École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 2

  • Analyse technique des projets 2

    Ce cours prolonge l’analyse technique des projets vue au semestre 3 (processus de production, critères de choix, moyens de production, équipements). Il traite deux questions décisives de l’étude de faisabilité : où implanter l’unité de production, et quels risques menacent la réussite du projet et comment les prévenir. La localisation conditionne durablement les coûts (transport, énergie, foncier) et l’accès aux bénéficiaires ; l’analyse des risques permet d’anticiper les événements qui pourraient faire dériver les délais, les coûts ou la qualité. Les cas étudiés sont nigériens : huilerie dans la région de Maradi, magasins de warrantage à Tillabéri, forages en zone d’insécurité, construction d’écoles.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer macro-localisation et micro-localisation et identifier les facteurs de localisation d’un projet.
    • Appliquer la méthode des points pondérés, le centre de gravité, la minimisation des coûts de transport et l’analyse du coût total par site.
    • Identifier, classer et évaluer les risques d’un projet (matrice probabilité × impact, valeur monétaire espérée).
    • Choisir une stratégie de réponse à chaque risque et construire un registre et un plan de prévention.
    • Calculer une réserve pour aléas et juger de la rentabilité d’une mesure de prévention.

    Prérequis

    Analyse technique des projets (S3) : processus, capacités, équipements. Notions de probabilité (pourcentage, moyenne pondérée).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La localisation de l’unité de production : facteurs et méthodes qualitatives
    2. Leçon 2 — Les méthodes quantitatives de localisation
    3. Leçon 3 — L’analyse des risques du projet
    4. Leçon 4 — La prévention et le traitement des risques du projet

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE (2 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz, TD, étude de localisation et registre des risques d’un projet réel — 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Courtot H., La gestion des risques dans les projets, Economica, Paris, 1998.
    • Gray C. F. et Larson E. W., Management de projet, Chenelière McGraw-Hill, Montréal.
    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK), PMI.
    • ISO 31000:2018, Management du risque — Lignes directrices, Organisation internationale de normalisation.
    • Behrens W. et Hawranek P. M., Manuel de préparation des études de faisabilité industrielle, ONUDI, Vienne.
  • Gestion budgétaire

    La gestion budgétaire est le mode de gestion qui traduit les objectifs de l’entreprise en programmes d’action chiffrés (les budgets), puis compare les réalisations aux prévisions pour corriger la trajectoire. Ce cours (UE2 — Science économique, semestre 4) apprend à construire et analyser les différents budgets d’une entreprise : ventes, production, main-d’œuvre, approvisionnements, investissements et trésorerie. Une attention particulière est portée au budget des charges de personnel, que le futur professionnel RH aura à préparer et à suivre (effectifs, masse salariale, écarts). Les exemples sont tirés de PME et d’industries nigériennes et exprimés en FCFA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire la procédure budgétaire et l’articulation des budgets (plan, programmes, budgets, contrôle).
    • Établir un budget des ventes à partir de prévisions (tendance par moindres carrés, coefficients saisonniers).
    • Construire les budgets de production, de main-d’œuvre et d’approvisionnement (modèle de Wilson).
    • Évaluer un budget d’investissement (VAN, TRI, délai de récupération, indice de profitabilité).
    • Établir un budget de trésorerie intégrant la TVA et les charges sociales, et analyser les écarts, notamment sur la masse salariale.

    Prérequis

    Comptabilité générale, Comptabilité de gestion (S3), mathématiques financières élémentaires (actualisation), Fiscalité générale (TVA).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La procédure budgétaire et le budget des ventes
    2. Leçon 2 — Le budget de production, de main-d’œuvre et d’approvisionnement
    3. Leçon 3 — Le budget d’investissement
    4. Leçon 4 — Le budget de trésorerie et le contrôle budgétaire

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h CM, 6 h TD, 0 h TP, 20 h TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, exercices chiffrés, construction d’un budget sur tableur en travail personnel) et examen terminal écrit (60 %, calculatrice autorisée).

