École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 2 (S2)

  • Droit du travail

    Le Droit du travail (UE3 — Science juridique) est l’outil quotidien du gestionnaire des ressources humaines : chaque embauche, chaque planning, chaque bulletin de paie et chaque départ d’un salarié obéissent à des règles précises dont la violation expose l’employeur à des sanctions et à des condamnations. Ce cours étudie les relations individuelles de travail dans le secteur privé nigérien, sur la base de la loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012 portant Code du travail de la République du Niger, de sa partie réglementaire, de la Convention collective interprofessionnelle et des normes de l’Organisation internationale du Travail. Il suit le cycle de vie du contrat : sa définition et sa conclusion, l’organisation du temps de travail et des congés, le salaire, la rupture du contrat, et enfin le rôle de l’inspection du travail, qui veille au respect de l’ensemble de ces règles. Les relations collectives (syndicats, délégués, conventions collectives, conflits) seront approfondies ultérieurement.

    Objectifs d’apprentissage

    • Qualifier une relation de travail à l’aide des critères du contrat de travail et identifier le type de contrat adapté.
    • Vérifier les conditions de fond et de forme d’un contrat (CDD, CDI, période d’essai).
    • Appliquer les règles relatives à la durée du travail, aux heures supplémentaires, au repos et aux congés payés, et les chiffrer.
    • Déterminer les éléments du salaire et contrôler sa fixation et son paiement.
    • Analyser la rupture d’un contrat (CDD, CDI, causes communes) et en calculer les conséquences financières.
    • Décrire l’organisation, les missions, les moyens et le statut de l’inspection du travail.

    Prérequis

    Baccalauréat ou équivalent ; des notions d’introduction au droit sont utiles.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le contrat individuel de travail : notion, critères et conclusion
    2. Leçon 2 — Le temps et les conditions de travail
    3. Leçon 3 — Le salaire
    4. Leçon 4 — La rupture du contrat de travail et l’inspection du travail

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (40 % : cas pratiques de TD, quiz en ligne, analyse d’un contrat de travail réel anonymisé) et examen terminal écrit (60 % : cas pratique avec calculs et questions de cours).

    Bibliographie

    • République du Niger, Loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012 portant Code du travail, et décret n° 2017-682 du 10 août 2017 portant partie réglementaire du Code du travail.
    • Convention collective interprofessionnelle du Niger.
    • Pélissier, J., Supiot, A. et Jeammaud, A., Droit du travail, Dalloz (coll. Précis).
    • Organisation internationale du Travail, Convention n° 81 sur l’inspection du travail (1947) et Convention n° 158 sur le licenciement (1982).
  • Statistiques 2

    Ce cours de statistique inférentielle fait suite (partie 2) à la statistique descriptive du premier semestre. Dans les projets de développement, on ne peut presque jamais observer toute la population : on enquête un échantillon de ménages, de parcelles ou de clients, puis on généralise avec une marge d’erreur maîtrisée. Le cours présente l’estimation ponctuelle d’une moyenne, d’une proportion et d’un écart-type, la construction d’intervalles de confiance, la logique des tests d’hypothèses et les tests du khi-deux. Ces outils sont directement utilisés pour dimensionner une enquête de référence, vérifier l’atteinte d’une cible du cadre logique ou analyser un tableau croisé issu d’un questionnaire.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer paramètre d’une population et statistique d’un échantillon ; connaître la loi d’échantillonnage de la moyenne.
    • Estimer ponctuellement une moyenne, une proportion et un écart-type.
    • Construire et interpréter un intervalle de confiance ; déterminer la taille d’un échantillon.
    • Formuler des hypothèses, choisir un seuil, calculer une statistique de test et conclure.
    • Appliquer les tests du khi-deux d’ajustement et d’indépendance à des données d’enquête.

