École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 2 (S2)

  • Pratique en cuisine et en pâtisserie 1

    Le cours Pratique en cuisine et en pâtisserie est un enseignement essentiellement pratique qui donne aux futurs cadres de l’hôtellerie-restauration la maîtrise des gestes de base du cuisinier et du pâtissier. Un responsable de restaurant, un chef de réception ou un directeur de la restauration doit comprendre ce qui se passe en cuisine pour dialoguer avec le chef, contrôler la qualité, calculer des coûts et organiser des banquets. Le cours aborde successivement les techniques culinaires de base (taillages, cuissons, fonds et sauces), les préparations pâtissières fondamentales (pâtes, crèmes, meringues), l’organisation du poste de travail (fiche technique, mise en place, rendement, hygiène et sécurité) et le dressage. Les exemples associent la cuisine classique française, référence des brigades hôtelières, et la cuisine nigérienne et sahélienne (riz sauce arachide, riz au gras, dambou, capitaine braisé, beignets, dégué).

    Objectifs d’apprentissage

    • Réaliser les taillages de légumes, les principaux modes de cuisson, les fonds, liaisons et sauces de base.
    • Réaliser les pâtes et crèmes pâtissières de base en respectant les pesées et les températures.
    • Organiser son poste de travail : fiche technique, mise en place, marche en avant, hygiène et sécurité.
    • Calculer un rendement, adapter une fiche technique à un nombre de couverts et calculer un coût portion.
    • Dresser et présenter une assiette et un buffet selon les standards professionnels.

    Prérequis

    Notions de service et d’hygiène (S1) ; le cours de S2 « Normes d’hygiène et sécurité alimentaire » est suivi en parallèle. Tenue professionnelle complète et mallette de couteaux exigées en TP.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Techniques culinaires de base : taillages, cuissons, fonds et sauces
    2. Leçon 2 — Préparations pâtissières de base : pâtes, crèmes et meringues
    3. Leçon 3 — Organisation du poste de travail : fiche technique, mise en place et rendement
    4. Leçon 4 — Dressage et présentation des mets

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 5 h de CM, 10 h de TD, 15 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (évaluations pratiques sur grille à chaque TP, fiches techniques rédigées, quiz) et examen terminal pratique (réalisation d’un plat et d’un dessert en temps limité) complété d’une épreuve écrite courte.

    Bibliographie

    • Escoffier A., Le Guide culinaire, Flammarion.
    • Maincent-Morel M., La cuisine de référence, éditions BPI.
    • Collectif, Le Cordon Bleu : l’école de la cuisine française, Larousse.
    • Felder C., Pâtisserie !, Éditions de La Martinière.
  • Technologie de Bar-Restaurant et Œnologie 1

    Le cours Technologie de Bar-Restaurant et Œnologie forme aux métiers de la salle et du bar dans les hôtels, restaurants et services traiteur. Il couvre l’organisation matérielle et humaine du bar et de la salle, les techniques de service des mets et des boissons (boissons chaudes, rafraîchissements, cocktails avec et sans alcool, vins), les bases de l’œnologie — de la vigne au verre — et l’art d’accorder mets et boissons. Le contexte nigérien est pris en compte : clientèle internationale d’affaires et d’ONG, banquets et réceptions officielles, forte demande de boissons sans alcool (bissap, gingembre, bouye, thé à la menthe) et respect des convictions de chaque client, qui ne doit jamais se voir imposer une boisson alcoolisée. Les 20 heures de TP se déroulent au bar et au restaurant d’application.

    Objectifs d’apprentissage

    • Organiser un bar et une salle : brigade, matériel, verrerie, mise en place, gestion des stocks et des coûts.
    • Servir les mets et les boissons selon les standards (règles de service, service au plat, à l’assiette, au guéridon ; boissons chaudes ; cocktails).
    • Expliquer l’élaboration des vins, conduire une dégustation et servir une bouteille de vin dans les règles.
    • Proposer des accords mets-boissons, avec et sans alcool, adaptés à la cuisine internationale et nigérienne.
    • Calculer un coût matière de boisson, un nombre de doses et un besoin en verrerie.