    Bibliographie

    • Alazard C., Sépari S., Contrôle de gestion. Manuel et applications, Dunod, collection Expert Sup (éditions successives).
    • Gervais M., Contrôle de gestion, Economica (éditions successives).
    • Doriath B., Contrôle de gestion en 20 fiches, Dunod (éditions successives).
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA (SYSCOHADA révisé), 2017.
  • Économie bancaire et monétaire 2

    Ce cours constitue la seconde partie de l’économie bancaire et monétaire (semestre 4). Après l’étude du financement de l’économie et de la création monétaire au semestre 3, il traite de l’inflation — sa mesure, ses explications monétaires et réelles, ses conséquences — puis de la politique monétaire. Le programme officiel, rédigé à l’origine à partir de l’expérience marocaine, est ici appliqué à l’UMOA : passage d’une politique d’encadrement du crédit, de taux administrés et de réescompte à une régulation indirecte par les taux et la liquidité (appels d’offres de la BCEAO, guichet de prêt marginal, réserves obligatoires, opérations d’open market). Les étudiants apprennent à lire un indice des prix, à calculer un taux d’intérêt réel et à interpréter les décisions du Comité de politique monétaire de la BCEAO.

    Objectifs d’apprentissage

    • Mesurer l’inflation à partir de l’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) et calculer des taux d’inflation annuels et moyens.
    • Expliquer les théories monétaires de l’inflation (quantitative, monétariste, classico-keynésienne).
    • Analyser l’inflation par la demande et par les coûts, et en évaluer les conséquences (redistribution, taux réel, compétitivité).
    • Décrire les instruments directs de l’ancienne politique monétaire (encadrement, emplois obligatoires, réescompte) et leurs limites.
    • Expliquer et chiffrer les instruments indirects actuels de la BCEAO et leurs canaux de transmission.

    Prérequis

    Économie bancaire et monétaire du semestre 3 (théories de la monnaie, création monétaire, marché monétaire) ; calcul de pourcentages et d’intérêts simples.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’inflation : mesure et explications monétaires
    2. Leçon 2 — L’inflation comme phénomène réel et ses conséquences
    3. Leçon 3 — La politique monétaire : objectifs et ancienne approche
    4. Leçon 4 — La nouvelle politique monétaire : refinancement, pensions et open market

    Modalités d’évaluation

    La maquette du semestre 4 n’indique pas de volume horaire : le cours est prévu pour environ 20 heures (≈ 10 h de cours et 10 h de travail personnel de l’étudiant). Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, exercices, commentaire d’un communiqué du Comité de politique monétaire, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Mishkin, Frederic S., Monnaie, banques et marchés financiers, Pearson Education (traduction française).
    • Landais, Bernard, Leçons de politique monétaire, De Boeck.
    • Szpiro, Daniel, Économie monétaire et financière, De Boeck.
    • Plihon, Dominique, La monnaie et ses mécanismes, La Découverte, collection « Repères ».
    • BCEAO, Rapport sur la politique monétaire dans l’UMOA et communiqués du Comité de politique monétaire (www.bceao.int) ; Statuts de la BCEAO.
  • Analyse financière 2

    Ce cours de semestre 4 approfondit l’analyse financière abordée au semestre 3 (bilans financier et fonctionnel, SIG, seuil de rentabilité). Il porte sur quatre questions que se pose tout analyste — banquier, bailleur, chargé de projet ou dirigeant de PME — : l’équilibre entre ressources et emplois est-il durable ? comment le résultat se forme-t-il dans le compte de résultat SYSCOHADA révisé ? quelles ressources l’activité dégage-t-elle pour investir et rembourser (capacité d’autofinancement) ? l’entreprise est-elle efficace et rentable pour ses associés ? Les cas pratiques portent sur des PME, coopératives et entreprises nigériennes, avec les références fiscales indicatives du Niger (TVA 19 %, impôt sur les sociétés 30 %).

    Objectifs d’apprentissage

    • Analyser les grandeurs de l’équilibre financier (FRNG, BFR, trésorerie nette) en statique et en dynamique, et calculer un BFR normatif.
    • Lire et construire un compte de résultat selon le SYSCOHADA révisé, en distinguant activités ordinaires et HAO.
    • Calculer la capacité d’autofinancement par les méthodes soustractive et additive, l’autofinancement et la capacité de remboursement.
    • Calculer et interpréter les ratios d’exploitation (marges, partage et productivité de la valeur ajoutée).
    • Calculer les rentabilités commerciale, économique et financière et expliquer l’effet de levier de l’endettement.

