École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 4 (S4)

  • Droit des affaires

    Le cours de Droit des affaires (UE3 — Science juridique, semestre 4) a pour objet les différents statuts juridiques de l’entreprise : d’un côté l’entrepreneur individuel (commerçant, entreprenant), de l’autre la société, personne morale. Il prolonge les cours de Droit commercial et de Droit des sociétés du semestre 3 en adoptant le point de vue du créateur ou du conseiller d’entreprise : quel « véhicule juridique » choisir pour exploiter une activité, avec quelles conséquences sur le patrimoine, la responsabilité, les formalités de publicité, le financement, la fiscalité et la gestion du personnel ? Le cadre de référence est le droit uniforme OHADA applicable au Niger ; des éclairages de droit comparé (notamment le Code civil du Québec, qui a inspiré la définition de l’« exploitation d’une entreprise ») permettent de mieux comprendre la notion d’entreprise.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser le vocabulaire du droit des affaires et situer ses origines et ses sources (OHADA, UEMOA, droit national).
    • Définir juridiquement l’entreprise et appliquer la théorie de la commercialité.
    • Connaître le régime de publicité légale (RCCM, déclaration d’activité) : objectifs, assujettis, fonctionnement.
    • Distinguer les véhicules juridiques : entreprise individuelle, entreprenant, sociétés de personnes, sociétés par actions, GIE, coopératives, succursales.
    • Analyser les questions de patrimoine et de responsabilité propres à chaque véhicule.
    • Conseiller le choix d’une forme juridique à l’aide de critères pondérés.

    Prérequis

    Droit commercial et Droit des sociétés (S3), Introduction au droit (L1).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction au droit des affaires : vocabulaire, origines, fondements et cadre juridique
    2. Leçon 2 — La notion d’entreprise, la commercialité et la publicité légale
    3. Leçon 3 — L’entreprise individuelle, l’entreprenant et les sociétés de personnes
    4. Leçon 4 — Sociétés par actions, autres véhicules, patrimoine et choix du statut juridique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h CM, 6 h TD (cas de création d’entreprise), 0 h TP, 20 h TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, cas pratique de choix de statut) et examen terminal écrit (60 %). Seuils et montants cités : à vérifier dans les Actes uniformes et textes nationaux en vigueur.

    Bibliographie

    • Traité relatif à l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (Port-Louis, 1993, révisé à Québec en 2008), www.ohada.org.
    • OHADA, Acte uniforme portant sur le droit commercial général (2010).
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique (révisé en 2014).
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives (2010).
    • Code civil du Québec (notamment l’article 1525 sur l’exploitation d’une entreprise) et Loi sur la publicité légale des entreprises (Québec), pour le droit comparé.
  • Économie générale 4

    Ce cours d’Économie générale du semestre 4 complète le cours du semestre 3 (agrégats, équilibre macroéconomique, monnaie). Il étudie les deux grands déséquilibres macroéconomiques, l’inflation et le chômage : leurs définitions, leur mesure, leurs causes, leurs conséquences et les politiques qui permettent de les combattre. Il aborde ensuite l’intégration économique régionale, avec l’exemple de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), et replace cette intégration dans le mouvement plus large de la mondialisation. Pour un futur professionnel de la banque et de la finance, ces thèmes sont essentiels : l’inflation détermine les taux d’intérêt réels et la politique de la BCEAO, le chômage et l’emploi conditionnent la solvabilité de la clientèle, et l’intégration régionale façonne le marché bancaire et financier de l’Union.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir et mesurer l’inflation (IHPC) et distinguer déflation, désinflation et stagflation ;
    • Expliquer les causes (demande, coûts, monnaie, anticipations) et les conséquences de l’inflation et calculer des grandeurs réelles ;
    • Présenter les politiques monétaire et budgétaire restrictives de lutte contre l’inflation ;
    • Définir le chômage au sens du BIT, calculer taux d’activité et de chômage, identifier ses formes et ses explications classique et keynésienne ;
    • Proposer des politiques de lutte contre le chômage à court et à long terme ;
    • Expliquer les étapes de l’intégration économique, le fonctionnement de l’UEMOA et les enjeux de la mondialisation.

