 3 minutes, e-mail rédigé) et examen terminal (60 % : compréhension écrite, grammaire, rédaction d’un e-mail ou d’un compte rendu).

    Bibliographie

    • Cotton D., Falvey D., Kent S., Market Leader (Intermediate), Harlow, Pearson Longman.
    • Mascull B., Business Vocabulary in Use, Cambridge, Cambridge University Press.
    • Sweeney S., English for Business Communication, Cambridge, Cambridge University Press.
    • Murphy R., English Grammar in Use, Cambridge, Cambridge University Press.
  • Informatique appliquée à la GRH

    Ce cours (IAP3531) familiarise les étudiants avec l’utilisation des applications informatiques en ressources humaines, à travers le logiciel de paie le plus répandu dans les entreprises d’Afrique francophone : Sage Paie (gamme Sage Paie & RH / Sage 100 Paie). Après une présentation des systèmes d’information RH (SIRH), l’étudiant apprend à créer un dossier société, à paramétrer un plan de paie adapté au contexte nigérien (CNSS, impôt sur les salaires, primes conventionnelles), à gérer les fiches salariés, à saisir les éléments variables, à calculer et contrôler les bulletins, puis à produire les états de fin de période (journal de paie, déclaration de cotisations, ordres de virement, écritures comptables) et à clôturer la période en toute sécurité. Le cours est organisé en exercices guidés pas à pas. Les intitulés de menus peuvent varier selon la version du logiciel ; les taux (CNSS, impôt) utilisés dans les exercices sont indicatifs et doivent être vérifiés et mis à jour dans le paramétrage réel.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer le logiciel de paie dans le SIRH et en connaître les fonctions et la logique (constantes, rubriques, bulletins modèles).
    • Créer et paramétrer un dossier société (société, établissements, organismes, calendrier, plan de paie).
    • Créer des constantes et des rubriques de gains, de cotisations et de retenues conformes à la réglementation nigérienne.
    • Créer les fiches salariés, saisir les variables mensuelles, calculer et contrôler les bulletins.
    • Éditer les états de fin de période, préparer déclarations et virements, générer les écritures comptables, clôturer et sauvegarder.

    Prérequis

    Initiation à l’informatique et au tableur ; notions de droit du travail et d’administration du personnel (rémunération, cotisations sociales, bulletin de paie).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le SIRH et la prise en main de Sage Paie : création et paramétrage du dossier société
    2. Leçon 2 — Paramétrage du plan de paie : constantes, rubriques, organismes et bulletins modèles
    3. Leçon 3 — Gestion des salariés, saisie des variables et calcul des bulletins
    4. Leçon 4 — Traitements de fin de période : états, déclarations, virements, comptabilisation, clôture et sécurité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD (sur poste informatique), 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (40 % : quiz, exercices guidés notés sur la base d’une grille de vérification, dossier de paie d’une PME fictive) et examen terminal (60 % : épreuve pratique de paramétrage et de calcul d’une paie mensuelle sur logiciel, complétée de questions écrites).

    Bibliographie

    • Sage, documentation et aide en ligne de Sage 100 Paie & RH (manuel de référence de la version utilisée).
    • République du Niger, Code du travail (loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012) et Convention collective interprofessionnelle.
    • Caisse nationale de sécurité sociale du Niger (CNSS), barèmes et formulaires de déclaration en vigueur.
    • République du Niger, Code général des impôts (dispositions relatives à l’impôt sur les traitements et salaires).
    • Peretti J.-M., Ressources humaines, Vuibert.
  • Gestion axée sur les résultats

