École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 2

  • Techniques des opérations bancaires 4

    Ce cours de fin de deuxième année clôt la série de techniques des opérations bancaires par l’étude des engagements par signature : la banque n’y avance pas de fonds, mais garantit, par sa signature, les obligations de son client envers un tiers. Après la notion d’engagement par signature et son régime OHADA, le cours traite des cautions liées à l’exploitation (douane, fisc, fournisseurs, justice), des garanties des marchés publics — activité essentielle des banques nigériennes auprès des entreprises de BTP et de fournitures — puis du crédit documentaire, des garanties internationales et de la maîtrise du risque.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir l’engagement par signature et distinguer cautionnement, garantie autonome, aval et crédit documentaire.
    • Calculer les commissions d’engagement et apprécier le coût pour le client.
    • Identifier et calculer les garanties d’un marché public (soumission, bonne exécution, restitution d’avance, retenue de garantie).
    • Décrire le fonctionnement d’un crédit documentaire et d’une garantie internationale.
    • Mettre en œuvre les outils de maîtrise du risque et traiter un appel en garantie.

    Prérequis

    Cours de techniques des opérations bancaires des semestres 1 à 3 (crédits, moyens de paiement) ; notions de droit des affaires OHADA.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Notion d’engagement par signature
    2. Leçon 2 — Les cautions et garanties liées à l’exploitation
    3. Leçon 3 — Les garanties des marchés publics
    4. Leçon 4 — Crédit documentaire, garanties internationales et maîtrise du risque

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : la maquette du semestre 4 n’indiquant pas encore de volume, le cours est prévu pour environ 20 heures (à titre indicatif : 12 h de cours magistral, 8 h de travaux dirigés) complétées par du travail personnel. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz en ligne, étude de cas sur un marché public) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Luc Bernet-Rollande, Principes de technique bancaire, Dunod.
    • OHADA, Acte uniforme portant organisation des sûretés (révisé le 15 décembre 2010).
    • Chambre de commerce internationale, Règles et usances uniformes relatives aux crédits documentaires (RUU 600) et Règles uniformes relatives aux garanties sur demande (URDG 758).
    • République du Niger, Code des marchés publics et des délégations de service public et textes de l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP).
  • Initiation à la logistique 2

    Ce cours fait suite à l’« Initiation à la logistique » du semestre 3 (flux, boucles de pilotage, cartographie, flux poussés et tirés, données de temps, types de besoins). Il aborde les questions que se pose chaque jour un responsable logistique d’entreprise, d’ONG ou de projet : l’atelier ou l’entrepôt a-t-il la capacité d’absorber la charge prévue ? Combien de temps faut-il pour obtenir un article importé, et quand faut-il le commander ? Quel stock garder, sachant que le stock rassure mais coûte et immobilise la trésorerie ? Comment mesurer la performance logistique et la piloter par un tableau de bord ? Les exemples sont tirés du contexte nigérien : unité de transformation de céréales à Maradi, importations de pompes solaires via Cotonou, dépôt de médicaments de Zinder, entrepôt humanitaire de Diffa.

    Objectifs d’apprentissage

    • Calculer les capacités théorique, disponible et effective, le taux de charge et le taux de rendement synthétique (TRS), et identifier un goulot ;
    • Décomposer un délai d’obtention, fixer une date limite de commande et calculer un stock de sécurité et un point de commande ;
    • Analyser les coûts de stockage, classer les articles par la méthode ABC et déterminer une quantité économique de commande ;
    • Mesurer l’impact des stocks sur le besoin en fonds de roulement et la trésorerie ;
    • Calculer et interpréter les principaux indicateurs logistiques (OTIF, taux de service, rotation, couverture, taux de remplissage, coût logistique) et construire un tableau de bord.