    Prérequis

    Analyse financière (S3) ; comptabilité générale et analytique ; principes fondamentaux de la finance ; culture économique.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les grandeurs de l’équilibre financier : fonds de roulement, besoin de financement et trésorerie
    2. Leçon 2 — La présentation du compte de résultat SYSCOHADA révisé
    3. Leçon 3 — La capacité d’autofinancement et l’autofinancement
    4. Leçon 4 — Les ratios d’exploitation et de rentabilité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne et diagnostic financier d’une PME à partir de ses états financiers, 40 %) et examen terminal écrit (60 %), calculatrice autorisée.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA (SYSCOHADA révisé), 2017.
    • Grandguillot, B. et Grandguillot, F., Analyse financière, Gualino.
    • Batsch, L., Le diagnostic financier, Economica.
    • Quiry, P. et Le Fur, Y., Pierre Vernimmen — Finance d’entreprise, Dalloz.
    • Berk, J. et DeMarzo, P., Corporate Finance, Pearson.
  • Économie générale 4

    Ce cours d’Économie générale de deuxième année (partie 2) fait suite au cours du semestre 3 consacré aux agrégats, à l’équilibre macroéconomique, à la monnaie et au change. Il aborde deux grands déséquilibres macroéconomiques qui concernent directement le gestionnaire des ressources humaines : l’inflation, qui ronge le pouvoir d’achat des salaires et alimente les revendications salariales, et le chômage, qui conditionne le marché du travail, le recrutement et l’insertion des jeunes diplômés. Il se termine par l’étude de l’intégration économique régionale (UEMOA) et de la mondialisation, qui façonnent l’environnement des entreprises nigériennes. Les exemples chiffrés sont simplifiés et les données institutionnelles sont présentées à titre indicatif.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir inflation, déflation, désinflation et stagflation ; calculer un indice des prix et un taux d’inflation.
    • Expliquer les causes et les conséquences économiques et sociales de l’inflation ; calculer un salaire réel.
    • Présenter les politiques monétaire et budgétaire restrictives de lutte contre l’inflation.
    • Définir le chômage au sens du BIT, en calculer les indicateurs et en présenter les explications classique, keynésienne et structurelle.
    • Proposer des politiques de lutte contre le chômage à court et à long terme.
    • Expliquer les étapes de l’intégration économique, le fonctionnement de l’UEMOA et les enjeux de la mondialisation.

    Prérequis

    Économie générale L1 et S3 (agrégats, équilibre macroéconomique, monnaie, change).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’inflation : définitions, mesure et causes
    2. Leçon 2 — Les conséquences de l’inflation et les politiques de lutte
    3. Leçon 3 — Le chômage : définitions, causes, explications théoriques et politiques
    4. Leçon 4 — Intégration économique et mondialisation : l’exemple de l’UEMOA

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE (2 crédits). Contrôle continu (TD, quiz en ligne, dossier sur un indicateur conjoncturel du Niger ou de l’UEMOA : 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • POULON F., Économie générale, Dunod.
    • BLANCHARD O. et COHEN D., Macroéconomie, Pearson.
    • KRUGMAN P. et WELLS R., Macroéconomie, De Boeck Supérieur.
    • Traité modifié de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et Acte additionnel relatif au Pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité.
    • Bureau International du Travail (BIT) : définitions internationales de l’emploi et du chômage ; BCEAO et INS Niger : statistiques de prix.
  • Droit commercial 2