    La Gestion axée sur les résultats (GAR, en anglais Results-Based Management, RBM) est devenue la norme de gestion des programmes publics et des projets de développement : l’État du Niger l’applique à travers ses budgets-programmes, et les partenaires techniques et financiers (Banque mondiale, Union européenne, agences des Nations unies, coopérations bilatérales) l’exigent dans les documents de projet et les rapports. Ce cours (UE4 Gestion axée sur les résultats, semestre 5) apprend à planifier, mettre en œuvre, suivre et évaluer une intervention en partant des changements recherchés pour les bénéficiaires plutôt que des activités. Il couvre les concepts et la théorie du changement, les liens avec la gestion de projet, l’analyse de contexte (PESTEL, SWOT) et de problème (arbres), la gestion des risques, le cadre logique, le suivi des résultats et l’évaluation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Connaître les éléments clés de la GAR, sa spécificité par rapport à la gestion centrée sur les activités, et ses liens avec la gestion de projets.
    • Construire une chaîne des résultats et une théorie du changement pour un projet ou un programme.
    • Analyser le contexte (PESTEL, SWOT) et les problèmes (arbre à problèmes, arbre à solutions) pour identifier une intervention.
    • Identifier, analyser et traiter les risques et les suppositions critiques ; élaborer une matrice de cadre logique.
    • Élaborer des indicateurs de résultats, un cadre de mesure des résultats, et maîtriser les bases du suivi-évaluation.
    • Utiliser rationnellement les ressources grâce au suivi de l’efficacité et de l’efficience.

    Prérequis

    Cours de planification des projets et de management des projets du semestre 5 ; notions de statistiques descriptives (pourcentages, moyennes).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la GAR : concepts, chaîne des résultats et théorie du changement
    2. Leçon 2 — Analyse de contexte et analyse de problème
    3. Leçon 3 — Le cadre logique et la gestion des risques
    4. Leçon 4 — Suivi et évaluation des résultats

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE (2 crédits). En TD, les étudiants construisent par groupe l’arbre à problèmes, le cadre logique et le cadre de mesure des résultats d’un projet nigérien ; le travail personnel inclut un état des lieux de la GAR dans une organisation connue. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, dossier de groupe) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • OCDE / CAD, Glossaire des principaux termes relatifs à l’évaluation et la gestion axée sur les résultats, Paris, OCDE, 2002.
    • Kusek J. Z., Rist R. C., Vers une culture du résultat : dix étapes pour mettre en place un système de suivi et d’évaluation axé sur les résultats, Banque mondiale (trad. de Ten Steps to a Results-Based Monitoring and Evaluation System, 2004).
    • PNUD, Guide de la planification, du suivi et de l’évaluation axés sur les résultats de développement, New York, PNUD, 2009.
    • Commission européenne, Gestion du cycle de projet : lignes directrices, Bruxelles, EuropeAid, 2004.
    • OCDE, Des meilleurs critères pour des meilleures évaluations : définitions adaptées et principes d’utilisation, Réseau du CAD sur l’évaluation du développement, 2019.
  • Hygiène et sécurité au travail

    Ce cours (HST3522) donne au futur professionnel RH les compétences de base pour contribuer à la santé et à la sécurité du personnel : prévenir les accidents du travail et les maladies professionnelles, mesurer la sécurité par des statistiques, connaître les obligations légales et les contrôles techniques, organiser la protection contre l’incendie et les nuisances (bruit, chaleur, poussières, éclairage), former le personnel à la sécurité, réagir face à un accident corporel (secourisme) et faire respecter l’hygiène sur les lieux de travail. Il présente aussi les mécanismes juridiques qui régissent la santé-sécurité dans l’entreprise : obligations de l’employeur et des salariés, comité d’hygiène et de sécurité, inspection du travail, médecine du travail, réparation des accidents par la CNSS. Les exemples sont tirés d’entreprises nigériennes : mines, BTP, industries agroalimentaires, télécoms, bureaux et entrepôts de Niamey et de Maradi. Les articles, taux et seuils cités sont indicatifs et doivent être vérifiés dans les textes en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les mécanismes de l’accident du travail et appliquer les principes généraux de prévention.
    • Calculer et interpréter les taux de fréquence et de gravité et analyser un accident par l’arbre des causes.
    • Identifier les obligations légales, les acteurs de la prévention et les contrôles techniques périodiques ; organiser la formation à la sécurité.
    • Organiser la prévention incendie et la protection contre les nuisances physiques et chimiques.
    • Appliquer la conduite à tenir en secourisme (protéger, alerter, secourir) et les règles d’hygiène des locaux et des personnes.