    Prérequis

    Initiation à la logistique (S3) : flux, cartographie, données de temps, besoins bruts et nets. Notions de statistique (moyenne, écart-type, loi normale) et de comptabilité (stocks, BFR).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Charge et capacité : mesurer, comparer, ajuster
    2. Leçon 2 — Les délais d’obtention et le stock de sécurité
    3. Leçon 3 — Impact des flux et de la gestion des stocks dans l’entreprise
    4. Leçon 4 — Les indicateurs de performance logistique et le tableau de bord

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, exercices de TD, tableau de bord logistique réalisé sur tableur, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Baglin G., Bruel O., Garreau A., Greif M., Management industriel et logistique, Economica.
    • Javel G., Organisation et gestion de la production, Dunod.
    • Pimor Y. et Fender M., Logistique : production, distribution, soutien, Dunod.
    • Ballou R. H., Business Logistics / Supply Chain Management, Pearson Prentice Hall.
    • Christopher M., Logistics and Supply Chain Management, Pearson.
  • Pilotage social 2

    Ce cours fait suite au cours de Pilotage social du semestre 3, qui a présenté la fonction RH, les informations sociales, les indicateurs de base (effectifs, rotation, absentéisme, accidents), l’adéquation emplois-compétences et les liens entre GRH et performance. Le semestre 4 approfondit les outils du pilotage social qui servent les deux mêmes finalités — l’allocation optimale des ressources humaines et leur mobilisation permanente, fondée sur l’équité entre contribution et rétribution : le tableau de bord social, outil de pilotage à court terme ; le bilan social, synthèse annuelle et pluriannuelle ; l’observatoire social, dispositif d’écoute et d’anticipation du climat ; l’audit social, qui évalue la conformité et l’efficacité des pratiques RH ; la veille sociale, qui surveille l’environnement juridique et social. Les cas sont tirés d’entreprises et d’ONG du Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Concevoir un tableau de bord social : choix des indicateurs, seuils d’alerte, analyse des écarts de masse salariale (effets volume, prix, GVT).
    • Construire et exploiter un bilan social sur trois exercices.
    • Mettre en place un observatoire social et exploiter un baromètre de climat social.
    • Conduire les étapes d’une mission d’audit social et formuler des recommandations.
    • Organiser un dispositif de veille sociale adapté au contexte nigérien.

    Prérequis

    Pilotage social (S3) : indicateurs sociaux de base ; notions de paie et de législation du travail.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le tableau de bord social (TBS)
    2. Leçon 2 — Le bilan social
    3. Leçon 3 — L’observatoire social et la mesure du climat social
    4. Leçon 4 — L’audit social et la veille sociale

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (construction d’un TBS en TD, quiz en ligne) : 40 % ; examen terminal (étude de cas : diagnostic social chiffré et recommandations) : 60 %.

    Bibliographie

    • Bernard Martory, Contrôle de gestion sociale, Vuibert.
    • Jean-Yves Le Louarn, Les tableaux de bord ressources humaines, Éditions Liaisons.
    • Jacques Igalens et Jean-Marie Peretti, Audit social — Meilleures pratiques, méthodes, outils, Eyrolles.
    • Bernard Martory et Daniel Crozet, Gestion des ressources humaines — Pilotage social et performances, Dunod.
    • République du Niger, Loi n° 2012-45 portant Code du travail ; Institut international de l’audit social (IAS), référentiels d’audit social.
  • Marketing bancaire 2

    Ce cours constitue la seconde partie du marketing bancaire de deuxième année (semestre 4, « Application du marketing bancaire »). Après l’étude du secteur, du concept de marketing bancaire et de la démarche stratégique (segmentation, ciblage, positionnement) au semestre 3, il traite de la mise en œuvre opérationnelle à travers le marketing-mix étendu des services, les « 7P » de Booms et Bitner : produit, prix, distribution (place), communication (promotion), personnel, processus et preuve physique. Chaque levier est appliqué aux banques et institutions financières du Niger : packages pour fonctionnaires et commerçants, tarification et taux effectif global, réseau d’agences, agents et mobile banking, campagnes de communication, accueil et qualité de service.

    Objectifs d’apprentissage

    • Construire et analyser une gamme de produits bancaires, concevoir un package et piloter l’innovation.
    • Déterminer un prix de crédit à partir de ses composantes, calculer un taux effectif global et évaluer l’impact d’une décision tarifaire.
    • Choisir et articuler les canaux de distribution (agences, GAB, agents, mobile, internet) et calculer le seuil de rentabilité d’une agence.
    • Élaborer un plan de communication et mesurer le coût d’acquisition d’une campagne.
    • Mesurer et améliorer la qualité de service par le personnel, les processus et la preuve physique.