    Prérequis

    Économie générale de L1 et du semestre 3 (agrégats, équilibre macroéconomique, monnaie).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’inflation : définitions, mesure et causes
    2. Leçon 2 — Conséquences de l’inflation et politiques de lutte
    3. Leçon 3 — Le chômage : définitions, formes, causes et explications théoriques
    4. Leçon 4 — Politiques de l’emploi, intégration économique et mondialisation

    Modalités d’évaluation

    La maquette du semestre 4 n’indique pas de volume horaire ; le cours est prévu pour environ 20 heures (≈ 12 h de cours, 4 h de TD et 4 h de travail personnel). Évaluation : contrôle continu (exercices, exposé sur un thème d’actualité de l’UEMOA, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Frédéric Poulon, Économie générale, Dunod.
    • N. Gregory Mankiw, Macroéconomie, De Boeck Supérieur.
    • Olivier Blanchard, Daniel Cohen, Macroéconomie, Pearson.
    • Paul A. Samuelson, William D. Nordhaus, Économie, Economica.
    • Traité modifié de l’UEMOA et rapports de surveillance multilatérale de la Commission de l’UEMOA (www.uemoa.int) ; rapports de politique monétaire de la BCEAO (www.bceao.int).
  • Planification des projets 2

    Ce cours fait suite à la Planification des projets du semestre 3 (WBS, estimation des durées, antériorités, réseau PERT/MPM et chemin critique). Il est consacré à l’outil de planification le plus utilisé dans les projets, les ONG et les administrations : le diagramme de Gantt. On apprend à le construire à partir du réseau, puis à l’enrichir des ressources (charge, lissage), des coûts (budget échelonné, courbe en S, compression des délais) et à l’utiliser pour le suivi (planning de référence, avancement, valeur acquise) avec un logiciel libre (GanttProject, ProjectLibre) ou MS Project. Le fil conducteur est le projet de périmètre maraîcher de Maradi étudié au semestre 3, complété par des cas de construction d’école et de forages.

    Objectifs d’apprentissage

    • Construire un diagramme de Gantt lisible (barres, jalons, liens, marges, calendrier ouvré) à partir d’un réseau.
    • Affecter les ressources, tracer l’histogramme de charge et lisser les surcharges en utilisant les marges.
    • Établir un budget échelonné dans le temps, tracer la courbe en S et calculer le coût d’une compression des délais.
    • Suivre l’avancement sur le Gantt et calculer les indicateurs de valeur acquise (SV, CV, SPI, CPI, EAC).
    • Réaliser un planning sur un logiciel de gestion de projet.

    Prérequis

    Planification des projets (S3) : WBS, antériorités, calcul des dates, marges et chemin critique.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Construire le diagramme de Gantt du projet
    2. Leçon 2 — Gantt et ressources : affectation, histogramme de charge et lissage
    3. Leçon 3 — Gantt et coûts : budget échelonné, courbe en S et compression des délais
    4. Leçon 4 — Suivre le projet avec le Gantt : planning de référence, avancement et logiciels

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE (2 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz, planning réalisé sur logiciel à rendre — 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK), PMI.
    • Project Management Institute, Practice Standard for Earned Value Management, PMI.
    • Corbel J.-C., Management de projet : fondamentaux, méthodes, outils, Eyrolles, 2005.
    • Gray C. F. et Larson E. W., Management de projet, Chenelière McGraw-Hill, Montréal.
    • Kerzner H., Project Management: A Systems Approach to Planning, Scheduling, and Controlling, Wiley.
  • Droit pénal