    Prérequis

    Statistiques S1 : moyenne, variance, écart-type, fréquences. Notions de probabilité et lecture de tables (loi normale, Student, khi-deux).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Échantillonnage et estimation ponctuelle d’une moyenne, d’une proportion et d’un écart-type
    2. Leçon 2 — Intervalles de confiance et coefficient de confiance
    3. Leçon 3 — Tests d’hypothèses sur une moyenne et une proportion
    4. Leçon 4 — Les tests du khi-deux : ajustement et indépendance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz en ligne, devoir : 40 %) et examen terminal écrit (60 %) avec calculatrice et tables statistiques fournies.

    Bibliographie

    • Gilbert Saporta, Probabilités, analyse des données et statistique, Éditions Technip.
    • Murray R. Spiegel, Théorie et applications de la statistique, série Schaum, McGraw-Hill.
    • Paul Newbold, William L. Carlson, Betty Thorne, Statistiques pour l’économie et la gestion, Pearson.
    • Institut national de la statistique du Niger (INS-Niger), rapports méthodologiques des enquêtes auprès des ménages : www.stat-niger.org.
  • Comptabilité générale 2

    Ce cours fait suite à la Comptabilité générale du semestre 1. Après avoir découvert le bilan, le compte de résultat, le compte et la partie double, l’étudiant approfondit ici le fonctionnement détaillé des comptes du SYSCOHADA révisé et l’organisation matérielle de la comptabilité. Il apprend à distinguer les comptes de patrimoine (actif et passif) et les comptes de gestion (exploitation, activité financière, hors activités ordinaires), puis à tenir les documents obligatoires : brouillard, journal, grand-livre et balance, dans le système classique comme dans le système centralisateur (journaux et grands-livres auxiliaires). Le cours se termine par les techniques de correction des erreurs, indispensables dans un environnement où la comptabilité doit rester intangible. Ces compétences sont directement utiles au futur agent de banque : lecture d’un grand-livre client, justification d’un solde, contrôle d’une balance, compréhension des relevés et rapprochements.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier et utiliser les principaux comptes d’actif et de passif des classes 1 à 5 du SYSCOHADA révisé.
    • Classer charges et produits en activité d’exploitation, activité financière et hors activités ordinaires (HAO), et calculer les résultats intermédiaires correspondants.
    • Enregistrer des opérations courantes avec TVA au journal, les reporter au grand-livre et établir une balance équilibrée.
    • Organiser une comptabilité selon le système centralisateur et contrôler la concordance entre comptes collectifs et comptes auxiliaires.
    • Détecter et corriger les erreurs comptables selon les méthodes admises.

    Prérequis

    Comptabilité générale du semestre 1 (bilan, compte de résultat, compte, partie double, cadre comptable OHADA).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les comptes de patrimoine : comptes d’actif et de passif
    2. Leçon 2 — Les comptes de gestion, les opérations HAO et la réciprocité des comptes
    3. Leçon 3 — Le système classique : brouillard, journal, grand-livre et balance
    4. Leçon 4 — Le système centralisateur et la correction des erreurs

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE), soit 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, quiz en ligne, tenue d’un mini-dossier journal / grand-livre / balance) et examen terminal écrit (enregistrement d’opérations avec TVA, balance, corrections d’erreurs).

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF) et Système comptable OHADA révisé, 26 janvier 2017.
    • OHADA, Plan comptable général OHADA : liste et fonctionnement des comptes (SYSCOHADA révisé), 2017.
    • Béatrice et Francis Grandguillot, Comptabilité générale, Gualino (collection « Les Zoom’s »), édition récente.
    • République du Niger, Code général des impôts (dispositions relatives à la TVA), édition en vigueur.
  • Droit de la fonction publique