    Prérequis

    Notions de service en salle et d’hygiène (cours de S1). Tenue professionnelle complète exigée en TP.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Organisation du bar et de la salle : brigade, matériel et mise en place
    2. Leçon 2 — Techniques de service des mets et des boissons
    3. Leçon 3 — Introduction à l’œnologie : vinification, dégustation et service du vin
    4. Leçon 4 — Accords mets et boissons

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 10 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP et 40 h de travail personnel (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (évaluations pratiques en TP sur grille, fiches techniques, quiz) et examen terminal comprenant une épreuve écrite et une épreuve pratique de service.

    Bibliographie

    • Larousse, Larousse des vins et Larousse de l’œnologie (ouvrages collectifs), Larousse.
    • Peynaud É., Blouin J., Le goût du vin, Dunod.
    • Ferret C., Technologie de restaurant, éditions BPI.
  • Normes d’hygiène et sécurité alimentaire

    Le cours Normes d’hygiène et sécurité alimentaire prépare les futurs cadres de l’hôtellerie-restauration à garantir que chaque repas servi — petit-déjeuner d’un hôtel de Niamey, banquet de 300 personnes, plateau-repas d’un séminaire, menu d’un maquis ou d’une cantine — est sain. Dans un climat où la température extérieure dépasse souvent 40 °C, où les coupures d’électricité menacent la chaîne du froid et où l’eau n’est pas toujours sûre, la maîtrise de l’hygiène est une question de santé publique, de responsabilité juridique et de réputation. Le cours part des principes de l’hygiène alimentaire, présente la méthode HACCP selon le Codex Alimentarius, développe la gestion des risques (chaîne du froid, allergènes, traçabilité, toxi-infections) et se termine par le contrôle et l’audit. Les séances de TP se déroulent en cuisine pédagogique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les dangers biologiques, chimiques, physiques et allergéniques et leurs sources (méthode des 5M).
    • Appliquer les bonnes pratiques d’hygiène : hygiène du personnel, marche en avant, nettoyage-désinfection, maîtrise des températures.
    • Conduire les 12 étapes et les 7 principes de la méthode HACCP sur un plat de la carte.
    • Prévenir et gérer les risques : chaîne du froid, allergènes, traçabilité, retrait-rappel, toxi-infections alimentaires collectives.
    • Organiser les autocontrôles et réaliser un audit d’hygiène avec une grille et un plan d’actions correctives.

    Prérequis

    Aucun prérequis formel. Des notions de biologie du secondaire et une première expérience de cuisine facilitent l’apprentissage.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de l’hygiène alimentaire et bonnes pratiques d’hygiène
    2. Leçon 2 — La méthode HACCP : 12 étapes et 7 principes
    3. Leçon 3 — Gestion des risques : chaîne du froid, allergènes et traçabilité
    4. Leçon 4 — Contrôle, autocontrôles et audit d’hygiène

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 5 h de CM, 10 h de TD, 15 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, dossier HACCP réalisé en groupe, quiz) et examen terminal écrit (cas pratique). Le port de la tenue professionnelle complète est obligatoire en TP.

    Bibliographie

    • Codex Alimentarius, Principes généraux d’hygiène alimentaire, CXC 1-1969 (révision 2020), FAO/OMS.
    • AFNOR, normes et recueils sur l’hygiène alimentaire et l’HACCP ; NF EN ISO 22000:2018, Systèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires.
    • Jouve J.-L., La qualité microbiologique des aliments : maîtrise et critères, CNERNA-CNRS.
    • OMS, Cinq clefs pour des aliments plus sûrs, manuel.
  • Probabilité et Statistique I

    Le cours de Probabilité et Statistique I initie les étudiants de la Licence professionnelle HRT aux méthodes quantitatives qui fondent les décisions quotidiennes d’un cadre de l’hôtellerie et du tourisme : analyser la durée des séjours, la dépense moyenne d’un client au restaurant ou la fréquentation d’un site touristique, estimer le risque qu’un client ne se présente pas (« no-show »), fixer un niveau de surréservation, prévoir le nombre de couverts. La première moitié du cours est consacrée à la statistique descriptive (collecter, résumer et représenter des données) ; la seconde aux probabilités et aux lois usuelles, puis à leurs applications concrètes en gestion hôtelière. Les exemples s’appuient sur des hôtels et restaurants de Niamey et sur les flux touristiques du Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Collecter des données, les organiser en tableaux statistiques et les représenter graphiquement.
    • Calculer et interpréter les mesures de tendance centrale (mode, médiane, moyenne) et de dispersion (étendue, variance, écart type, coefficient de variation).
    • Calculer des probabilités simples, conditionnelles et composées ; utiliser la formule des probabilités totales et de Bayes.
    • Utiliser les lois binomiale, de Poisson et normale dans des situations de gestion.
    • Appliquer ces outils à la surréservation, à la gestion des stocks et à la prévision de l’activité.

