École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 4 (S4)

  • Droit commercial 2

    Ce cours de droit commercial du semestre 4 fait suite au cours du semestre 3 (actes de commerce et fonds de commerce). Il est consacré à l’entreprise commerciale, c’est-à-dire aux deux formes sous lesquelles s’exerce le commerce : l’entreprise individuelle (le commerçant personne physique, et l’entreprenant) et les sociétés commerciales. Il s’appuie sur l’Acte uniforme relatif au droit commercial général (AUDCG, révisé en 2010) et sur l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique (AUSCGIE, révisé en 2014). Pour le futur banquier, ces règles sont quotidiennes : vérifier qu’un client a la capacité d’exercer le commerce, qu’il est immatriculé au RCCM et tient une comptabilité ; identifier la forme de la société emprunteuse, l’étendue de la responsabilité des associés, les pouvoirs des dirigeants signataires, les décisions d’assemblée requises pour emprunter ou donner une garantie ; lire des statuts et des procès-verbaux ; comprendre l’affectation des bénéfices. Les seuils cités sont ceux de l’AUSCGIE révisé, à titre indicatif ; le droit national peut en fixer certains.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir le commerçant et vérifier les conditions d’accès à la profession (capacité, incompatibilités, interdictions).
    • Énoncer les obligations du commerçant (RCCM, comptabilité, obligations fiscales) et le régime de l’entreprenant.
    • Expliquer la définition, les conditions de constitution, la personnalité morale et la fin des sociétés commerciales.
    • Comparer SNC, SCS, SARL, SA et SAS (capital, responsabilité, direction, cession des titres).
    • Appliquer les règles de fonctionnement : assemblées, quorum et majorités, réserve légale et bénéfice distribuable.

    Prérequis

    Droit commercial du semestre 3 (sources OHADA, actes de commerce, fonds de commerce).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le commerçant personne physique : définition et conditions d’exercice du commerce
    2. Leçon 2 — Les obligations du commerçant et le statut de l’entreprenant
    3. Leçon 3 — Le droit commun des sociétés commerciales : définition, types, constitution, personnalité juridique et fin
    4. Leçon 4 — Les règles spécifiques aux différentes sociétés et leur fonctionnement

    Modalités d’évaluation

    La maquette du semestre 4 n’indique pas encore de volume horaire ni de crédits (0 h) ; le cours est dimensionné pour environ 20 heures (à titre indicatif : 12 h de cours, 8 h de travaux dirigés), complétées par du travail personnel. Évaluation : contrôle continu (cas pratiques, analyse de statuts, quiz) 40 % et examen terminal écrit 60 %.

    Bibliographie

    • Acte uniforme relatif au droit commercial général (2010) et Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du GIE (2014) — www.ohada.org.
    • Joseph Issa-Sayegh, Paul-Gérard Pougoué et Filiga Michel Sawadogo (dir.), OHADA : Traité et actes uniformes commentés et annotés, Juriscope.
    • Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (SYSCOHADA révisé) — www.ohada.org.
    • Jurisprudence de la CCJA — base Ohadata (www.ohada.com).
  • Système d’information 2

    Ce cours de semestre 4 prolonge « Système d’information » du semestre 3 : après avoir compris le rôle du SI et la logique algorithmique, l’étudiant apprend à concevoir et implémenter une base de données selon la démarche Merise : dictionnaire de données, modèle conceptuel des données (MCD, modèle entité-association), modèle logique relationnel (MLDR) puis modèle physique sous Microsoft Access ou un SGBD SQL. Pour un chargé de projet, c’est une compétence directement utile : base des bénéficiaires d’un projet, suivi des forages et des comités de gestion, registre des formations, fichier des fournisseurs et des marchés. Le cours insiste sur la rigueur (identifiants, cardinalités, clés étrangères) qui garantit des données fiables pour le suivi-évaluation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Constituer et épurer un dictionnaire de données à partir des documents d’une organisation et mettre en évidence les dépendances fonctionnelles.
    • Élaborer un modèle entité-association (entités, attributs, identifiants, associations, cardinalités).
    • Transformer un MCD en modèle logique relationnel en appliquant les règles de passage (associations binaires, n-aires, réflexives, (0,1)-(1,1)).
    • Implémenter une base de données : tables, clés, relations, saisie et formulaires sous Access.
    • Écrire des requêtes SQL de définition et de manipulation des données (CREATE, INSERT, SELECT, jointures, regroupements, UPDATE, DELETE).