    Le Droit de la fonction publique (UE3 — Science juridique) étudie les règles qui régissent les agents publics : qui peut devenir fonctionnaire, comment il est recruté, classé, géré et encadré tout au long de sa carrière. Au Niger, l’État est le premier employeur du pays (enseignants, personnels de santé, agents des finances, administrateurs…), et de nombreux diplômés en GRH travaillent dans les directions des ressources humaines des ministères, des établissements publics et des collectivités territoriales, ou dans des ONG et projets qui recrutent des agents publics en détachement. Ce cours présente l’évolution historique du droit de la fonction publique, des racines françaises de l’Ancien Régime jusqu’à la septième République du Niger, puis le personnel de l’administration, les organes de gestion, la structure statutaire et le régime d’accès et d’insertion dans la fonction publique. Le texte de référence est la loi n° 2007-26 du 23 juillet 2007 portant statut général de la fonction publique de l’État et ses textes d’application ; les articles et seuils cités dans le cours sont indicatifs et doivent être vérifiés dans les textes en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Retracer les grandes étapes de la construction du droit de la fonction publique en France et au Niger.
    • Distinguer les différentes catégories d’agents publics (fonctionnaires, contractuels, auxiliaires) et leurs régimes juridiques.
    • Identifier les organes de gestion, de consultation et de contrôle de la fonction publique.
    • Expliquer la structure statutaire : statut général, statuts particuliers, catégories, corps, grades, échelons, positions.
    • Appliquer les conditions, principes et modalités d’accès à la fonction publique et les étapes de l’insertion (nomination, stage, titularisation).

    Prérequis

    Baccalauréat ou équivalent. Des notions d’introduction au droit (sources du droit, hiérarchie des normes) sont utiles.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Histoire du droit de la fonction publique, de l’Ancien Régime à la septième République
    2. Leçon 2 — Le personnel de l’administration et les organes de gestion de la fonction publique
    3. Leçon 3 — La structure statutaire et la carrière du fonctionnaire
    4. Leçon 4 — L’accès à la fonction publique : conditions, principes, modalités et insertion

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (40 % : cas pratiques de TD, quiz en ligne, fiche de lecture sur le statut général) et examen terminal écrit (60 % : questions de cours et cas pratique).

    Bibliographie

    • République du Niger, Loi n° 2007-26 du 23 juillet 2007 portant statut général de la fonction publique de l’État, et ses décrets d’application.
    • Colin, F., L’essentiel du droit de la fonction publique, Gualino (Lextenso).
    • Auby, J.-M., Auby, J.-B., Jean-Pierre, D. et Taillefait, A., Droit de la fonction publique, Dalloz (coll. Précis).
    • Organisation internationale du Travail, Convention n° 151 sur les relations de travail dans la fonction publique (1978).
  • Techniques des opérations bancaires 2

    Ce cours fait suite au cours de techniques des opérations bancaires du semestre 1. Il approfondit les deux grandes familles d’opérations bancaires avec la clientèle : les opérations de placement (placements à vue et à terme), qui procurent à la banque ses ressources, et les opérations de crédit aux particuliers et aux entreprises, qui en constituent les emplois. L’accent est mis sur le conseil au client dans le contexte nigérien et sur le calcul du coût et du rendement des opérations : intérêts par quinzaines, taux effectifs et actuariels, mensualités, capacité d’endettement, TEG, agios de compte courant, crédit-bail et affacturage.

    Objectifs d’apprentissage

    • Présenter et comparer les produits de placement à vue et à terme des banques de l’UMOA.
    • Calculer les intérêts, taux effectifs, taux actuariels et rendements réels d’un placement.
    • Instruire une demande de crédit d’un particulier : capacité d’endettement, mensualité, TEG.
    • Choisir le crédit adapté aux besoins d’exploitation et d’investissement d’une entreprise.
    • Calculer le coût d’un découvert, d’un crédit de campagne, d’un affacturage et d’un crédit-bail.