    Prérequis

    Marketing bancaire du semestre 3 (spécificités des services, segmentation, positionnement) ; calculs financiers de base (intérêts, annuités).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La politique de produit : gamme, packages et innovation
    2. Leçon 2 — La politique de prix : tarification des produits bancaires
    3. Leçon 3 — La politique de distribution : agences, canaux digitaux et multicanal
    4. Leçon 4 — Communication, personnel, processus et preuve physique : la qualité de service

    Modalités d’évaluation

    La maquette du semestre 4 n’indique pas de volume horaire : le cours est prévu pour environ 20 heures (≈ 12 h de cours et d’études de cas, 8 h de travail personnel). Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, étude de cas « lancement d’une offre » en groupe, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Badoc, Michel, Réinventer le marketing de la banque et de l’assurance, Revue Banque Édition, 2004.
    • Lovelock, Christopher, Wirtz, Jochen et Lapert, Denis, Marketing des services, Pearson Education.
    • Kotler, Philip, Keller, Kevin L. et Manceau, Delphine, Marketing Management, Pearson (édition française).
    • Lendrevie, Jacques et Lévy, Julien, Mercator : tout le marketing à l’ère digitale, Dunod.
    • Garsuault, Philippe et Priami, Stéphane, La banque : fonctionnement et stratégies, Economica.
  • Gestion des risques 2

    Ce cours fait suite à « Gestion des risques » du semestre 3, consacré aux notions de base, à la planification et à l’identification des risques. Une fois les risques recensés dans le registre, le chef de projet doit les analyser pour les hiérarchiser et mesurer leur effet global sur le délai et le coût, choisir des réponses adaptées et économiquement justifiées, surveiller leur évolution tout au long du projet et communiquer : alerter le comité de pilotage sur les risques majeurs ou inacceptables, rendre compte aux bailleurs, diffuser une culture du risque dans l’équipe. Le cours s’appuie sur le PMBOK (PMI), la norme ISO 31000 et PRINCE2, et se termine par une étude de cas complète : un projet d’adduction d’eau potable multi-villages dans la région de Tahoua, traité de l’identification jusqu’au plan de suivi.

    Objectifs d’apprentissage

    • Hiérarchiser les risques par une analyse qualitative (matrice probabilité-impact, urgence, qualité des données) ;
    • Réaliser une analyse quantitative simple : valeur monétaire attendue, arbre de décision, estimation à trois points et probabilité de respect d’un délai ;
    • Choisir des stratégies de réponse aux menaces et aux opportunités et les justifier par une analyse coût-bénéfice ;
    • Suivre les risques : indicateurs clés de risque, analyse des réserves, revues, audits et mise à jour du registre ;
    • Organiser la communication sur les risques et l’escalade vers le comité de pilotage ;
    • Mener l’analyse complète des risques d’un projet réel.

    Prérequis

    Gestion des risques (S3) : notions de risque, criticité, VMA, plan de management des risques, registre. Notions de planification (PERT, chemin critique) et de loi normale.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’analyse du risque : méthodes qualitatives et quantitatives
    2. Leçon 2 — Les réponses au risque
    3. Leçon 3 — Le suivi du risque de projet et la communication sur les risques
    4. Leçon 4 — Étude de cas : analyse des risques d’un projet d’adduction d’eau potable à Tahoua

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, exercices de TD et dossier d’étude de cas réalisé en groupe, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Project Management Institute, A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide), 6e éd., PMI, 2017.
    • Project Management Institute, The Standard for Risk Management in Portfolios, Programs, and Projects, PMI, 2019.
    • ISO 31000:2018, Management du risque — Lignes directrices ; IEC 31010:2019, Techniques d’appréciation du risque.
    • AXELOS, Managing Successful Projects with PRINCE2, TSO, 2017.
    • Hillson D., Effective Opportunity Management for Projects: Exploiting Positive Risk, CRC Press, 2003.
  • Droit des affaires