    Prérequis

    Système d’information (S3) : fonctions et composants du SI, notions d’algorithmique, enregistrements et fichiers.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le dictionnaire de données et la mise en évidence des objets
    2. Leçon 2 — Le modèle conceptuel des données : modèle entité-association
    3. Leçon 3 — Le modèle logique de données relationnel et le passage du MCD au MLD
    4. Leçon 4 — Le modèle physique : implémentation de la base et langage SQL

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE (dont la réalisation guidée d’une base sous Access ou SQLite) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne et mini-projet de base de données d’un projet de développement, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Laudon, K. C. et Laudon, J. P., Management des systèmes d’information, Pearson.
    • Tardieu, H., Rochfeld, A. et Colletti, R., La méthode Merise : principes et outils, Éditions d’Organisation.
    • Date, C. J., An Introduction to Database Systems, Addison-Wesley.
    • Gardarin, G., Bases de données, Eyrolles.
  • Économie et organisation des entreprises 4

    Ce cours clôt le module « Économie et organisation des entreprises » de deuxième année. Après l’étude de l’entreprise comme système, de sa stratégie et de sa croissance (semestre 3), on s’intéresse ici à la dimension humaine et sociale : l’entreprise et la société. Comment une entreprise construit-elle une identité et une culture propres ? Comment mobilise-t-elle ses membres autour d’un projet partagé ? Qu’est-ce qui motive les hommes et les femmes au travail ? Quels styles de direction favorisent l’engagement, et à quelles conditions le management participatif est-il efficace ? Ces questions sont au cœur du métier RH : politique de rémunération et de reconnaissance, communication interne, intégration des nouveaux, climat social, conduite du changement. Les cas sont tirés d’entreprises, d’administrations et d’ONG nigériennes, en tenant compte des réalités socioculturelles locales (poids de la famille et de la communauté, respect de l’aîné et de la hiérarchie, solidarité).

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir l’identité et la culture d’entreprise, identifier leurs composantes et réaliser un diagnostic culturel simple.
    • Expliquer la démarche d’élaboration d’un projet d’entreprise (vision, mission, valeurs, objectifs) et rédiger une charte de valeurs.
    • Présenter et appliquer les principales théories de la motivation (Taylor, Mayo, Maslow, Herzberg, McGregor, Vroom, Adams).
    • Caractériser les styles de direction (Lewin, Likert, Blake et Mouton, Hersey et Blanchard).
    • Mettre en œuvre et évaluer des outils de management participatif (DPO, délégation, cercles de qualité, système de suggestions).

    Prérequis

    Économie et organisation des entreprises de L1 et du semestre 3 (EOE2322) ; notions de base en sociologie des organisations.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Identité et culture d’entreprise
    2. Leçon 2 — Le projet d’entreprise
    3. Leçon 3 — Les motivations de l’homme au travail
    4. Leçon 4 — Les comportements des dirigeants et le management participatif

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), soit 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, cas pratiques rendus en TD, participation) comptant pour 40 % et examen terminal écrit (questions de cours et étude de cas) comptant pour 60 % (pondération indicative, à confirmer par le règlement des études d’EPI-NIGER).