    Prérequis

    Cours de techniques des opérations bancaires du semestre 1 (comptes, dépôts, escompte, annuités) ; mathématiques financières (intérêts simples et composés).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les placements à vue : comptes d’épargne et rémunération de l’épargne liquide
    2. Leçon 2 — Les placements à terme : DAT, bons de caisse et certificats de dépôt
    3. Leçon 3 — Les crédits aux particuliers
    4. Leçon 4 — Les crédits aux entreprises

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, quiz en ligne, étude de cas de dossier de crédit) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Luc Bernet-Rollande, Principes de technique bancaire, Dunod.
    • Sylvie de Coussergues, Gautier Bourdeaux et Thomas Péran, Gestion de la banque, Dunod.
    • BCEAO, textes relatifs au taux d’usure, au Bureau d’information sur le crédit et aux conditions de banque (www.bceao.int).
    • OHADA, Acte uniforme portant organisation des sûretés.
  • Comptabilité générale 2

    Ce cours constitue la suite (partie 2) de la comptabilité générale du premier semestre. Après l’enregistrement des achats et des ventes, l’étudiant apprend à comptabiliser leur règlement (espèces, chèque, virement, effets de commerce), à lire l’activité d’une entreprise à travers les soldes significatifs de gestion du SYSCOHADA révisé, puis à traiter les principales opérations d’inventaire : amortissements des immobilisations et provisions (dépréciations, risques et charges). Ces notions sont indispensables au chargé de projets pour lire un compte de résultat, construire le budget d’un investissement (véhicules, forages, équipements) et comprendre les états financiers présentés aux bailleurs et aux banques.

    Objectifs d’apprentissage

    • Enregistrer les règlements au comptant (caisse, banque) et à terme (création et encaissement d’effets de commerce).
    • Calculer et interpréter les soldes significatifs de gestion d’une entreprise commerciale et industrielle.
    • Établir un plan d’amortissement constant et dégressif, pour un bien acquis en début ou en cours d’exercice.
    • Comptabiliser les dotations aux amortissements et aux provisions ainsi que leurs reprises.
    • Appliquer le principe de prudence aux créances douteuses, aux stocks et aux litiges.

    Prérequis

    Comptabilité générale du semestre 1 : bilan, compte, partie double, factures d’achat et de vente, TVA.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les règlements au comptant et à terme (effets de commerce)
    2. Leçon 2 — Les soldes significatifs de gestion
    3. Leçon 3 — Les amortissements constant et dégressif
    4. Leçon 4 — Les provisions pour dépréciation et pour risques et charges

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz en ligne, devoir surveillé : 40 %) et examen terminal écrit (60 %) comprenant un calcul de soldes de gestion, un plan d’amortissement et des écritures d’inventaire.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA révisé, 2017.
    • OHADA, Guide d’application du SYSCOHADA révisé : fonctionnement des comptes et modèles d’états financiers.
    • République du Niger, Code général des impôts (dispositions relatives aux amortissements et provisions déductibles).
  • Économie générale 2

    Ce cours d’Économie générale (partie 2) prolonge le cours du premier semestre consacré au consommateur. Il étudie l’autre acteur central de la microéconomie : le producteur, puis la rencontre de l’offre et de la demande sur les marchés. Pour un futur gestionnaire des ressources humaines, ces notions sont très concrètes : le travail est un facteur de production dont on mesure la productivité, la masse salariale est une composante majeure des coûts, et la décision d’embaucher un salarié supplémentaire repose sur la comparaison entre ce qu’il rapporte et ce qu’il coûte. Le cours s’appuie sur des exemples d’entreprises nigériennes (ateliers, PME de transformation, services) et sur des calculs économiques simples.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire la fonction de production, calculer productivités moyenne et marginale et identifier les rendements factoriels et d’échelle.
    • Distinguer et calculer les coûts fixes, variables, moyens et marginaux à court terme ; expliquer la forme des coûts à long terme.
    • Déterminer la combinaison optimale des facteurs à l’aide de l’isocoût et du TMST.
    • Calculer la quantité qui maximise le profit et les seuils de rentabilité et de fermeture.
    • Expliquer la formation des prix en concurrence pure et parfaite, en monopole et en oligopole.