    Le cours de Droit des affaires (UE3 — Science juridique, semestre 4) a pour objet les différents statuts juridiques de l’entreprise : d’un côté l’entrepreneur individuel (commerçant, entreprenant), de l’autre la société, personne morale. Il prolonge les cours de Droit commercial et de Droit des sociétés du semestre 3 en adoptant le point de vue du créateur ou du conseiller d’entreprise : quel « véhicule juridique » choisir pour exploiter une activité, avec quelles conséquences sur le patrimoine, la responsabilité, les formalités de publicité, le financement, la fiscalité et la gestion du personnel ? Le cadre de référence est le droit uniforme OHADA applicable au Niger ; des éclairages de droit comparé (notamment le Code civil du Québec, qui a inspiré la définition de l’« exploitation d’une entreprise ») permettent de mieux comprendre la notion d’entreprise.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser le vocabulaire du droit des affaires et situer ses origines et ses sources (OHADA, UEMOA, droit national).
    • Définir juridiquement l’entreprise et appliquer la théorie de la commercialité.
    • Connaître le régime de publicité légale (RCCM, déclaration d’activité) : objectifs, assujettis, fonctionnement.
    • Distinguer les véhicules juridiques : entreprise individuelle, entreprenant, sociétés de personnes, sociétés par actions, GIE, coopératives, succursales.
    • Analyser les questions de patrimoine et de responsabilité propres à chaque véhicule.
    • Conseiller le choix d’une forme juridique à l’aide de critères pondérés.

    Prérequis

    Droit commercial et Droit des sociétés (S3), Introduction au droit (L1).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction au droit des affaires : vocabulaire, origines, fondements et cadre juridique
    2. Leçon 2 — La notion d’entreprise, la commercialité et la publicité légale
    3. Leçon 3 — L’entreprise individuelle, l’entreprenant et les sociétés de personnes
    4. Leçon 4 — Sociétés par actions, autres véhicules, patrimoine et choix du statut juridique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h CM, 6 h TD (cas de création d’entreprise), 0 h TP, 20 h TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, cas pratique de choix de statut) et examen terminal écrit (60 %). Seuils et montants cités : à vérifier dans les Actes uniformes et textes nationaux en vigueur.

    Bibliographie

    • Traité relatif à l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (Port-Louis, 1993, révisé à Québec en 2008), www.ohada.org.
    • OHADA, Acte uniforme portant sur le droit commercial général (2010).
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique (révisé en 2014).
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives (2010).
    • Code civil du Québec (notamment l’article 1525 sur l’exploitation d’une entreprise) et Loi sur la publicité légale des entreprises (Québec), pour le droit comparé.
  • Économie générale 4

    Ce cours d’Économie générale du semestre 4 complète le cours du semestre 3 (agrégats, équilibre macroéconomique, monnaie). Il étudie les deux grands déséquilibres macroéconomiques, l’inflation et le chômage : leurs définitions, leur mesure, leurs causes, leurs conséquences et les politiques qui permettent de les combattre. Il aborde ensuite l’intégration économique régionale, avec l’exemple de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), et replace cette intégration dans le mouvement plus large de la mondialisation. Pour un futur professionnel de la banque et de la finance, ces thèmes sont essentiels : l’inflation détermine les taux d’intérêt réels et la politique de la BCEAO, le chômage et l’emploi conditionnent la solvabilité de la clientèle, et l’intégration régionale façonne le marché bancaire et financier de l’Union.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir et mesurer l’inflation (IHPC) et distinguer déflation, désinflation et stagflation ;
    • Expliquer les causes (demande, coûts, monnaie, anticipations) et les conséquences de l’inflation et calculer des grandeurs réelles ;
    • Présenter les politiques monétaire et budgétaire restrictives de lutte contre l’inflation ;
    • Définir le chômage au sens du BIT, calculer taux d’activité et de chômage, identifier ses formes et ses explications classique et keynésienne ;
    • Proposer des politiques de lutte contre le chômage à court et à long terme ;
    • Expliquer les étapes de l’intégration économique, le fonctionnement de l’UEMOA et les enjeux de la mondialisation.