    Le cours de Droit pénal (UE3 — Science juridique, semestre 4) familiarise les étudiants avec la matière pénale : les textes (Code pénal et Code de procédure pénale), l’histoire des grands principes, l’organisation judiciaire, l’office du juge, les grandes étapes du procès, les limites de la recherche de la vérité et la sanction. Il met en regard ces règles avec les droits fondamentaux : présomption d’innocence, droits de la défense, procès équitable, tels que les consacrent la Constitution et les engagements internationaux du Niger (Déclaration universelle des droits de l’homme, Pacte international relatif aux droits civils et politiques, Charte africaine des droits de l’homme et des peuples). Pour le professionnel RH, le droit pénal est présent au quotidien : vols ou détournements au travail, harcèlement, violences, accidents du travail, travail des enfants, non-reversement des cotisations, et articulation entre la procédure disciplinaire et la procédure pénale.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer le Code pénal et le Code de procédure pénale du Niger et les grands principes issus de l’histoire du droit pénal.
    • Décrire l’organisation judiciaire répressive et le rôle du ministère public, du juge d’instruction et des juridictions de jugement.
    • Analyser une infraction à travers ses éléments légal, matériel et moral, et apprécier la responsabilité (tentative, complicité, causes d’irresponsabilité).
    • Distinguer action publique et action civile et identifier la place de la victime.
    • Appliquer les principes de la preuve pénale (liberté de la preuve, loyauté, intime conviction) et les règles de la peine.
    • Articuler faits pénaux et gestion disciplinaire des salariés.

    Prérequis

    Introduction au droit (L1) : sources du droit, organisation des juridictions, notions de droit civil.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les codes, la naissance du droit pénal contemporain et l’organisation judiciaire
    2. Leçon 2 — L’infraction pénale et la responsabilité pénale des personnes physiques
    3. Leçon 3 — Le procès pénal : action publique, action civile, instruction et jugement
    4. Leçon 4 — La preuve en droit pénal et la peine

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h CM, 6 h TD (cas pratiques, commentaire de décision), 0 h TP, 20 h TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, cas pratiques) et examen terminal écrit (60 % : questions de cours et cas pratique). Les numéros d’articles et les durées légales cités sont indicatifs et doivent être vérifiés dans la version en vigueur des codes.

    Bibliographie

    • République du Niger, Code pénal (loi n° 61-27 du 15 juillet 1961, modifiée) et Code de procédure pénale (loi n° 61-33 du 14 août 1961, modifiée), versions en vigueur.
    • Beccaria C., Des délits et des peines (1764), nombreuses éditions françaises.
    • Pradel J., Droit pénal général, Cujas (éditions successives).
    • Tournier C., L’intime conviction du juge, Presses universitaires d’Aix-Marseille, 2003.
    • Nations unies, Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966) ; Organisation de l’unité africaine (OUA), Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (1981).
  • Économie et organisation des entreprises 4

    Ce cours clôt le module Économie et organisation des entreprises. Consacré à l’entreprise et la société, il porte sur la dimension humaine et culturelle de l’organisation : son identité et sa culture, le projet qui fédère ses membres, les ressorts de la motivation au travail, les styles de direction et le management participatif. Après l’étude des systèmes et de la stratégie (semestre 3), il montre que la performance d’une entreprise — et notamment d’une banque, d’une SFD ou d’une compagnie d’assurance, où la qualité du service dépend des hommes — repose aussi sur l’adhésion et l’engagement du personnel. Les cas s’appuient sur des organisations nigériennes et sur le cadre social du Niger (Code du travail, délégués du personnel).

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir l’identité et la culture d’entreprise, en identifier les composantes et les manifestations.
    • Élaborer les éléments d’un projet d’entreprise (vision, mission, valeurs, objectifs) et d’une charte éthique ou RSE.
    • Expliquer les principales théories de la motivation (Maslow, Herzberg, McGregor, Vroom) et les appliquer à des situations de travail.
    • Caractériser les styles de direction (Likert, Blake et Mouton, Hersey et Blanchard).
    • Décrire les outils du management participatif (DPO, délégation, cercles de qualité, intéressement) et en mesurer les limites.

    Prérequis

    Économie et organisation des entreprises de L1 et du semestre 3 (structures, politique du personnel, système de décision, stratégie).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Identité et culture de l’entreprise
    2. Leçon 2 — Le projet d’entreprise
    3. Leçon 3 — Les motivations de l’homme au travail et les comportements des dirigeants
    4. Leçon 4 — Le management participatif

    Modalités d’évaluation

    La maquette du semestre 4 n’indique pas de volume horaire ni de crédits pour cette matière : le cours est conçu pour environ 20 heures (à titre indicatif : 14 h de cours, 6 h de travaux dirigés, complétées par du travail personnel). Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, étude de cas sur la culture et le management d’une organisation nigérienne, environ 40 %) et examen terminal écrit (environ 60 %).