    Prérequis

    Économie générale du semestre 1 (théorie du consommateur, optimum, élasticités) ; calcul de dérivées simples et résolution d’équations du premier et du second degré.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La fonction de production : facteurs, courte et longue période
    2. Leçon 2 — Les coûts de production à court et à long terme
    3. Leçon 3 — L’optimum du producteur et la maximisation du profit
    4. Leçon 4 — Les marchés et la formation des prix : concurrence, monopole, oligopole

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE (2 crédits). Contrôle continu (exercices de TD, quiz en ligne, devoir surveillé : 40 %) et examen terminal écrit (60 %) combinant questions de cours et exercices de calcul (productivité, coûts, optimum, profit, équilibre de marché).

    Bibliographie

    • VARIAN H. R., Introduction à la microéconomie, De Boeck Supérieur.
    • PINDYCK R. S. et RUBINFELD D. L., Microéconomie, Pearson.
    • KRUGMAN P. et WELLS R., Microéconomie, De Boeck Supérieur.
    • MANKIW N. G. et TAYLOR M. P., Principes de l’économie, De Boeck Supérieur.
  • Marché financier et valeurs mobilières 2

    Ce cours fait suite au module de premier semestre (MFM1131), consacré à l’économie monétaire. Après avoir étudié la monnaie, sa création et la politique monétaire en économie fermée, on ouvre ici l’analyse sur l’extérieur : le marché des changes, où s’échangent les monnaies, les régimes de change qui encadrent leurs parités – en particulier l’ancrage du franc CFA à l’euro –, les théories de la détermination des taux de change et enfin les cryptomonnaies, nouveaux actifs numériques qui interrogent la notion même de monnaie. Le cours est centré sur les besoins d’un futur agent bancaire nigérien : cotations des devises au guichet, opérations de change des importateurs de Niamey, taux croisés avec le naira, change à terme et couverture, réglementation des changes de l’UEMOA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire l’organisation du marché des changes, ses acteurs et ses modes de cotation.
    • Calculer des cours acheteur/vendeur, des cours croisés et des cours à terme.
    • Comparer les régimes de change et analyser le fonctionnement de la zone franc et de la parité FCFA/euro.
    • Appliquer la parité des pouvoirs d’achat et les parités de taux d’intérêt à la prévision des taux de change.
    • Expliquer le fonctionnement des cryptomonnaies et de la blockchain, leurs risques et leur encadrement dans l’UEMOA.

    Prérequis

    Cours de S1 « Marché financier et valeurs mobilières » (monnaie, taux d’intérêt, politique monétaire) ; calcul des intérêts simples et des pourcentages.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction au marché des changes
    2. Leçon 2 — Les différents régimes de change
    3. Leçon 3 — La détermination des taux de change
    4. Leçon 4 — Les cryptomonnaies

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : exercices de TD, quiz en ligne, devoir surveillé) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Krugman, Paul R., Obstfeld, Maurice et Melitz, Marc — Économie internationale, Pearson (traduction française).
    • Mishkin, Frederic S. — Monnaie, banques et marchés financiers, Pearson.
    • Bénassy-Quéré, Agnès et Cœuré, Benoît — L’économie de l’euro, La Découverte, coll. « Repères ».
    • Nakamoto, Satoshi — Bitcoin: A Peer-to-Peer Electronic Cash System, livre blanc, 2008.
    • BCEAO — Réglementation des relations financières extérieures des États membres de l’UEMOA et publications sur la zone franc (www.bceao.int).
  • Mathématiques financières 2

    Suite du cours de mathématiques financières du semestre 1 (intérêt simple et escompte), ce cours aborde les opérations financières à moyen et long terme, fondées sur les intérêts composés : annuités, emprunts indivis, emprunts obligataires et choix des investissements. Ces outils sont indispensables au gestionnaire de projets pour dimensionner un crédit d’équipement, construire un tableau d’amortissement, comprendre un emprunt obligataire émis sur le marché financier régional de l’UEMOA et évaluer la rentabilité d’un projet (VAN, TRI). Les applications portent sur des cas nigériens chiffrés en FCFA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Calculer valeurs acquises et valeurs actuelles d’annuités constantes, variables et perpétuelles.
    • Déterminer l’annuité de remboursement d’un emprunt indivis et construire son tableau d’amortissement.
    • Utiliser les lois des amortissements et calculer la dette encore vivante.
    • Construire le tableau d’amortissement d’un emprunt obligataire et calculer taux de rendement et taux de revient.
    • Évaluer et comparer des projets d’investissement par la VAN, le TRI, l’IP et le délai de récupération.