    Prérequis

    Économie générale de L1 et du semestre 3 (agrégats, équilibre macroéconomique, monnaie).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’inflation : définitions, mesure et causes
    2. Leçon 2 — Conséquences de l’inflation et politiques de lutte
    3. Leçon 3 — Le chômage : définitions, formes, causes et explications théoriques
    4. Leçon 4 — Politiques de l’emploi, intégration économique et mondialisation

    Modalités d’évaluation

    La maquette du semestre 4 n’indique pas de volume horaire ; le cours est prévu pour environ 20 heures (≈ 12 h de cours, 4 h de TD et 4 h de travail personnel). Évaluation : contrôle continu (exercices, exposé sur un thème d’actualité de l’UEMOA, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Frédéric Poulon, Économie générale, Dunod.
    • N. Gregory Mankiw, Macroéconomie, De Boeck Supérieur.
    • Olivier Blanchard, Daniel Cohen, Macroéconomie, Pearson.
    • Paul A. Samuelson, William D. Nordhaus, Économie, Economica.
    • Traité modifié de l’UEMOA et rapports de surveillance multilatérale de la Commission de l’UEMOA (www.uemoa.int) ; rapports de politique monétaire de la BCEAO (www.bceao.int).
  • Planification des projets 2

    Ce cours fait suite à la Planification des projets du semestre 3 (WBS, estimation des durées, antériorités, réseau PERT/MPM et chemin critique). Il est consacré à l’outil de planification le plus utilisé dans les projets, les ONG et les administrations : le diagramme de Gantt. On apprend à le construire à partir du réseau, puis à l’enrichir des ressources (charge, lissage), des coûts (budget échelonné, courbe en S, compression des délais) et à l’utiliser pour le suivi (planning de référence, avancement, valeur acquise) avec un logiciel libre (GanttProject, ProjectLibre) ou MS Project. Le fil conducteur est le projet de périmètre maraîcher de Maradi étudié au semestre 3, complété par des cas de construction d’école et de forages.

    Objectifs d’apprentissage

    • Construire un diagramme de Gantt lisible (barres, jalons, liens, marges, calendrier ouvré) à partir d’un réseau.
    • Affecter les ressources, tracer l’histogramme de charge et lisser les surcharges en utilisant les marges.
    • Établir un budget échelonné dans le temps, tracer la courbe en S et calculer le coût d’une compression des délais.
    • Suivre l’avancement sur le Gantt et calculer les indicateurs de valeur acquise (SV, CV, SPI, CPI, EAC).
    • Réaliser un planning sur un logiciel de gestion de projet.

    Prérequis

    Planification des projets (S3) : WBS, antériorités, calcul des dates, marges et chemin critique.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Construire le diagramme de Gantt du projet
    2. Leçon 2 — Gantt et ressources : affectation, histogramme de charge et lissage
    3. Leçon 3 — Gantt et coûts : budget échelonné, courbe en S et compression des délais
    4. Leçon 4 — Suivre le projet avec le Gantt : planning de référence, avancement et logiciels

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE (2 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz, planning réalisé sur logiciel à rendre — 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK), PMI.
    • Project Management Institute, Practice Standard for Earned Value Management, PMI.
    • Corbel J.-C., Management de projet : fondamentaux, méthodes, outils, Eyrolles, 2005.
    • Gray C. F. et Larson E. W., Management de projet, Chenelière McGraw-Hill, Montréal.
    • Kerzner H., Project Management: A Systems Approach to Planning, Scheduling, and Controlling, Wiley.
  • Droit pénal

    Le cours de Droit pénal (UE3 — Science juridique, semestre 4) familiarise les étudiants avec la matière pénale : les textes (Code pénal et Code de procédure pénale), l’histoire des grands principes, l’organisation judiciaire, l’office du juge, les grandes étapes du procès, les limites de la recherche de la vérité et la sanction. Il met en regard ces règles avec les droits fondamentaux : présomption d’innocence, droits de la défense, procès équitable, tels que les consacrent la Constitution et les engagements internationaux du Niger (Déclaration universelle des droits de l’homme, Pacte international relatif aux droits civils et politiques, Charte africaine des droits de l’homme et des peuples). Pour le professionnel RH, le droit pénal est présent au quotidien : vols ou détournements au travail, harcèlement, violences, accidents du travail, travail des enfants, non-reversement des cotisations, et articulation entre la procédure disciplinaire et la procédure pénale.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer le Code pénal et le Code de procédure pénale du Niger et les grands principes issus de l’histoire du droit pénal.
    • Décrire l’organisation judiciaire répressive et le rôle du ministère public, du juge d’instruction et des juridictions de jugement.
    • Analyser une infraction à travers ses éléments légal, matériel et moral, et apprécier la responsabilité (tentative, complicité, causes d’irresponsabilité).
    • Distinguer action publique et action civile et identifier la place de la victime.
    • Appliquer les principes de la preuve pénale (liberté de la preuve, loyauté, intime conviction) et les règles de la peine.
    • Articuler faits pénaux et gestion disciplinaire des salariés.