    Bibliographie

    • Thévenet M., La culture d’entreprise, PUF, coll. « Que sais-je ? », Paris.
    • Schein E. H., Organizational Culture and Leadership, Jossey-Bass, San Francisco.
    • Maslow A. H., Motivation and Personality, Harper & Row, New York, 1954.
    • McGregor D., The Human Side of Enterprise, McGraw-Hill, New York, 1960.
    • Herzberg F., Mausner B., Snyderman B., The Motivation to Work, Wiley, New York, 1959.
  • Droit social

    Ce cours de Droit social (semestre 4) prolonge l’introduction au droit du travail du semestre 3 en étudiant de manière systématique la législation nigérienne du travail et de la sécurité sociale, appliquée au secteur bancaire et financier. Une banque, un établissement financier ou une institution de microfinance est aussi un employeur : le futur cadre bancaire doit savoir conclure et exécuter un contrat de travail, calculer des heures supplémentaires ou une indemnité de congé, conduire une procédure de rupture régulière, dialoguer avec l’inspection du travail et les représentants du personnel, et connaître les obligations envers la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Il doit aussi, comme analyste crédit, apprécier le risque social d’une entreprise cliente (contentieux prud’homal, arriérés de cotisations).

    Le cours s’appuie sur le Code du travail du Niger (loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012) et sa partie réglementaire, la Convention collective interprofessionnelle et les conventions sectorielles (dont celle des banques et établissements financiers), les conventions de l’OIT ratifiées par le Niger et les textes de sécurité sociale. Les durées, taux et montants cités sont indicatifs : ils doivent toujours être vérifiés dans les textes en vigueur et la convention collective applicable.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier un contrat de travail à partir de ses critères et en contrôler la validité (conditions de fond et de forme, CDD/CDI, essai).
    • Appliquer les règles sur la durée du travail, les heures supplémentaires, le repos, les congés payés et le salaire.
    • Distinguer les modes de rupture du contrat et en tirer les conséquences (préavis, indemnités, licenciement abusif).
    • Connaître le rôle, les pouvoirs et le statut de l’inspecteur du travail, et la procédure de règlement des conflits individuels et collectifs.
    • Expliquer le rôle des conventions collectives et l’organisation de la sécurité sociale (régimes obligatoires, facultatifs et complémentaires).

    Prérequis

    Droit social du semestre 3 (sources du droit du travail, notions de base) ; introduction au droit.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le contrat individuel de travail : définition, critères et conclusion
    2. Leçon 2 — L’exécution du contrat : temps de travail, congés et salaire
    3. Leçon 3 — La rupture du contrat, l’inspection du travail et les conflits individuels
    4. Leçon 4 — Les relations collectives de travail et la sécurité sociale

    Modalités d’évaluation

    La maquette du semestre 4 n’indique pas de volume horaire : le cours est dimensionné pour environ 20 heures (≈ 12 h de cours, 6 h de travaux dirigés sur cas pratiques, 2 h de restitution). Évaluation : contrôle continu (cas pratiques, exposés, 40 %) et examen terminal écrit comportant un cas pratique (60 %).

    Bibliographie

    • République du Niger, Loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012 portant Code du travail, et sa partie réglementaire (décret de 2017).
    • Convention collective interprofessionnelle du Niger et Convention collective des banques et établissements financiers (textes à jour auprès de l’inspection du travail).
    • Pélissier J., Supiot A., Jeammaud A., Droit du travail, Dalloz, coll. Précis.
    • Organisation internationale du Travail : conventions n° 87 (liberté syndicale), n° 98 (négociation collective), n° 158 (licenciement) ; base NATLEX (www.ilo.org).
    • Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale (CIPRES) et Caisse Nationale de Sécurité Sociale du Niger : textes et barèmes en vigueur.
  • Économie générale 4