    Ce cours de droit commercial du semestre 4 fait suite au cours du semestre 3 (actes de commerce et fonds de commerce). Il est consacré à l’entreprise commerciale, c’est-à-dire aux deux formes sous lesquelles s’exerce le commerce : l’entreprise individuelle (le commerçant personne physique, et l’entreprenant) et les sociétés commerciales. Il s’appuie sur l’Acte uniforme relatif au droit commercial général (AUDCG, révisé en 2010) et sur l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique (AUSCGIE, révisé en 2014). Pour le futur banquier, ces règles sont quotidiennes : vérifier qu’un client a la capacité d’exercer le commerce, qu’il est immatriculé au RCCM et tient une comptabilité ; identifier la forme de la société emprunteuse, l’étendue de la responsabilité des associés, les pouvoirs des dirigeants signataires, les décisions d’assemblée requises pour emprunter ou donner une garantie ; lire des statuts et des procès-verbaux ; comprendre l’affectation des bénéfices. Les seuils cités sont ceux de l’AUSCGIE révisé, à titre indicatif ; le droit national peut en fixer certains.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir le commerçant et vérifier les conditions d’accès à la profession (capacité, incompatibilités, interdictions).
    • Énoncer les obligations du commerçant (RCCM, comptabilité, obligations fiscales) et le régime de l’entreprenant.
    • Expliquer la définition, les conditions de constitution, la personnalité morale et la fin des sociétés commerciales.
    • Comparer SNC, SCS, SARL, SA et SAS (capital, responsabilité, direction, cession des titres).
    • Appliquer les règles de fonctionnement : assemblées, quorum et majorités, réserve légale et bénéfice distribuable.

    Prérequis

    Droit commercial du semestre 3 (sources OHADA, actes de commerce, fonds de commerce).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le commerçant personne physique : définition et conditions d’exercice du commerce
    2. Leçon 2 — Les obligations du commerçant et le statut de l’entreprenant
    3. Leçon 3 — Le droit commun des sociétés commerciales : définition, types, constitution, personnalité juridique et fin
    4. Leçon 4 — Les règles spécifiques aux différentes sociétés et leur fonctionnement

    Modalités d’évaluation

    La maquette du semestre 4 n’indique pas encore de volume horaire ni de crédits (0 h) ; le cours est dimensionné pour environ 20 heures (à titre indicatif : 12 h de cours, 8 h de travaux dirigés), complétées par du travail personnel. Évaluation : contrôle continu (cas pratiques, analyse de statuts, quiz) 40 % et examen terminal écrit 60 %.

    Bibliographie

    • Acte uniforme relatif au droit commercial général (2010) et Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du GIE (2014) — www.ohada.org.
    • Joseph Issa-Sayegh, Paul-Gérard Pougoué et Filiga Michel Sawadogo (dir.), OHADA : Traité et actes uniformes commentés et annotés, Juriscope.
    • Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (SYSCOHADA révisé) — www.ohada.org.
    • Jurisprudence de la CCJA — base Ohadata (www.ohada.com).
  • Système d’information 2

    Ce cours de semestre 4 prolonge « Système d’information » du semestre 3 : après avoir compris le rôle du SI et la logique algorithmique, l’étudiant apprend à concevoir et implémenter une base de données selon la démarche Merise : dictionnaire de données, modèle conceptuel des données (MCD, modèle entité-association), modèle logique relationnel (MLDR) puis modèle physique sous Microsoft Access ou un SGBD SQL. Pour un chargé de projet, c’est une compétence directement utile : base des bénéficiaires d’un projet, suivi des forages et des comités de gestion, registre des formations, fichier des fournisseurs et des marchés. Le cours insiste sur la rigueur (identifiants, cardinalités, clés étrangères) qui garantit des données fiables pour le suivi-évaluation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Constituer et épurer un dictionnaire de données à partir des documents d’une organisation et mettre en évidence les dépendances fonctionnelles.
    • Élaborer un modèle entité-association (entités, attributs, identifiants, associations, cardinalités).
    • Transformer un MCD en modèle logique relationnel en appliquant les règles de passage (associations binaires, n-aires, réflexives, (0,1)-(1,1)).
    • Implémenter une base de données : tables, clés, relations, saisie et formulaires sous Access.
    • Écrire des requêtes SQL de définition et de manipulation des données (CREATE, INSERT, SELECT, jointures, regroupements, UPDATE, DELETE).