    Bibliographie

    • Edgar H. Schein, Organizational Culture and Leadership, Jossey-Bass.
    • Abraham H. Maslow, Motivation and Personality, Harper & Row.
    • Douglas McGregor, The Human Side of Enterprise, McGraw-Hill.
    • Frederick Herzberg, « One more time: how do you motivate employees? », Harvard Business Review, 1968.
    • Jean-Luc Charron, Sabine Sépari, Organisation et gestion de l’entreprise, Dunod.
  • Analyse technique des projets 2

    Ce cours prolonge l’analyse technique des projets vue au semestre 3 (processus de production, critères de choix, moyens de production, équipements). Il traite deux questions décisives de l’étude de faisabilité : où implanter l’unité de production, et quels risques menacent la réussite du projet et comment les prévenir. La localisation conditionne durablement les coûts (transport, énergie, foncier) et l’accès aux bénéficiaires ; l’analyse des risques permet d’anticiper les événements qui pourraient faire dériver les délais, les coûts ou la qualité. Les cas étudiés sont nigériens : huilerie dans la région de Maradi, magasins de warrantage à Tillabéri, forages en zone d’insécurité, construction d’écoles.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer macro-localisation et micro-localisation et identifier les facteurs de localisation d’un projet.
    • Appliquer la méthode des points pondérés, le centre de gravité, la minimisation des coûts de transport et l’analyse du coût total par site.
    • Identifier, classer et évaluer les risques d’un projet (matrice probabilité × impact, valeur monétaire espérée).
    • Choisir une stratégie de réponse à chaque risque et construire un registre et un plan de prévention.
    • Calculer une réserve pour aléas et juger de la rentabilité d’une mesure de prévention.

    Prérequis

    Analyse technique des projets (S3) : processus, capacités, équipements. Notions de probabilité (pourcentage, moyenne pondérée).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La localisation de l’unité de production : facteurs et méthodes qualitatives
    2. Leçon 2 — Les méthodes quantitatives de localisation
    3. Leçon 3 — L’analyse des risques du projet
    4. Leçon 4 — La prévention et le traitement des risques du projet

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE (2 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz, TD, étude de localisation et registre des risques d’un projet réel — 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Courtot H., La gestion des risques dans les projets, Economica, Paris, 1998.
    • Gray C. F. et Larson E. W., Management de projet, Chenelière McGraw-Hill, Montréal.
    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK), PMI.
    • ISO 31000:2018, Management du risque — Lignes directrices, Organisation internationale de normalisation.
    • Behrens W. et Hawranek P. M., Manuel de préparation des études de faisabilité industrielle, ONUDI, Vienne.
  • Gestion budgétaire

    La gestion budgétaire est le mode de gestion qui traduit les objectifs de l’entreprise en programmes d’action chiffrés (les budgets), puis compare les réalisations aux prévisions pour corriger la trajectoire. Ce cours (UE2 — Science économique, semestre 4) apprend à construire et analyser les différents budgets d’une entreprise : ventes, production, main-d’œuvre, approvisionnements, investissements et trésorerie. Une attention particulière est portée au budget des charges de personnel, que le futur professionnel RH aura à préparer et à suivre (effectifs, masse salariale, écarts). Les exemples sont tirés de PME et d’industries nigériennes et exprimés en FCFA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire la procédure budgétaire et l’articulation des budgets (plan, programmes, budgets, contrôle).
    • Établir un budget des ventes à partir de prévisions (tendance par moindres carrés, coefficients saisonniers).
    • Construire les budgets de production, de main-d’œuvre et d’approvisionnement (modèle de Wilson).
    • Évaluer un budget d’investissement (VAN, TRI, délai de récupération, indice de profitabilité).
    • Établir un budget de trésorerie intégrant la TVA et les charges sociales, et analyser les écarts, notamment sur la masse salariale.