    Ce cours d’économie générale du semestre 4 (L2, UE 2 — Science fondamentale) fait suite au cours du semestre 3 consacré à la production, la consommation, la répartition et les marchés. Il approfondit les deux derniers grands chapitres du programme : monnaie et financement de l’économie, puis croissance et développement. Il s’appuie sur le cadre institutionnel de l’UMOA (BCEAO, Commission bancaire, BRVM, AMF-UMOA, UMOA-Titres) et sur les réalités du Niger, afin que le futur gestionnaire de projets comprenne les conditions de financement des activités, les effets de la politique monétaire et les grands débats du développement durable qui structurent les programmes des partenaires techniques et financiers.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les théories de la monnaie et calculer un multiplicateur monétaire.
    • Décrire l’organisation, les missions et les instruments de la BCEAO et le fonctionnement des banques commerciales.
    • Analyser les capacités et besoins de financement et les circuits de financement direct et indirect.
    • Calculer un IDH et utiliser les modèles de croissance (Harrod-Domar, Solow, croissance endogène).
    • Analyser un projet selon les trois piliers du développement durable.

    Prérequis

    Économie générale L1 (S1, S2) et S3 ; notions de mathématiques financières (taux, actualisation).

    Plan du cours

    1. La monnaie : théories, agrégats et création monétaire
    2. Banque centrale, banques commerciales et politique monétaire dans l’UMOA
    3. Le financement de l’économie : circuits, marchés et intermédiaires
    4. Croissance, développement et développement durable : théories et mesures

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz en ligne, dossier sur un indicateur de développement du Niger) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Frederic Mishkin, Monnaie, banque et marchés financiers, Pearson.
    • Dominique Plihon, La monnaie et ses mécanismes, La Découverte, coll. Repères.
    • Michael P. Todaro, Stephen C. Smith, Economic Development, Pearson.
    • Amartya Sen, Un nouveau modèle économique : développement, justice, liberté, Odile Jacob.
    • BCEAO (www.bceao.int) : statuts, rapports annuels et décisions du Comité de politique monétaire ; PNUD, Rapport sur le développement humain (annuel).
  • Gestion juridique et fiscale

    Le cours Gestion juridique et fiscale (UE2 — Science économique, semestre 4) présente les grandes décisions de la vie de l’entreprise sous leur double angle juridique et fiscal : créer et diriger une société, la financer, la transmettre, contracter avec ses partenaires, respecter la concurrence, gérer le risque pénal et les relations avec l’administration fiscale, traverser des difficultés, se regrouper ou fusionner, et gérer une association ou une ONG. Le cadre de référence est le droit OHADA (Actes uniformes relatifs au droit des sociétés commerciales et du GIE, au droit commercial général, aux sûretés, aux procédures collectives), le droit communautaire UEMOA de la concurrence et le Code général des impôts du Niger. Pour le futur professionnel RH, chaque thème est relié à ses effets sur les salariés : maintien des contrats en cas de cession ou de fusion, créances salariales dans les procédures collectives, responsabilité des dirigeants, contrôle fiscal des rémunérations.

    Objectifs d’apprentissage

    • Choisir et constituer une forme sociale adaptée, et identifier les pouvoirs et responsabilités des dirigeants.
    • Comparer les modes de financement (bancaire, capital, comptes courants, marché financier) et les garanties du crédit.
    • Analyser les règles générales des contrats et des principaux contrats d’affaires, ainsi que les règles de concurrence.
    • Identifier les infractions pénales des affaires et gérer une vérification de comptabilité.
    • Distinguer les procédures de prévention et de traitement des difficultés des entreprises (OHADA).
    • Comprendre les groupes, les fusions (parité d’échange) et le régime des associations.