    Prérequis

    Mathématiques générales I : calcul algébrique, pourcentages, puissances, fonction exponentielle, sommes (Σ). Calculatrice scientifique ou tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Statistique descriptive : collecte, présentation et résumés numériques
    2. Leçon 2 — Probabilités de base : événements, dénombrement et probabilités conditionnelles
    3. Leçon 3 — Lois de probabilité usuelles : binomiale, Poisson et normale
    4. Leçon 4 — Applications à la gestion hôtelière : surréservation, décision et prévision

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 10 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, interrogations, quiz en ligne) et examen terminal écrit ; calculatrice autorisée, table de la loi normale fournie.

    Bibliographie

    • Saporta G., Probabilités, analyse des données et statistique, Technip.
    • Wonnacott T. H., Wonnacott R. J., Statistique : économie, gestion, sciences, médecine, Economica.
    • Py B., Statistique descriptive, Economica.
    • Lethielleux M., Probabilités, estimation statistique, Dunod (collection Express).
  • Mathématiques Financières

    Le cours de Mathématiques financières donne aux futurs cadres de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme les outils de calcul indispensables à toute décision d’argent : placer une trésorerie excédentaire, comparer deux offres de crédit, négocier un escompte avec une banque de Niamey, bâtir le tableau de remboursement d’un emprunt de rénovation ou juger si l’extension d’un restaurant est rentable. Le fil conducteur est simple : une somme d’argent n’a pas la même valeur selon la date à laquelle on en dispose. Toutes les notions du cours — intérêts, capitalisation, actualisation, annuités, amortissements, valeur actuelle nette — découlent de ce principe. Les exemples sont libellés en FCFA et tirés de la gestion d’hôtels, de restaurants et d’agences de voyage nigériens.

    Objectifs d’apprentissage

    • Calculer des intérêts simples, des escomptes commerciaux et des intérêts composés, et convertir des taux (proportionnels, équivalents).
    • Déterminer la valeur future (capitalisation) et la valeur actuelle (actualisation) d’un capital ou d’une suite d’annuités.
    • Construire un tableau d’amortissement d’emprunt à annuités constantes et à amortissements constants, et comparer leur coût.
    • Évaluer un projet d’investissement hôtelier ou touristique par la VAN, le TRI, l’indice de profitabilité et le délai de récupération actualisé.
    • Argumenter une décision de financement ou d’investissement à partir de ces calculs.

    Prérequis

    Mathématiques générales I : pourcentages, puissances, logarithmes, suites arithmétiques et géométriques. Une calculatrice scientifique (fonctions xy et ln) ou un tableur est indispensable.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Intérêts simples, escompte et intérêts composés
    2. Leçon 2 — Valeur actuelle, valeur future et annuités
    3. Leçon 3 — Emprunts indivis et tableaux d’amortissement
    4. Leçon 4 — Rentabilité des investissements : VAN, TRI, indice de profitabilité et délai de récupération

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 10 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, interrogations écrites, quiz en ligne) et examen terminal écrit avec calculatrice. Les formules essentielles doivent être connues ; les résultats sont exigés arrondis au franc près.