    Prérequis

    Comptabilité générale, Comptabilité de gestion (S3), mathématiques financières élémentaires (actualisation), Fiscalité générale (TVA).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La procédure budgétaire et le budget des ventes
    2. Leçon 2 — Le budget de production, de main-d’œuvre et d’approvisionnement
    3. Leçon 3 — Le budget d’investissement
    4. Leçon 4 — Le budget de trésorerie et le contrôle budgétaire

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h CM, 6 h TD, 0 h TP, 20 h TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, exercices chiffrés, construction d’un budget sur tableur en travail personnel) et examen terminal écrit (60 %, calculatrice autorisée).

    Bibliographie

    • Alazard C., Sépari S., Contrôle de gestion. Manuel et applications, Dunod, collection Expert Sup (éditions successives).
    • Gervais M., Contrôle de gestion, Economica (éditions successives).
    • Doriath B., Contrôle de gestion en 20 fiches, Dunod (éditions successives).
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA (SYSCOHADA révisé), 2017.
  • Économie bancaire et monétaire 2

    Ce cours constitue la seconde partie de l’économie bancaire et monétaire (semestre 4). Après l’étude du financement de l’économie et de la création monétaire au semestre 3, il traite de l’inflation — sa mesure, ses explications monétaires et réelles, ses conséquences — puis de la politique monétaire. Le programme officiel, rédigé à l’origine à partir de l’expérience marocaine, est ici appliqué à l’UMOA : passage d’une politique d’encadrement du crédit, de taux administrés et de réescompte à une régulation indirecte par les taux et la liquidité (appels d’offres de la BCEAO, guichet de prêt marginal, réserves obligatoires, opérations d’open market). Les étudiants apprennent à lire un indice des prix, à calculer un taux d’intérêt réel et à interpréter les décisions du Comité de politique monétaire de la BCEAO.

    Objectifs d’apprentissage

    • Mesurer l’inflation à partir de l’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) et calculer des taux d’inflation annuels et moyens.
    • Expliquer les théories monétaires de l’inflation (quantitative, monétariste, classico-keynésienne).
    • Analyser l’inflation par la demande et par les coûts, et en évaluer les conséquences (redistribution, taux réel, compétitivité).
    • Décrire les instruments directs de l’ancienne politique monétaire (encadrement, emplois obligatoires, réescompte) et leurs limites.
    • Expliquer et chiffrer les instruments indirects actuels de la BCEAO et leurs canaux de transmission.

    Prérequis

    Économie bancaire et monétaire du semestre 3 (théories de la monnaie, création monétaire, marché monétaire) ; calcul de pourcentages et d’intérêts simples.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’inflation : mesure et explications monétaires
    2. Leçon 2 — L’inflation comme phénomène réel et ses conséquences
    3. Leçon 3 — La politique monétaire : objectifs et ancienne approche
    4. Leçon 4 — La nouvelle politique monétaire : refinancement, pensions et open market

    Modalités d’évaluation

    La maquette du semestre 4 n’indique pas de volume horaire : le cours est prévu pour environ 20 heures (≈ 10 h de cours et 10 h de travail personnel de l’étudiant). Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, exercices, commentaire d’un communiqué du Comité de politique monétaire, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Mishkin, Frederic S., Monnaie, banques et marchés financiers, Pearson Education (traduction française).
    • Landais, Bernard, Leçons de politique monétaire, De Boeck.
    • Szpiro, Daniel, Économie monétaire et financière, De Boeck.
    • Plihon, Dominique, La monnaie et ses mécanismes, La Découverte, collection « Repères ».
    • BCEAO, Rapport sur la politique monétaire dans l’UMOA et communiqués du Comité de politique monétaire (www.bceao.int) ; Statuts de la BCEAO.
  • Analyse financière 2

    Ce cours de semestre 4 approfondit l’analyse financière abordée au semestre 3 (bilans financier et fonctionnel, SIG, seuil de rentabilité). Il porte sur quatre questions que se pose tout analyste — banquier, bailleur, chargé de projet ou dirigeant de PME — : l’équilibre entre ressources et emplois est-il durable ? comment le résultat se forme-t-il dans le compte de résultat SYSCOHADA révisé ? quelles ressources l’activité dégage-t-elle pour investir et rembourser (capacité d’autofinancement) ? l’entreprise est-elle efficace et rentable pour ses associés ? Les cas pratiques portent sur des PME, coopératives et entreprises nigériennes, avec les références fiscales indicatives du Niger (TVA 19 %, impôt sur les sociétés 30 %).