    Prérequis

    Droit des sociétés et Droit commercial (S3), Fiscalité générale (S3), notions de comptabilité générale.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Constitution, gouvernance, financement et transmission de l’entreprise
    2. Leçon 2 — Les contrats de l’entreprise et le droit de la concurrence
    3. Leçon 3 — Responsabilité pénale, administration fiscale et entreprises en difficulté
    4. Leçon 4 — Groupes, fusions et associations : aspects juridiques et fiscaux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h CM, 6 h TD, 0 h TP, 20 h TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, cas pratiques en TD) et examen terminal écrit (60 %) composé de cas pratiques. Les taux, seuils et délais fiscaux cités dans le cours sont indicatifs : l’étudiant doit toujours vérifier la version en vigueur du Code général des impôts et de la loi de finances.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique (révisé en 2014), www.ohada.org.
    • OHADA, Acte uniforme portant organisation des sûretés (2010) et Acte uniforme portant organisation des procédures collectives d’apurement du passif (2015).
    • OHADA, Acte uniforme portant sur le droit commercial général (2010).
    • UEMOA, Règlement n° 02/2002/CM/UEMOA relatif aux pratiques anticoncurrentielles, www.uemoa.int.
    • République du Niger, Code général des impôts (version en vigueur) et lois de finances annuelles, Direction générale des impôts.
  • Droit bancaire 2

    Ce cours de droit bancaire du semestre 4 est la suite du cours du semestre 3, consacré aux acteurs, à la supervision et aux textes. Il porte désormais sur la relation entre la banque et sa clientèle : les règles applicables aux activités commerciales, les précautions juridiques lors de l’ouverture d’un compte, la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), les obligations d’information, de conseil et de mise en garde lors de la vente de produits bancaires et financiers, le démarchage et la vente à distance, la commercialisation des fonds d’investissement et les services de paiement liés au commerce en ligne. Le programme officiel cite plusieurs textes européens (directive MIF II, règles de commercialisation des OPCVM en Europe, directive sur les services de paiement) : ils sont présentés comme modèles de référence et systématiquement mis en regard du droit applicable au Niger et dans l’UMOA (loi uniforme LBC/FT, textes de la BCEAO, règlement général de l’AMF-UMOA). Le cours vise à sécuriser les opérations du chargé de clientèle et à réduire les risques juridiques, de non-conformité et de réputation de la banque. Les seuils et références cités sont indicatifs et doivent être vérifiés dans les textes en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Appliquer les règles juridiques de l’ouverture et du fonctionnement d’un compte (identification, capacité, pouvoirs, convention de compte).
    • Mettre en œuvre les obligations de vigilance LBC/FT et rédiger une analyse conduisant ou non à une déclaration de soupçon.
    • Identifier les obligations d’information, de conseil et de mise en garde, et le régime du taux effectif global et de l’usure.
    • Expliquer les apports de MIF II et les règles du démarchage et de la vente à distance.
    • Décrire le cadre de commercialisation des OPCVM et des services de paiement en ligne, en Europe et dans l’UMOA.

    Prérequis

    Droit bancaire du semestre 3 (acteurs, agrément, supervision, textes) ; notions de droit des contrats.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les règles des activités commerciales de la banque et l’entrée en relation avec le client
    2. Leçon 2 — La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme
    3. Leçon 3 — Information et conseil du client, directive MIF II, démarchage bancaire et vente à distance
    4. Leçon 4 — Commercialisation des OPCVM et autres fonds, services de paiement et commerce en ligne

    Modalités d’évaluation

    La maquette du semestre 4 n’indique pas encore de volume horaire ni de crédits (0 h) ; le cours est dimensionné pour environ 20 heures (à titre indicatif : 12 h de cours, 8 h de cas pratiques), complétées par du travail personnel. Évaluation : contrôle continu (cas pratiques de conformité, quiz en ligne) 40 % et examen terminal écrit 60 %.

    Bibliographie

    • Loi uniforme relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et instructions d’application de la BCEAO — www.bceao.int.
    • Règlement n° 15/2002/CM/UEMOA relatif aux systèmes de paiement dans les États membres de l’UEMOA — www.bceao.int.
    • Règlement général relatif à l’organisation, au fonctionnement et au contrôle du marché financier régional de l’UMOA — www.amf-umoa.org.
    • Directive 2014/65/UE (MIF II), directive 2009/65/CE (OPCVM) et directive (UE) 2015/2366 (DSP2) — eur-lex.europa.eu.
    • Thierry Bonneau, Droit bancaire, LGDJ, collection Précis Domat.
  • Recherche opérationnelle