    Bibliographie

    • Brealey R., Myers S., Allen F., Principes de gestion financière, Pearson.
    • Bonneau P., Mathématiques financières, Dunod.
    • Piget P., Mathématiques financières, Economica.
    • Vernimmen P., Quiry P., Le Fur Y., Finance d’entreprise, Dalloz.
  • Économie générale II

    Ce cours complète l’Économie générale I en passant de l’analyse des comportements des agents à celle de l’économie nationale et internationale. Le futur cadre de l’hôtellerie et du tourisme doit comprendre les grandes variables qui conditionnent l’activité de son entreprise : le prix de l’énergie et des denrées importées (inflation), le pouvoir d’achat de la clientèle, la croissance qui génère des voyages d’affaires, la politique budgétaire de l’État (grands chantiers, conférences, fiscalité), la politique monétaire de la BCEAO (crédit et taux d’intérêt), le taux de change du franc CFA et l’ouverture internationale (le tourisme international est une exportation de services). Le cours présente les objectifs et instruments des politiques économiques, les grands déséquilibres (inflation, chômage) et la croissance, les théories et la mesure du commerce international, puis les institutions économiques nationales, régionales (UEMOA, BCEAO, CEDEAO, AES) et internationales (FMI, Banque mondiale, OMC). Les exercices chiffrés s’appuient sur des données simplifiées inspirées de l’économie nigérienne.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les objectifs, instruments et effets des politiques budgétaire et monétaire dans le cadre de l’UEMOA.
    • Calculer et interpréter les indicateurs d’inflation, de chômage et de croissance.
    • Expliquer les fondements théoriques de l’échange international et lire une balance des paiements.
    • Calculer taux de couverture, termes de l’échange et degré d’ouverture ; effectuer des conversions de change.
    • Situer le rôle des institutions économiques nationales, régionales et internationales.

    Prérequis

    Économie générale I : notions d’agents économiques, de marché, de production, de monnaie et de comptabilité nationale (PIB).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Politiques économiques
    2. Leçon 2 — Inflation, chômage et croissance
    3. Leçon 3 — Commerce international
    4. Leçon 4 — Institutions économiques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 10 h, TD 10 h, TP 0 h, TPE 20 h ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : exercices chiffrés et commentaires de documents en TD) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Mankiw N. G., Taylor M. P., Principes de l’économie, De Boeck.
    • Krugman P., Obstfeld M., Melitz M., Économie internationale, Pearson.
    • Blanchard O., Cohen D., Macroéconomie, Pearson.
    • BCEAO, Rapport annuel et Rapport sur la politique monétaire dans l’UMOA (www.bceao.int).
    • Banque mondiale, Rapports sur la situation économique du Niger.
  • Économie organisation des Entreprises II

    Ce cours approfondit l’étude de l’entreprise engagée en première année. Il s’intéresse à la manière dont les dirigeants d’un hôtel, d’un restaurant ou d’une agence de voyages de Niamey fixent leurs orientations à long terme, organisent et mobilisent leurs équipes, analysent leurs concurrents et mesurent leurs résultats. Le marché hôtelier nigérien présente des caractéristiques fortes : clientèle d’affaires, d’organisations internationales et d’ONG, forte saisonnalité liée aux conférences et aux événements, tourisme culturel et naturel à potentiel (Agadez, Zinder, Parc du W, girafes de Kouré), contraintes de coût (énergie, importations) et concurrence entre chaînes internationales, hôtels indépendants et résidences meublées. Le cours fournit les outils classiques de la stratégie (diagnostic, matrices, stratégies génériques de Porter), de la gestion des ressources humaines, de l’analyse concurrentielle et du pilotage de la performance (indicateurs hôteliers, tableau de bord), illustrés par des cas chiffrés en FCFA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Conduire un diagnostic stratégique (PESTEL, SWOT) et formuler des choix stratégiques argumentés.
    • Utiliser les matrices BCG et d’Ansoff et les stratégies génériques de Porter.
    • Décrire les principales fonctions de la GRH et calculer les indicateurs sociaux usuels.
    • Analyser l’environnement concurrentiel avec les cinq forces de Porter et les indices de pénétration du marché.
    • Calculer et interpréter les indicateurs de performance hôteliers et construire un tableau de bord.