    Prérequis

    Système d’information (S3) : fonctions et composants du SI, notions d’algorithmique, enregistrements et fichiers.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le dictionnaire de données et la mise en évidence des objets
    2. Leçon 2 — Le modèle conceptuel des données : modèle entité-association
    3. Leçon 3 — Le modèle logique de données relationnel et le passage du MCD au MLD
    4. Leçon 4 — Le modèle physique : implémentation de la base et langage SQL

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE (dont la réalisation guidée d’une base sous Access ou SQLite) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne et mini-projet de base de données d’un projet de développement, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Laudon, K. C. et Laudon, J. P., Management des systèmes d’information, Pearson.
    • Tardieu, H., Rochfeld, A. et Colletti, R., La méthode Merise : principes et outils, Éditions d’Organisation.
    • Date, C. J., An Introduction to Database Systems, Addison-Wesley.
    • Gardarin, G., Bases de données, Eyrolles.
  • Économie et organisation des entreprises 4

    Ce cours clôt le module « Économie et organisation des entreprises » de deuxième année. Après l’étude de l’entreprise comme système, de sa stratégie et de sa croissance (semestre 3), on s’intéresse ici à la dimension humaine et sociale : l’entreprise et la société. Comment une entreprise construit-elle une identité et une culture propres ? Comment mobilise-t-elle ses membres autour d’un projet partagé ? Qu’est-ce qui motive les hommes et les femmes au travail ? Quels styles de direction favorisent l’engagement, et à quelles conditions le management participatif est-il efficace ? Ces questions sont au cœur du métier RH : politique de rémunération et de reconnaissance, communication interne, intégration des nouveaux, climat social, conduite du changement. Les cas sont tirés d’entreprises, d’administrations et d’ONG nigériennes, en tenant compte des réalités socioculturelles locales (poids de la famille et de la communauté, respect de l’aîné et de la hiérarchie, solidarité).

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir l’identité et la culture d’entreprise, identifier leurs composantes et réaliser un diagnostic culturel simple.
    • Expliquer la démarche d’élaboration d’un projet d’entreprise (vision, mission, valeurs, objectifs) et rédiger une charte de valeurs.
    • Présenter et appliquer les principales théories de la motivation (Taylor, Mayo, Maslow, Herzberg, McGregor, Vroom, Adams).
    • Caractériser les styles de direction (Lewin, Likert, Blake et Mouton, Hersey et Blanchard).
    • Mettre en œuvre et évaluer des outils de management participatif (DPO, délégation, cercles de qualité, système de suggestions).

    Prérequis

    Économie et organisation des entreprises de L1 et du semestre 3 (EOE2322) ; notions de base en sociologie des organisations.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Identité et culture d’entreprise
    2. Leçon 2 — Le projet d’entreprise
    3. Leçon 3 — Les motivations de l’homme au travail
    4. Leçon 4 — Les comportements des dirigeants et le management participatif

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), soit 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, cas pratiques rendus en TD, participation) comptant pour 40 % et examen terminal écrit (questions de cours et étude de cas) comptant pour 60 % (pondération indicative, à confirmer par le règlement des études d’EPI-NIGER).

    Bibliographie

    • Thévenet M., La culture d’entreprise, PUF, coll. « Que sais-je ? », Paris.
    • Schein E. H., Organizational Culture and Leadership, Jossey-Bass, San Francisco.
    • Maslow A. H., Motivation and Personality, Harper & Row, New York, 1954.
    • McGregor D., The Human Side of Enterprise, McGraw-Hill, New York, 1960.
    • Herzberg F., Mausner B., Snyderman B., The Motivation to Work, Wiley, New York, 1959.
  • Droit social

    Ce cours de Droit social (semestre 4) prolonge l’introduction au droit du travail du semestre 3 en étudiant de manière systématique la législation nigérienne du travail et de la sécurité sociale, appliquée au secteur bancaire et financier. Une banque, un établissement financier ou une institution de microfinance est aussi un employeur : le futur cadre bancaire doit savoir conclure et exécuter un contrat de travail, calculer des heures supplémentaires ou une indemnité de congé, conduire une procédure de rupture régulière, dialoguer avec l’inspection du travail et les représentants du personnel, et connaître les obligations envers la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Il doit aussi, comme analyste crédit, apprécier le risque social d’une entreprise cliente (contentieux prud’homal, arriérés de cotisations).