    La recherche opérationnelle (RO) rassemble des méthodes mathématiques d’aide à la décision : comment répartir des ressources limitées (heures de travail, budget, machines, personnel) pour maximiser un résultat ou minimiser un coût ? Pour un futur gestionnaire des ressources humaines, ces outils servent à planifier des effectifs, affecter des agents à des postes, ordonnancer un projet de recrutement ou de formation, organiser des tournées de transport du personnel. Ce cours de semestre 4 (UE1 — Science fondamentale) couvre la programmation linéaire, les éléments de théorie des graphes et le problème de transport, avec des applications chiffrées tirées d’entreprises nigériennes et une initiation au logiciel LINDO.

    Objectifs d’apprentissage

    • Reconnaître les structures courantes de problèmes : programme linéaire, programme en nombres entiers, problèmes de réseaux.
    • Formuler le modèle mathématique (variables, fonction objectif, contraintes) d’un problème de gestion.
    • Résoudre un programme linéaire graphiquement et par la méthode du simplexe (primal et dual).
    • Interpréter les résultats d’une analyse de sensibilité (prix duaux, coûts réduits) et en connaître les limites.
    • Utiliser les graphes pour trouver des chemins optimaux, ordonnancer un projet et calculer un flot maximal.
    • Résoudre un problème de transport (coin Nord-Ouest, coût minimum, optimisation) et un problème d’affectation ; saisir un modèle dans LINDO.

    Prérequis

    Mathématiques de L1 : calcul algébrique, équations et inéquations du premier degré, systèmes linéaires, notions de matrices.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Programmation linéaire : modélisation, systèmes d’équations et résolution graphique
    2. Leçon 2 — Méthode du simplexe, dualité et analyse de sensibilité
    3. Leçon 3 — Éléments de théorie des graphes : chemins, ordonnancement et flots
    4. Leçon 4 — Problème de transport et problème d’affectation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h CM, 6 h TD (dont une séance sur LINDO), 0 h TP, 20 h TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, exercices de TD, mini-projet de modélisation) et examen terminal écrit (60 %, calculatrice autorisée).

    Bibliographie

    • Hillier F. S., Lieberman G. J., Introduction to Operations Research, McGraw-Hill (éditions successives).
    • Winston W. L., Operations Research: Applications and Algorithms, Duxbury Press (éditions successives).
    • Nedzela M., Introduction à la science de la gestion, Presses de l’Université du Québec.
    • Taha H. A., Operations Research: An Introduction, Pearson (éditions successives).
    • Documentation du logiciel LINDO, LINDO Systems Inc. (www.lindo.com).
  • Économie et organisation des entreprises 4

    Ce cours clôt le parcours d’Économie et organisation des entreprises (L2, semestre 4) en abordant la dimension humaine et sociétale de l’entreprise : « Entreprise et société ». Après l’étude de l’entreprise comme système stratégique (S3), on s’intéresse à ce qui fait sa cohésion : son identité, sa culture et son projet, puis aux ressorts de l’engagement des personnes : les motivations au travail, les comportements des dirigeants (styles de leadership) et le management participatif. Ces questions sont centrales pour le chargé de projets, qui doit mobiliser des équipes pluridisciplinaires, souvent temporaires, travaillant avec des partenaires, des services de l’État et des communautés aux cultures diverses. Le cours s’appuie sur les grands auteurs (Edgar Schein, Geert Hofstede, Abraham Maslow, Frederick Herzberg, Douglas McGregor, Victor Vroom, John Stacy Adams, Kurt Lewin, Rensis Likert, Robert Blake et Jane Mouton, Paul Hersey et Kenneth Blanchard, Peter Drucker) et sur des situations d’entreprises, d’ONG et de projets au Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir l’identité et la culture d’entreprise et en analyser les manifestations ;
    • Expliquer le rôle du projet d’entreprise (vision, mission, valeurs, objectifs) et la démarche pour l’élaborer ;
    • Présenter et appliquer les principales théories de la motivation (contenu et processus) ;
    • Caractériser les styles de direction et choisir un style adapté à une situation ;
    • Mettre en œuvre des outils de management participatif et en mesurer les effets.