    Prérequis

    Économie et organisation des entreprises I : notions d’entreprise, de fonctions, de structures et de parties prenantes.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Stratégie d’entreprise
    2. Leçon 2 — Gestion des ressources humaines
    3. Leçon 3 — Analyse concurrentielle
    4. Leçon 4 — Indicateurs de performance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 10 h, TD 10 h, TP 0 h, TPE 20 h ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : études de cas et exercices chiffrés en TD) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Porter M. E., L’avantage concurrentiel, Dunod.
    • Porter M. E., Choix stratégiques et concurrence, Economica.
    • Johnson G., Whittington R., Scholes K. et al., Stratégique, Pearson.
    • Peretti J.-M., Gestion des ressources humaines, Vuibert.
    • Hayes D. K., Miller A. A., Revenue Management for the Hospitality Industry, Wiley.
  • Droit civil II

    Ce cours prolonge le Droit civil I en l’orientant vers la vie des entreprises de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme. Un hôtel de Niamey conclut chaque jour des contrats : achats de denrées et d’équipements, bail des locaux, contrats d’allotement avec les agences de voyages, contrats de banquet et de séminaire, contrat d’hôtellerie avec chaque client. Il engage aussi sa responsabilité : chambre non disponible, vol dans une chambre, chute dans la piscine, intoxication alimentaire lors d’un mariage. Le cours étudie les contrats commerciaux et leurs clauses essentielles, les régimes de responsabilité contractuelle et délictuelle, les modes de règlement des litiges, puis applique ces règles aux situations propres au secteur. Les références sont celles du Code civil applicable au Niger (Code civil hérité, dans sa numérotation antérieure à la réforme française de 2016) et des Actes uniformes de l’OHADA ; les points dont l’état actuel du droit nigérien doit être vérifié sont signalés comme indicatifs.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les principaux contrats commerciaux du secteur et rédiger ou analyser leurs clauses essentielles.
    • Distinguer responsabilité contractuelle et délictuelle et en vérifier les conditions (fait générateur, dommage, lien de causalité).
    • Évaluer un préjudice réparable et appliquer une clause pénale ou limitative.
    • Choisir un mode adapté de règlement d’un litige (négociation, médiation, arbitrage OHADA, voie judiciaire).
    • Appliquer ces règles au contrat d’hôtellerie, à la réservation, au dépôt hôtelier et à la restauration.

    Prérequis

    Droit civil I : sources du droit, personnes, biens, notions de base sur le contrat.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Contrats commerciaux et clauses essentielles
    2. Leçon 2 — Responsabilité contractuelle et délictuelle
    3. Leçon 3 — Modes de règlement des litiges
    4. Leçon 4 — Application au secteur hôtelier

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 10 h, TD 10 h, TP 0 h, TPE 20 h ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : cas pratiques en TD, commentaire de clauses) et examen terminal écrit (60 % : questions de cours et cas pratique).

    Bibliographie

    • Malaurie P., Aynès L., Stoffel-Munck P., Droit des obligations, LGDJ.
    • Cornu G. (dir.), Vocabulaire juridique, PUF.
    • Terré F., Simler P., Lequette Y., Droit civil. Les obligations, Dalloz.
    • OHADA, Traité et Actes uniformes commentés et annotés, Juriscope (www.ohada.com).
    • Pougoué P.-G. (dir.), Encyclopédie du droit OHADA, Lamy.
  • Organisation Scientifique du Travail (OST)

    L’Organisation Scientifique du Travail (OST) vise à rendre le travail plus sûr, plus rapide, de meilleure qualité et moins pénible, par l’observation méthodique et l’analyse rationnelle des matériels, des opérations et des postes. Pour un futur technicien supérieur de chaudronnerie et de construction métallique, appelé à encadrer une équipe d’atelier ou de chantier, c’est un outil quotidien : décrire une rouleuse ou un poste de soudage, décomposer la fabrication d’un portail en phases et points clés, chronométrer une opération de soudage, repérer le poste goulot d’une ligne de fabrication de pannes, organiser un poste de travail propre et sûr, ordonnancer les commandes sur l’oxycoupeuse et la presse plieuse, planifier le montage d’un hangar. Le cours présente aussi l’environnement de travail et les relations hiérarchiques dans l’entreprise, et replace l’OST dans son histoire (Taylor, Fayol, Gilbreth) et ses prolongements modernes (5S, lean).