    Prérequis

    Notions de droit du travail et de gestion du personnel (S3-S4) ; calculs de pourcentages et de ratios.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La prévention des accidents du travail et les statistiques de sécurité
    2. Leçon 2 — Législation de la prévention, contrôles techniques, moyens de prévention collectifs et formation à la sécurité
    3. Leçon 3 — Protection incendie et protection contre les nuisances
    4. Leçon 4 — Secourisme et hygiène au travail

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (40 % : quiz, exercices de statistiques, étude de cas d’accident en TD, mise en situation de secourisme) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • République du Niger, Code du travail (loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012) et ses textes d’application.
    • Organisation internationale du Travail, Convention n° 155 sur la sécurité et la santé des travailleurs (1981) et Convention n° 161 sur les services de santé au travail (1985).
    • Bureau international du Travail, Principes directeurs concernant les systèmes de gestion de la sécurité et de la santé au travail (ILO-OSH 2001), BIT.
    • ISO 45001:2018, Systèmes de management de la santé et de la sécurité au travail — Exigences, ISO.
    • INRS (Institut national de recherche et de sécurité, France), brochures et dossiers techniques en ligne (www.inrs.fr).
  • Responsabilité sociale des entreprises

    Ce cours (RSE3521) ouvre la réflexion sur la notion de responsabilité en entreprise : de la morale en économie et de l’éthique des affaires jusqu’à la responsabilité sociale (ou sociétale) des entreprises (RSE), en passant par la responsabilité individuelle du manager. Il intéresse directement les futurs professionnels RH, car une grande partie des engagements RSE porte sur les conditions de travail, le dialogue social, l’égalité des chances, la santé-sécurité, la formation et l’emploi local. Les notions sont illustrées par des situations nigériennes : sociétés minières et pétrolières face aux communautés riveraines, opérateurs de télécommunications, banques, PME et ONG soumises aux exigences de bailleurs internationaux.

    Objectifs d’apprentissage

    • Retracer le passage de la morale en économie à l’éthique des affaires et distinguer responsabilités individuelle, managériale et organisationnelle.
    • Caractériser l’entreprise responsable et le management responsable des hommes.
    • Appliquer la théorie des parties prenantes à un cas (identification, cartographie, attentes, priorités).
    • Définir la RSE, la situer par rapport au développement durable et à l’éthique, et en connaître l’histoire et les approches internationales.
    • Présenter ISO 26000, le Pacte mondial des Nations Unies et la Global Reporting Initiative, et les mobiliser pour analyser un rapport de développement durable.

    Prérequis

    Notions d’économie et d’organisation des entreprises, de droit du travail et de gestion des ressources humaines (semestres 1 à 4).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — De la morale en économie à l’éthique des affaires : responsabilité de la personne, du manager et de l’entreprise
    2. Leçon 2 — L’entreprise responsable, le management des hommes et la théorie des parties prenantes
    3. Leçon 3 — Le concept de RSE : définitions, histoire et liens avec le développement durable et l’éthique
    4. Leçon 4 — Outils et référentiels RSE (ISO 26000, Global Compact, GRI) et analyse d’un rapport de développement durable

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (40 % : quiz en ligne, études de cas en TD, analyse en groupe d’un rapport de développement durable) et examen terminal écrit (60 % : cas de synthèse).