    Objectifs d’apprentissage

    • Analyser les grandeurs de l’équilibre financier (FRNG, BFR, trésorerie nette) en statique et en dynamique, et calculer un BFR normatif.
    • Lire et construire un compte de résultat selon le SYSCOHADA révisé, en distinguant activités ordinaires et HAO.
    • Calculer la capacité d’autofinancement par les méthodes soustractive et additive, l’autofinancement et la capacité de remboursement.
    • Calculer et interpréter les ratios d’exploitation (marges, partage et productivité de la valeur ajoutée).
    • Calculer les rentabilités commerciale, économique et financière et expliquer l’effet de levier de l’endettement.

    Prérequis

    Analyse financière (S3) ; comptabilité générale et analytique ; principes fondamentaux de la finance ; culture économique.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les grandeurs de l’équilibre financier : fonds de roulement, besoin de financement et trésorerie
    2. Leçon 2 — La présentation du compte de résultat SYSCOHADA révisé
    3. Leçon 3 — La capacité d’autofinancement et l’autofinancement
    4. Leçon 4 — Les ratios d’exploitation et de rentabilité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne et diagnostic financier d’une PME à partir de ses états financiers, 40 %) et examen terminal écrit (60 %), calculatrice autorisée.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA (SYSCOHADA révisé), 2017.
    • Grandguillot, B. et Grandguillot, F., Analyse financière, Gualino.
    • Batsch, L., Le diagnostic financier, Economica.
    • Quiry, P. et Le Fur, Y., Pierre Vernimmen — Finance d’entreprise, Dalloz.
    • Berk, J. et DeMarzo, P., Corporate Finance, Pearson.
  • Économie générale 4

    Ce cours d’Économie générale de deuxième année (partie 2) fait suite au cours du semestre 3 consacré aux agrégats, à l’équilibre macroéconomique, à la monnaie et au change. Il aborde deux grands déséquilibres macroéconomiques qui concernent directement le gestionnaire des ressources humaines : l’inflation, qui ronge le pouvoir d’achat des salaires et alimente les revendications salariales, et le chômage, qui conditionne le marché du travail, le recrutement et l’insertion des jeunes diplômés. Il se termine par l’étude de l’intégration économique régionale (UEMOA) et de la mondialisation, qui façonnent l’environnement des entreprises nigériennes. Les exemples chiffrés sont simplifiés et les données institutionnelles sont présentées à titre indicatif.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir inflation, déflation, désinflation et stagflation ; calculer un indice des prix et un taux d’inflation.
    • Expliquer les causes et les conséquences économiques et sociales de l’inflation ; calculer un salaire réel.
    • Présenter les politiques monétaire et budgétaire restrictives de lutte contre l’inflation.
    • Définir le chômage au sens du BIT, en calculer les indicateurs et en présenter les explications classique, keynésienne et structurelle.
    • Proposer des politiques de lutte contre le chômage à court et à long terme.
    • Expliquer les étapes de l’intégration économique, le fonctionnement de l’UEMOA et les enjeux de la mondialisation.

    Prérequis

    Économie générale L1 et S3 (agrégats, équilibre macroéconomique, monnaie, change).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’inflation : définitions, mesure et causes
    2. Leçon 2 — Les conséquences de l’inflation et les politiques de lutte
    3. Leçon 3 — Le chômage : définitions, causes, explications théoriques et politiques
    4. Leçon 4 — Intégration économique et mondialisation : l’exemple de l’UEMOA

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE (2 crédits). Contrôle continu (TD, quiz en ligne, dossier sur un indicateur conjoncturel du Niger ou de l’UEMOA : 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • POULON F., Économie générale, Dunod.
    • BLANCHARD O. et COHEN D., Macroéconomie, Pearson.
    • KRUGMAN P. et WELLS R., Macroéconomie, De Boeck Supérieur.
    • Traité modifié de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et Acte additionnel relatif au Pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité.
    • Bureau International du Travail (BIT) : définitions internationales de l’emploi et du chômage ; BCEAO et INS Niger : statistiques de prix.