    Prérequis

    Introduction au droit (L1) : sources du droit, organisation des juridictions, notions de droit civil.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les codes, la naissance du droit pénal contemporain et l’organisation judiciaire
    2. Leçon 2 — L’infraction pénale et la responsabilité pénale des personnes physiques
    3. Leçon 3 — Le procès pénal : action publique, action civile, instruction et jugement
    4. Leçon 4 — La preuve en droit pénal et la peine

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h CM, 6 h TD (cas pratiques, commentaire de décision), 0 h TP, 20 h TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, cas pratiques) et examen terminal écrit (60 % : questions de cours et cas pratique). Les numéros d’articles et les durées légales cités sont indicatifs et doivent être vérifiés dans la version en vigueur des codes.

    Bibliographie

    • République du Niger, Code pénal (loi n° 61-27 du 15 juillet 1961, modifiée) et Code de procédure pénale (loi n° 61-33 du 14 août 1961, modifiée), versions en vigueur.
    • Beccaria C., Des délits et des peines (1764), nombreuses éditions françaises.
    • Pradel J., Droit pénal général, Cujas (éditions successives).
    • Tournier C., L’intime conviction du juge, Presses universitaires d’Aix-Marseille, 2003.
    • Nations unies, Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966) ; Organisation de l’unité africaine (OUA), Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (1981).
  • Économie et organisation des entreprises 4

    Ce cours clôt le module Économie et organisation des entreprises. Consacré à l’entreprise et la société, il porte sur la dimension humaine et culturelle de l’organisation : son identité et sa culture, le projet qui fédère ses membres, les ressorts de la motivation au travail, les styles de direction et le management participatif. Après l’étude des systèmes et de la stratégie (semestre 3), il montre que la performance d’une entreprise — et notamment d’une banque, d’une SFD ou d’une compagnie d’assurance, où la qualité du service dépend des hommes — repose aussi sur l’adhésion et l’engagement du personnel. Les cas s’appuient sur des organisations nigériennes et sur le cadre social du Niger (Code du travail, délégués du personnel).

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir l’identité et la culture d’entreprise, en identifier les composantes et les manifestations.
    • Élaborer les éléments d’un projet d’entreprise (vision, mission, valeurs, objectifs) et d’une charte éthique ou RSE.
    • Expliquer les principales théories de la motivation (Maslow, Herzberg, McGregor, Vroom) et les appliquer à des situations de travail.
    • Caractériser les styles de direction (Likert, Blake et Mouton, Hersey et Blanchard).
    • Décrire les outils du management participatif (DPO, délégation, cercles de qualité, intéressement) et en mesurer les limites.

    Prérequis

    Économie et organisation des entreprises de L1 et du semestre 3 (structures, politique du personnel, système de décision, stratégie).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Identité et culture de l’entreprise
    2. Leçon 2 — Le projet d’entreprise
    3. Leçon 3 — Les motivations de l’homme au travail et les comportements des dirigeants
    4. Leçon 4 — Le management participatif

    Modalités d’évaluation

    La maquette du semestre 4 n’indique pas de volume horaire ni de crédits pour cette matière : le cours est conçu pour environ 20 heures (à titre indicatif : 14 h de cours, 6 h de travaux dirigés, complétées par du travail personnel). Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, étude de cas sur la culture et le management d’une organisation nigérienne, environ 40 %) et examen terminal écrit (environ 60 %).

    Bibliographie

    • Edgar H. Schein, Organizational Culture and Leadership, Jossey-Bass.
    • Abraham H. Maslow, Motivation and Personality, Harper & Row.
    • Douglas McGregor, The Human Side of Enterprise, McGraw-Hill.
    • Frederick Herzberg, « One more time: how do you motivate employees? », Harvard Business Review, 1968.
    • Jean-Luc Charron, Sabine Sépari, Organisation et gestion de l’entreprise, Dunod.