    Prérequis

    Mathématiques financières S1 (intérêt simple, escompte, équivalence) ; puissances, suites géométriques et logarithmes. Calculatrice scientifique ou tableur.

    Plan du cours

    1. Intérêts composés et annuités constantes
    2. Annuités variables et annuités perpétuelles
    3. Les emprunts indivis
    4. Emprunts obligataires, taux de rendement et choix des investissements

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz en ligne, devoir surveillé) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Benjamin Legros, Mini manuel de mathématiques financières, Dunod.
    • Jacqueline Delahaye, Florence Delahaye-Duprat, Finance d’entreprise — Manuel et applications (DSCG 2), Dunod.
    • Pierre Vernimmen, Pascal Quiry, Yann Le Fur, Finance d’entreprise, Dalloz.
    • Autorité des marchés financiers de l’UMOA (AMF-UMOA) et BRVM : documentation sur les emprunts obligataires, www.amf-umoa.org, www.brvm.org.
  • Économie et organisation des entreprises 2

    Ce cours fait suite à « Économie et organisation des entreprises » du semestre 1, qui a présenté l’entreprise, ses typologies, ses structures et sa création. Au semestre 2, on entre dans le fonctionnement de l’entreprise à travers ses grandes fonctions : la fonction commerciale (comment l’entreprise connaît son marché et y agit), la fonction de production et la logistique (comment elle produit et gère ses flux), puis la fonction personnel, qui intéresse directement le futur professionnel RH (politique, gestion et administration du personnel, détermination des besoins en effectifs et en compétences). L’objectif est de montrer que la fonction RH n’est pas isolée : les besoins en personnel découlent des volumes de ventes et de production. Les applications portent sur des entreprises nigériennes : laiterie, cimenterie, boulangerie, opérateur de téléphonie, banque.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer la démarche marketing (étude de marché, segmentation, ciblage, positionnement) et construire un mix-marketing cohérent.
    • Calculer une part de marché, un prix de vente, une élasticité-prix.
    • Décrire les types de production, calculer productivité et taux d’utilisation de la capacité, appliquer le modèle de Wilson.
    • Distinguer administration, gestion et politique du personnel et calculer les principaux indicateurs sociaux.
    • Déterminer les besoins en personnel par différentes méthodes et expliquer les objectifs et méthodes d’évaluation du personnel.

    Prérequis

    Économie et organisation des entreprises du semestre 1 (EOE1122) ; calculs de pourcentages et de moyennes.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’activité commerciale : marketing et mix-marketing
    2. Leçon 2 — L’activité productive : système de production et logistique
    3. Leçon 3 — La politique du personnel : gestion, politique et administration
    4. Leçon 4 — La détermination des besoins en personnel et l’évaluation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), soit 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, cas pratiques rendus en TD, participation) comptant pour 40 % et examen terminal écrit (questions de cours et étude de cas) comptant pour 60 % (pondération indicative, à confirmer par le règlement des études d’EPI-NIGER).

    Bibliographie

    • Brennemann R., Sépari S., Économie d’entreprise, Dunod, Paris.
    • Kotler P., Keller K., Manceau D., Marketing Management, Pearson, Paris.
    • Peretti J.-M., Gestion des ressources humaines, Vuibert, Paris.
    • Charron J.-L., Sépari S., Organisation et gestion de l’entreprise, Dunod, Paris.
    • République du Niger, Loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012 portant Code du travail et son décret d’application.