    Prérequis

    Économie et organisation des entreprises L1 (S1, S2) et S3 : structures, politique du personnel, système de décision, stratégie.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Identité et culture de l’entreprise
    2. Leçon 2 — Le projet d’entreprise
    3. Leçon 3 — Les motivations de l’homme au travail
    4. Leçon 4 — Les comportements des dirigeants et le management participatif

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (40 % : quiz en ligne, études de cas en TD, analyse de la culture et du style de management d’une organisation nigérienne) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Schein E. H., Organizational Culture and Leadership, San Francisco, Jossey-Bass.
    • McGregor D., The Human Side of Enterprise, New York, McGraw-Hill, 1960.
    • Maslow A. H., Motivation and Personality, New York, Harper, 1954.
    • Thévenet M., Dejoux C., Marbot E., Bender A.-F., Normand E., Fonctions RH, Paris, Pearson.
    • Organisation internationale de normalisation, ISO 26000:2010 — Lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale.
  • Stratégie des entreprises

    Le cours Stratégie des entreprises (UE1 — Science fondamentale, semestre 4) prolonge la politique générale étudiée au semestre 3. Il s’intéresse aux grandes décisions qui engagent l’avenir d’une entreprise : se concentrer sur un métier ou se diversifier, croître seule ou par acquisition, s’internationaliser, nouer des alliances, intégrer les exigences du développement durable. Chaque notion est illustrée par des entreprises opérant au Niger et dans l’espace UEMOA (distribution, télécoms, mines, banques, agro-industrie) et reliée à ses conséquences pour la gestion des ressources humaines : compétences à acquérir, restructurations, intégration des équipes, dialogue social.

    Objectifs d’apprentissage

    • Établir un diagnostic stratégique d’une entreprise ou d’un groupe en vue de préparer une décision.
    • Distinguer spécialisation, intégration et diversification, ainsi que les modes de développement interne, externe et conjoint.
    • Analyser les forces de la globalisation et choisir une stratégie internationale adaptée.
    • Utiliser les modèles de portefeuille (BCG, McKinsey, Arthur D. Little) et raisonner en termes de création de valeur et de synergies.
    • Évaluer une opération de fusion-acquisition ou une alliance, et identifier leurs pièges.
    • Réagir de manière critique à l’actualité stratégique des entreprises et intégrer les enjeux sociaux et environnementaux.

    Prérequis

    Politique générale (S3), Économie et organisation des entreprises (S3), notions de base de comptabilité et d’analyse financière.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Stratégies de croissance : spécialisation, diversification et modes de développement
    2. Leçon 2 — Globalisation, stratégie internationale et chaîne de valeur
    3. Leçon 3 — Corporate strategy : segmentation, portefeuilles d’activités et synergies
    4. Leçon 4 — Fusions-acquisitions, alliances stratégiques et développement durable

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, étude de cas en TD, commentaire d’une actualité stratégique) et examen terminal écrit (60 %) sous forme de cas de synthèse.

    Bibliographie

    • Garrette B., Dussauge P., Durand R. et al., Strategor. Toute la stratégie d’entreprise, Dunod (éditions successives).
    • Johnson G., Whittington R., Scholes K., Angwin D., Regnér P., Fréry F., Stratégique, Pearson France (éditions successives).
    • Porter M. E., L’avantage concurrentiel, Dunod (trad. de Competitive Advantage, Free Press, 1985).
    • Dussauge P., Garrette B., Les stratégies d’alliance, Éditions d’Organisation, 1995.
    • Détrie J.-P., Ramanantsoa B., Stratégie de l’entreprise et diversification, Nathan, 1983.