    Bibliographie

    • Capron M., Quairel-Lanoizelée F., La responsabilité sociale d’entreprise, La Découverte, coll. Repères.
    • Capron M., Quairel-Lanoizelée F., Mythes et réalités de l’entreprise responsable, La Découverte, 2004.
    • Freeman R. E., Strategic Management: A Stakeholder Approach, Pitman, 1984.
    • ISO 26000:2010, Lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale, ISO.
    • Pacte mondial des Nations Unies (les dix principes) et normes GRI (Global Reporting Initiative), documents officiels en ligne.
  • Planification des projets 3

    Ce cours de Licence 3 (UE Planification et contrôle de projets) intègre les deux niveaux de la planification d’un projet de développement. La planification stratégique définit ce que le projet veut changer et pourquoi : analyse des parties prenantes et des problèmes, choix de la stratégie, cadre logique. La planification opérationnelle traduit cette stratégie en programme de travail : organisation du projet et des responsabilités, ordonnancement (Gantt, PERT, chemin critique), ressources, chronogramme, budget ajusté aux ressources disponibles, prise en compte des risques, puis suivi opérationnel des écarts de qualité, de délais et de coûts et mise en œuvre de mesures correctives. Ce cours mobilise et approfondit les acquis des cours de planification de L2 en les appliquant à des projets complets : accès à l’eau à Tillabéri, scolarisation à Zinder, santé à Tahoua.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer la démarche de planification stratégique par objectifs (ZOPP/GCP), ses avantages et ses limites, et la situer dans le cycle du projet.
    • Conduire une analyse des parties prenantes, un arbre à problèmes, un arbre à objectifs et une analyse des stratégies.
    • Construire une matrice de cadre logique cohérente avec des indicateurs SMART et des hypothèses pertinentes.
    • Passer du cadre logique au plan opérationnel : WBS, responsabilités, réseau et chemin critique, ressources, chronogramme et budget.
    • Identifier les facteurs de risque, mesurer et analyser les écarts (qualité, délais, coûts) et proposer des mesures correctives.

    Prérequis

    Planification des projets (L2 : WBS, PERT/MPM, Gantt), notions de gestion budgétaire.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La planification stratégique : démarche, avantages, limites et cycle du projet
    2. Leçon 2 — Les outils de la planification stratégique et le cadre logique
    3. Leçon 3 — La planification opérationnelle : tâches, ressources, chronogramme et budget
    4. Leçon 4 — Risques, suivi opérationnel des écarts et mesures correctives

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz, travaux dirigés, dossier de planification d’un projet réel en groupe : cadre logique + plan opérationnel — 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Commission européenne, Lignes directrices — Gestion du cycle de projet (série Méthodes d’aide), Bruxelles, 2004.
    • GTZ, ZOPP — Planification des projets par objectifs, Eschborn, 1998.
    • Mintzberg H., Ahlstrand B. et Lampel J., Safari en pays stratégie, Village Mondial, 1999.
    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK), PMI.
    • Gray C. F. et Larson E. W., Management de projet, Chenelière McGraw-Hill, Montréal.
  • Management des projets

    Ce cours d’initiation au management de projet (MPR3512) donne aux futurs professionnels RH une méthode complète pour conduire un projet « de sa naissance à sa livraison » : déploiement d’un SIRH, refonte d’une grille de classification, plan de formation pluriannuel, digitalisation du recrutement, création d’une antenne régionale à Maradi ou Zinder… Le cours distingue la gestion de projet (planifier, budgéter, contrôler) et le management de projet (piloter les hommes, décider, conduire le changement), puis déroule une méthode en quatre étapes : montage, préparation, suivi, clôture. Les outils présentés (charte de projet, matrice RACI, matrice des risques, WBS, diagramme de Gantt, réseau PERT, valeur acquise, procès-verbal de recette) sont appliqués à des cas d’entreprises et d’organisations nigériennes.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les principes fondamentaux du management de projet et distinguer gestion et management de projet.
    • Monter un projet : objectifs SMART, enjeux, périmètre, équipe, rôles et instances de gouvernance (comité de pilotage, comité de conduite du changement, équipe projet, groupe utilisateurs).
    • Évaluer les risques, choisir des intervenants externes, estimer les charges et construire un budget de projet en FCFA.
    • Planifier (WBS, Gantt, PERT, chemin critique) et piloter l’avancement avec un tableau de bord et la méthode de la valeur acquise.
    • Manager l’équipe projet, anticiper les résistances au changement et conduire la clôture (recette, réceptions provisoire et définitive, bilans).