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer un poste dans l’organisation de l’entreprise et ses relations hiérarchiques et fonctionnelles.
    • Décrire analytiquement un matériel (assemblage, fonctionnement, entretien) selon une démarche cartésienne.
    • Décomposer une opération en phases et points clés et rédiger un mode opératoire amélioré.
    • Chronométrer une opération, calculer temps normal et temps standard, identifier goulots, plages libres et clignotants.
    • Organiser la tenue d’un poste (5S, ergonomie) et ordonnancer des tâches (Gantt, Johnson, chemin critique).

    Prérequis

    Connaissance des procédés de l’atelier de construction métallique (débit, perçage, soudage, pliage, roulage) et notions de statistiques élémentaires (moyenne, écart-type).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’entreprise, l’OST et l’observation cartésienne du matériel
    2. Leçon 2 — Observation et analyse des opérations : phases, points clés et modes opératoires améliorés
    3. Leçon 3 — Techniques d’amélioration des méthodes : cycles, temps normaux, goulots et plages libres
    4. Leçon 4 — Tenue du poste de travail et ordonnancement des tâches

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD (études de cas, chronométrages sur vidéo), pas de TP, 20 h de TPE (observation d’un poste réel en atelier) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (fiche d’analyse de matériel, mode opératoire amélioré, étude de temps) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • F. W. Taylor, La direction scientifique des entreprises (trad. de The Principles of Scientific Management, 1911), Dunod.
    • H. Fayol, Administration industrielle et générale, Dunod.
    • BIT (sous la dir. de G. Kanawaty), Introduction à l’étude du travail, Bureau international du Travail, Genève.
    • P. Baranger, G. Huguel, Gestion de la production, Vuibert.
    • H. Hohmann, Les outils de l’amélioration continue (5S, kaizen), Éditions d’Organisation.
  • Réglementations Industrielles

    Toute entreprise industrielle — atelier de chaudronnerie, fabricant de charpentes, entreprise de montage de pylônes, sous-traitant de la raffinerie SORAZ ou des mines — doit respecter un ensemble de règles impératives (lois, décrets, arrêtés) et de référentiels volontaires (normes ISO, EN, API) devenus incontournables dans les marchés. Ce cours familiarise l’étudiant avec les réglementations de sécurité et de santé au travail, les normes environnementales (ISO 14001) et la démarche de conformité et d’audit. Il montre comment ces exigences se traduisent concrètement dans les opérations d’un atelier : évaluation des risques de soudage et de levage, gestion des fumées et des déchets de peinture, épreuves d’appareils à pression, qualification des soudeurs, préparation d’un audit client ou d’une visite de l’inspection du travail. Les valeurs réglementaires chiffrées citées sont indicatives et doivent toujours être vérifiées dans les textes en vigueur au Niger et dans le contrat.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer réglementation obligatoire et normes volontaires, et identifier les acteurs institutionnels.
    • Connaître les obligations de l’employeur et des salariés en santé et sécurité au travail, et conduire une évaluation des risques.
    • Calculer et interpréter les indicateurs de sécurité (taux de fréquence, taux de gravité).
    • Comprendre la structure d’ISO 14001:2015 et identifier les aspects environnementaux significatifs d’un atelier.
    • Organiser la conformité réglementaire (veille, registre, épreuves, qualifications) et préparer ou conduire un audit selon ISO 19011.

    Prérequis

    Connaissance générale d’un atelier de construction métallique (procédés de soudage, levage, peinture) ; cours de droit civil du même semestre.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le cadre réglementaire et normatif de l’industrie
    2. Leçon 2 — Réglementation de la santé et de la sécurité au travail
    3. Leçon 3 — Normes environnementales : ISO 14001 et réglementation de l’environnement
    4. Leçon 4 — Conformité industrielle et audits réglementaires

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD (cas pratiques et études de documents), pas de TP, 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (évaluation des risques d’un poste, analyse environnementale, grille d’audit) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Code du travail du Niger (loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012) et textes d’application.
    • ISO 45001:2018, Systèmes de management de la santé et de la sécurité au travail ; ISO 14001:2015, Systèmes de management environnemental.
    • ISO 19011:2018, Lignes directrices pour l’audit des systèmes de management.
    • INRS, Le soudage : prévention des risques et dossiers « Fumées de soudage » (ressources en ligne, inrs.fr).
    • BIT/OIT, Sécurité et santé dans l’utilisation des machines et recueils de directives pratiques.