    Le cours s’appuie sur le Code du travail du Niger (loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012) et sa partie réglementaire, la Convention collective interprofessionnelle et les conventions sectorielles (dont celle des banques et établissements financiers), les conventions de l’OIT ratifiées par le Niger et les textes de sécurité sociale. Les durées, taux et montants cités sont indicatifs : ils doivent toujours être vérifiés dans les textes en vigueur et la convention collective applicable.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier un contrat de travail à partir de ses critères et en contrôler la validité (conditions de fond et de forme, CDD/CDI, essai).
    • Appliquer les règles sur la durée du travail, les heures supplémentaires, le repos, les congés payés et le salaire.
    • Distinguer les modes de rupture du contrat et en tirer les conséquences (préavis, indemnités, licenciement abusif).
    • Connaître le rôle, les pouvoirs et le statut de l’inspecteur du travail, et la procédure de règlement des conflits individuels et collectifs.
    • Expliquer le rôle des conventions collectives et l’organisation de la sécurité sociale (régimes obligatoires, facultatifs et complémentaires).

    Prérequis

    Droit social du semestre 3 (sources du droit du travail, notions de base) ; introduction au droit.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le contrat individuel de travail : définition, critères et conclusion
    2. Leçon 2 — L’exécution du contrat : temps de travail, congés et salaire
    3. Leçon 3 — La rupture du contrat, l’inspection du travail et les conflits individuels
    4. Leçon 4 — Les relations collectives de travail et la sécurité sociale

    Modalités d’évaluation

    La maquette du semestre 4 n’indique pas de volume horaire : le cours est dimensionné pour environ 20 heures (≈ 12 h de cours, 6 h de travaux dirigés sur cas pratiques, 2 h de restitution). Évaluation : contrôle continu (cas pratiques, exposés, 40 %) et examen terminal écrit comportant un cas pratique (60 %).

    Bibliographie

    • République du Niger, Loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012 portant Code du travail, et sa partie réglementaire (décret de 2017).
    • Convention collective interprofessionnelle du Niger et Convention collective des banques et établissements financiers (textes à jour auprès de l’inspection du travail).
    • Pélissier J., Supiot A., Jeammaud A., Droit du travail, Dalloz, coll. Précis.
    • Organisation internationale du Travail : conventions n° 87 (liberté syndicale), n° 98 (négociation collective), n° 158 (licenciement) ; base NATLEX (www.ilo.org).
    • Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale (CIPRES) et Caisse Nationale de Sécurité Sociale du Niger : textes et barèmes en vigueur.
  • Économie générale 4

    Ce cours d’économie générale du semestre 4 (L2, UE 2 — Science fondamentale) fait suite au cours du semestre 3 consacré à la production, la consommation, la répartition et les marchés. Il approfondit les deux derniers grands chapitres du programme : monnaie et financement de l’économie, puis croissance et développement. Il s’appuie sur le cadre institutionnel de l’UMOA (BCEAO, Commission bancaire, BRVM, AMF-UMOA, UMOA-Titres) et sur les réalités du Niger, afin que le futur gestionnaire de projets comprenne les conditions de financement des activités, les effets de la politique monétaire et les grands débats du développement durable qui structurent les programmes des partenaires techniques et financiers.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les théories de la monnaie et calculer un multiplicateur monétaire.
    • Décrire l’organisation, les missions et les instruments de la BCEAO et le fonctionnement des banques commerciales.
    • Analyser les capacités et besoins de financement et les circuits de financement direct et indirect.
    • Calculer un IDH et utiliser les modèles de croissance (Harrod-Domar, Solow, croissance endogène).
    • Analyser un projet selon les trois piliers du développement durable.

    Prérequis

    Économie générale L1 (S1, S2) et S3 ; notions de mathématiques financières (taux, actualisation).

    Plan du cours

    1. La monnaie : théories, agrégats et création monétaire
    2. Banque centrale, banques commerciales et politique monétaire dans l’UMOA
    3. Le financement de l’économie : circuits, marchés et intermédiaires
    4. Croissance, développement et développement durable : théories et mesures

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz en ligne, dossier sur un indicateur de développement du Niger) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Frederic Mishkin, Monnaie, banque et marchés financiers, Pearson.
    • Dominique Plihon, La monnaie et ses mécanismes, La Découverte, coll. Repères.
    • Michael P. Todaro, Stephen C. Smith, Economic Development, Pearson.
    • Amartya Sen, Un nouveau modèle économique : développement, justice, liberté, Odile Jacob.
    • BCEAO (www.bceao.int) : statuts, rapports annuels et décisions du Comité de politique monétaire ; PNUD, Rapport sur le développement humain (annuel).