    Prérequis

    Notions de gestion des entreprises et d’organisation (S1-S2), bases de calcul (pourcentages, moyennes) et usage courant d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements du management de projet et montage du projet
    2. Leçon 2 — Risques, intervenants, estimation des charges, budget et lancement
    3. Leçon 3 — Planification détaillée, suivi et maîtrise de l’avancement
    4. Leçon 4 — Dimension humaine, conduite du changement, clôture et évaluation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, exercices de TD, dossier de montage d’un projet RH réalisé en groupe) et examen terminal écrit (60 % : cas pratique de planification et de suivi).

    Bibliographie

    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK), PMI.
    • ISO 21502:2020, Management de projets, programmes et portefeuilles — Recommandations sur le management de projet, ISO.
    • Corbel J.-C., Management de projet : fondamentaux, méthodes, outils, Eyrolles.
    • Giard V., Gestion de projets, Economica.
    • Kotter J. P., Leading Change, Harvard Business School Press.
  • Management des projets

    La plupart des échecs de projets se décident avant même leur lancement : besoin mal compris, site mal choisi, coûts sous-estimés, parties prenantes oubliées, montage institutionnel fragile. Ce cours de management des projets (UE2 Conception de projets, semestre 5) est centré sur la phase amont, l’avant-projet, dont l’objectif est de disposer d’informations pertinentes pour éclairer la décision de démarrer ou non le projet. On y étudie les enjeux de cette phase, sa définition (du fuzzy front end aux études de préfaisabilité et de faisabilité), ses activités et la manière de la piloter et de l’articuler avec la réalisation du projet. Les exemples sont tirés de projets nigériens : hydraulique, agriculture irriguée, infrastructures scolaires, PME.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer pourquoi les phases amont conditionnent la réussite d’un projet et les limites d’un management de projet centré sur l’exécution.
    • Définir l’avant-projet par ses caractéristiques temporelles, organisationnelles et décisionnelles.
    • Organiser un pilotage par jalons de décision (stop or go) avec des critères explicites.
    • Conduire les études de préfaisabilité et de faisabilité (technique, marché, financière, économique, environnementale et sociale, institutionnelle) et calculer une VAN et un TRI simples.
    • Identifier les facteurs clés de succès de l’avant-projet et préparer le passage de relais à l’équipe de réalisation.

    Prérequis

    Notions de gestion de projet (cycle de vie, triangle coût-délai-qualité), mathématiques financières de base (actualisation), cours de planification des projets du même semestre.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’avant-projet : enjeux des phases amont et limites du management de projet
    2. Leçon 2 — Définir l’avant-projet : caractéristiques et pilotage en stop or go
    3. Leçon 3 — Les activités de l’avant-projet : préfaisabilité, faisabilité et intégration
    4. Leçon 4 — Manager l’avant-projet : performance, facteurs clés de succès et passage au projet

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE (2 crédits). En TD et en travail personnel, les étudiants construisent par groupe une note de préfaisabilité sur une idée de projet nigérienne. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, note de préfaisabilité de groupe) et examen terminal écrit (60 % : questions de cours et cas avec calculs).

    Bibliographie

    • Gautier F., Lenfle S., L’avant-projet : définition et enjeux, document de travail, archive ouverte HAL (hal-00262697).
    • Smith P. G., Reinertsen D. G., Developing Products in Half the Time, New York, Van Nostrand Reinhold, 1991.
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